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Auteur Sujet: Attaque sur Liège  (Lu 19621 fois)

13 décembre 2011 à 19:51:53
Réponse #25

Leif


Citer
Quelque pistes:
-Sortir de la killing zone
-S'abriter et s'assurer que les allentours de son abris sont safe.
-Communiquer au service de secours
-Assurer les premiers soin
-Ecouter la radio et se tenir au courant des recomandations des autorités.
-Si bessoin d'avertir sa famille ou ses proches utilisé de préférence une ligne fixe (les gsm seront saturés)

ce qui nous ammene a une simple boucle ooda

seulement si tu n'as pas compris la scene, tu ne peux tout simplement pas répondre correctement a la menace

pour sortir de la killing zone deja il faudrait lui donner des limites
s'assurer que les alentours sont safe, comment fais tu
ça c'est bon communiquer :up:

Citer
Ecouter la radio et se tenir au courant des recomandations des autorités.
bof bof

Citer
Si bessoin d'avertir sa famille ou ses proches utilisé de préférence une ligne fixe (les gsm seront saturés)
[/quote]

ça c'est plus tard quand tout va bien

apprendre d'ou viennent les balles, le bruit, le tir etc..

13 décembre 2011 à 19:57:34
Réponse #26

Nathan-Brithless


Informations d'un eami, que j'ai tenté de contacter toute l'après midi, et qui habite à 300M des faits:
1)réseau GSM en rade...l'information ne circulai donc pas:problème:rassurer les proches
2)des flics en civils, circulant l'arme à la main pour traquer....??? ont augmenté la panique dans la population.

à méditer!
L'eau se referme derriere le poisson qui avance

13 décembre 2011 à 20:02:34
Réponse #27

Gros Calou


Content que la famille soit au complet  :love:  :love: :love: Et les autorités vous font chier (ACDS)  >:(


13 décembre 2011 à 20:03:15
Réponse #28

kéké


Savoir d'où viens les balles sur une place comme celle de Liège ne doit pas être chose aisée... :-\

La limitation de la killing zone : si on dis le plus loin possible de l'évenement ca peut être un bon début non?

Zone safe: dépend des circonstances et surement beaucoup de chose à vérifier ( qui est avec moi? Object suspect? ....) Mais aussi d'autre impératif : limitter la vision tunel (on regardera là d'où on vient) , savoir analyser sur 360 degrés.

La police a fait mettre les gens  l'abris dans les batiments. Est ce un endroit safe???

Un évenement pareil peut être et doit être riche d'enseignement car il se peut qu'un jour celà recommence...

13 décembre 2011 à 20:05:10
Réponse #29

soldmac


2)des flics en civils, circulant l'arme à la main pour traquer....??? ont augmenté la panique dans la population.

Effectivement, il y avait des policiers en civil, une fois la fusillade ils ont sorti leurs armes et les gens ont prit peur, c'est pour ca que les gens pensaient qu'il y avait plusieurs tireurs.

13 décembre 2011 à 20:12:53
Réponse #30

soldmac


Savoir d'où viens les balles sur une place comme celle de Liège ne doit pas être chose aisée... :-\
D'autant plus que c'était le marché de noël donc pleins de petits chalets partout!

La limitation de la killing zone : si on dis le plus loin possible de l'évenement ca peut être un bon début non?
Le problème, ici, c'est que les gens pensaient qu'il y avait plusieurs protagonistes, et finalement ils ne savaient plus trop où ils étaient et donc ne savaient pas où s'abriter. De plus prit de panique ils ne savaient pas trop ce qu'ils fuyaient.

La police a fait mettre les gens  l'abris dans les batiments. Est ce un endroit safe???
En tout cas plus safe que dans la rue (je pense), ca évite aussi au gens de se diriger là où il faut pas, surtout comme je dis au-dessus, ils pensaient qu'il y avait plusieurs tireurs a différent endroit. Puis mettre les gens dans les bâtiments permet de vider les rues et faciliter le travail des agents.

13 décembre 2011 à 21:13:18
Réponse #31

Leif


reponse de jim wagner sur l'attaque

GRENADES THROWN & ASSAULT RIFLE USED in attack in the Belgian city of Liege. Four dead and dozens injured. THIS NOT AN ATTACK IN IRAQ OR AFGHANISTAN, but a Western European city nobody thought would happen there. I was just driving through Liege on October 1st, just two months ago, after teaching 30 Reality-Based students in Charleroi, Belgium. Although I was teaching KNIFE SURVIVAL that day (but my Belgian Director is well trained in my TERRORISM SURVIVAL methods and wanted to have this course in 2012 there) I just taught a course in Bulgaria in November teaching bodyguards how to survive a hand grenade attack in the course of their duties.

For the past decade I have been telling martial arts instructors to WAKE UP! and start teaching their students how to survive gun attacks, terrorist small arms attacks, and YES, hand grenade attacks. Today’s violence needs much more than just learning how to punch and kick. This is why on January 21, 2003 I finally offered my system to the public – the Jim Wagner Reality-Based Personal Protection system and why Black Belt magazine published my book Reality-Based Personal Protection and the DVD series which includes Terrorism Survival. Budo International has also published a lot of my articles and books dealing with these types of attacks as well. So, how many more attacks are necessary on innocent people before martial arts schools start figuring out that people need to know how to defend against these brutal attacks as well as the proverbial “bar fight.”

With my martial arts, military, corrections, police, and counterterrorism background I’ve laid the foundation for self-defense instructors to build upon and offer their students life-saving techniques and training methods. I don’t care if people copy my system- that’s why I developed it. TO SAVE LIVES. I have many of my students teaching under my name, and just as many people adding my stuff teaching under their own system. The point is for many instructors to pull their head out of the sand, see what is happening in our world today, and start teaching relevant self-defense, and that includes dealing with modern weapons.

I’ve even started posting my techniques and training methods on YouTube under jimwagnerrbpp dealing with massacres like what just happened in Liege. The very fact that you are my Facebook friend means you are part of the Jim Wagner Reality-Based Personal Protection family, and as part of the family you need to teach your family, friends, and co-workers how to survive all forms of violence – from sexual harassment to full-blown Al Qaeda terrorist attacks. You don’t have to be an expert to learn REALITY-BASED. Everything I teach, even to the world’s elite teams, is simple-to-learn and simple-to-teach. Learning how to survive a hand grenade attack is an easy technique, and I am sure a dozen people in Belgium would have loved to have learned this technique a week ago. Now, I’m not saying that learning any system IS going to save your life, but it definitely increases your chances of survival.

To those writing me about the Belgian attack, thank you for paying attention and appreciating your training that I gave you in my Terrorism Survival course.

You all know my motto. BE A HARD TARGET.

The photo above is my Protecting Others course in Sofia, Bulgaria on November 3rd, and the students are learning how to survive a hand grenade attack, which is a military combat technique which I teach, along with some other original techniques.

pas mal de bonnes choses et une bonne réflexion.


13 décembre 2011 à 21:30:14
Réponse #32

Moleson


... Learning how to survive a hand grenade attack is an easy technique, and I am sure a dozen people in Belgium would have loved to have learned this technique a week ago. Now, I’m not saying that learning any system IS going to save your life, but it definitely increases your chances of survival.
....
Hmm...
J'aimerais savoir comment, pour m'être extensivement amusé avec de vraies grenades ça m'intéresse.

Les anciennes génération type chocolat, effectivement suffit de se mettre par terre pour échapper aux éclats qui partent à 45 degré. J'ai fait exploser des grenades (450g de Trotyl) à 3 m de moi sans dommage particulier. (Oui je sais, c'est con, mais la jeunesse explique si elle n'excuse pas  ;D)

Mais avec les nouvelles génération c'est cuit, c'est des vraie saloperies qui dispersent uniformément des éclats partout.


Moléson

13 décembre 2011 à 21:46:16
Réponse #33

mrmagoo


Dans certains coins pourris du Brésil ce qu'on apprend aux gamins c'est de s'allonger au sol, si possible derrière un couvert et de plus bouger dès qu'ils entendent des coups de feu. C'est pas forcément l'idéal, mais au moins ça permet d'être relativement à l'abri pour réfléchir et essayer de comprendre ce qui se passe. On table sur le fait que ce sont les cibles les plus voyantes qui vont d'abord risquer de se faire allumer (que ce soit par les gangs ou la police).
edit:En zone complètement découverte on leur conseille aussi de faire le mort, en espérant que dans le cas d'un forcené il n'ait pas l'idée d'achever les blessés comme Breivik en Norvège, et en espérant ne pas ramasser une balle perdue ou comme dans le cas des évènements de Liège un éclat de grenade.
« Modifié: 14 décembre 2011 à 01:38:03 par mrmagoo »
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

13 décembre 2011 à 21:49:29
Réponse #34

Leif


Citer
pas mal de bonnes choses

il faut quand meme trier un peu ;#

13 décembre 2011 à 21:59:12
Réponse #35

kéké


Sûr que le temp de se rendre compte du bazard et de prendre la bonne décision c'est encore couché qu'on risque le moins...

13 décembre 2011 à 22:48:42
Réponse #36

Eric Lem



Mais avec les nouvelles génération c'est cuit, c'est des vraie saloperies qui dispersent uniformément des éclats partout.

Je ne suis même pas sur qu'il s'agisse de gren de dernière génération.
Mais lancée dans un abri bus en verre, forcément ça fait du bon gros shrapnel...

Quelques réflexions en vrac:

- Avoir un kit de premiers soins.
- Bouger vite, par soi-même, ne compter sur rien ni personne.
- Apprendre à bouger à couvert
- Avoir un plan B.
- Connaitre la différence entre un couvert et un obstacle
- Connaitre un minimum les armes (ne serait-ce que pour faire la différence entre un tir d'arme de guerre, l'explosion d'une grenade et des pétards).

Je suis passé à cet endroit précis dimanche soir avec Rod en revenant de Finlande... on se disait justement que la "nouvelle" place St-Lambert avait du être dessinée par le même architecte que le centre ville de Mogadiscio.
Un visuel de m*rde, des promontoires partout … un beau terrain de chasse pour un taré en phase finale.
Peace,

Eric.
*********************************
"...everyone's got their path brother.... choose wisely." - R. Dimitri
"La "baffe de gitan" j'imagine la grosse baffe de cow boy : c'est un moyen de dialogue qui peut permettre la syntonisation." - Kilbith


http://www.acdsbelgium.org/

13 décembre 2011 à 23:09:09
Réponse #37

Camaro


Ma femme travaille Place Saint Lambert, mais aujourd'hui elle n'est pas allée au taf car hier elle s'est pété le genou.
Parfois un malheur peut devenir une chance.

Sinon, en rapprochant cet évènement des moments de crise que j'ai vécu en Afgha, je crois que le manque d'info fiable est ce qui nous fait prendre le plus de risque dans ce genre de situation.
Je serais donc plutôt d'accord avec ceux qui préconisent de se mettre à couvert et d'observer, plutôt que de courir avec la foule.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

13 décembre 2011 à 23:16:37
Réponse #38

Eric Lem


Te serait-il possible de développer un peu ce que tu entends par "apprendre à bouger à couvert" ?

Apprendre à utiliser le terrain: son relief, les couverts naturels, les angles, etc...
En gros "éviter de courrir comme un mouton avec le reste du troupeau", prendre un temps pour observer et chercher le chemin le plus sur, ou encore celui on l'on sera le moins exposé.

Dans le cas présent (place St-Lambert), je pense que j'aurai couru dans la direction inverse de la foule: au lieu de partir vers l'esplanade, je serai surement allé me planquer dans les tunnels à l'opposé.
Mais bon, c'est facile à dire le cul derrière son écran.
Peace,

Eric.
*********************************
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http://www.acdsbelgium.org/

14 décembre 2011 à 04:19:27
Réponse #39

VERDUG0


Pour le coup, s'allonger dans cette situation telle que je l'imagine me parait au moins aussi dangereux que le forcene: les morts par pietinement, c'est assez probable.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

14 décembre 2011 à 07:27:00
Réponse #40

Camaro


Oui, il faut faire dans la nuance.
En cas de mouvement de foule, se coucher au sol c'est suicidaire.
Mais chercher un coin un peu abrité et s'y accroupir, plutôt que de suivre la foule bêlante, ça me paraît un bon plan. Ne fut-ce que le tant d'observer et d'essayer de comprendre ce qui se passe.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

14 décembre 2011 à 09:26:09
Réponse #41

Ibis


En ville, peu de choses permettent de se mettre à l'abri d'une balle de 9mm et encore moins d'une 7.62

On peut aisément se cacher à la vue d'un tireur : voiture - bus - camion en prenant soin de se mettre au niveau du bloc moteur et des roues (protection la plus épaisse et couvert des jambes), panneau publicitaire, borne en béton, grosse poubelle mais ces objets n'arrêteront pas une ou plusieurs balles.

Je nuance :
la partie la plus résistante d'une voiture contre des balles "rondes" tel une 9mm est le parebrise.  Il y a de bonnes chances de ricochet mais n’espérez rien de vos portières.

Une 7.62 (on a parlé d'un FN FAL un peu plus haut) passe à travers un mur de briques modernes (parpaing et briques de façade) et crible les alentours de débris.

Une grosse porte en bois n'arrêtera pas grand chose

etc

Comme couvert "valable", je pense à ces gros bacs à fleurs en béton contenant un bon mètre de terre ou entourés de pavés en pierre bleue ou à des camions de voirie rempli de terre ou de sable.
Eventuellement un arbre de gros gabarit ou un angle de maison-magasin

Se tenir le plus loin possible des grandes surfaces vitrées.
Une vitrine ou une vitre qui se brise peut tomber et ses débris sont de véritables rasoirs.  La chute d'un morceau format A4 peut tuer un adulte.

Une idée qui va aussi faire son chemin à Liège est la sécurisation du Palais de Justice.  J'ai souvent entendu dire que des évadés s'étaient perdus en voulant s'enfuir et avaient été retrouvés morts de faim.  La blague fait sourire mais le Palais des Princes Evêques est un véritable labyrinthe et serait une horreur à fouiller en cas de tireur à l'intérieur, avec en plus les risques d'incendie etc
Idem pour le Palais de Justice de Bruxelles
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

14 décembre 2011 à 10:18:29
Réponse #42

Ibis


Tant que j'y suis :

si pour une raison ou une autre vous êtes porteur d'une arme et vous retrouvez comme victime dans ce type d'évènement : agissez comme si vous étiez tout nu
Ne sortez pas votre arme sauf si vous en êtes réduit à défendre votre peau, n'allez pas ajouter à la confusion générale et n'allez pas risquer de vous faire descendre bêtement par un policier sûr de son bon droit (cas assimilé à la légitime défense).

Le pire du pire est le policier ou gendarme en civil mais dans une zone où il n'est pas connu, qui va agir "par réflexe et automatisme" et va aller se faire descendre en allant au contact de ses collègues.

Dans ce genre d'évènement, on n'est sûr que des collègues avaient qui on travaille habituellement, tout le reste est "danger / cible", même en tenue ou porteur d'un brassard.  Tous les véhicules "civils" sont suspects, surtout avec un feu bleu etc.
Cela vaut si vous êtes "citoyen lambda" : un mec cagoulé n'est pas nécessairement un BG mais évitez le et présentez vous plutôt aux agents en tenue et aux véhicules sérigraphiés.
NB : A ma connaissance, aucun service de police en Europe de l'Ouest n'utilise d'AK 47/74 ou assimilé comme arme en dotation : arme visuellement facile à identifier par son chargeur caractéristique et désignant dès lors d'office un BG

Pour ceux ayant travaillé sur Bruxelles il y a une quinzaine d'années, je rappelle les tirs entre gendarmes et faux gendarmes suivi de tirs entre vrais policiers et vrais gendarmes sur la Grand Place de Bruxelles
www.scrapp.eu
Matériels de loisirs pour grands enfants

14 décembre 2011 à 12:09:00
Réponse #43

Thanos


En France certains services spécialisés ont des cal .12 auto dérivés des AK (genre Saiga, Vepr...) mais cela reste anecdotique...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

14 décembre 2011 à 20:20:18
Réponse #44

Moleson


Tant que j'y suis :

si pour une raison ou une autre vous êtes porteur d'une arme et vous retrouvez comme victime dans ce type d'évènement : agissez comme si vous étiez tout nu
Ne sortez pas votre arme sauf si vous en êtes réduit à défendre votre peau, n'allez pas ajouter à la confusion générale et n'allez pas risquer de vous faire descendre bêtement par un policier sûr de son bon droit (cas assimilé à la légitime défense).

Le pire du pire est le policier ou gendarme en civil mais dans une zone où il n'est pas connu, qui va agir "par réflexe et automatisme" et va aller se faire descendre en allant au contact de ses collègues.

Dans ce genre d'évènement, on n'est sûr que des collègues avaient qui on travaille habituellement, tout le reste est "danger / cible", même en tenue ou porteur d'un brassard.  Tous les véhicules "civils" sont suspects, surtout avec un feu bleu etc.
Cela vaut si vous êtes "citoyen lambda" : un mec cagoulé n'est pas nécessairement un BG mais évitez le et présentez vous plutôt aux agents en tenue et aux véhicules sérigraphiés.
NB : A ma connaissance, aucun service de police en Europe de l'Ouest n'utilise d'AK 47/74 ou assimilé comme arme en dotation : arme visuellement facile à identifier par son chargeur caractéristique et désignant dès lors d'office un BG

Pour ceux ayant travaillé sur Bruxelles il y a une quinzaine d'années, je rappelle les tirs entre gendarmes et faux gendarmes suivi de tirs entre vrais policiers et vrais gendarmes sur la Grand Place de Bruxelles
Dans les scénarios AMOK, la problématique du porteur civil d'arme peut/est abordée. Ce qui est sur, ne rien faire est le meilleur moyen d'augmenter le nombre de victime. Si on attend que la cavalerie arrive dans 99% des cas c'est trop tard.

Pour faire court, sortir son arme au dernier moment tirer et la camoufler immédiatement. Après c'est sur, il faut s'attendre à passer un moment difficile.
Il y a qqs exemples aux US un tir d'un porteur arme civil à permis d'interrompre un massacre.

Il y a pas photo, ceux qui peuvent faire quelque chose, c'est ceux qui sont sur place et pas le GI à 60 min de là, cf le massacre Norvégien.
Le réflexe du policier de base de sécuriser la zone et d'attendre les moyens lourds, c'est donner au cinglé un magnifique champ de tir avec plein de cible molle qui ne ripostent pas.

Alors tant que l'on continue à propager une riposte adaptée à une prise d'otage classique ou fort alamo de base, les victimes vont continuer à s'accumuler.

Moléson

14 décembre 2011 à 22:32:15
Réponse #45

g-dag


Certes, mais c'est peut-être la moins pire des solutions.

Sécuriser une zone permet déjà d'essayer de secourir certaines victimes et déterminer qui est qui.

Même aux Etats-Unis, les propositions visant à permettre un port d'arme pour organiser une riposte par les citoyens, notamment sur les campus universitaire, été refusées car le remède serait peut-être pire que le mal.

La réponse choisie par nos Etats est d'essayer d'organiser au mieux et au plus vite l'intervention des forces de l'ordre classique puis des formations plus spécifiques et ensuite les unités d'interventions spéciales (cf. la réorganisation au sein de la gendarmerie française des PSIG, PS2IG, GIGN et au sein de la police nationale de la FIPN comprenant BRI, GIPN, RAID).

Pour les personnes civiles lambda qui sont prises sous le feu d'un assaillant il me paraît difficile de dire autre chose que :

 "protégez-vous derrière un abri solide, courez latéralement à la ligne de tir si besoin, essayer de joindre les secours".

C'est simple mais déjà pas mal, non?

Parce que ces personnes, elles sont peut-être âgées ou très jeunes, sportives ou pas du tout, souvent ignorantes des armes et de la violence armée. Mais dans tous les cas, elles ont peur, elles ont mal et elles ne savent pas où elles sont.

Si en plus faut les inciter à aller au carton...

14 décembre 2011 à 22:49:05
Réponse #46

Moleson


Certes, mais c'est peut-être la moins pire des solutions.

Sécuriser une zone permet déjà d'essayer de secourir certaines victimes et déterminer qui est qui.

Même aux Etats-Unis, les propositions visant à permettre un port d'arme pour organiser une riposte par les citoyens, notamment sur les campus universitaire, été refusées car le remède serait peut-être pire que le mal.

La réponse choisie par nos Etats est d'essayer d'organiser au mieux et au plus vite l'intervention des forces de l'ordre classique puis des formations plus spécifiques et ensuite les unités d'interventions spéciales (cf. la réorganisation au sein de la gendarmerie française des PSIG, PS2IG, GIGN et au sein de la police nationale de la FIPN comprenant BRI, GIPN, RAID).

Pour les personnes civiles lambda qui sont prises sous le feu d'un assaillant il me paraît difficile de dire autre chose que :

 "protégez-vous derrière un abri solide, courez latéralement à la ligne de tir si besoin, essayer de joindre les secours".

C'est simple mais déjà pas mal, non?

Parce que ces personnes, elles sont peut-être âgées ou très jeunes, sportives ou pas du tout, souvent ignorantes des armes et de la violence armée. Mais dans tous les cas, elles ont peur, elles ont mal et elles ne savent pas où elles sont.

Si en plus faut les inciter à aller au carton...


Je suis désolé c'est la pire des solutions. Le temps que des GI arrivent dans 100% des cas le tueur a épuisé sa munition et en règle générale c'est suicidé.
Une grande démonstration de l'ineptie complète de ce type de procédure a été le massacre en Norvège.

Alors sécuriser la zone comme dans tous les bons manuels c'est tuer des innocents. :down:
Quand je parle concept AMOK, c'est qu'ils existent et que heureusement non seulement aux US (depuis longtemps) mais aussi progressivement en Europe de tels concepts se mettent en place.
Leur base c'est l'idée du "first responder", en Europe c'est le policier de base qui va monter au contact en binôme ou à trois quatre.

Mais sans formation et sans concept c'est partir au casse-pipe.

Évidemment dans ce type de réflexion se pose la question du policier en civil armé. Et là aussi il y a une solution que j'ai de manière succincte décrite plus haut. Dans la mesure ou il n'y a pas de différence entre en policier armé en civil et un civil armé, dans l'apparence, la procédure est la même.
Tout ceci sans entrer dans le débat du port d'arme qui miné en Europe.

Mais si on ne se fait pas cette réflexion et que l'on ne forme pas le personnes concernée il y aura beaucoup de victimes innocentes que l'on aurait pu éviter.

Les massacres c'est pas un fatalité, et quand je vois aujourd'hui qu'un petit criminel passe à l'étape de faire son petit massacre aveugle personnel on change d'époque et probablement ce genre de catastrophe va se banaliser.


Moléson

14 décembre 2011 à 23:31:47
Réponse #47

g-dag


T'en fais pas, je raisonne pas par rapport au port d'arme des citoyens parce comme tu dis, la question est réglée.

Dans le cas norvégien, il me semble qu'il y a eu un petit couac dans le temps d'intervention de la police, qui je l'espère ne se reproduira pas. Je ne sais ce qu'il en a été précisément à Liège.

La stratégie qui consiste à former le gardien de la paix et les membres de son équipage à aller au contact d'un tireur ou groupe de tireur est intéressante.

Mais elle se heurte, en France notamment, à une forme de paupérisation matérielle et de formation des gardiens de la paix de base au bénéfice des services spécialisés (la cavalerie) et aux difficultés d'appréciation de la situation.

Ex. la fusillade de Marseille (BAC vs. braqueurs) ou celle de région parisienne (police municipale vs braqueurs).

Les policiers et gendarmes ont déjà du mal à trouver le temps de tirer leur cartouche d'entraînement réglementaire, il me paraît non pas impossible mais délicat matériellement de mettre en place une formation générique au contre-sniping.

C'est pas que je veux pas (je préfère discuter de cela plutôt que des avantages et inconvénients des tasers et fusils à pompe), c'est que j'ai du mal à percevoir les modalités concrètes d'un tel apprentissage policier.

Que l'on fasse de la sensibilisation et de l'information pendant la formation en école et la formation continue ok mais que l'on mette en place un vrai cursus me paraît plus compliqué (un petit stage à Bièvre ou Satory? Qui? Combien de temps?).

15 décembre 2011 à 09:40:28
Réponse #48

Ibis


Si on regarde les images de l'intervention :

les policiers progressent bien groupés (cible unique, pas bien), tous ne sont pas porteur d'un gilet pareballe, certains ne sont pas armés (mais je pense que ce sont des Auxiliaires pour garder la zone) et aucune arme longue n'est visible alors que la Police de Liège en dispose (Steyr 9mm et peut être Uzi et des P90 à la BAA il me semble)

Aller au contact d'une personne retranchée, disposant d'un large champ de tir et d'une arme pouvant traverser couvert et protection, même si elle ne dispose que des organes de visée "métalliques", ça pue

Bon, je reconnais que l'équipement de base évolue, et c'est tant mieux, fini le temps où on achetait à nos frais lampes et gilet pare balle (j'avais les plaques de classe IV et un casque classe III dans mon sac) mais si le tireur avait voulu se la jouer "tir aux poulets", je pense que cela n'aurait pas été de tout repos pour la police.
Notez que s'il avait débarqué avec son matos Rue Grettry, il aurait pu faire un carton tout à fait honorable d'abord dans les locaux de la Jud (je ne vous dirais pas comment) et ensuite dans Médiacité (pour ceux qui ne connaissent pas : vaste complexe commercial sur plusieurs niveaux tout en verre)

Je ne dis pas que chaque zone devrait disposer d'un swat : patrouilleur sur le terrain et formant une équipe spécialisée en cas de coup dur mais il va bien falloir un jour se dire que les mecs sur le terrain doivent parfois se coltiner des situations "de m*rde" et leur fournir plus que leur b!te et un couteau.

Plein de problèmes "annexes" seront à résoudre :
trouver du temps et des budgets pour les entrainements (et il y a des lacunes plus urgentes à combler dans la formation des policiers)
trouver la volonté politique de former des policiers à des menaces réelles (on a tendance à bcp minimiser par chez nous)
trouver des moyens pour sécuriser les équipements et armement dans les véhicules (alors là bonne chance)
trouver la place de tout insérer dans les dits véhicules (les golfs des ABT / Zonales étaient tellement chargées qu'elles étaient fournies avec un plan du coffre et la banquette arrière était souvent également pleine)


www.scrapp.eu
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15 décembre 2011 à 10:53:18
Réponse #49

Moleson


Les deux dernières interventions sont intéressante et montrent ou se situe le problème.

Dans le cas de Liège, d'ailleurs on a pas l'impression (en prenant ce qui est accessible au publique) qu'il y ait eu beaucoup de cafouillage. D'ailleurs des policiers en civils se déplaçaient l'arme à la main, ce qui à conduit les témoins à croire à plusieurs tireurs et de manière intéressante il n'y a pas eu de tir inapproprié. Mais personnellement je pense qu'effectivement c'est s'exposer à un tir fratricide et surtout donner sa couverture qui est quand même la meilleure protection face au tireur.

Dans le cas de la Norvège, le problème est que simplement le cas qui est arrivé n'a pas été prévu. Dans le cadre de ce qu'ils avaient à disposition ils ont fait ce qu'ils pouvaient. Et comme toujours Murphy à joué à plein, télécommunications surchargées, pas de filtre de informations, pas de plan pour neutraliser un cinglé hormis l'emploi des FS etc....
J'espère qu'ils ont tiré les conséquences de ce désastre.
Si les policiers qui étaient à proximité de l’île avaient pu disposer de fusil d'assaut et avoir la permission de monter au contact sans passer par toute la chaîne de commandement, ils auraient sauvé des dizaines d'adolescents massacré par ce cinglé.


Citer
La stratégie qui consiste à former le gardien de la paix et les membres de son équipage à aller au contact d'un tireur ou groupe de tireur est intéressante.

Mais elle se heurte, en France notamment, à une forme de paupérisation matérielle et de formation des gardiens de la paix de base au bénéfice des services spécialisés (la cavalerie) et aux difficultés d'appréciation de la situation.

Ex. la fusillade de Marseille (BAC vs. braqueurs) ou celle de région parisienne (police municipale vs braqueurs).

Les policiers et gendarmes ont déjà du mal à trouver le temps de tirer leur cartouche d'entraînement réglementaire, il me paraît non pas impossible mais délicat matériellement de mettre en place une formation générique au contre-sniping.

C'est pas que je veux pas (je préfère discuter de cela plutôt que des avantages et inconvénients des tasers et fusils à pompe), c'est que j'ai du mal à percevoir les modalités concrètes d'un tel apprentissage policier.
Le problème est purement politique et de culture policière. En France dès qu'on a un problème de ce type on va créer une farce spéciale qui est sensée résoudre le problème. Ces gens sont très bien formés ont tout le matériel qu'il veulent, mais.... ils ne sont pas ubiquitaire et arrivent normalement après la pluie. D'ailleurs pour le grand banditisme de telles structures semi-militarisée existent, mais elles ne sont pas la quand les petites frappes de quartier allument les gardiens de la paix à l'AK47.

En ce qui concerne la formation, en partant de l'idée que le policier à une formation au tir moderne c'est un jour de formation et une demi-journée de piqûre de rappel dans l'année.
Par contre je vais pas donner en life le contenu et les modalités de telles formations.

Et c'est pas du contre sniping. C'est des mesures contre "tireur fou" comme à Liège, Winnende en Allemagne et tout les autres ces dernières années.
Même les tueurs de Mombay qui avaient un entraînement semi-militaire auraient pu être stoppé par de simple gardes. Une vidéo prise dans la gare montre deux de ces tueurs en train d’exécuter des personnes. Dans un couloir à environ 50-100m de là un garde avec un Lee-Enfield, regarde plusieurs fois dans la directions du massacre (ça dure environ 20 secondes) et finalement part sans avoir rien fait. Il aurait sans autre pu allumer les deux tueurs les doigt dans le nez. Il ne l'a pas fait, parce que on ne lui à jamais appris et que son arme avait une fonction symbolique uniquement.

Le sniper urbain, c'est autre chose, autrement plus difficile à contrer.

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Aller au contact d'une personne retranchée, disposant d'un large champ de tir et d'une arme pouvant traverser couvert et protection, même si elle ne dispose que des organes de visée "métalliques", ça pue
C'est justement très rarement ça voire jamais.
Je suis d'accord si t'as 4 commandos qui pètent un câble et qui décident de faire un massacre urbain, là on est mal, très mal.
Mais historiquement on a jamais eu ce type d'attaque.
En règle générale c'est un homme seul, qui à aucun problème de s'exposer et qui zape tout azimut sur tout ce qui bouge et vu ce modus operandi on peut faire quelque chose y compris avec des pistolets sous condition d'avoir la formation ad-hoc.
 
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Plein de problèmes "annexes" seront à résoudre :
trouver du temps et des budgets pour les entrainements (et il y a des lacunes plus urgentes à combler dans la formation des policiers)
trouver la volonté politique de former des policiers à des menaces réelles (on a tendance à bcp minimiser par chez nous)
trouver des moyens pour sécuriser les équipements et armement dans les véhicules (alors là bonne chance)
trouver la place de tout insérer dans les dits véhicules (les golfs des ABT / Zonales étaient tellement chargées qu'elles étaient fournies avec un plan du coffre et la banquette arrière était souvent également pleine)
C'est des problèmes qui trouvent très vite une solution s'il y a une volonté derrière.


Moléson

 


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