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Auteur Sujet: Délinquance de proximité.  (Lu 37276 fois)

10 décembre 2011 à 14:14:45
Lu 37276 fois

Patrick


J'habite une petite ville limitrophe d'Avignon, dans un lotissement typique des classes moyennes populaires. A 300 m un lotissement de logements sociaux, exclusivement des maisons, dont on ne peut absolument pas savoir extérieurement la différence avec les maisons des deux autres lotissements. Ma collaboratrice qui y habitait jusque récemment à du en partir il y a quelques mois du fait d'un insécurité grandissante dont les autre lotissement ont eu aussi à subir les effets.

Dans ce lotissement social, tous les jours, le matin de 11 à 13 heures un Range Rover dernier cri et toutes options et l'après-midi de 16h à 19h un coupé Opel TT. A bord de jeunes hommes de 20/25 ans et autours d'eux un ballet incessant d'autres jeunes en scooters, voitures de la résidence et d'ailleurs. Intrigué, j'ai échangé avec d'autres habitants de tous les lotissements et de nos échanges il apparaît que ces jeunes sont des dealers. J'ai plusieurs fois signalé les faits, d'abord par téléphone, puis ne me rendant à la brigade gendarmerie et enfant par courrier auprès du procureur de la République. Jamais aucun retour ni réponse. Le plus comique, c'est que la Police Municipale patrouille deux fois par jour dans les lotissements ainsi que la Gendarmerie et es véhicules passent à quelques mètres des occupants sans jamais le moindre contrôle.

Choqué, j'ai finit par prendre RDV avec le Cdt de la brigade de mon domicile qui m'explique que le réseau est identifié et sous contrôle et que je ne dois pas m'inquiéter.

Cette situation, on la retrouve à l'identique dans des cités et de nombreux autres points.

Toutefois, je n'arrive pas à comprendre la stratégie visant à laisser opérer les dealers de "proximité" pour ne s’intéresser qu'aux trafiquants "grossistes". En effet, il me semble qu'en traquant impitoyablement les détaillants en contacts avec la population nous pourrions mieux éviter l'insécurité vécue par le citoyen lambda et il me semble aussi que le trafic tendrait à diminuer mécaniquement faute de revendeurs.

Je me souviens de ma jeunesse ou la pègre marseillaise était reine, s'entretuait entre elle sans jamais de dommages collatéraux mais où le citoyen lambda ne subissait qu'une insécurité réellement marginale.

Je ne voudrais surtout pas déclencher de polémique politique avec les avantages comparés des uns et des autres et les promesses qui nous engageraient seuls. Pourtant nous sommes au sens étymologique en plein dans la "vie de la cité".

Je voudrais simplement l'avis des experts policiers et gendarmes spécialiste de police judiciaire et de sécurité urbaine pour comprendre comment dans un pays qui comptent un des plus fort ratio de force de police par habitant de tous les régimes démocratiques on n'arrive pas à endiguer un phénomène visible et qui pénalise directement les gens dans leur vie quotidienne.

Aussi, merci de ne pas pourrir le fil et de faire avancer la réflexion qui est sans doutes de ma part trop parcellaire.

10 décembre 2011 à 14:26:01
Réponse #1

Gros Calou


Ma modeste expérience, il y a peu autour de la place Beaumarchais, lieu tranquille habité par de joyeux retraités de l'armée, donc tranquille façon caserne pour les vacances scolaires, des dealers ce sont installés et autre (voitures vistées, incendiées etc...) et bien je suis descendus de mon appart et j'ai établis un dialogue avec eux bouteille de whisky et plus à la main en leur disant, vous êtes sur cite, je vous observes et ne suit pas le seul, je connais toutes vos planques et si je vois que cela deviens un business local et bien je vais balancer et diriger les bleus comme un gps. Donc vous êtes sympa mais prévenus donc vous allez dealer ailleurs. Bon je sais, déplacer le problème n'est pas la solution, mais ils sont plus là. J'ai risqué de me prendre une corrrection (bien que j'étais armé comme un porte avion) mais les faits sont là, plus de dealers dans ma résidence. Malheureusement je n'ai pas la solution pour le reste du monde  ;)

10 décembre 2011 à 15:26:49
Réponse #2

VERDUG0


Je suis de cite moi aussi, j'ai deja taffe dans un centre d'aide pour delinquants.

Patrick, je ne connais pas la taille de la cite a cote de chez toi, mais plus il y aura de petits dealers coffres, plus il y en aura pour les remplacer: augmentation des prix, ou des salaires selon le job.
En general les flics tentent de faire tomber les "gros bonnets" et si ils se mettaient a coffrer a tout bout de champs, y aurait plus de balances, et vu le systeme juridique, on se prend peu/rien pour une petite dose.
D'autant plus qu'ils coffreront JAMAIS tout le monde.

Si on coffre des fournisseurs, les autres auront la cote (la coke :)), les prix monteront, et ainsi de suite.


Sinon, vous parlez de dealers, mais ils dealent sur les lieux ou ils posent probleme? C'est les vendeurs ou les clients les problemes?
En general les dealers sont tranquilles sur le lieu de travail (en IDF, j'sais pas a quoi ressemblent les autres cites de France).

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

10 décembre 2011 à 15:46:47
Réponse #3

azertyf1202


Bonjour,
Je ne suis ni un expert, et encore moins un policier ou un gendarme, mais je me permets pourtant d'apporter ma réponse.
Ayant vécu toute mon enfance à proximité d'une "cité" dans la banlieue lyonnaise, j'y ai constaté que les dealers en contact avec la population étaient en général intégrés à la population.
Des voitures incendiées, il y en a, bien sur. Des agressions liées aux trafics aussi. Loin de moi l'idée de défendre un seul instant ces individus.
Mais ces jeunes (Ceux que je voyais étaient assez jeunes, en général) vivaient ici avec leurs famille, leurs amis... Et étaient "connus" par les habitants. (Alors que la présence policière était nettement plus discrète.)

Un exemple : J'ai passé plusieurs années avec dans ma classe, des jeunes, qui après l'école ont fini par dealer. Même si je n'appréciais pas ce qu'ils faisait, je ne les aurait pas dénoncés, et je n'aurait pas aidé la police si elle les avait recherché. Pourquoi ? Pas parce que je trouvais un quelconque intérêt à leurs trafics. Mais tout simplement parce que je les "connaissais" mieux que je ne connaissais les policiers, parce qu'en les ayant côtoyé pendant plusieurs années, je finissais parfois par les trouver sympathique.

S'en prendre aux dealers de proximité est, à mon sens, plus que difficile.
Qui les dénoncerait ? Pas grand monde dans les cités où ils ont grandis.
Une fois arrêtés, que faire d'eux ? Ceux que je connaissaient n'étaient pas de "gros délinquants". La prison n'est peut-être donc pas la meilleure des solutions pour les stopper.
Vendre de la drogue permet de gagner facilement de grosses sommes. Même si on arrêtait tout les petits dealers d'un quartier (ce qui demanderait une organisation remarquable), d'autres candidats seraient aussitôt en lice pour la vente de ces produits. J'avais lu (Je sais plus où, mais je vais essayer de retrouver), que la plupart des dealers de proximité ne le restent que quelques années, avant d’être remplacés. Il y a toujours des candidats, vu les sommes proposées.

Trouver une solution n'est jamais facile, pour ce genre de problèmes. Surtout quand on voit la proportion de la population "intégrée" qui consomme ces produits. (Et qui achète donc à ces dealers de proximité.)

Florent

10 décembre 2011 à 16:02:00
Réponse #4

Patrick


Il paraît qu'ils viennent de cités vraiment craignos d'Avignon. Rien à voir avec le coin.

Effectivement, ils ne causent pas de problèmes eux-même. Les problèmes venants des consommateurs locaux.

Toutefois, je pense pas que la stratégie on arrête les gros et on identifie et contrôle plus ou moins les revendeur soit pertinente. Je vois les gamins baver d'envie devant leurs caisses, leur fringues alors qu'ils crachent sur celles de leurs parents qui bossent.

Ils me semble que quelques contrôles musclés et un examen détaillés de leurs revenus officiels et officieux casserait le mythe qu'ils représentent aux yeux de gamins.

Franchement, quand je vois les gendarmes passer et les jeunes se marrer, quel est donc cet exemple que nous voulons donner.

Quel message voulons nous donner à ces autres gamins du même endroit qui partent tôt le matin pour leur apprentissage ou le collège ?

Que voulons nous, à part creuser un peu plus le fossé entre les générations et les origines sociales ?

10 décembre 2011 à 16:18:46
Réponse #5

VERDUG0


Les dealers aussi travaillent.

En revanche si l'arrestation ne me semble pas etre la solution, les "controles muscles" ca fonctionne, surtout si ce sont les clients qui sont controlles: amendes, GAV, parents au post.
Y a de quoi decourager les clients.

Mais ca les flics le savent tres bien, alors pourquoi ils agissent "pas" ?
C'est un cas particulier...
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

10 décembre 2011 à 16:27:45
Réponse #6

DominicLC


En même temps, raisonner un gosse là-dessus paraît très difficile..
Entre personnes responsables (ou formatées selon une idéologie considérée comme telle  ;# ) il est évident de se dire que ce n'est pas quelque chose d'intelligent que de baver sur des Hummer et l'Iphone 4S à 600$ gagné via du trafic illégal..

Mais dans la tête d'un gosse, le discours "responsable" de ses parents ne résonne pas du tout de la même façon.. De mon vécu, on n'a qu'une vision très réduite et approximative de l'avenir, du respect etc, on est plus intéressé par des gadgets comme les téléphones ou des fringues "hypes" que par le respect de ses propres principes (si tant est qu'on en a à cet age) (je parle des 10-18 ans en général).

Bien qu'ayant été bien éduqué, je pense, dans une situation dirons-nous confortable et stable, j'ai moi-même durant mes années collèges jouer au BG branleur en volant des trucs à l'étalage avec des potes etc pour se sentir puissant.. ça n'a pas beaucoup duré, et au final je me suis remis dans le "droit chemin" sans que mes parents n'aient jamais été au courant de tout ça.

Tout ça pour dire que dans la tête d'un gosse, faire des conneries n'a pas la même image que dans celle des adultes (évident) mais surtout qu'il peut faire plein de choses sans même que ceux-ci ne soient au courant, à moins de garder un oeil constant sur son rejeton et de lui prohiber une majeure partie de sa liberté, ce qui n'est pas forcément mieux..
Donc certains font fantasmer un temps sur ces kaïds pour une courte durée, d'autres vont s'y plonger complètement, en se coupant d'un avenir disons plus "prometteur".
Là ou va se faire la différence à mon avis, c'est sur l'éducation, de base, déjà reçue par l'enfant de la part de son entourage, et ensuite, de ne pas laisser un certain laxisme s'installer (on le laisse sortir jusqu'a 19, puis 20 puis 22h puis il finit par dormir tout les WE on ne sait trop ou etc..)

Après le milieu dans lequel va évoluer l'enfant doit beaucoup jouer, l'entourage ne se résumant pas qu'aux parents mais aux amis, à l'ambiance de l'école etc, j'ai eu la chance selon moi d'évoluer dans une petite ville de province, somme toute assez tranquille, mais serais-je ce que je suis aujourd'hui si j'avais vécu en HLM en périphérie de Paris dans des quartiers "chaud" ?

C'est un facteur également à prendre en compte quand on s'installe je pense.. Je n'ai pas d'enfant, mais pour rien au monde je ne voudrais les faire grandir en cité HLM, même si je me doute que beaucoup de ceux qui vivent en HLM ne le font par par choix, simplement parce que la situation peut beaucoup plus vite m'échapper et influencer plus ou moins bien mes hypothétiques rejetons..

ATTENTION! Mes remarques sont à prendre avec beaucoup de recul, je ne désigne pas les cités HLM comme "mauvaise" mais plutôt comme "pas à MON gout" ou comme "Ne convenant pas à ma conception d'un lieu apte à l'éducation de mes gosses" . Ce message ne contient aucune notion de vérité absolue ou quoique ce soit, seulement ma vision du problème basée sur mes expériences passées, merci de ne pas déraper et de prendre du recul là-dessus ;)

10 décembre 2011 à 16:30:59
Réponse #7

Patrick


Bien qu'ayant été bien éduqué, je pense, dans une situation dirons-nous confortable et stable, j'ai moi-même durant mes années collèges jouer au BG branleur en volant des trucs à l'étalage avec des potes etc pour se sentir puissant.. ça n'a pas beaucoup duré, et au final je me suis remis dans le "droit chemin" sans que mes parents n'aient jamais été au courant de tout ça.
Qu'est-ce qui a justement fait que tu t'es remis tout seul dans un autre chemin ?

10 décembre 2011 à 18:31:27
Réponse #8

F.


En IDF il y a deux ans, grande banlieue est, une collègue s'est fait fracasser sa voiture à 50 mètres du commissariat local.

Elle va porter plainte, et là on lui explique qu'il ya des témoins, que l'auteur est identifié, mais qu'ils ne feront rien, parce que c'est un des caïds du quartier, que s'ils vont l'interpeller, ça va tourner à l'émeute et donc qu'il est hors de question de sacrifier la tranquilité du coin pour de simples dégradations matérielles.

J'habitais le quartier à l'époque : beaucoup de dealers, mais à cette exception près, ils n'emmerdaient pas les habitants (je compte pour rien l'occupation des cages d'escaliers, mais les premières fois, ça fait drôle de débouler en plein milieu d'une transaction...). Les problèmes dont j'ai eu connaissance venaient presque toujours de la clientèle.

Donc peut-être que par chez toi, la politique locale est aussi de se dire qu'à tout prendre, la situation n'est pas plus mal que si elle était pire...

Les véritables gagnants d'une ruée vers l'or sont les marchands de pioches.

10 décembre 2011 à 18:36:38
Réponse #9

DominicLC


Qu'est-ce qui a justement fait que tu t'es remis tout seul dans un autre chemin ?
Tu me poses une colle  ;D
Pour une raison ou pour une autre, j'imagine que je me suis rendu compte que jouer au branleur, ça n'avait rien de valorisant..


(PS:Pour mon avant dernier message, les cité HLM dont je parle sont considérées comme ayant les mêmes problèmes que tu rencontres, désolé pour l'amalgame douteux.)

10 décembre 2011 à 18:37:22
Réponse #10

Patrick


Elle va porter plainte, et là on lui explique qu'il ya des témoins, que l'auteur est identifié, mais qu'ils ne feront rien, parce que c'est un des caïds du quartier, que s'ils vont l'interpeller, ça va tourner à l'émeute et donc qu'il est hors de question de sacrifier la tranquilité du coin pour de simples dégradations matérielles.
Franchement déjà les dealers ne sont pas (du moins pas encore) du quartier et on est loin de la Courneuve pour ce qui est du risque d'émeute.

10 décembre 2011 à 18:39:24
Réponse #11

Patrick


Tu me poses une colle  ;D
Pour une raison ou pour une autre, j'imagine que je me suis rendu compte que jouer au branleur, ça n'avait rien de valorisant..
Donc peut-être avais tu des exemples plus valorisant ?

10 décembre 2011 à 18:44:24
Réponse #12

b@s


ce qui me désole c'est que cette passivité fait le nid de tous les extrémismes ... j'ai le souvenir du père d'un copain, militant communiste convaincu, pas anti-jeunes, que son fils a du empêcher un jour de tirer au fusil sur un groupe de branleurs qui faisait la java sous ses fenêtres, alors qu'un jour avant il leur avait demandé gentiment d'aller faire du bizness plus loin car il travaillait en équipe du matin ...

après, je ne suis pas expert, mais dans la situation que décrit Patrick, je pense que je serai très méfiant et que ça me gonflerait bien >:(

10 décembre 2011 à 18:55:26
Réponse #13

DominicLC


Donc peut-être avais tu des exemples plus valorisant ?
Hum pas vraiment, plutôt un contre-exemple..
Enfin, tout ça pour dire que c'est sans doute normal pour un gamin de faire quelques conneries dans sa vie, sans doute moins de la part de ses parents de ne pas s'en préoccuper, et surtout d'être laxiste (Je pense que la difficulté d'être parent vient entre autre du fait de savoir gérer entre autorité abusive et laxisme complet, mais bon)

Un autre problème pour moi, je pense qu'on donne de nos jours beaucoup plus de libertés aux jeunes, trop même pour leur sens des responsabilités..
Après le problème de délinquance peut aussi venir du milieu culturel: un exemple, un peu trop général certes mais néanmoins flagrant à mes yeux:
En France, un adolescent de 16-17 ans se prenant une cuite à la Vodka par semaine et fumant du shit c'est devenu monnaie courante.
Lors d'un voyage au Canada vers Toronto, j'ai beaucoup côtoyé des jeunes de 17-18 ans. La majorité là-bas est à 21 ans avec ce que cela comporte: achat et consommation d'alcool etc..
Et bien la nette impression qui s'en est dégagée pour moi était que boire une bière là-bas à 17ans, c'était limite consommer de la drogue dure ici.. les jeunes que j'y ai côtoyés semblait bien plus responsable qu'ici.. Après c'est peut-être un peu abusif de généraliser de cette façon, j'ai croisé aussi pas mal d'abrutis majeurs s'amusant a tirer sur des TV ou des bouteilles de bière avec des fusils etc (devinez qui a du nettoyer leurs conneries..  ::) )

Mais bon, en général, je pense que c'est vraiment le conditionnement (et donc l'entourage, l'environnement du jeune) qui va déterminer ce qu'il deviendra.
Après je vous livre ces points de vue de mon statut de jeune évoluant parmi d'autres jeunes ;)

10 décembre 2011 à 19:28:59
Réponse #14

Solstice


En lisant les retours sur ce fil et en comparant avec ma propre expérience, j'ai l'impression que ce sont souvent les dealers n'étant pas originaires du quartier/de la ville qui posent le plus de problème et sont le plus visibles. Les locaux sont bien mieux "intégrés". Après tout, ça me semble logique : don't shit where you eat, mais pour les "nouveaux venus", il faut aussi s'imposer et faire parler de soi. Et il y a vraisemblablement le problème de l'éducation également, mais ça été souvent souligné, je vais pas y revenir.

Je n'ai pas l'expertise d'un policier ou un gendarme, mais à vrai dire plutôt celle de l'autre coté. Pour ce qui est du fait que la gendarmerie ne semble pas se bouger, je dirais que ça dépend de pleins de facteurs : la "politique" de la gendarmerie, de ses gendarmes au niveau individuels, mais il y a également le fait qu'ils attendent peut être le bon moment. du coté de chez moi par exemple, ils attendaient d'avoir chopé le bon mec pour faire tomber un réseau au (quasi) complet, du gros bonnet au petit dealer de proximité. Quand ils l'ont finalement eu, 26 arrestations en un week end dans plusieurs villes, alors qu'avant ils ne semblaient pas se bouger beaucoup. Bref ça peut également être une action dans le temps.

En espérant avoir fait avancer le shmilblick...

10 décembre 2011 à 19:30:55
Réponse #15

Leif


le probleme pat c'est que pour l'instant ta place du quartier que  tu décris ammene plus d'avantage que d’inconvénients.

quand le ratio s'inversera , ils partiront d'eux même.

la solutions a la black dragon, vous montez un club et vous occupez la place avec force et fracas, même les gens méchants n'aiment pas rentrer chez eux blessé.

une autre solution vous remplissez tous les vides qui ont permis a cette délinquance de s'incruster.

10 décembre 2011 à 19:42:53
Réponse #16

** Serge **


une autre solution vous remplissez tous les vides qui ont permis a cette délinquance de s'incruster.

Monsieur Leif. :akhbar:



"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

10 décembre 2011 à 19:54:34
Réponse #17

éclipse


Lesquels "vides", Leif et **Serge**, svp ?
… and all that is now, and all that is gone, and all that's to come… and everything under the sun is in tune. But the sun is eclipsed by the moon.

10 décembre 2011 à 20:05:12
Réponse #18

** Serge **


Beaucoup de ces ' vides ' sont évoqués ici :

http://www.iau-idf.fr/fileadmin/Etudes/etude_550/Jeunes_en_danger_et_delinquance..._avec_signets.pdf

Document ( discutable ) pouvant être matière à débat.

Remplir les vides, pas simple. Surtout, il faut une volonté institutionnelle et sociétale de vouloir le faire.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

10 décembre 2011 à 20:29:34
Réponse #19

Pix





Choqué, j'ai finit par prendre RDV avec le Cdt de la brigade de mon domicile qui m'explique que le réseau est identifié et sous contrôle et que je ne dois pas m'inquiéter.

Cette situation, on la retrouve à l'identique dans des cités et de nombreux autres points.

Toutefois, je n'arrive pas à comprendre la stratégie visant à laisser opérer les dealers de "proximité" pour ne s’intéresser qu'aux trafiquants "grossistes". En effet, il me semble qu'en traquant impitoyablement les détaillants en contacts avec la population nous pourrions mieux éviter l'insécurité vécue par le citoyen lambda et il me semble aussi que le trafic tendrait à diminuer mécaniquement faute de revendeurs.


Je ne voudrais surtout pas déclencher de polémique politique avec les avantages comparés des uns et des autres et les promesses qui nous engageraient seuls. Pourtant nous sommes au sens étymologique en plein dans la "vie de la cité".

Je voudrais simplement l'avis des experts policiers et gendarmes spécialiste de police judiciaire et de sécurité urbaine pour comprendre comment dans un pays qui comptent un des plus fort ratio de force de police par habitant de tous les régimes démocratiques on n'arrive pas à endiguer un phénomène visible et qui pénalise directement les gens dans leur vie quotidienne.

Aussi, merci de ne pas pourrir le fil et de faire avancer la réflexion qui est sans doutes de ma part trop parcellaire.

Bonjour ce que l'on appel acheter la paix sociale on laisse faire certaines choses pour ne pas a en subir d'autres.
Je donne deux petits exemples: Un Ami proche sort de l'école de police bien classé il choisi sa place une CDI (compagnie départemental d'intervention) en RP, je me souvient encore de sa joie. Arrivée en unité INTERDICTION de patrouiller dans les "cités".
Lorsque j'étais encore en Gendarmerie il y avait deux trois mini cités ou il nous était presque interdit de patrouiller, les fois ou nous avons décidé de le faire la voiture fut caillassée ou cela donnait lieu à une interpellation pour outrage et la réponse des supérieurs "QU'EST CE QUE VOUS FOUTIEZ LA-BAS".
Et dans mon nouveau travail j'en parle même pas car la s'est politique "protection de l'électorat".
Comment en est on arrivé là?
Pour ma part la suppression du service national y est pour beaucoup. J'étais jeune et peu être que je ne voyais pas ce genre de problèmes mais il me semble que grâce à ce service bcp de jeunes ont trouvé leur voie.
Les médias aussi, de ce coté pas besoin de développer si vous analysez un peu...
Cdlt

10 décembre 2011 à 22:32:19
Réponse #20

dolgan


la solutions a la black dragon, vous montez un club et vous occupez la place avec force et fracas, même les gens méchants n'aiment pas rentrer chez eux blessé.

 :(

je crois qu'il faut préciser là. parce que ça peut être compris comme une incitation à la violence.

11 décembre 2011 à 00:35:04
Réponse #21

mrmagoo


Un bouquin sur le sujet: "The Corner, Enquête sur un marché de la drogue à ciel ouvert".de David Simons & Ed Burns  Editeur: Florent Massot.
La situation à Baltimore n'est bien sur pas comparable à celle d'Avignon, mais ça donne quand même quelques pistes de réflexions. C'est pas optimiste du tout comme lecture par contre.
 
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

11 décembre 2011 à 01:26:07
Réponse #22

Kito


Salut, un petit clin d'oeil aux connaisseurs :

http://www.youtube.com/watch?v=GOHkrZECnfs

Pour avoir vécu en cité, et vivre aujourd'hui pas bien loin d'un quartier dit "sensible", pour fréquenter le tissu social et scolaire en place actuellement, ben oui, pas de quoi être optimiste.
In girum imus nocte et consumimur igni

11 décembre 2011 à 02:13:47
Réponse #23

** Serge **


Un bouquin sur le sujet: "The Corner, Enquête sur un marché de la drogue à ciel ouvert".de David Simons & Ed Burns  Editeur: Florent Massot.
La situation à Baltimore n'est bien sur pas comparable à celle d'Avignon, mais ça donne quand même quelques pistes de réflexions. C'est pas optimiste du tout comme lecture par contre.
 

On peut également suivre le travail de ces deux auteurs, ex-policier ( Homicide) et journaliste ( chroniqueur judiciaire/policier ) de Baltimore, dans l'écriture des saisons d'une série US un peu passée inaperçue : The Wire.
Laquelle décrit la ville au-travers des prismes de la politique, des dealers, des dockers, des journalistes et des avocats/de la justice et des policiers.
Cette série a été unanimement saluée par la très haute teneur psychologique et anthropologique des scenari qui n'est pas sans rappeler le travail de Spike Lee fait sur Clockers.

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Wire
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

11 décembre 2011 à 02:41:42
Réponse #24

mrmagoo


On est en train de saloper le post de Patrick, mais l'éloquent silence en public des spécialistes à propos des questions soulevées nous donne déjà une idée de la teneur des réponses probables...
Bref, en ce qui concerne David Simons & Ed Burns ils sont aussi à l'origine de la mini série totalement désespérée "The corner" qu'on peut trouver facilement par des moyens que le droit d'auteur réprouve (et oui, on prend pénalement plus de risques en pratiquant le P2P qu'en dealant dans la rue, c'est comme ça...).
Pour qu'en France le tableau soit complet, ils nous manque encore les gangs carcéraux, qui vident l'action de la justice de son objet et les gangs de motards, qui sont encore bien loin d'avoir donner toute la mesure de leur capacité à foutre le bordel.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

 


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