Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La solitude enrichissante  (Lu 13949 fois)

10 novembre 2011 à 11:49:37
Réponse #50

Corin


Pour revenir sur l'amateur de l'OM parti dans la Sainte-Victoire (y'a pire :D), il serait intéressant de voir l'analyse d'un psychiatre sur le mécanisme de départ et le cheminement.

Sans doute, il pète un câble après des années de frustration. Comme il ne peut rien dire, il s'en va. Il franchit un interdit en se barrant de chez lui. Après, son geste va décanter et sans doute, tout de suite, retrouver la joie de vivre. Il va chercher la solution avant de pouvoir concevoir de quitter sa femme.

Ce serait intéressant d'avoir une analyse du cheminement.

A+

10 novembre 2011 à 11:52:49
Réponse #51

Mani


4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.

Salut,

J'avoue je n'avait pas penser aux monastères, mais je ne sais pas si j'arriverai a faire abstraction de tout ce que cela represente ( j'ai un gros probleme avec les religions pas avec ceux qui y croient mais avec le fondement de la chose ) et je ne sais pas si je serais aussi serein dans ce genre d'endroit que dans la nature. A méditer.

12 novembre 2011 à 17:07:30
Réponse #52

Mani


Un très bon article qui parle de l'utilité ou non de la solitude pour la connaissance de soit.

Est-ce dans la solitude qu'on prend conscience de soi ?

Mani

12 novembre 2011 à 21:33:57
Réponse #53

Rosetta


Je crois qu'on ne peut se connaître soi que si l'on a pu se confronter AUSSI à autre chose que soi. Soi tout seul, on se fantasme, on se crée une image de ce que l'on est capable de faire, ou pas, de ce que l'on peut vivre. Ce n'est que dans la confrontation avec l'autre, ou avec l'évènement, qu'on se vérifie, en quelque sorte.
La solitude me paraît essentielle pour se recentrer et mentaliser notre identité, mais cette dernière ne saurait être complète sans son expression à l'extérieur de soi.
Hum... je sais pas si je suis très claire là  ;#
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

12 novembre 2011 à 21:39:23
Réponse #54

VieuxMora


Si Rosetta,

C'est comme pour être conscient de son appartenance à une culture, il faut avoir été confronté à d'autres cultures.

Nous avons tous des zones aveugles, comme des angles morts en voiture.
Seuls les autres peuvent nous permettre de les voir.

Idem le travail à la vidéo...

Vaste sujet.

13 novembre 2011 à 09:46:31
Réponse #55

Patrick


Il me semble par ailleurs qu'on peut être profondément seul au milieu d'une foule et se sentir connecté avec tous au sommet d'une montagne ou au milieu d'une forêt. Mais, comme le dit Rosetta attention à la solitude fuite qui masque la peur de l'altérité. Je lui préfère la solitude "recharge de batterie". Les autres ce n'est pas l'enfer, c'est la vie, avec tout ce que ça comporte de miel et de fiel.

13 novembre 2011 à 11:59:27
Réponse #56

dolgan


Exactement patrick, on peut se sentir seul au milieu de la foule. Je m'en suis pris une pleine bouffée hier. Ça fait du bien.

Mais je doute d'en etre capable dans un environement familier. Ça peut se travailler. Mais perso, je suis inapte a toute forme de meditation volontaire que j'ai pu tester.

Citer
aller dans la nature est un choix frequent.
Ici oui.
pour d'autres, ce sera ramstein a fond dans les oreilles pendant une heure, ou une sceance de tai chi sur le toit de l'immeuble.
et la definition de nature sauvage est pas la meme chez tous les individus. La ou certains voient un lieu de nature ou se ressourcer, je voie du beton et du goudron salopant un endroit qui fut sans doute magnifique.

-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )
Absolument pas.
des risques que je maitrise pas il y en a des dizaines dès que je sort de mon lit. C'est pas mieux dans la verte. Ceux qui pretendront maitriser tous les risques dans la verte sont soit des menteurs, soit des abrutis. Tu essaies de tendre vers un risque zero, mais tu sais que tu l'atteindra jamais.
ça n'a jamais empeché personne de se sentir serein en pleine nature, meme en etant conscient des risques qui l'entoure. Une fois que tu as accepté les risques que tu as pris, tu peux atteindre cette quietude je pense.
Ça c'est pour les risques connus. Alors pour les risques inconnus, je vois pas comment ça peut perturber quelqu'un.

13 novembre 2011 à 12:10:10
Réponse #57

Patrick


des risques que je maitrise pas il y en a des dizaines dès que je sort de mon lit. C'est pas mieux dans la verte. Ceux qui pretendront maitriser tous les risques dans la verte sont soit des menteurs, soit des abrutis. Tu essaies de tendre vers un risque zero, mais tu sais que tu l'atteindra jamais.
ça n'a jamais empeché personne de se sentir serein en pleine nature, meme en etant conscient des risques qui l'entoure. Une fois que tu as accepté les risques que tu as pris, tu peux atteindre cette quietude je pense.
Ça c'est pour les risques connus. Alors pour les risques inconnus, je vois pas comment ça peut perturber quelqu'un.
Je suis un fervent partisan de l'analyse et de la prévention des risques, car ça permet contrairement à ce que croient certains d'arrêter de psychoter et trembler en permanence alors que le dénie on se le prend souvent en pleine poire (voire ailleurs).

On sait qu'il y a un risque, on prend des mesures acceptables et simples et on profite néanmoins de ses loisirs.

On va de toutes façons mourir autant que ça soit après avoir vécu.

Ce qui ne veut pas dire se balader partout avec un air de ravi et faire n'importe quoi sans réfléchir (cf : les 3 secondes et la connerie).

N'en déplaise aussi à certains fainéants irresponsables prompt à taxer la prévention de paranoïa (mais que surtout il faut pas en parler que rien que ça pourrait attirer le malheur alors que rester la tronche dans le sable et cul exposé est un bon mode de prévention) on peut même être en parfaite harmonie avec des situations et des gens cools et ne pas perdre de vue que les situations et les ceusses moins cool pourraient survenir.

Moi j'appelle ça un état d'esprit éveillé.

13 novembre 2011 à 12:47:44
Réponse #58

VieuxMora


@ Dolgan

Je comprends ta réaction si tu penses que je souhaite tendre vers un risque zéro.
Ce n'est pas mon cas, j'ai fait pas mal de choses dans ma vie que ma mère ou mes proches n'approuvaient pas forcément.
Et je continue.
Mon capital chance a été sérieusement écorné, mais mon capital expérience s'est enrichi.

Pour faire simple et prendre quelques exemples de risques connus donc maîtrisables:
-Traverser un torrent froid avec l'eau à mi-cuisse en se disant que l'on sait nager et que de toute façon çà passera
-Traverser un glacier sous une zone de séracs etc.
Mais aussi
-Construire une maison sur un terrain inondable mais qui a été loti

Les enjeux de ces risques sont différents et la durée d'exposition n'est pas la même.

Ce que j'appelle un risque inconnu c'est s'engager sans avoir de possibilité de retour, sans avoir un minimum envisagé les conséquences.
exemple le jeune chat qui grimpe dans un arbre et ne sait pas redescendre.
Ou se jeter volontairement dans la gueule du loup (faire des choses stupides, avec des gens stupides, au mauvais endroit)

Se prendre un météorite sur la tête n'est pas pour moi un risque mais plutôt le destin  :-[

Et enfin, quand je me couche, j'essaye de ne pas mettre d'obstacles entre mon lit et la porte de ma chambre, si je devais me lever rapidement sans lumière au milieu de la nuit.  ;)
Les accidents domestiques tuent 5 fois plus que la route...



13 novembre 2011 à 14:09:39
Réponse #59

F.


Un truc qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps...

Dans le monde professionnel, on évalue le risque en fonction de sa probabilité de réalisation et de la gravité des conséquences de sa réalisation. un risque de gravité faible mais à probabilité haiute sera traité, idem pour un rique à proba faible mais gravité haute.

On en arrive à l'idée de n'ignorer aucun type de risque.
Sur le principe, c'est excellent, mais...

Au taf, nous avons rempli notre document unique de prévention des risques il y a quelques mois. Dans mon service, cela nous a pris une bonne demii-e journée. nous nous sommes appliqués pour les quelques risques qui faisaient sens pour nous (en fonction de notre vécu professionnel et personnel). pour tous les autres, nous avons renseigné au petit bonheur la chance. Pas par mauvaises volonté, mais parce que ces risques étaient si statistiquement improbables qu'ils ne faisaient pas sens pour nous, ils ne faisaient pas partie de notre réalité.

Au final, pour toute la structure, l'acmo se retrouve avec un pavé boursouflé de 450 occurences, qui recence tous les risques imaginables et assez de mesures de prévention pour éradiquer la faim dans le monde si seulement ça se mangeait.
Il ne pourra rien en faire, parce qu'il n'a pas les moyens de traiter et mettre en oeuvre une masse pareille.

Même s'il en avait les moyen, au final, on se retrouverait avec un système sécuritaire hypertrophié et complètement inefficace, parce qu'aucun de ses acteurs ne ressentirait la nécessité de l'infinité de mesures contraignantes que ce système imposerait.

Voila où je veux en venir : si on veut un système sécuritaire global efficace, il faut que ceux qui le mettront en oeuvre au quotidien en ressentent la nécessité. Pour cela, il faut se concentrer sur les risques qui sont ressentis comme faisant partie de la réalité des dis acteurs. Cela n'exclue pas de communiquer pour augmenter leur perception sur des risques dont ils n'avaient pas conscience jusque là, mais l'être humain detestant se remettre en question, les résultats de ce trype de démarche resteront marginaux.

Donc au final, on se retrouve avec un sytème réduit, donc limité par rapport à l'ensemble des risques, mais qui fonctionnera réellement, versus un système exhaustif, mais que les acteurs ne mettront que partiellement, voir pas du tout en oeuvre.

A mon avis, un système limité mais effectif sera plus efficace pour l'amélioration de la sécurité globale qu'un système exhaustif mais partiellement appliqué.
Les véritables gagnants d'une ruée vers l'or sont les marchands de pioches.

13 novembre 2011 à 14:14:58
Réponse #60

VERDUG0


Patrick n'a pas dis qu'il fallait rester chez soi, mais simplement qu'il ne faut pas ignorer le risque. Aussi simple que ca...

Ensuite les gars, c'est bien beau de dire que la nature est safe, mais c'est faux.
Tout est relatif, relativisez vos propos...
Peut etre qu'en France metropo, ou dans votre coin c'est le cas, mais dans ce cas faudrait preciser.

Des morts en jungle Guyannaise c'est courant!! Et la Guyane c'est un departement Francais...
Entre les rodeurs et les orpailleurs... Et je parle pas des predateurs humains.

Des gens qui parlent Francais (donc qui sont susceptible de VOUS lire) il y en a un peu partout, CA c'est un vrai risque, la desinformation est dangereuse, et c'est dommage d'en voir autant sur des sujets aussi importants.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

13 novembre 2011 à 18:16:04
Réponse #61

maritho


" Des gens qui parlent Francais (donc qui sont susceptible de VOUS lire) il y en a un peu partout, CA c'est un vrai risque, la desinformation est dangereuse, et c'est dommage d'en voir autant sur des sujets aussi importants." excuse moi Verdugo mais pourrais tu préciser ta pensée, je ne comprend pas.

13 novembre 2011 à 18:29:03
Réponse #62

Patrick


Au taf, nous avons rempli notre document unique de prévention des risques il y a quelques mois. Dans mon service, cela nous a pris une bonne demii-e journée. nous nous sommes appliqués pour les quelques risques qui faisaient sens pour nous (en fonction de notre vécu professionnel et personnel). pour tous les autres, nous avons renseigné au petit bonheur la chance. Pas par mauvaises volonté, mais parce que ces risques étaient si statistiquement improbables qu'ils ne faisaient pas sens pour nous, ils ne faisaient pas partie de notre réalité.

Au final, pour toute la structure, l'acmo se retrouve avec un pavé boursouflé de 450 occurences, qui recence tous les risques imaginables et assez de mesures de prévention pour éradiquer la faim dans le monde si seulement ça se mangeait.
Il ne pourra rien en faire, parce qu'il n'a pas les moyens de traiter et mettre en oeuvre une masse pareille.

Même s'il en avait les moyen, au final, on se retrouverait avec un système sécuritaire hypertrophié et complètement inefficace, parce qu'aucun de ses acteurs ne ressentirait la nécessité de l'infinité de mesures contraignantes que ce système imposerait.
Je crois que la méthode employée par ton ACMO a été plutôt légère. Dans un groupe de travail en charge d'évaluer les risques, le fonctionnel sécurité (en l'occurence ton ACMO) et le CHS (ou CHSCT hors fonction publique)guide la méthodologie de travail en fonction d'un canevas et d'un ratio fréquence/gravité.

Par ailleurs le DUEvRP doit analyser les risques, lister les moyens mis en oeuvre ou à mettre en œuvre dans le carde d'un plan d'action intégré au Document. S'il y a plan d'action ça veut dire qu'il est budgété, s'il n'y a rien, c'est à l'employeur de se débrouiller.

Ou alors ça veut dire que le DU a été mal fait.

15 novembre 2011 à 11:53:25
Réponse #63

Mani


En tant qu'amateur inconsidéré du poser de hamac en pleine nature, je ne peux qu'aller dans le sens de tout ce qui est dit et je trouve de la pertinence à la plupart des posts:

1. se poser en pleine nature, et en particulier, expérimenter l'immobilisme et le silence pour voir la faune revenir, ainsi que passer la nuit, est une expérience très enrichissante.

2. la solitude est une expérience de connaissance de soi.

3. l'éloignement est nécessaire: à moins d'une demi-heure de marche, on est dans la zone d'interaction avec les autres activités ou prédateurs. Comme l'a dit Vieux Mora, c'est souvent à proximité des habitations, en sortie d'agglomération, en lisière de forêt que les conneries peuvent se produire. Elles sont rares, comme le dit Bison, mais ne doivent pas être totalement exclues, comme le dit Patrick. C'est aussi que les bruits portent loin. C'est plus agréable de ne pas être parasité.

4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.

Salut, c'est justement la que je voulais en venir, être silencieux, immobile et attentif a ce qui se passe autour de nous, se fondre dans la nature pour en observer toute la beauté et en saisir toutes les nuances, observer le comportement des animaux et des végétaux ( qui ne font rien par hasard ), essayer de comprendre le véritable sens de la vie et ensuite adapter ces comportement a notre propre vie. Pour ma part cela me grandit un peu plus a chaque fois, j'ai l'impression de ramener un petit bout de sagesse a chaque fois que je reviens d'un trip nature.

Rosetta
Citer
Je crois qu'on ne peut se connaître soi que si l'on a pu se confronter AUSSI à autre chose que soi. Soi tout seul, on se fantasme, on se crée une image de ce que l'on est capable de faire, ou pas, de ce que l'on peut vivre. Ce n'est que dans la confrontation avec l'autre, ou avec l'évènement, qu'on se vérifie, en quelque sorte.
La solitude me paraît essentielle pour se recentrer et mentaliser notre identité, mais cette dernière ne saurait être complète sans son expression à l'extérieur de soi.
Hum... je sais pas si je suis très claire là

Entierement de ton avis Rosetta, il faut etre confronter a plusieurs envirronements, a plusieurs experiences. Sans ca on ne serait pas complet. La solitude dans la nature en plus de nous ouvrir les yeux sur nous et sur ce qu'il se passe autour de nous, nous fais prendre un certain recul sur la vie que l'on mene tout les jours et cela ne peut etre que bénéfique pour notre vie mais on se doit d'être confronter a d'autre choses pour mettre en pratique nos réflexions et ainsi continuer a évoluer et a nous enrichir.

Mani

20 novembre 2011 à 16:47:04
Réponse #64

Mani


Salut,

Voila quelques citations qui m'ont fait réfléchir sur la " solitude enrichissante " en espérant que cela vous inspire autant que moi  :)

« La solitude vivifie ; l'isolement tue. » Joseph Roux
« Le prix de la liberté, c'est la solitude. » Hervé Godec
« La solitude est bonne pour les calmes, pour les forts. » Laure Conan, Extrait d’ Angéline de Montbrun
« Il est peu de plaies morales que la solitude ne guérisse. » Honoré de Balzac, Madame de la Chanterie
« Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel. » Camille Belguise, Echos du silence
« La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes. » Khalil Gibran
« La solitude a deux facettes. Volontaire, elle élève et purifie. Obligatoire, elle étouffe et détruit. » Francine Ouellette, Les ailes du destin

Mani

22 novembre 2011 à 21:32:14
Réponse #65

Corin


L'expérience à laquelle il est facile de se livrer, c'est de se poser quelque part dans une forêt, si possible avec de la vue, et d'attendre en silence, sans bouger.
Il ne faut pas très longtemps pour voir la nature reprendre ses droits et les animaux revenir. C'est un spectacle dont nous perdons l'habitude.

A+

23 novembre 2011 à 09:17:40
Réponse #66

Mani


@Corin
Effectivement c'est le meilleur moyen de voir ce que la nature nous offre, rester silencieux, immobile, presque invisible. C'est une technique de chasse qui a fait ces preuves et qu' on peut transposer a l'observation ( je l utilise en chasse sous marine " agachon "). Dans des moments comme ça je me dis qu'il est possible de vivre en harmonie avec la nature sans pour autant tout chambouler de par notre présence et ainsi revenir petit a petit vers un mode de vie qu' on a oublier mais qui est a mon avis encrer en nous quelque part, il suffit juste de se replonger dans cet environnement pour se rendre compte qu' on en a les capacités.

Mani

09 décembre 2011 à 09:45:51
Réponse #67

Mani


Un petit texte intéressant écrit par Jacques Mercier sur son blog

Etre avec soi-même

" C’est sans doute un de mes premiers souvenirs forts : une fin de dimanche après-midi, la visite familiale chez ma grand-mère se termine mais les adultes continuent à parler. J’ai déjà endossé mon manteau et j’attends, puis je m’installe sur le fauteuil à haut dossier dans le coin de la pièce et j’enfouis ma tête dans les coussins. Je me retrouve dans une “sorte” de silence, les bruits sont diffus, dans un autre monde, le mien. Je rentre en moi et j’essaie de faire le point : où suis-je dans l’univers, qu’est-ce que j’y fais, etc. C’était une solitude enrichissante, sans peur d’être confronté à ma vérité. De bien d’autres façons, j’ai retrouvé tout au cours de ma vie cette confrontation, au moyen de l’écriture, par exemple. Tenter, au milieu du mouvement de la vie, un arrêt sur image/vie ! En écrivant ces phrases ce matin, je me demande si je ne rechercherais pas tous ces moments qui m’ont aidé et voir quel fil les relie ! Notre existence doit être, je pense, le point d’équilibre entre soi, sa solitude, et les autres, les liens, par l’amour."

Source: JacquesMercier Blog - Continuons de dialoguer!

Mani

09 décembre 2011 à 13:11:15
Réponse #68

** Serge **


                         

There's a lot of craziness going on in the world right now, ... I have a real sense of foreboding, of watching something gather that's heading our way, and so I just check my gear and my networks, and settle back with a cup of coffee and watch the sky...guess I'll know one way or the other soon enough.

Marcus Wynne
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

09 décembre 2011 à 16:10:41
Réponse #69

Mani


Salut,

L’isolement, c’est...
La peur des autres, l’ennui éprouvé parce qu’on est seul avec soi-même.
Une protection contre toute intrusion de l’extérieur.
Le désarroi et la confusion de son monde intérieur.
Les ruminations et le verbiage intérieurs.
L’angoisse devant sa fragilité et la peur d’être de nouveau rejeté.
Se fermer aux autres par crainte d’être agressé.
Des moments d’agitation intérieure.

La solitude, c’est...
Le retrait sur soi, pour être plus présent avec soi-même.
Le besoin de se recueillir pour se faire de la place.
Rechercher la paix entre ses différents « moi ».
Le silence intérieur fait de Présence.
Accepter sa vulnérabilité et reconnaître que l’on peut dépendre des autres.
L’intimité avec soi-même qui permet de s’ouvrir aux autres.
L’harmonie des diverses parties de soi.


Jean Monbourquette, " Aimer, perdre, grandir "

Je ne connaissais pas mais je trouve que c'est très bien ecrit...

Mani



 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //