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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: ces petites bêtes qui soignent...  (Lu 6287 fois)

15 mars 2006 à 17:33:12
Lu 6287 fois

Ancien forum



Posté par firstblood

Je posséde un ouvrage sur la survie qui est trés interressant, j'espère que j'ai droit de le citer,  :-X tant pis je me lance, il s'agit du "SAS - guide de survie" de Barry Davies.

Dans cette ouvrage donc, il propose de faire nettoyer les plaies infectées par nos charmants amis les ASTICOTS  :-/ alors je ne sais pas si le sujet à déjà été abordé içi, mais dans le cas contraire vous en pensez quoi  vous ????

Bien sur faut être loin de la civilisation et avoir une grosse paire de CORONES "eh j'ai pas été mal polie là" ;)


15 mars 2006 à 17:36:20
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Maximil

Du temps de Napoléon, il avait été remarqué que ceux ayants des asticots près de leurs blessures, ne contractaient pas la gangrène (puisque celle-ci commence avec le pourrissement des chairs et que les asticots bouffent justement celles-ci).


15 mars 2006 à 17:49:55
Réponse #2

Ancien forum



Posté par DavidManise

Comme le disait bien CAMP, le nettoyage d'une plaie est d'abord mécanique avant d'être chimique ;)

J'avoue que j'ai jamais essayé cette technique, mais j'aurais tendance à chercher des asticots bien propres, tout de même <rire>

Ciao :)

David

15 mars 2006 à 20:34:30
Réponse #3

Ancien forum



Posté par Pierrot

Cette méthode  a été utilisée entre autre au viet nam, mais on ne peut pas prendre n'importe quels asticots mais une espèce bien particulière.
Le plus rigolo c'est que les asticots ne touchent jamais la chair saine.
j'ai trouvé ça.

L'asticothérapie par Alain Fraval, ou : Remuer le ver dans la plaie

Une étude réalisée tout récemment en milieu hospitalier, en
Californie (États-Unis), a permis de vérifier l’intérêt d’une méthode
de soin des plaies que l’antibiothérapie a fait tomber en désuétude :
l’asticothérapie (MTD, maggot debridment therapy, en californien).

Le principe, connu depuis l’Antiquité, est simple : des larves (fraîches
et bien désinfectées) de Lucilia (Phaenicia) sericata (Diptère
Calliphoridé) sont déposées dans la blessure, qui guérit sans s’infecter.
Le mode d’action des asticots est, en fait, assez complexe et imparfaitement connu.
Leur présence dans la plaie provoque, par irritation, une sécrétion d'exsudat
qui entraîne les bactéries (effet mécanique analogue à celui du rinçage
d'une plaie) et leurs mouvements pourraient aussi promouvoir directement
la granulation.
L’ammoniac, le carbonate de calcium, les agents antibactériens et les enzymes protéolytiques qu’ils sécrètent stimulent la cicatrisation ou dégradent les tissus nécrotiques.
Dernier rôle : ils ingèrent des bactéries et des tissus nécrotiques.
Comme micro-chirurgiens (acéphales et apodes) auxiliaires, le médecin
peut également embaucher les Calliphoridés Lucilia illustris ou Phormia
regina, la Mouche noire à viande.
Bien mener son élevage est important.
Les oeufs, recueillis sur des morceaux de viande de cheval, sont
lavés trois fois à l'eau puis trois fois par une solution de soude au 1/50.
Pour les nourrir, on prépare une “soupe” ainsi : 250 mg de cholestérol
dans du chlorure de méthylène, puis 52,5 g de caséine, 2,25 g de “celluflour”, 1,5 g d'oléate de sodium,
1,5 g de RNA, 3 g de sels de Wesson.
Ajouter 10 g de gélose. Faire évaporer la solution obtenue et la reconstituer
avec 495 ml d'eau et 5 ml de soude normale. Autoclaver pendant
15 minutes puis refroidir dans de la glace. Y placer les oeufs et les
mettre à incuber à 25° C dans une atmosphère chargée à 85% d'humidité
pendant 4 à 5 jours. Il est recommandé d’irradier ces futures
mouches pour les rendre stériles.
Ensuite, le personnel soignant prend le relais de l’entomologiste et
place 200 à 600 asticots dans la plaie et recouvre d’une gaze. On enlève
au bout de 72 heures : on arrête le petit élevage avant la pupaison.
Le malade, en proie à un prurit intense (mais bien atténué chimiquement),
pourrait constater que ses asticots consomment 10 à 15 g de
tissu nécrotique par jour. En tous cas, il guérit.
Ce sont les infirmiers(ères) qui ne supportent pas bien ce traitement
qui les astreint à pas mal de manipulations et, surtout, les dégoûte.
D’autant plus que, souvent, aucun protocole n’est en place pour l’incinération
des restes (des lucilies).

D’après, entre autres, “Maggot Therapy Linked with
Reduced Post-Op Wound Infections”, posté le 15 septembre
2004 sur Science Blog (scienceblog.com) et
le n° 64, de mars-avril 1996 du Bulletin d' information
du médicament et de pharmacovigilance du CRIM de
Rennes.

PS : les espèces de mouches citées sont connues des spécialistes
de la médecine légale (elles pondent sur les cadavres)
et des vétérinaires (elles peuvent provoquer des myases,
notamment chez le mouton).

15 mars 2006 à 21:02:57
Réponse #4

Ancien forum



Posté par firstblood

et bien ça c'est de la réponse... :-?

merci

Thierry

16 mars 2006 à 00:30:22
Réponse #5

Ancien forum



Posté par survivalfred

Salut,

Ouais, Ouais, ouais ... sans un protocole bien précis, avec des larves biens précises etc ... (comme le cite Pierrot) je ne m'y risquerais pas, je préfère le miel alors ...

Et en milieu hospitalier, je vois d'ici la tête de mes infirmières si je leur demandais d'utiliser des asticots pour soigner les plaies. Quoiqu'on a déjà eu des patients qui arrivent avec des plaies déjà colonisées par des asticots et celles-ci ne guérissent pas plus mal que les autres plaies ... mais bon, la première chose que l'on fait c'est nettoyer le tout et mettre en place une bonne antibiothérapie à large spectre tout de même  ::)

Pour l'élimination des larves après utilisation, moi, j'ai la solution ... je suis pêcheur ... no problemo !

@ +

Fred
 

16 mars 2006 à 09:07:44
Réponse #6

Ancien forum



Posté par DavidManise

Remarque, pour débrider une plaie vraiment dégueu, les asticots c'est encore plus écolo que le nitrate d'argent auquel j'ai déjà eu droit ;)

Ça donnait une drôle d'odeur quand ça cramait les tissus morts

Ciao :)

David

16 mars 2006 à 09:23:11
Réponse #7

Ancien forum



Posté par Maximil

Si on est tout seul, ca ne sert à rien d'essayer de retenir quels asticots il faut etc.. etc... puisque de toutes facons, ceux qui vont venir coloniser la plaie seront par définition ceux qui y trouvent à manger, donc les bons (dans des pays tropicaux, c'est pas la même chose).
Quand les plaies cicatrisent et se referment, les asticots ont de moins en moins de choses à manger et donc meurent ou s'en vont tout seul.
Le seul truc, d'après des récits d'écrivains à l'époque des soldats napoléoniens, c'est que cela finit par gratter énormément (cicatrisation + vers qui bougent). Mais entre çà et la gangrène, y'a pas photos.

17 mars 2006 à 15:07:46
Réponse #8

Ancien forum



Posté par ken

j'ai vu à la télé y a 3 ans un reportage sur un hopital en angleterre qui utilisait des asticots pour nettoyer des plaies gangrainée ou en tout cas avec création de cellules mortes ( pu, croutes etc..), les résultats de nettoyage étaient surprenants,bien que le patient doivent suporter de voir gigoter les bébètes sur sa peau!
C'est si je me rappelle bien le fait que la plaie soit propre grace aux bestioles qui permet de mieux guérir.

ps: les asticot étaient élevés par l'hopital, donc sans maladies  ;)

17 mars 2006 à 18:09:48
Réponse #9

Ancien forum



Posté par guillaume

Le truc que je comprends pas, c'est que quand on a une blessure, on nettoie puis on couvre non? Donc comment les asticots peuvent venir dans la plaie?
Mais peut-être que je me suis trompé et que l'on parle de blessure grave et là, on m'a juste apprit à appuier et à appeler le samu  ::)...
Une question tout de même comme ça...: les asticots doivent gêner les mouvement du menbre, non? Etant donné que ça gratte déjà apparement.
a+

17 mars 2006 à 18:23:14
Réponse #10

Ancien forum



Posté par Maximil

Citation de: guillaume link=1142440392/0#9 date=1142615388
Le truc que je comprends pas, c'est que quand on a une blessure, on nettoie puis on couvre non? Donc comment les asticots peuvent venir dans la plaie?
Mais peut-être que je me suis trompé et que l'on parle de blessure grave et là, on m'a juste apprit à appuier et à appeler le samu  ::)...
Une question tout de même comme ça...: les asticots doivent gêner les mouvement du menbre, non? Etant donné que ça gratte déjà apparement.
a+
Soit dans un cas, tu es à l'hopital et c'est là qu'on te le refile, soit tu n'es pas à l'hopital et dans ce cas, tes blessures tu te débrouilles avec, même si tu as un morceau de jambe arraché et une épaule cassée. Tu seras bien sûr plein de boue assez vite puisque tu ne peux même pas marcher. Tu verras, les asticots viennent tout seul.
Quand tu en es au point d'avoir besoin des asticots, donc gangrène ou nécrose, tu te fous un peu du mouvement du membre...En cas de blessure grave, à un endroit où ton portable ne passe pas et où il ne passe que très rarement du monde, essaye donc d'appeler le SAMU.



17 mars 2006 à 18:54:03
Réponse #11

Ancien forum



Posté par huskbarthai

Citation de: Maximil link=1142440392/0#10 date=1142616194
... soit tu n'es pas à l'hopital et dans ce cas, tes blessures tu te débrouilles avec, même si tu as un morceau de jambe arraché et une épaule cassée. Tu seras bien sûr plein de boue assez vite puisque tu ne peux même pas marcher. Tu verras, les asticots viennent tout seul.

... pas besoin d'étre au bout du monde pour trouver des cas similaires, ici il suffit d'intervenir dans ce que l'on nomme le "quart monde" ou meme simplement dans la rue auprès des sdf...

17 mars 2006 à 19:00:23
Réponse #12

Ancien forum



Posté par Maximil

Quand tu vois que certains (rares) laissent leurs ongles ainsi  :-[
Tu imagines ce qu'il font avec une blessure...

Bon appétit bien sûr!  ;D

17 mars 2006 à 19:47:17
Réponse #13

Ancien forum



Posté par huskbarthai

la vision je n'en accomode toujours...
c'est les odeurs que je ne supportais plus... eh oui au bouts de quelques années la motivation n'est plus celle du début (quand on partais pour sauver des vies...)  ;D

17 mars 2006 à 23:06:59
Réponse #14

Ancien forum



Posté par Tycho70

Tu ne leur a pas tout dit firstblood... ;)

En fait Barry Davies, dans ce bouquin, rappel mainte et mainte fois que c'est une technique potentiellement très dangereuse, qui demande une attention de tous les instants, de tous les jours, et que scientifiquement, il n'y a rien de réellement prouvé (bon, on est pas franchement adepte des sciences exactes sur ce forum, mais c'est bon de le rappeler).

Ca peut être une solution ultime, comme il le conseil, mais je pense tout de même qu'il faut tout tenter avant d'adopter ce moyen. Bon, en tout dernier recours, ça peut être bien d'y penser.

17 mars 2006 à 23:40:41
Réponse #15

Ancien forum



Posté par Maximil

L'action est scientifiquement prouvée, mais male comprise.
Et la preuve existe aussi côté observations.
Une attention de tous les instants: bof, entre çà et la gangraine ou l'amputation directe...

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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