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Auteur Sujet: Les choses que nous possédons finissent par nous posséder ( sic )  (Lu 15254 fois)

09 janvier 2012 à 19:24:56
Lu 15254 fois

** Serge **


http://abcnewsradioonline.com/technology-news/tech-entrepreneur-andrew-hyde-owns-15-things.html

Andrew Hyde is a successful entrepreneur, founder of Startup Weekend, and organizer of the TEDxBoulder conference.

By all rights Mr. Hyde should reside in an expensive Manhattan condo and dine at the most exclusive restaurants.

Instead, Mr. Hyde owns just 15 things and is currently homeless. After leaving his job as community organizer for the New York-based start-up incubator TechStars, Mr. Hyde sold all of his posessions and traveled the world. He now moves through the New York and Silicon Valley technology scenes, mentors young companies, and is currently building a business that creates art from old vinyl records.

In this podcast interview, ABC News Radio's Dan Patterson talks with Mr. Hyde about technology, innovation, and digital materialism.

Read On ABC News Radio: http://abcnewsradioonline.com/technology-news/tech-entrepreneur-andrew-hyde-owns-15-things.html#ixzz1izF5lGkq


http://abcnewsradioonline.com/storage/audio/andrew_hyde_interview.MP3







"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

10 janvier 2012 à 10:28:39
Réponse #1

Campeur


hmm ! je comprends à peu près l'Anglais mais ne le parle que très mal et l'écris encore moins donc ....

Sans vouloir minimiser l'importance du message contenu dans le Topic, ce que je comprends surtout, c'est qu'il a une carte bleue qui lui permet de faire à peu près ce qu'il veut dans un environnement urbain, tant que l'ensemble des systèmes de support fonctionnent... du coup il a raison de ne pas s'emmerder avec des biens matériels... je me trompe ?
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

10 janvier 2012 à 11:05:10
Réponse #2

DavidManise


Ouais, en  gros le mec est pété de thunes, mais il fait le choix de ne pas s'encombrer avec des possessions matérielles.

Ceci dit je note qu'il a même pas un jeans de rechange.  Je sais pas comment il fait quand il lave celui qu'il a sur le cul.  Si ça se trouve quand il est sale il en rachète un autre ;#

Ceci étant, je pense qu'on croule sous les objets, et qu'effectivement les choses qu'on possède sont autant de fils à la patte qui nous grignottent notre liberté.  

Combien ici font un boulot qu'ils détestent avec des cons parce qu'ils possèdent une maison et donc doivent payer le crédit ? 

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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10 janvier 2012 à 11:25:46
Réponse #3

kovaks


Heu... Si la base de la reflexion est intéressante, et que je pense aussi qu'être trop matérialiste est néfaste, faut pas non plus tomber dans la philo de comptoir pour bobo désoeuvré. Je note surtout qu'il n'a pas de gosses, le bobo là. Et quand t'en as, ben t'as pas envie qu'ils leur manquent quelque chose. S'il avait un minot, pourrait-il se payer le luxe de fanfaronner comme il le fait?

10 janvier 2012 à 11:38:52
Réponse #4

** Serge **


Ce qui m'intéressait surtout, c'était également la capacité d'entrevoir, au-travers de l'interview, cette apparition de nouveaux modes de fonctionnement basés sur la mobilité, l'interconnectivité, la rapidité et l'immédiat.

Le fait que cet homme croule hypothétiquement sous l'argent n'en fait pas, pour moi, quelqu'un de moins inintéressant s'il a un message cohérent et intéressant, même si lié à son contexte très particulier de vie.

Mais bon, ...
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http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
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10 janvier 2012 à 11:44:40
Réponse #5

Patrick


Personnellement, je vous voudrais bien connaître la personne bien intégrée socialement sans être toutefois un produit marqueté de cette société qui n'aime pas se faire plaisir quel que soit l'objet de ces plaisirs, qui soit parfaitement inutile du point de vue général. Avons nous réellement l'ordinateur ou le téléphone dont nous avons strictement besoin, cette console de jeux n'est elle que pour les enfants, tous ces couteaux prennet ils vraiment l'air régulièrement et ces acquisitions successives de pochettes correspondent elle vraiment à la quête du meilleur produit ?

J'ai fait, il y a quelques mois un tri des choses que je n'utiliseraient pas ou plus et je les ait vendu pas trop cher pour que d'autres acquièrent du bon matos pas trop couteux. Ah zut c'était dans "petites annonces"  ;D

Le tout est de continuer, par dessus tout, à faire et à être.

Juste un exemple comme ça, je me sert de plus en plus souvent de cannes. N'importe quel tube en bois ou métal avec une poignée adaptée peut faire l'affaire. bien c'est con mais avec un Shillelagh fournit par Calou je me sent mieux qu'avec une béquille. Comme quoi.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le fondement économique de notre pays et donc nos jobs à tous dépend quand même de la consommation. On peut le regretter (en oubliant tout ce que ça implique d'ailleurs) mais c'est comme ça.

10 janvier 2012 à 11:50:45
Réponse #6

Pouçot


Ce qui m'intéressait surtout, c'était également la capacité d'entrevoir, au-travers de l'interview, cette apparition de nouveaux modes de fonctionnement basés sur la mobilité, l'interconnectivité, la rapidité et l'immédiat.

Sauf que ces "nouveaux modes de fonctionnement" pour reprendre ton terme ne sont en aucun cas un bénéfice, ni pour l'Humain; ni pour la planète.
Il ne doit sa mobilité qu'aux lignes de train et autres couloirs aériens; son immédiateté a un réseau que j'imagine être celui d'un quelconque réseau social...

Ce type d'homme n'est à sa place qu'au sein d'un Monde-Machine (ou plutôt; village global), et sa finalité reste la Technique (au sens Heiddegerien)
Lire à ce sujet L'obsolescence de l'Homme. Gunther Anders (ci-joint: petit extrait qui nous concerne tous)

Citer
" Tout le monde est d'une certaine manière occupé et employé comme travailleur à domicile.
Un travailleur à domicile d'un genre pourtant très particulier. Car c'est en consommant la marchandise de masse - c'est-à-dire grâce à ses loisirs - qu'il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse. Alors que le travailleur à domicile classique fabriquait des produits pour s'assurer un minimum de biens de consommation et de loisirs, celui d'aujourd'hui consomme au cours de ses loisirs un maximum de produits pour, ce faisant, collaborer à la production des hommes de masse.
Le processus tourne même résolument au paradoxe puisque le travailleur à domicile, au lieu d'être rémunéré pour sa collaboration, doit au contraire lui-même la payer, c'est-à-dire payer les moyens de production dont l'usage fait de lui un homme de masse (l'appareil et, le cas échéant, dans de nombreux pays, les émissions elles-mêmes). Il paie donc pour se vendre. Sa propre servitude, celle-là même qu'il contribue à produire, il doit l'acquérir en l'achetant puisqu'elle est, elle aussi, devenue une marchandise."

" Le monde comme fantôme et comme matrice "

10 janvier 2012 à 12:03:29
Réponse #7

DavidManise


Pat : bien sûr qu'on aime se faire plaisir avec des objets.  Mais justement, c'est là qu'on perd en liberté, si on pousse le bouchon juste un peu trop loin.  Et je pense que clairement, TOI, tu arrives à trouver un équilibre très juste entre ta liberté et le plaisir que tu peux trouver dans certains objets.  Tu profites sans te laisser étouffer et surtout sans devenir esclave de ce plaisir.  Tous n'arrivent pas à cet équilibre.

On se coince le cerveau dans des modes de vie qu'on pense être les seuls valables et surtout les seuls confortables.  Moi j'ai vécu plusieurs années avec 600 euros par mois, dans un environnement où je pouvais troquer pas mal de trucs et échanger avec les voisins.  Je vivais bien mieux (en bossant moins) alors que maintenant proche de la ville avec des cons comme voisins, alors que mon salaire a doublé et que le loyer me coûte moins cher maintenant.  

Je connais plein de gens, sans enfants mais aussi avec, qui ont l'équivalent d'un coffre de bagnole en possession terrestres, et ma foi ils sont plutôt heureux.  

Serge a, encore une fois, déniché une perle pour nous ouvrir l'esprit.  Mais vite, vite, remettons le couvercle sur la cocotte, de peur de se libérer l'esprit ;#

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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10 janvier 2012 à 12:12:01
Réponse #8

Le Barbu'


Citer
Le tout est de continuer, par dessus tout, à faire et à être.


Chouette synthèse. ;)


En fin de compte l'idée-force pourrait se trouver là, n'être excessif en rien, et se rapprocher le plus possible d'un équilibre choisie.
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

10 janvier 2012 à 12:39:35
Réponse #9

soldmac


Serge a, encore une fois, déniché une perle pour nous ouvrir l'esprit.  

Je suis surement trop jeune pour comprendre, parce que je comprends pas vraiment en quoi c'est une perle? Désolé pour la question, mais des fois j'ai vraiment de mal a vous suivre dans vos réflexions :-[

10 janvier 2012 à 12:47:32
Réponse #10

Pouçot


Je suis surement trop jeune pour comprendre, parce que je comprends pas vraiment en quoi c'est une perle? Désolé pour la question, mais des fois j'ai vraiment de mal a vous suivre dans vos réflexions :-[

Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées - La valeur n'attend pas le nombre des années.

Le grand Corneille (qu'avait oublié de bailler :lol:).

Ouvre ta porte (si tu es citadin!) et va te promener en ouvrant les yeux. Partout, tu seras poussé à t'enticher de ce nouveau petit pull rouge, d’acquérir cette console de jeux dernier cri ("dernier cri"... l'expression se suffit à elle-même) ou de remplacer ta lessive habituelle pour une nouvelle qui lavera plus blanc... etc

Ici, tu es invité à réfléchir au fait que plus tu possèdes de choses, plus ta liberté (ta marge de manœuvre vis à vis de tes actions et de tes pensées, si tu préfères) est restreinte.

EDIT: Un exemple, tu vas acquérir une nouvelle station d'accueil pour ton Ip*d au détriment de ta guitare qui prend la poussière depuis tellement d’années.
---) tu consommes de la musique et n'en fait pas.

Voila que tu as acheté un surin dlamorkitu, qui coûte un SMIG; mais tu vas continuer à aller dans la verte avec ton vieux Bahco parce que tu te refuses à risquer d'endommager ton dernier couteau...

Je précise que ce n'est pas ad hominem Soldmac, seulement des exemples  :closedeyes:

10 janvier 2012 à 12:54:26
Réponse #11

Kilbith


Ici, tu es invité à réfléchir au fait que plus tu possèdes de choses, plus ta liberté (ta marge de manœuvre vis à vis de tes actions et de tes pensées, si tu préfères) est restreinte.


Ce n'est pas le fait de "posséder" qui t'enchaîne, c'est plutôt le fait de t'accrocher à ce que tu penses ou espère posséder. Les liens sont toujours intérieurs : nos angoisses, nos peurs, nos désirs, nos envies, nos espoirs. Les objets sont neutres.

 ;)
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 janvier 2012 à 12:55:11
Réponse #12

Claude Ponthieu


Posséder ou être possédé, est-ce vraiment la question ?

Tout dépend de nos croyances, agir directement en utilisant à bon escient ce qui nous entoure reste une acte particulièrement difficile.

En ce moment j’essaie de posséder plusieurs choses en partant de zéro, c’est pas évident d’un point vue mentale surtout quand tu veux être libre et sans contrainte, et surtout quand tout paraît dérisoire.
Il faut être particulièrement tenace pour y arriver et l’assumer.

Quand tu as un enfant et que tu crois qu’il t’appartient, là tous pleins de délire te bouffent littéralement — c’est juste de l’arrogance qui cache des peurs bien cachées.

La liberté est un concept comme un autre, juste une illusion.

Tout ça est tout au plus qu’illusion, un véritable Tex Avery en permanence… :lol:
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

10 janvier 2012 à 13:00:23
Réponse #13

Claude Ponthieu


Et donc pour être libre il ne faut rien espérer posséder?

Que crois-tu posséder sinon tes propres illusions… :lol:
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

10 janvier 2012 à 13:02:00
Réponse #14

Pouçot



Ce n'est pas le fait de "posséder" qui t'enchaîne, c'est plutôt le fait de t'accrocher à ce que tu penses ou espère posséder. Les liens sont toujours intérieurs : nos angoisses, nos peurs, nos désirs, nos envies, nos espoirs. Les objets sont neutres.

Pas d'acc.

Les objets ne sont plus neutres, c'est en cela que la technique a été dépassée. J'aime beaucoup le concept de la "honte prométhéenne" qui exprime la honte qu'a l'homme vis-à-vis de sa finitude au regard de la perfection des machines.

Citer
[On] a honte d'être devenu plutôt que d'avoir été fabriqué. [On] a honte de devoir son existence - à la différence des produits qui, eux, sont irréprochables parce qu'ils ont été calculés dans les moindres détails - au processus aveugle, non calculé et ancestral de la procréation et de la naissance. Son déshonneur tient donc au fait d'“ être né ", à sa naissance qu'on estime triviale (exactement comme le ferait le biographe d'un fondateur de religion) pour cette seule raison qu'elle est une naissance. Mais si on a honte du caractère obsolète de son origine, on a bien sûr également honte du résultat imparfait et inévitable de cette origine, en l'occurrence soi-même.

10 janvier 2012 à 13:04:55
Réponse #15

Claude Ponthieu


juste pour le plaisir voir le film de Khyentse Norbu Voyageurs & Magiciens
Nous avons eu une culture riche en expérience et pauvre en information.
Aujourd’hui, nous sommes riches en information, mais au seuil de pauvreté de l’expérience réelle.

10 janvier 2012 à 13:50:04
Réponse #16

moss


je suis entièrement d'accord sur le fait que ce ne sont pas les objets qui nous enchaînent, mais l'envie... C'est pour ça que je suis un fervent défenseur de la simplicité volontaire. Mais ma notion de la simplicité ne peut pas être la même que celle d'un bushmen, parce que je vis dans une société différente.

ce qui me gêne dans la démarche du bonhomme du 1er post, c'est que si lui ne possède pas grand chose, il se repose (au moins en partie) sur la société qui lui fournit ce qui lui manque (soins, nourriture, etc...)

quant à l'exemple de pouce : "tu vas acquérir une nouvelle station d'accueil pour ton Ip*d au détriment de ta guitare qui prend la poussière depuis tellement d’années, tu consommes de la musique et n'en fait pas", là AMHA on est hors-sujet. Sinon il ne faut plus acheter de livres, de posters, etc...

pareil sur l'exemple de l'achat d'un couteau : ben je ne vois pas où est le mal, ou alors ça veut dire qu'il ne faut acheter que ce que l'on utilise. je pense que l'on vit dans des sociétés où on a la chance de pouvoir posséder plus que l'essentiel. et j'ai plaisir à collectionner des outils que je n'utiliserai probablement pas souvent, mais qui ont une valeur autre qu'utilitaire. Parce qu'ils ont une histoire, un symbolisme, ou tout simplement une beauté qui me touche.

je ne vois pas pourquoi je devrais en être gêné. je pense que le travers que david souligne depuis quelques interventions, c'est plus le fait de "se la péter", ou d'en faire le sujet de discussions stériles (mon couteau, il est plus mieux que le tien...)
« Nous sommes dans la m*rde, mais ce n'est pas une raison pour la remuer.  »
Marcel Bigeard

« La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »
Charles de Gaulle

10 janvier 2012 à 14:01:20
Réponse #17

Patrick


Ouaip, question d'équilibre certainement. Mais de la même façon, ni plus ni moins qu'on peut facilement tomber dans l'illusion du "ailleurs" et de  l'"autrement" On peut choisir de vivre avec moins de responsabilités (tant que c'est possible) ou essayer de trouver la maturité de les assumer de la meilleure façon possible. On peut aussi chercher ad eternam a se raconter des airs de flutte et on peut même finir par les croire tellement il est tentant de se dire que toutes ces contreintes nous étouffent.

A partir du moment où on ne veut pas vivre en ermite dans les bois et qu'on aspire à vivre des choses avec des humains dans un cadre impliquant des rapports avec d'autres humains on acquiert des responsabilités, on s'engage et si on est un homme ou une femme dignes de ce nom on les assume.

Du coup, je connais pas mal de gens qui ont tenté le fameux "retour à la terre" et à ses valeurs et pas tous ne s'en portent forcément mieux en s'éveillant à ces réalités moins romantiques.

Vivre ses rêves oui, se bercer d'illusions à l'âge adulte non.


10 janvier 2012 à 14:08:08
Réponse #18

Kilbith


je suis entièrement d'accord sur le fait que ce ne sont pas les objets qui nous enchaînent, mais l'envie... C'est pour ça que je suis un fervent défenseur de la simplicité volontaire.

Il n'y a pas que nos attitudes vis à vis des objets matériels qui nous enchainent. Parfois ce sont des objets immatériels comme des idées, des convictions, des doctrines ou des dogmes. Il arrive même, plus souvent que parfois, qu'au nom de ces idées on en vienne à vouloir enchainer autrui....Le plus souvent pour son bien d’ailleurs, y compris pour un mieux escompté dans l'au-delà.

 ;)
« Modifié: 10 janvier 2012 à 14:21:06 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

10 janvier 2012 à 14:40:05
Réponse #19

camoléon


Citer
Ouaip, question d'équilibre certainement. Mais de la même façon, ni plus ni moins qu'on peut facilement tomber dans l'illusion du "ailleurs" et de  l'"autrement" On peut choisir de vivre avec moins de responsabilités (tant que c'est possible) ou essayer de trouver la maturité de les assumer de la meilleure façon possible. On peut aussi chercher ad eternam a se raconter des airs de flutte et on peut même finir par les croire tellement il est tentant de se dire que toutes ces contreintes nous étouffent.

A partir du moment où on ne veut pas vivre en ermite dans les bois et qu'on aspire à vivre des choses avec des humains dans un cadre impliquant des rapports avec d'autres humains on acquiert des responsabilités, on s'engage et si on est un homme ou une femme dignes de ce nom on les assume.

Du coup, je connais pas mal de gens qui ont tenté le fameux "retour à la terre" et à ses valeurs et pas tous ne s'en portent forcément mieux en s'éveillant à ces réalités moins romantiques.

Vivre ses rêves oui, se bercer d'illusions à l'âge adulte non.


Accumuler plein de "joujoux" dans son grand "coffre à jouet", fuir la réalité, ses responsabilités et ses contraintes, ne pas assumer son "âge", vouloir rester ado. à tout jamais (syndrome de "Peter pan"?) et ne pas grandir? Cas isolés ou manipulation comportementale de masse de notre mode de vie occidental, de notre société?    :huh:
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

10 janvier 2012 à 15:02:59
Réponse #20

Patrick


Ah, cette atroce vie moderne qui nous opresse mais pour laquelle 95% de la planête tuerait.

10 janvier 2012 à 15:20:04
Réponse #21

camoléon


Citer
Ah, cette atroce vie moderne qui nous opresse mais pour laquelle 95% de la planête tuerait.

Non, pour laquelle elle s'entretue déjà . ;# :bienmal:
« Modifié: 10 janvier 2012 à 15:25:48 par camoléon »
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

10 janvier 2012 à 15:44:46
Réponse #22

** Serge **


Je suis surement trop jeune pour comprendre, parce que je comprends pas vraiment en quoi c'est une perle ?

Moi non plus  ;)
Mais, je garde un intérêt soutenu pour comprendre d'autres modes de fonctionnement.

Ceux-ci, notamment, peuvent s'articuler autour de l'objet ( mais pas uniquement ). En cela, la phrase de David m'a intéressé car elle ravive une recherche quasi anthropologique.
Sans devoir forcément se situer par-rapport à ces modes.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
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10 janvier 2012 à 16:22:34
Réponse #23

n.iko


Ce que l'on peut également tirer de cet article, c'est que la meilleure des assurances et le meilleur des investissements, ce sont les compétences.

Citation de: **Serge**
Ce qui m'intéressait surtout, c'était également la capacité d'entrevoir, au-travers de l'interview, cette apparition de nouveaux modes de fonctionnement basés sur la mobilité, l'interconnectivité, la rapidité et l'immédiat.

Assez marginal et anecdotique, mais qui IMHO vaut la peine d'être mentionné:
http://en.wikipedia.org/wiki/Perpetual_traveler
http://www.ptclub.com/whatispt.html
"The truth of the matter is that you always know the right thing to do. The hard part is doing it." Norman Schwarzkopf

" Awareness is a full-time job." Michael Janich

"For a righteous man falleth seven times, and riseth up again" (Prov. 24:16)

11 janvier 2012 à 16:50:14
Réponse #24

DavidManise


Ah, cette atroce vie moderne qui nous opresse mais pour laquelle 95% de la planête tuerait.

L'idée justement, c'est de ne pas tout rejeter en bloc, mais bien de garder les parties de ça qui ont du sens, d'être cohérent avec son éthique de vie (emprunte écologique, liberté de pensée, de mouvement et d'action, tout ça), et de se libérer l'esprit.

Depuis quand est-ce qu'on devrait être obligé de se taper un crédit qui nous enchaîne, alors que concrètement il s'agit essentiellement de financier à grand frais un truc qui nous sert d'abri ?

Notre culture nous impose tout un tas de moules mentaux qu'on défend bec et ongles.  On a l'impression qu'ils nous cadrent et nous protègent, ce qui est vrai, mais ils nous emprisonnent aussi.

Personnellement, j'ai jamais été aussi heureux que l'été où j'ai vécu dans mon tipi, au bord de ma rivière, à bouffer du saumon et à travailler une semaine de temps en temps, juste histoire de me payer de la farine, des clopes et de la bière pour recevoir les potes qui venaient passer les soirées autour du feu. 

Je connais tout un tas de mecs qui regrettent amèrement leurs années les plus pauvres, où ils vivaient l'été dans leurs bagnoles pour aller d'un site d'escalade à un autre, et bossaient un peu l'hiver pour repartir l'année d'après...  Ils n'étaient pas "bien insérés socialement".  Pas plus que les loups ne survivent en captivité. 

Bien inséré socialement, je commence sérieusement à me demander qui insère quoi dans qui...  ;#

David
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