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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La permaculture avantages et possibilités.  (Lu 40106 fois)

17 mars 2012 à 23:47:21
Réponse #25

Moleson


@Moleson :

Joli boulot, tu peux nous expliquer en quoi sont-elles faites tes buttes ? le mélange (crottins de cheval, fumiers, brf ou rondins comme Sepp Holzer) et leur profondeurs ?
Tu vas pailler ?
Tu as fait des semis ou tu vas semer directement en terre, peut-être à la volée ?

Je suis en plein conception et formation pour faire un verger en perma alors ça m'intéresse à mort  :doubleup:
 
Si le terrain autour de ton jardin est à toi, tu devrais laisser une bande d'herbe haute naturel pour faire venir tes futurs alliés (hérissons, carabes...) pour lutter contre les limaces, escargots, doryphores et autres petites saletés du bon-dieu  ;#

bon courage

A la base c'est mon potager, que je veux transformer en mode de culture de permaculture pour me simplifier la vie.

Donc j'ai pas eu besoin de faire grand chose pour avoir de la terre potable. Ce que l'on voit entre les couches de terre, sont les résidus de l'année passée. En dessous, j'ai ameubli la terre à la grenilette pour lier les deux couches.

Pour démarrer et éviter au début la faim d'azote (sauf les cultures de fixateurs d'azote, genre fève), je vais mettre une petite couche de compost, dont je dois encore avoir quelques mètres cubes.
Par dessus je mettrais de la paille et de la balle de froment, dont j'ai quelques chars dans la grange.
Par la suite, l'apport d'azote se fera avec tous les déchets verts que je laisserai sur place.

Le semis, directement en terre autrement plantation par repiquage. J'ai des planches ailleurs que je réserve aux semis.

Les semis soit en poquet, soit en ligne, par exemple: 4xcarottes + 1x salade + Aneth + Radis, mélangé avec 4x le volume de sable, pour éviter de semer trop serré.

Les hérissons, ça va pas marcher, comme tu vois j'ai une barrière quasiment infranchissable (c'est pour les chiens et éviter les conflits avec le voisinage).

Alors pour les limaces, je me suis rendu compte, que la période critique était lors de la levée de la semence et à l'état de petit planton. Après on peut laisser les limaces prélever leur du, c'est pas trop catastrophique. Donc je protège ce qui est délicat par de l'anti-limace, compatible bio (un composé de fer qui bloque leur intestin et qui n'est pas toxique pour d'autres animaux).

D'ailleurs j'ai un bout de terrain adjacent au jardin potager laissé en friche. En dehors, ça m'appartient mais est exploité par un paysan.


Pour le verger, franchement, je vois pas vraiment ce qu'il faut faire de spécial. J'ai simplement mis les arbres en terre sur mon terrain et ça produit 20x plus que ce que je peux utiliser. J'ai par exemple un cerisier qui doit bien faire chaque année dans les 300-400kg de cerises. Les oiseaux sont contents. Vu sa productivité incroyable, je tente cette année de le multiplier par greffage.



19 mars 2012 à 15:29:12
Réponse #26

AnthoDesBois


Bonjour à tous,

pour vous faire part de mon expérience personnelle :

je suis actuellement en phase 2 ( 2ème essai ) d'installation en maraîchage, utilisant des techniques telles que brf, paillage et non travail du sol,
phase 2 car j'ai démarré l'année dernière et vendu, mais la sécheresse m'a été fatale ! en effet je vis en Ardèche et nous n'avons pas eu une goutte de février à août, ce qui veut dire aucune eau au printemps, donc arrosage dès le départ, et de ce fait le paillage n'a pas pu être optimisé. Puisque pour qu'il fonctionne correctement il faut que la terre soit un minimum humide...
Quant au BRF, c'est une technique extraordinaire, que j'ai testé depuis 5 ans dans mes anciens potagers personnels, dans le cadre de mon projet, le plus dur a été d'en trouver, en effet aucuns des élagueurs que j'ai contacté n'a pu m'en fournir, ou alors à 40 € le m3 ce qui est impensable à grande échelle. J'ai donc démarré avec du brf qui provenait de mon défrichage et donc limité en volume. Je pense que c'est la meilleure technique actuellement connue pour limiter les apports en eau, enrichir le sol et éliminer le travail de ce dernier. J'ai également crée des buttes permanentes que j'ai recouvert de paille, mais ce n'est vraiment pas la meilleure couverture et surtout dans un pays venté comme le mien ! De plus sans pluie la paille ne se dégrade pas rapidement et n'enrichit donc pas le sol correctement.

Bref, la technique des buttes permanentes couvertes de BRF est la meilleure pour mon cas et mon type de sol argilo calcaire. Je pense qu'à grande échelle les buttes sont difficiles à gérer, parfaites pour le potager familial, ou association. Je me tourne vers la culture sur BRF sans buttes, car mon sol est suffisamment riche pour ne pas à avoir à doubler la hauteur de sol arable, et puis comme vous l'avez compris l'eau lors des rares pluies ne risque pas d'inonder et d'asphyxier les racines de mes légumes ! voilà le lien de mon blog http://paniersdesaintjean.wordpress.com/ si vous voulez voir à quoi ressemble tout ça et peut être piocher quelques infos.

Pour conclure la culture sur buttes permanentes serait parfaite dans le cadre d'une ferme avec pas mal de main d'oeuvre, ce qui est peut-être une solution d'avenir vu le nombre de chômeurs augmentant affreusement ( Enfin dans le cadre de ce système basé sur la croissance...car le travail salarié n'est pas la seule façon de vivre ! )

Ne pas confondre les techniques qui prennent part à la conception permacole d'un lieu avec la permaculture elle même qui est un ensemble de techniques + une conception de la vie.





« Modifié: 19 mars 2012 à 15:36:34 par rootstot »

19 mars 2012 à 15:57:16
Réponse #27

Pilip


Rootstot, pour ton brf, j'imagine que tu as du broyer tes résidus. Comment tu as fait ? Location d'un broyeur ? Achat ? Si c'est achat, et que t'es pas trop loin de moi (ardèche également  :love:), y aurait moyen de t'emmener des branches à broyer sur place, éventuellement contre un coup de main ?  ;D
Est-ce que tu as essayé d'intégrer des arbustes/arbres à l'ensemble ? J'ai du mal à voir pourquoi s'en passer, surtout après avoir vu le lien du jardin des fraternités ouvrières donné plus haut...
Aussi, tu parles de potager en association, si tu dis pas ça par hasard et que ça t'intéresse, envoie un mp, on prévoit quelque chose dans ce genre avec un pote.
Très cholie buttes en tout cas, ça fait plaisir de voir un potager sans terre apparente  :)

10 avril 2012 à 22:42:23
Réponse #28

Moleson


Une étude sur la manière de faire l'agriculture en Amériques du Sud dans la période précolombienne montre qu'il n’utilisaient pas la culture sur brûlis mais la culture sur butte.
Avec ou sans paillage impossible à dire à distance, mais diablement proche de la permaculture actuelle.

S'était très productif et bien sur épargnait la forêt tropicale.

Citer

Dr José Iriarte of the University of Exeter, lead author on the paper, said: "This ancient, time-tested, fire-free land use could pave the way for the modern implementation of raised-field agriculture in rural areas of Amazonia. Intensive raised-field agriculture can become an alternative to burning down tropical forest for slash and burn agriculture by reclaiming otherwise abandoned and new savannah ecosystems created by deforestation. It has the capability of helping curb carbon emissions and at the same time provide food security for the more vulnerable and poorest rural populations."

Professor Doyle McKey of the University of Montpellier said: "Amazonian savannas are among the most important ecosystems on Earth, supporting a rich variety of plants and animals. They are also essential to managing climate. Whereas savannas today are often associated with frequent fire and high carbon emissions, our results show that this was not always so. With global warming, it is more important than ever before that we find a sustainable way to manage savannas. The clues to how to achieve this could be in the 2,000 years of history that we have unlocked."

Dr Francis Mayle of the University of Edinburgh said: "We've got an unprecedented record of these Amazonian savannas that completely overturns previous assumptions about the way in which ancient cultures utilized these globally-important ecosystems."


http://www.pnas.org/content/early/2012/04/04/1201461109.full.pdf

14 mai 2012 à 22:39:23
Réponse #29

Rosetta


Cette année j'ai abandonné l'idée de bêcher et pailler mon potager pour aller un peu plus loin et ayé! Le jardin est fini!
J'ai utilisé des techniques de permaculture et intégré le règne animal au cycle (je dis "je", mais ça n'a pas été sans aide, un gros merci à StormX pour son enthousiasme et pour les travaux de force! Merci à mon père pour le boulot sur le poulailler et ses conseils avisés!). Voici donc la raison principale de mon absence ici.

1 : création de buttes en lieu et place du potager habituel

Je n'ai pas pu m'empêcher de dessiner un plan un peu bizarre, même si ça n'a aucune utilité si ce n'est pour mes yeux (je déteste les lignes droites dans la nature).
Le terrain a été un peu décaissé, les buttes font 50 cm de haut et sont plates sur le dessus.
Les bords sont maintenus avec des vieux piquets recoupés et taillés trouvés derrière une des cabanes du jardin et des genêts tressés.
Par dessus, on a mis du BRF ramassé en plusieurs fois dans des lieux repérés au préalable (travaux forestiers sur le bord d'une petite route), avec déjà pas mal de champignons dessus.
Les allées ont été paillées (merci à ma soeur qui a opportunément décidé de nettoyer sa vieille grange).
Tout ceci est situé tout près du tas de compost n°1 (celui qui est destiné à la fertilisation).
Bilan financier : 0 euros. Bilan physique : courbatures, bleus. Bilan moral : "petit" découragement après la tempête énorme qu'on a essuyée le week-end du 28 avril... mais beaucoup de satisfaction une fois fini!
J'ai déjà noté un regain d'activité du sol : vers de terre en surnombre et avec une taille jusqu'ici jamais observée, beaucoup de petites bêtes dans les genêts. Les fraisiers et framboisiers déjà plantés semblent apprécier.

Voilà l'évolution du travail (en partie, je n'ai pas photographié toutes les buttes, il y en a dans différents coins du jardin pour profiter de diverses expositions) :


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2 : construction d'un poulailler : assurer un surplus de fertilisant + avoir des oeufs et éventuellement de la viande
L'idée globale est d'avoir en premier lieu des pondeuses, qui seront défuntées et mangées lorsqu'elles seront trop vieilles. Elles assureront la fertilisation des sols en plus.
Nous leur avons donc construit un chouette poulailler. Il reste à mettre la clôture. Dans l'enclos, nous avons mis le tas de compost n° 2 (garde manger des vers de terre, et donc garde manger bis des poules), et juste à côté nous avons créé un morceau de terrain plat (auparavant : tas de terre, gravats, genêts et ronces) dans le but de planter des céréales pour compléter à terme leur alimentation et assurer le paillage de leur abri.
Le fond était en bois pourri, ça ravinait pas mal quand il pleuvait. Désormais, il est en écoins en bon état, nous avons derrière positionné une bâche solide sous la tôle qui compose le toit jusqu'à leur pied. Le trou a été comblé de caillasse, la bâche est bien plaquée sur les écoins, plus rien ne passe (et au devant de ce mur d'écoins, nous avons fait de petites cabanes d'hiver pour les chats remplies de paille (cet endroit sera clôturé, pas question que les chats aillent embêter les poules! Il ont un endroit pour y accéder par derrière la tôle).



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Voilà donc le début du boulot. Notez le matos : chevrons/voliges/écoins + scie circulaire + vis de différentes longueur + mètre/crayon + échelle+ visseuse + marteau + 1 papa bricoleur + 1 StormX ( ;# ) + un enfant pour faire passer le petit matos ( :up:). Moi je prends les photos et donne les ordres (c'est une blague).



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L'ossature est en chevrons, les voliges sont posées ensuite en laissant un espace entre elles de 10 à 15 cm environ, les écoins sont vissés pour combler les espaces (ça permet d'avoir une meilleure étanchéité). En tout, il y en a, avec la visserie, pour 146 euros (le poulailler fait 2m carrés, tout le bois + visserie a été pris à la scierie du coin). La porte et la fenêtre ont été récupérées dans une cave, de même que les gonds (0 euros donc).



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Le poulailler fini, on a trouvé une vieille chaîne avec un crochet, je n'ai pu m'empêcher de faire de la déco avec des pervenches trouvées au fond du jardin ^^. Au fond de l'abri on voit les cabanes des chats.



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A l'intérieur, nous avons paillé entièrement et aménagé un espace de ponte en hauteur (plaques d'agglo refilées par un paysan voisin qui n'est autre que mon proprio : 0 euros - elles nous ont aussi servi à faire les cabanes des chats), avec une petite échelle fastoche à fabriquer.



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Voilà l'espace destiné aux céréales, auparavant monceau de gravats et broussailles.



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Le détail d'une cabane que j'avais construite l'année dernière et qui a pas mal résisté à l'hiver (je l'ai posée par dessus les autres) : contreplaqué dedans, polystyrène dehors + pâpier mâché pour les trous + film plastique pour l'étanchéité.

Bilan financier : 146 euros. Bilan physique : toujours autant de courbatures, bleus, une cheville attaquée par une caillasse, deux nuits de 10h à la suite. Bilan moral :  :up: trop fiers du boulot accompli!

Pour résumer : avec de l'enthousiasme, de l'aide, avec de la récup, et sans compter ses forces, on peut s'aménager un espace à moindre frais pour un peu que l'on possède un terrain, où règne humain, animal et végétal vont vivre en harmonie.  :)

Maintenant reste à voir ce que les semences donneront (je vous tiendrai informés)

3 : Pour info, il est prévu de planter/a déjà été planté/reste de l'année dernière :
- pommes de terre, hélianti, fraisiers, framboisiers, moutarde, panais, poireaux, courges, potimarrons, cornichons, haricots, laitues, choux, oignons, ail, épinards, arroche, carottes, céleri, melons, tomates, aubergines.
- phacélie, capucine, oeillets d'inde, tanaisie, saponaire, camomille, morelle, calendula, lavande, mauve, menthes, marjolaine, mélisse, aneth, pavot, agastache, échinacée, réglisse, thym, romarin, estragon, sauge, ciboulette, verveine, nepeta, persil.
-blé, son, seigle
- rose trémière, centaurée, volubilis

Les graines sont achetées (producteurs de variétés anciennes et bio), ou récupérées, ou resemées de l'année dernière (ou plants divisés). Bilan financier (ouch : dans les 200 euros environ).
Certaines ont été mises à germer au frais, d'autres seront à semer en pleine terre, pas forcément toutes en même temps d'ailleurs (j'attendais la fin des saints de glace pour la première fournée, mais certaines comme les céréales seront à semer à l'automne).
Le plan a été fait en tenant compte des associations bonnes ou nuisibles entre les plantes (compilation de diverses sources du net + des paysans).
Je laisserai certaines plantes monter en graines pour les récolter et resemer l'année prochaine.

Pour les associations de plantes je tâche de vous retrouver le fichier qui doit être quelque part sur mon ordi de boulot et je le pose demain.
Wali walou.


« Modifié: 14 mai 2012 à 22:44:52 par Rosetta »
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

14 mai 2012 à 22:59:11
Réponse #30

VieuxMora



14 mai 2012 à 23:31:18
Réponse #31

Spire


merci pour tous ces renseignements  :) dommage que je n'ai pas de terrain
Par contre existe-t-il en france des paysans qui vivent uniquement de la production de la perméculture, , sans parler de stages ou de formations?
merci
Il y a aussi le ferme du Bec Hellouin :
http://www.fermedubec.com/ferme.aspx
C'est une grosse structure, ils font aussi de la formation, mais pour ce que j'en sais (j'ai lu un rapport de stage sur cette ferme) leur production maraîchère est particulièrement rentable. Leur rendements sont élevés, mais ils ont pas mal de main d'oeuvre.

15 mai 2012 à 14:03:07
Réponse #32

Rosetta


J'ai retrouvé le tableau des associations aux jardin.

Je le mets en fichier joints.

Vous noterez que dans certains cas, il existe des contradictions (en italique). Reste plus qu'à tester pour distinguer le vrai du faux.
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

16 mai 2012 à 13:17:21
Réponse #33

Moleson


Je vais essayer de regrouper en un post mes expériences et connaissances sur le sujet

Le premier point est celui d'une définition. Ce que nous faisons et ce qui se fait sous la définition permaculture, n'est pas ce que Fukuoka à fait. Par contre ça correspond dans l'idée (pas toujours dans les faits) de ce que Fukuoka à déduit de sa technique comme principes. Sa culture du riz et de l'orge est une technique, applicable localement et quasiment impossible à à recréer avec d'autre type de plantes. Par contre l'idée de recréer un cercle naturel indépendant des ressources énergétiques non renouvelable est quelque chose qu'il est très possible d'imiter.

Souvent on va trouver une opposition entre la manière de jardiner traditionnellement et des méthodes de jardinage qui se réclament de la permaculture.
C'est faux, archi-faux. La différence va être dans les rendements, la facilité de mise en œuvre et éventuellement la possibilité d'en tirer un modèle permettant de dépasser le jardin familial pour nourrir une cité.

L'étude de la ferme du Bec-Hellouin va être la première à ma connaissance qui va évaluer de manière objective la pertinence du modèle de permaculture. Apparement 1 personne sur 1'000m2 peut fournir l'apport en nourriture végétale pour 20 familles. Si dans l'absolu on arrive à un modèle ou il faut pas plus de 20% de la population qui dans un modèle de permaculture peut nourrir les autres 80% on aurai fait un immense pas en avant.

Pour revenir au jardin traditionnel, tel qu'il a été pratiqué pendants des siècles. les principes sont simples apports en engrais par du fumier en automne, labour de la terre. Sarclage et arrachage des mauvaise herbes. Rotation des cultures et association bénéfique de plantes. C'est pas pour rien que dans ces jardins potager on trouve des tagètes et des soucis.
Celà signifie qu'il y a une surface extérieure au jardin consacrée à l'élevage, qui lui outre produire de la viande, du lait et des oeufs, produit du fumier. C'est un modèle qui peut fonctionner quasiment sans apport énergétiques extérieur et qui finalement correspond au modèle de permaculture. Mais il est très gourmand en main d’œuvre et pour cette raison pas applicable à grande échelle.
On cite aussi souvent les maraîchers de paris qui approvisionnaient Paris et même exportaient jusqu'en Angleterre.
Oui mais.... 16 heures de travail et des apports gargantuesques de fumier de cheval. Ben ce dernier il était produit pas des chevaux qui eux avaient besoin de surface cultivée pour l'avoine. Donc on est quand même assez loin, d'une production autonome intra-muros comme c'est souvent romantisé. De plus les 16 heures de quotidiens, quand les gens hurlent au loup quand parle de toucher aux 35 heures hebdomadaires  ::)

Dans le concept du jardinage type permaculture, le mulch ou couverture du sol joue un rôle primordial.
OK mais il viens d'où ce mulch?
- Du BRF, faut une haie, des arbres et surtout un broyeur. On peut oublier de couper ça à la cisaille pour couvrir un jardin sensé rendre autonome. Ben tous ça prend de la place, si on ajoute éventuellement le bio-carburant du broyeur, c'est pas si  peut de terrain additionnel à la surface du jardin potager qu'il faut prévoir.
- De la paille, je peux vous dire qu'il en faut pour couvrir un jardin. Expérience faite environ 3-4x la surface du jardin qu'il a fallu en blé (et encore cultivé selon des méthodes modernes).


Bon je pars dans le vif du sujet...


Les buttes


Pourquoi les buttes???

Il faut de nouveau se souvenir, que c'est une technique et pas un principe. On peut faire de la permaculture sans buttes.
- La butte à comme avantage d'augmenter les rendements, car le travail est plus facile. 30 cm de différence c'est juste un monde quand il s'agit de travailler la terre.

- Ensuite elle permet de créer de micro-climats et de règler l'hygrométrie.

Si on fait une butte arrondie et que l'on l'oriente Est-Ouest. Un partie de la butte va avoir une pente face au soleil et l'autre partie à "l'ombre".
Ça a une importance primordiale, pour par exemple avancer les cultures dans la saison de la face sud, ou de pouvoir mettre des plantes qui on besoin d'un sol chaud.

Il faut savoir qu'une pente de 5° face au soleil, va avoir le même effet qu'un sol plat 500km plus au sud. En gros je passe de la zone 6 ou j'habite (Canton de Fribourg Suisse) à une zone 7 ou 8, environ la hauteur de Lyon.

A l'inverse le côté Nord peut être intéressant pour des plantes aimant la fraîcheur. Par exemple on peut prolonger la saison des petits pois, qui eux on besoins de fraîcheur pour germer et pousser correctement.

Deux exemples possible selon ce que l'on veut obtenir:



Une orientation Nord-Sud fait que l'ensoleillement est le même des deux côtés de la butte.

Si on choisit des buttes plates on ne profite pas de cet avantage, mais on se simplifie un peu la vie.


L'autre point est la gestion de l'hygrométrie. Au printemps la terre va ressuyer plus rapidement (sécher). Si on oriente les buttes parallèles au relief elle vont permettre de piéger la pluie.

Donc on travaille  sur la forme et l'orientation, en fonction des buts à atteindre.

Après on peut aussi le faire uniquement pour des raisons esthétiques.  ;D


Le mulch:


Quel est l’intérêt:

- Suppression des mauvaises herbes
- Arrachage facilité des mauvaises herbes
- Constitution d'humus par compostage sur place, l'idée étant de rapporter sur place tout ce que l'on ne consomme pas de la plante
- Garder la terre humide

Désavantages:
- Culture de limace. C'est juste monstrueux, ce que un bon mulch est apprécié par les limaces. Croire qu'avec les ennemis naturels genre hérisson ou carabes, le problème va être maîtrisable, c'est juste rêver.
- La terre mets plus de temps à se réchauffer au printemps
- Il faut oublier les semis fins, genre salade, carottes et autres. Ca ne passe pas le mulch, comme d'ailleurs les mauvaises herbes.
- Il faut le renouveler environ tous les 2-3 ans.


les trucs pratiques:


Il y a deux manières d'installer le mulch:
- Tôt pour démarrer la vie microbienne et de moisissures (il y aura des mauvaises herbes à arracher)
- Tard après avoir laisser lever toutes les mauvaises herbes sur la butte et les avoirs sarclées (méthode du faux semi)
- Il faut compter 4 ans pour que l'on aie plus que les mauvaise herbes apportée par le vent qui lèvent.

Quand c'est possible, faire des plantons.
- Ce n'est pas difficile d'en faire des quantités impressionnantes et surtout on peut facilement étaler dans l'année la production
- Pour les plantons un mur orienté au Sud, fait des miracle. J'ai des plantons de tomates qui sont dehors depuis le mois de mars et qui ont survécu à toute les variations de température, y compris le gel.

Au mois de Mars à 20:00 (soleil couché), 15 degrés à côté du mur, 7 degrés un peu plus loin.





Au printemps, mettre un voile de forçage sur la butte, on gagne 2-3 semaines. Si on veut plus, mettre au dessus un tunnel en polyéthylène on gagne carrément 1.5 mois. Idem en automne on peut prolonger et surtout récolter des légumes d'hivers pendant une très longue période, voire tous l'hiver.

Pour les limaces, travailler avec des plantons. Barrière mécanique de type collier en polyéthylène coupé dans une bouteille, ou poison anti-limace bio. Dans un contexte de survie. j'en mettrais quelques brouettes de côté  ;D

Autre possibilité pas testée, le canard carnivore, que l'on lâche que pendant un certain temps chaque jour, histoire qu'il fasse le ménage.


Pour les semis fin genre carotte, travailler sans mulch ou un mulch très fin.



Les associations de plantes:

Là aussi faut comprendre ce que l'on fait et pourquoi on le fait.

Il y a plusieurs facteurs qui interviennent dans les effets qu'ont les associations de plantes.

Le plus connu sont la capacité de certaines plantes de combattre des ennemis d'une autre plante.

- Les tagètes et les soucis combattent les nématodes qui s'attaquent au pommes de terre
- Oignons combattent la mouche de la carotte
- L'ail et le poireau combattent la moississure de la fraise

L'autre point est que le prédateur ou la maladie trouve plus facilement son hôte dans une monoculture que dans une polyculture.


L'autre point assez connu est qu'une plante mette à disposition d'une autre des nutriments.

Typiquement les légumineuses de type Lupin et Trèfle blanc sont capable de mobiliser les phosphate minéral et le mettre à disposition d'autres plantes.  Les légumineuses vont fixer l'azote de l'air et le mettre à disposition d'autres plantes.

Ensuite il y a probablement des phyto-hormones dont on ne connaît pas le mécanisme d'action mais qui peuvent avoir une action favorable mais aussi défavorable. Par exemple si l'on ajoute des graines d'aneth aux graines de carottes celle-ci vont mieux germer. A l'inverse l'oignon et la fève ne peuvent pas se voir, à tel point que la taille d'un oignon est inversement proportionnel à sa distance d'une plante de fève.

Enfin et ceci est aussi très important, les plantes n'ont pas les mêmes besoins en nutriments, eau et soleil et en plus pas au même moment.

Tous ces facteurs additionnés les uns aux autres, font qu'entre une monoculture et une culture associée on peu observer un rendement quasiment double en rapport au m2.

Maintenant quoi fonctionne avec quoi et quoi pas. Il y les tables comme celle de Rosetta, qui sont toutes à peu près les mêmes. Je pense que ça vaut la peine d'expérimenter et de voire ce qui marche ou pas, dans son propre jardin. Parce que il y a encore l'effet terroir. Il y des endroits ou certaines plantes refusent obstinément de pousser et d'autres ou elle s'épanouissent contre tout bon sens.
J'ai des endroits ou les radis ne poussent pas  :o

Dans la littérature sur la polyculture, le meilleurs est certainement le livre de soeur Christa Weinrich, de l'Abbaye de Fulda qui ont une très très longue expérience pratique du mélange des culture et surtout eu la patience de le faire.

Malheureusement il n'existe qu'en allemand. http://www.amazon.de/Mischkultur-im-Hobbygarten-Christa-Weinrich/dp/3800158310


Un dernier point, dans ces associations on ne sait pas vraiment jusqu'à quelle distance elle sont actives. Par exemple l'iognon n'est pas sensé convenir au chou. Mais à quelle distance. Je vais tester avec des choux au mileux de la planche et des oigons à 60cm.


Moléson
« Modifié: 16 mai 2012 à 17:49:27 par Moleson »

16 mai 2012 à 13:43:31
Réponse #34

Chris-C


Super tout ça, merci à ce qui font profiter de leur expérience et recherche.....

J'ai des questions, vu que dans quelque mois je vais enfin avoir mon bout de terre....

Le broyeur on en trouve des manuels?
j'ai vu dans une émission "silence ça pousse" je crois, un hachoir de bonne taille qui couper fin des roseaux pour faire du mulch.
Ok pour le roseau vert, mais pour les déchets plus résistant?

Les buttes ils faut les refaire régulièrement?
est ce que le gel ne pénètre pas plus en profondeur du coup?

à partir de qu'elle surface cultivé on peut parler de monoculture et polyculture....

a+

16 mai 2012 à 13:46:22
Réponse #35

guillaume


Sentant le vent tourné, j'ai décidé de cultiver mon petit lopin de terre cette année. N'y connaissant absolument rien, la permaculture m'intéresse beaucoup. Mais les discutions passionnée et passionnantes sur ce forum ou ailleurs ne sont pas vraiment accessible à un néophyte...

Alors un grand merci à toi Moleson, je vois mieux maintenant ce qui se cache derrière le mot "permaculture".

a+

16 mai 2012 à 14:12:31
Réponse #36

Rosetta


merci pour les infos complémentaires Moleson!  :love:

Plumok : pour le broyeur, je ne sais pas où tu vis exactement (village ou ville) mais ils en ont souvent dans les mairies pour la gestion des espaces verts, parfois ils les louent, parfois ils les prêtent (faut être pote avec le maire...).
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

16 mai 2012 à 14:53:04
Réponse #37

fractus


Les buttes se tassent un peu avec le temps mais en théorie ce tassement est compensé par l'apport de matière organique.
Pour les gelées elles sont atténuées par le mulch.   
Ça fait partie des avantages du mulch, qui lisse les températures du sol avec une atténuation des hausse et des baisses des températures.


16 mai 2012 à 18:40:25
Réponse #38

Moleson


Super tout ça, merci à ce qui font profiter de leur expérience et recherche.....

J'ai des questions, vu que dans quelque mois je vais enfin avoir mon bout de terre....

Le broyeur on en trouve des manuels?
j'ai vu dans une émission "silence ça pousse" je crois, un hachoir de bonne taille qui couper fin des roseaux pour faire du mulch.
Ok pour le roseau vert, mais pour les déchets plus résistant?

Les buttes ils faut les refaire régulièrement?
est ce que le gel ne pénètre pas plus en profondeur du coup?

à partir de qu'elle surface cultivé on peut parler de monoculture et polyculture....

a+
Le broyeur manuel pour des branches jusqu'à 3cm de diamètre, je vois pas. Des hachoir à paille oui....

Le mieux est de se grouper pour une acheter un. Si possible un modèle essence qui à des chevaux, c'est dans les 1500 Euro pour les petits modèles. Rendement de l'ordre de 10 brouettes / heure. Pour idée pour un jardin familial qui permet une autonomie, il faut environ 6m3 en partant de 3cm de BRF. C'est 80 brouette, 10 heures de fonctionnement. Et il faut trouver les branches.

Ca donne une idée, du problème dès que on le transpose à une échelle plus grande, que le petit jardin d'agréement.
Aussi dans l'ordre d'idée, en terme de pomme de terre pour 4 personnes c'est 600Kg, soit dans les 70m2 à planter  ;D

Les buttes normalement ça tient, l'affaissement est compensé par l'apport du mulch et la constitution de l'humus.

Le gel bien sur va venir des côtés, mais du moment que le mulch est épais aussi avoir un effet d'isolation, qui d'ailleurs va dans les deux sens.
Au printemps, la terre sous le mulch va dégeler plus tard que celle exposée nue au soleil. D'où la possibilité d'accélérer le processus par un voile, dès que la neige a fondue.
Ce qui est juste le mulch est un régulateur de température pour la terre en diminuant les extrêmes.

Mais en ce qui concerne le gel, pour la plupart des plantes c'est la partie exposée qui va ramasser en cas de gel printanier. Là il y a quelques jours, mes courgettes sont HS, par un léger gel qui n'a pas traumatisé par exemple les salades et choux.

En ce qui concerne le concept de mono et polyculture. Pour qu'il y ait interaction entre les plantes, elles doivent être proche. Dans un contexte de jardin familial un planche de chou est déjà de la mono-culture. Au niveau agricole, c'est aussi la même chose. Si des recherches se font, c'est soit du semi de deux plantes ou un rang de la plante X et un rang Y puis X etc... Ou alors du sous-semage, typiquement du blé d'hiver sous un couvert de trèfle blanc.


Puisque on est dans les questions de température:

Il y a une température de germination, une température de croissance et une température minimale à laquelle la plante meurt.

Pour la germination puisque on cultive des plantons c'est assez facile à réguler. S'il fait trop froid on fait germer à l'intérieur. Mais après souvent la luminosité à l'intérieur est trop faible et les plantons vont s'allonger et devenir grêle à la recherche de la lumière.
Normalement dès qu'il sont sortie de terre, je les mets dehors à l'abri pour éviter ce problème. Autrement il faut une source de lumière adaptée artificielle.
Si on sème en pleine terre, il faut que la terre aie atteint la température de germination.

La température de croissance, fait que s'il fait trop froid, la plante va juste attendre que la température monte.

La température à laquelle la plante meurt est aussi importante à connaître. Beaucoup de plantes supportent des températures autour de zéro, mais certaines pas du tout (à savoir).

Températures de germination:

Carottes: 5-20°
Courges: 18°-22°
Salade: 10°-19°
Tomates: 20-28°
Chou: 5°-25°
Concombres/courgettes: 18°-24°
Fenouil: 15°-22°

etc..

Moléson

17 mai 2012 à 09:48:58
Réponse #39

Auto


Bonjour,
Auriez-vous des livres sérieux, et relativement complet sur la permaculture à me conseiller? Je lis avec intérêt ce sujet, mais j'avoue préférer avoir en parallèle des documents papiers.. Je rechercherais des livres sur la permaculture, et sur quand faire quoi?

En attendant, je ne vous encourage qu'a continuer, cela ne peut être bien qu'a tout point de vue!

Je me penche actuellement sur quoi planter pour pouvoir subvenir à une alimentation de base, j'en suis à considérer le mais, les haricot, les lentilles, les pommes de terre, arbres fruitiers (pommiers, noyer, noisetiers, châtaignier) ainsi que diverses plantes "d'accompagnement" (courgette, ail, oignons etc..). Pensez-vous pouvoir être totalement indépendants via votre production?

19 mai 2012 à 08:16:45
Réponse #40

AnthoDesBois


Bonjour,
Auriez-vous des livres sérieux, et relativement complet sur la permaculture à me conseiller? Je lis avec intérêt ce sujet, mais j'avoue préférer avoir en parallèle des documents papiers.. Je rechercherais des livres sur la permaculture, et sur quand faire quoi?

Bonjour pour ce qui est des livres sérieux il y en a 3 qui sont précieux pour moi en tout cas, il s'agit de :
"Le Jardin naturel" de Jean Marie Lespinasse
"Le guide du nouveau jardinage" de Dominique Soltner
“La permaculture de Sepp Holzer, ‘l’agriculteur rebelle’ d’Autriche” de Sepp Holzer ( éditions imagine un colibri de Richard Wallner )

Ce sont pour les 3 des bouquins généralistes, avec des méthodes faisant partie de la permaculture, et bien détaillés niveau technique.

Ensuite tu peux consulter la partie bibliographie de mon blog avec une liste de bouquins plus vaste : http://paniersdesaintjean.wordpress.com/bibliographie/
A plus.

19 mai 2012 à 20:40:29
Réponse #41

Arhya


Voici un lien avec tout les livres concernant la permaculture : https://sites.google.com/site/traductioneditionpermaculture/ressources/livres

Personnellement j'ai "Jardiner autrement " qui est un très bon livre pour débuter, il illustre bien comment la permaculture est appliquée dans le jardin (tracteur à poules, etc... ).
"L'essence de la permaculture" est en télèchargement libre, c'est un chouette petit livre qui explique bien les principes de la permaculture.

Pour ce qui est d'un livre plus complet, on m'a conseillé les livres "Permaculture 1 et 2" et "La permaculture" de Sepp Holzer.

Voilà, bonne lecture !
« You must be the change you want to see in the world » Gandhi

24 mai 2012 à 22:01:45
Réponse #42

forezien


Je suis également a la recherche de livres sur la permaculture mais y en a t il un sur la liste qui mixe permaculture + culture sur butte? Car c'est cette combinaison que je souhaite mettre en place.
Merci
"Marche ! marche, tu verras !" Henri Vincenot

28 juin 2012 à 20:52:04
Réponse #43

Phil


(PUB pour une formation sérieuse dans le domaine.)

Pour info : nous aurons la chance de recevoir cet été en France une permacultrice et enseignante de permaculture des plus reconnues internationalement : Robyn Francis, pour deux formations dont un PDC (cours de Certificat de Design en Permaculture) de haut niveau.
C'est LA formation à suivre pour vraiment comprendre la permaculture... (la lecture des bouquins n'est pas suffisante)

Elle donnera donc un PDC de 90h sur quinze jours (7 au 22 août) dans le Limousin, suivi d'un séminaire de permaculture sociale de deux jours (25-26 août) en Sologne puis probablement une conférence à Paris le 27 ou 28 août (la date sera fixée très bientôt).

Il reste encore des places... ;)
Pour plus de renseignements, référez-vous à ce site :
http://www.pdc-robyn-francis-2012.fr/

(Pour des questions précises, me contacter par MP.)
Si tu tiens à ta peau, affûte ton esprit comme ton couteau.

13 mai 2013 à 15:52:10
Réponse #44

promeneur4d


Pour voir des films gratos sur la Permaculture: geofflawton.com. faut malheureusement s'enrengistrer. Mais y a des bonnes Videos (30 min environ.)
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

16 juin 2013 à 20:37:48
Réponse #45

Jan Kenpon


N'ayant pas de haies autre que des thuya, je me demandais s'il était possible d'utiliser en erzast de BRF la litière de mes cobayes: c'est du paillis de chanvre donc c'est utilisable pour le potager mais avec leurs déjections je me demande si ça ne vas pas dérégler le sol ou rendre malade les plantes?
Bon vu que je nettoie leur cage chaque semaine ça va prendre du temps au début pour tout recouvrir, mais l'apport serais constant, de plus je ne commencerais qu'au printemps prochain (celui de l'année prochaine et pas celui en retard je précise  :D) ce qui me laisse du temps!

16 juin 2013 à 20:47:41
Réponse #46

Nihil


L'utilisation d'une litière souillée en paillis n'est pas conseillée. Par contre, en compostage classique, c'est un apport bienvenu (en compostage classique, la biomasse dégage de la chaleur de manière assez importante, qui détruit une partie des germes déjà présents).

C'est pas un peu la honte d'être infoutu de faire du feu sans briquet quand on sait faire une racine carré de tête ? Regarde le papou. La racine carré, il ignore. Mais il n'a pas de briquet.

Aucune statistique n'est 100% fiable. Surtout pas celle-ci.

Les bans, pourquoi pas, mais savoir pourquoi, c'est quand même drôlement mieux.

16 juin 2013 à 20:52:06
Réponse #47

promeneur4d


Hm je serais pas aussi categorique. Pour des carottes, je le ferais pas. http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0011915
Mais pour des plantes loin du sol, pourquoi pas. Litiere de chat je prendrais pas, mais d'un herbivore comme le cochon d'inde, oui. Par contre tu pourrais avoir le probleme de renards qui fouille tout.
Si 86% de la population d'un pays veut pas d'OGM dans les champs et qu'ils sont plantés quand même, peut on parler de démocratie?

16 juin 2013 à 21:42:51
Réponse #48

Jan Kenpon


Ok Je partirais sur du compost alors! Comme la permaculture mélange les divers niveaux des plantes je vais éviter. Pour les renards je pense pas en avoir dans les parages mais on ne sait jamais, un chasseur m'as dit qu'ils s'étaient très bien adaptés à la vie citadine.

27 février 2014 à 18:06:14
Réponse #49

camoléon


Salut,

je souhaiterais construire une butte sur un lit de bois, style "hugekultur"
http://www.richsoil.com/hugelkultur/
afin de planter des arbustes, des fleurs et des légumes.
J'ai du chêne, du charme, du hêtre est ce que je pourrais incorporer du sapin,SVP?
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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