La différence entre je donne mon portefeuille mais s'il veut plus je combattrai avec la dernière énergie
Je pense que tout est là. Ne pas se battre pour rien, mais s'il le faut, être prêt à crever pour ses idées (ou son cœur, en l'espèce).
J'avais un prof d'arts martiaux qui nous faisait, il y a longtemps à Villeurbanne, une démo de défense sur couteau. On étudie la technique, on la drille. Puis petit jeu de rôle, le prof joue le rôle de l'agresseur qui pointe un élève censé faire un retrait à un DAB. L'élève répète la technique, pifpaf, c'est gentillet.
Les rôles s'inversent, l'élève devient agresseur, le prof agressé.
Le prof lève les mains, tend sa carte et donne son code, et son fric. "je ne vais pas me faire planter pour du blé", la phrase m'avait plu.
Tout est question de motif, encore une fois, si un BG touche au cul de mes enfants, ou je le tue, sans hésitation ni remords, ou il faudra qu'il me tue, il n'y a plus de peur, juste du cœur. Et ça j'en ai en rab. Pour un blouson, ou une gloriole de comptoir, on ne risque pas de se faire planter par un nobody. Les vieillards sont respectables, car ils sont des survivants.
oui, c'est sur, mais l'histoire du combattant de l'ufc est assez symptomatique : un faux mouvement et on assistait à ses funérailles ...
j'ai le plus grand respect pour les personnes qui refusent de subir ... dire ici, à froid, que je refuse de me laisser agresser, c'est une chose ... le jour j, mettre des actes en face, c'est pas donné à tout le monde ...
Le BG dans l'histoire a peut-être fait une grosse bourde, et avec un type qui sait ce qu'il fait, ou en grosse colère, ça se paye cash. B@s, je pense que si un type avait voulu ta caisse, tu aurais laissé pisser (j'aurais fait pareil). S'il avait voulu te faire péter la rondelle ou celle de ta femme, tu aurais fait quelque chose, obligé. J'ai pour ma part souvent remarqué que j'étais beaucoup plus efficace quand je me battais (les rares fois où... Et ça fait longtemps) pour la cause d'un ou d'une autre que pour "la gloriole" (=bullshit).
Pour en revenir au sujet, je pense que le fait d'être victime ou non est fonction de, et dans l'ordre décroissant d'importance :
- La motivation de l'agression (fric, domination, sexe)
- Les principes moraux de l'agressé
- La préparation de la victime à la situation (les codes orange et toossa)
- Et en dernier loin derrière la technique martiale.