Un truc qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps...
Dans le monde professionnel, on évalue le risque en fonction de sa probabilité de réalisation et de la gravité des conséquences de sa réalisation. un risque de gravité faible mais à probabilité haiute sera traité, idem pour un rique à proba faible mais gravité haute.
On en arrive à l'idée de n'ignorer aucun type de risque.
Sur le principe, c'est excellent, mais...
Au taf, nous avons rempli notre document unique de prévention des risques il y a quelques mois. Dans mon service, cela nous a pris une bonne demii-e journée. nous nous sommes appliqués pour les quelques risques qui faisaient sens pour nous (en fonction de notre vécu professionnel et personnel). pour tous les autres, nous avons renseigné au petit bonheur la chance. Pas par mauvaises volonté, mais parce que ces risques étaient si statistiquement improbables qu'ils ne faisaient pas sens pour nous, ils ne faisaient pas partie de notre réalité.
Au final, pour toute la structure, l'acmo se retrouve avec un pavé boursouflé de 450 occurences, qui recence tous les risques imaginables et assez de mesures de prévention pour éradiquer la faim dans le monde si seulement ça se mangeait.
Il ne pourra rien en faire, parce qu'il n'a pas les moyens de traiter et mettre en oeuvre une masse pareille.
Même s'il en avait les moyen, au final, on se retrouverait avec un système sécuritaire hypertrophié et complètement inefficace, parce qu'aucun de ses acteurs ne ressentirait la nécessité de l'infinité de mesures contraignantes que ce système imposerait.
Voila où je veux en venir : si on veut un système sécuritaire global efficace, il faut que ceux qui le mettront en oeuvre au quotidien en ressentent la nécessité. Pour cela, il faut se concentrer sur les risques qui sont ressentis comme faisant partie de la réalité des dis acteurs. Cela n'exclue pas de communiquer pour augmenter leur perception sur des risques dont ils n'avaient pas conscience jusque là, mais l'être humain detestant se remettre en question, les résultats de ce trype de démarche resteront marginaux.
Donc au final, on se retrouve avec un sytème réduit, donc limité par rapport à l'ensemble des risques, mais qui fonctionnera réellement, versus un système exhaustif, mais que les acteurs ne mettront que partiellement, voir pas du tout en oeuvre.
A mon avis, un système limité mais effectif sera plus efficace pour l'amélioration de la sécurité globale qu'un système exhaustif mais partiellement appliqué.