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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La solitude enrichissante  (Lu 13951 fois)

08 novembre 2011 à 21:27:19
Réponse #25

Anke


Hmmm... La solitude enrichissante...
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...
L'introspection ne nécessite pas forcément la "coupure" physique avec le monde des "humains". Certes, le silence, le vent dans les branches des arbres, le bruit de vagues, sont autant de moyens, de vecteurs qui peuvent aider à cette introspection.
La reflexion sur soi-même, sur ce que l'on est profondément, nécessite un Travail, une approche sans condescendance, sans faux-fuyants, sans excuses ou justifications de quelque ordre qu'elles puissent être.
Je crois qu'il est difficile d'être honnète avec soi-même.
Les méandres de notre psyché sont complexes, et il n'est pas rare de se retrouver "prisonnier", englué dans des spirales mentales qui ne peuvent déboucher que sur des sentiments mélancoliques, de la peine, voire du desespoir, ou au moins une espèce "d'anesthésie" de la possiblité de ressentir les choses ou encore pire, de fuir les réalités. C'est ce qu'il me plait d'appeler le "repli sur soi-même". A ce stade, la déshumanisation est proche. C'est un piège terrible, car cela même à la solitude extrème, absolue..; et là, c'est la mort...
La solitude "utile" est pour moi cet espèce d'état d'âme qui me permet d'envisager mon environnement, ma vie en état de conscience.( càd que cet état me permet de "mesurer", d'apprècier, de remarquer, le tout fait au calme).
Ma solitude ne sert en fait qu'à m'aider non seulement à me recentrer sue ce que je suis, bien evidemment, mais aussi et j'allai dire surtout... à reconstruire, à ....envisager l'autre... avec peut-être plus de "paix" en moi.

08 novembre 2011 à 21:57:55
Réponse #26

Bison


Revenat sur le HS des peurs de Rosetta ...
Finalement tout ceci relève de la saine gestion des risques de la vie.

Si je me prive d'un plaisir, d'une joie, d'un bonheur, parce que il y a un risque insignifiant inhérent à cela, je me priverai de tout :  il y a toujours un risque. Les risques insignifiants, ce n'est pas les risques nuls, ok. Ce sont les risques que l'on peut, que l'on doit (?) considérer comme nuls. Histoire de se simplifier la vie. Parce qu'il y a d'autres priorités!

Prendre le train? Il y a un risque réel, mais insignifiant. Rien ne sert d'angoisser quand on prend un train.
Une saine gestion de ce risque, c'est de ne pas y penser, de faire comme s'il n'existait pas, de le considérer, dans la vie journalière, comme "nul". Certainement pas de prendre la voiture, hein ...

Le bon sens veut que l'on établisse une priorité au niveau de la prévention de ces risques, et que l'on établisse un bilan risque<> bénéfice.

Encore faut-il "gérer" en connaissance de cause.

Pas sur les craintes induites par les histoires "à faire peur", ni par celles distillées chaque jour par les média - et qui nous influencent bien plus que l'on ne voudrait l'admettre.

N'en déplaise, les outils statistiques sont les premiers outils utiles, parce que les stat, c'est vraiment une bonne approximation des probabilités. Surtout quand on se donne la peine de "raisonner juste".

Mais raisonner sur les stat, ce n'est pas raisonner sur les cas particuliers ...
C'est même s'interdire de raisonner sur les cas particuliers.
(Sauf bien entendu qu'il y a tout lieu d'analyser les cas particuliers, pour en apprendre quelque chose.)

Et cela peut effectivement s'avérer difficile, quand on est touché de près ...

Il y a eu une catastrophe ferroviaire, il y a un an en Belgique.
Quelques personnes de ma commune y ont laissé la vie.
C'était un train que mon fils aurait pu prendre.
Evidemment que cela donne froid dans le dos!

Mais cela n'invalide pas les statistiques :  le train reste un moyen de transport sûr, même en Belgique.
Il faut savoir taire ses angoisses, même quand le sang s'étale en première page des journaux, écrits et télévisés, pendant une semaine, du matin au soir.

Bref, que l'on fournisse les stats nationales des bivouacs en solo au fond des bois, qui ont mal tourné. Cela sera un bon point de départ.

Bon, évidemment, je ne crois pas que l'on puisse en trouver.
Reste les stats "d'échantillon".
Aucune embrouille parmi mes connaissances.
Aucune embrouille relatée sur RL, où il y a quand même un bon nombre de randonneurs et même de randonneuses en solo.
Aucune embrouille relatée sur C2C, ni, si je ne m'abuse par ici - et pourtant, on a, et on a eu au moins un sacré numéro, question chercheuse d'embrouilles ...

Me rappelle une discussion entre mecs un tant soit peu machos et d'autres plus cool (ouais, j'étais parmi les cool), à propos d'une randonneuse qui allait entreprendre la HRP en solo. Elle l'a faite sa HRP, d'une traite, en solo, et en autonomie partielle (caches ravitos). Quelque temps après elle finalisait son brevet d'A.M. et aujourd'hui elle fait aussi du parapente.

Ce petit bout de femme, j'ai eu l'occasion de la rencontrer par la suite.
Ce n'est pas une "trompe-la-mort", pas le genre à prendre des risques inconsidérés.
Elle est devenue une vraie pro de la montagne.
Mais elle ne se prend pas la tête, tout simplement.
_________________________

Fin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques  ;#
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 novembre 2011 à 07:13:40
Réponse #27

Patrick


Le bon sens veut que l'on établisse une priorité au niveau de la prévention de ces risques, eFin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques  ;#
Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.

09 novembre 2011 à 09:09:40
Réponse #28

Mani


Citer
Fin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques

Arfff il suffit de changer le titre du post LOL  :D

09 novembre 2011 à 09:42:03
Réponse #29

Karto


Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.

Salut :)

Dans ce cas là, concrètement, tu proposes quoi ? En quoi est-ce que Bison ne réduit pas le risque ou ne mitige pas les conséquences ?

09 novembre 2011 à 10:03:21
Réponse #30

kovaks


Si tel était le cas j'aurais du mal a qualifier de "saine" ton approche. Dommage qu'on ne fasse pas pour les loisirs ce que toute entreprise se doit de faire pour ses salariés, analyser les risques, les éliminer à la source si possible ou les gérer. Les nier jamais. Et un risque d'une fréquence rare mais d'une gravité importante sera quand même traité, pas nié.

Je n'ai pas l'impression à la lecture de Bison qu'il nie ces risques, il parle juste de probabilités pour un souci donné. Quand on voit justement, dans les entreprises, le fric dédié à la prévention de risques hautement improbables et justement dûs à la *s*onnerie d'un ramolli du bulbe, ça m'agace. De toute façon, il est IMPOSSIBLE de faire un système à l'abri des abrutis. Les abrutis sont bien trop ingénieux. Quand je sors de ma cave, dehors, je *peux* prendre une météorite sur l'occiput. Peu probable, mais possible. J'ai un casque en Spectra sur le bureau, je le mets jamais. Bon, je charrie, mais je suis Bison quand il dit qu'il faut faire avec les risques les plus "probables", sinon on reste en position catatonique dans son lit. Tout est question de juste milieu. Ne pas faire l'autruche, et ne pas non plus être speedé. Zen, quoi...

09 novembre 2011 à 11:14:41
Réponse #31

Karto


Quand on voit justement, dans les entreprises, le fric dédié à la prévention de risques hautement improbables et justement dûs à la *s*onnerie d'un ramolli du bulbe, ça m'agace.

Le but n'est pas de s'inspirer des mauvaises pratiques ;) La gestion du risque dans la plupart des boîtes françaises me laisse un sentiment à mi-chemin entre l'abattement et la crise de rire.
Et si un ramolli du bulbe peut faire des dégâts, alors il faut en tenir compte. Malheureusement.

Sur le fond, Patrick a raison. Ce qu'on ne partage pas, par contre, c'est l'évaluation du risque et des mesures pour le gérer.

09 novembre 2011 à 11:50:34
Réponse #32

Sieg


 Pour avoir déjà pas mal abordé ce sujet avec Patrick par le passé mon point de vu est déjà bien connu et se situt clairement du côté de bison. C'est un sujet qui me tient à coeur.

 Jvais pas me lancer dans du tartinage donc vais essayer d'être concis.

 -Déjà quand il s'agit de faire fi des risques jugés "nuls" ( à la volée comme ça un cas sur 100 000 ) il ne s'agit pas de dire qu'ils sont impossibles, qu'ils n'existent pas. C'est un choix de non prise en compte, de se dire que même si l'existence de ces risque est réelle, leur probabilité est tellement faible que je peux partir du principe que je ne les rencontrerais pas.  

 -Patrick m'a souvent dit que le principe de la SP c'était d'appréhender tous les risques sans tomber dans la paranoïa ( chose que je considérais jusqu'alors). Je veux bien l'admettre, et je pense sincèrement que toi Patrick ( et d'autres ) tu parviennes à mener  une vie totalement équilibrée et heureuse en ayant à l'esprit cette omniprésence du risque. J'ai pas mal réfléchi à ça et plus ça va plus je me dis que c'est quelque chose qui n'est pas à la portée de tout le monde. Moi perso si j'envisage tous les risques existants ( mais extrêmement peu probables) dans toutes mes activités...bah je stress. Alors je ferais surement toujours des choses mais avec ce stress et cet esprit focalisé sur tout ce qui pourrait m'arriver SI, tout le temps.  Autant dire que le plaisir en prendrais un coup.

 -L'application de la politique interne d'une entreprise en matière de sécurité transposée aux loisirs. Dans la continuité de ce que j'ai dit au dessus c'est pour moi impensable, ce genre de politique se fait sur une base de recul constant, de pragmatisme et de rationalité total. Je ne voudrais en aucun cas que l'ensemble de mes loisirs soit régit par ça, j'ai trop besoin de légèreté, de lacher prise, de laisser aller, d'improvisation et surtout d'inconnu !!

 - Même si des cas contraires et douloureux existent, les stats gardent une pertinence énorme dans le calcul coût/bénéfice que chacun fait rapidement tous les jours : plus le degré d'occurrence d'un évènement est faible, plus le temps qu'on investira pour le prévenir se révèlera coûteux. Le tout est finalement d'être bien renseigné sur les possiblités qu'un évènement X se produise, pour pouvoir faire son choix.


 Alors est ce qu'on pourrait se servir de cette réflexion sur la perception et la gestion des risques pour prolonger des vies ?

 Selon moi oui. Car je pense que cette volonté d'adopter un comportement afin de prolonger sa vie ( et celle des autres ) pourra germer bien plus facilement dans l'esprit d'un individu qui n'aura pas l'impression d'y sacrifier une partie de sa vie. En revoyant ce paradigme voulant que "les stats ne doivent pas être considérés et tous les risques doivent être pris en compte, il y a des chances non négligeables que des choses graves vous arrive n'importe où" qui est à mon sens générateur de stress et donc de rejet, on pourrait diffuser plus largement des principes de bases et efficaces.

 Finalement vous avez ( dans une certaine mesure ) fait ce choix pour le nom ACDS. Transformer l'image d'une méthode afin qu'elle soit réceptionnée positivement par d'avantage de personnes et donc améliorer la diffusion de son contenu.

 Je ne suis pas du tout expert du domaine de la survie, j'ai pas de légitimité pour proposer des solutions qu'on soit d'accords hein. Mais mon simple avis est qu'il faut se poser la question :

 Un enseignement de pratique "dur" et extrêmement approfondie voir contraignant pour une poignée, ou quelque chose de toujours aussi pertinent et efficace mais d'avantage vulgarisé, moins contraignant, et diffusé à une échelle infiniment plus vaste.  Qu'est ce qui au final prolongera le plus la VIE ?

 Au passage la recherche et la tenue de formations complexes et approfondies pour les pros du secteur serait évidemment toujours de la partie.

« Modifié: 09 novembre 2011 à 11:55:37 par Sieg »

09 novembre 2011 à 14:02:32
Réponse #33

Rosetta


Je ne veux pas ajouter une digression complémentaire ou polluer le fil de Mani13 (désolée par avance), mais dans le HS je voulais apporter quelques précisions par rapport à ce que j'avais en tête (pas dit que ça mérite d'ouvrir un nouveau fil donc je réponds ici, si les modérateurs estiment que ça n'a rien à y faire, virez ou dites moi, je ferai un nouveau sujet).
Le truc qui a fait tilt dans la tête de plusieurs c'est le "j'aimerais parfois ou même souvent être un mec et ne rien craindre du tout, savoir me défendre, pouvoir faire mes petits trucs perso, mes petites virées, sans risquer gros...".
J'aurais dû développer, mais ça ne me paraissait pas être le sujet du fil.

Précisions donc : il ne s'agit pas de peurs irraisonnées et de parano, et cela ne me cloue pas pour autant chez moi. Je ne regarde pas particulièrement la télé (peu de chaînes trouvent grâce à mes yeux) et ne suis pas pétrifiée à l'idée d'aller me balader ou bivouaquer seule, MAIS
- depuis que je suis maman, j'ai une responsabilité qui me contraint à éviter autant que faire se peut les situations qui peuvent mettre en péril autant mon corps que mon psychisme, aussi je pèse les risques différemment, et travaille à les minimiser.
- je crois sincèrement que le risque est différent pour une femme, et je préfère le prendre en compte.

1 : minimiser les risques quand je pars seule (et ça ne concerne pas que la pleine nature) pour moi ça veut dire (en plus du fait de me munir du matériel adéquat et de ma tête  = conscience du potentiel danger):
- être invisible le plus possible et effectivement vérifier que je ne suis pas suivie
- prévenir (mon frère en général) du périmètre dans lequel je compte me rendre et de la durée de l'escapade (je l'appelle dès expiration du délai pour lever la "vigilance" ou prolonger le délai)
- en projet : des cours de self défense

2 : l'inégalité face au risque réside à mon sens dans le caractère potentiellement sexuel de l'agression. Un mec ne craint pas RIEN, il a simplement beaucoup moins voire peu de chances de subir ce type d'attaque. On pourra me dire que toute agression sexuelle ne débouche pas forcément sur une atteinte à la vie (physique), mais cela débouche TOUJOURS sur une perturbation du psychisme. Un exemple, par ici, des agressions de ramasseuses de champignon ont déjà eu lieu. Vous-mêmes les mecs, sondez un peu les filles de votre entourage, vous verrez qu'il n'est pas rare que ce type d'agression ce produise, sans aller forcément jusqu'au viol (et pas forcément chez des filles dont le string dépasse du pantalon)....

(j'aurais bien mis tout ça en spoiler, mais il semble que le forum n'offre pas cette possibilité)
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

09 novembre 2011 à 15:10:46
Réponse #34

Mani


Citer
Je ne veux pas ajouter une digression complémentaire ou polluer le fil de Mani13 (désolée par avance)

Oh, la pollution tu sais y' en a partout aujourd'hui, un peu plus ou un peu moins lol  :)

Non je déconne, tant que cela apporte de l'info, provoque des discutions et " enrichit " le forum c'est cool non?

09 novembre 2011 à 15:54:59
Réponse #35

Karma


Je sais que ça ne se fait pas mais je vais m'auto-citer, le dernier livre de Tesson et juste dans le sujet ! http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,289.380.html

09 novembre 2011 à 16:02:11
Réponse #36

DavidManise


 Alors est ce qu'on pourrait se servir de cette réflexion sur la perception et la gestion des risques pour prolonger des vies ?

[/quote]

Bien entendu.  C'est même la BASE de toute chose en survie.

Je commence le cours fondamentaux quasiment par ça, d'ailleurs ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

09 novembre 2011 à 16:58:55
Réponse #37

Bison


Bien d'accord avec toi Rosetta.

Ma remarque "tu regardes trop la télé" était à prendre avec humour évidemment.

Pourtant, il est vrai que nous sommes tous, insidieusemnt, affectés par les médias, et par leur propension à exposer les mauvaises nouvelles. Faut se lever tôt pour trouver une bonne nouvelle dans les médias généralistes!

Et avant les médias modernes, il y avait le cinéma, les légendes ...

Le simple bonheur, la non-aventure, la non-violence ... n'ont jamais été des thèmes vendeurs!
Il faut du drame, et il faut des mecs costauds pour protéger les pauvres et si fragiles héroïnes ...
Tout cela construit un subconscient collectif.
(Je pourrais vraiment disserter sur le sujet pendant longtemps!)

Mon intervention portait sur le "c'est dangereux", en parlant du bivouac solo au fond des bois, pour une fille.

Pas besoin de faire un dessin pour comprendre qu'une fille possède, en tant que proie, un attrait supplémentaire.
Mais elle a aussi des atouts à jouer, dans certains cas d'embrouille moins dramatiques.
Bien des hommes ne sont pas à l'aise non plus en pleine forêt, dans le noir et dans les bruits de la nuit ...

Hors, en pleine forêt  - et en pleine nuit - c'est vraiment un des lieux les plus sûrs que l'on puisse trouver !  Le "c'est dangereux" c'est donc d'abord dans l'imagination. En se fixant sur ce qui pourrait arriver d'atroce, mais qui a tellement peu de chance de se produire, en fait. Probablement moins de chance que ce qui pourrait arriver d'atroce chez soi ...

Evidemment, le risque zéro n'existe pas ...
Le risque négligeable, oui.
Même le risque d'un péril grave, on peut le considérer comme négligeable, si la probabilité d'occurence de ce risque est vraiment insignifiante (exemple :  voyage en train)

Bon, un risque négligeable, on peut encore - parfois - le diminuer.
Dans le cas du bivouac, la discrétion est le meilleur moyen, vraisemblablement. Ainsi que le choix du "spot", à choisir suffisemment à l'écart des grandes villes et même des villages.

Et puis, quand il subsiste un risque non négligeable mais néanmoins faible (voyage en avion), alors il convient de mettre en balance le rapport cout/bénéfice.

Et là, c'est très personnel.

1. Si on décide d'y aller, mais que l'on reste sous l'emprise de la peur ... vaut mieux pas.
En fait, si on décide d'y aller, autant en profiter pleinement et faire abstraction du risque encouru.
Oui, oublier carrément qu'il existe.
Panick switch off, et on se concentre sur le reste.

2. Si on décide de ne pas y aller ... vaut mieux rester pleinement sincère et objectif
- "Cela me fait peur" - pour moi c'est OK, c'est respectable comme raison ...
- "Cela ne me tente pas assez", c'est OK aussi, quand la partie "bénéfice n'est pas assez attrayante par rapport au risque encouru, réel ou "gonflé".

Par contre, "C'est dangereux", sans une vraie analyse, là cela me fait toujours réagir !
C'est un argument qui, tel quel, n'est pas recevable.
Quand tes enfants grandiront, dis leur "c'est dangereux", sans plus argumenter, et tu vas voir ...

Bon, cette exigence d'analyser les risques aussi "froidement" que possible, c'est en partie une déformation professionnelle.

Détecter les vrais dangers, négliger ce qui est négligeable, utiliser au mieux les ressources (budget) disponibles pour arriver à des opérations aériennes sans accident ... j'ai baigné la-dedans pendant 40 ans . 
En assumant pleinement mes choix, mes décisions.
En étant totalement impliqué moi même par ces arbitrages.
Sans que jamais l'autorité de tutelle ne me désaprouve.
______________________________________________

Quelques pistes de réflexion complémentaires ...

1. J'ai déconseillé à ma fille d'aller se balader, seule avec ses enfants, dans un petit bois pas loin de chez elle. Pas assez isolé, pas vraiment assez fréquenté non plus ...
Pas "mal fréquenté", mais ...
On a eu un dépeceur, là chez nous, qui a fait une demi-douzaine de victimes - pas des randonneuses, hein, plutôt des sdf paumées fréquentant un certain quartier en ville.

2. J'ai déjà rencontré un mec un peu dérangé dans les bois. Zone urbanisée, le long d'une grande allée, en pleine après-midi. Un grand jeune homme d'allure sportive, plutôt simple d'esprit d'ailleurs. Pas un taré agressif, mais ... Mon petit fils (8 ans à czette époque?) qui m'accompagnait avait bien remarqué quelque chose de bizarre!

3. Si ma fille m'annonçait qu'elle part sur le GR5 seule, ou avec ses enfants, on en discuterait certainement. Mais certainement pas pour la décourager !  C'est juste une hypothèse, hein ... mon beau fils est un papa présent.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

09 novembre 2011 à 20:14:59
Réponse #38

Patrick


En fait, si on décide d'y aller, autant en profiter pleinement et faire abstraction du risque encouru.Oui, oublier carrément qu'il existe.
Panick switch off, et on se concentre sur le reste.
Il ne faut JAMAIS faire abstraction d'un risque ou l'oublier. C'est vraiment hallucinant de lire de tels conseils ici d'une personne censée justement en donner, des conseils. :closedeyes:

Un risque s'évalue, entraîne des mesures d'adaptation qui si elles sont intelligentes ne sont en aucun cas des peines à jouir mais permettent de le gérer, tout simplement, comme tous les risques.

Le dénie ou l'incantation peuvent s'abriter tant qu'ils le veulent derrière la statistique, il n'ont jamais rien apporté. Bien au contraire.

09 novembre 2011 à 20:27:45
Réponse #39

Gros Calou


Aujourd'hui, j'ai rencontré un mec qui me disait qu'il était ateint de Alzeihmer, mais qu'il tremblait qu'a l'approche de jolie fille, il a eu peur de ma réaction  >:(, un autre qui est venu me peloter en me disant j'aimerais être aussi balèze que vous, là il a eu la peur de sa vie  ;# J'ai accompagné un proche à l'hôpital ce matin, un mec essayait de brancher la personne, il a eu très peur (vu à l'allure où il s'est barré) lui aussi  ;# Je donne des conseils tout les jours sur le fait qu'il ne fait rien laisser au hazard, résultat je passe pour un extraterrestre de la planète parano, je redoute le jour où on me dira " Calou tu avais raison".
 ;)

09 novembre 2011 à 23:23:29
Réponse #40

zebzeb


Il ne faut JAMAIS faire abstraction d'un risque ou l'oublier. C'est vraiment hallucinant de lire de tels conseils ici d'une personne censée justement en donner, des conseils. :closedeyes:

Un risque s'évalue, entraîne des mesures d'adaptation qui si elles sont intelligentes ne sont en aucun cas des peines à jouir mais permettent de le gérer, tout simplement, comme tous les risques.

Le dénie ou l'incantation peuvent s'abriter tant qu'ils le veulent derrière la statistique, il n'ont jamais rien apporté. Bien au contraire.

Oui, en poussant à l’extrême, c'est aussi avec ce genre de raisonnement, sous couvert de prévention, qu'on a cautionner:
- les courses à l'armement dans bon nombre de pays depuis des décennies (et on se rappelle des armes de destruction massives en Irak? plus récemment l'affaire Iranienne)
- la paranoïa post-11 septembre et toutes les lois liberticides qui en ont découlé et qui sont sensées nous protéger...

J’arrête le digression car je frôle bientôt le point godwin ;#

Pour ma part, je trouve bien plus dangereux (pour la santé mentale) de passer 8 heures par jour 5jours/7 dans un petit bureau devant un écran que de randonner en complète solitude même si les risques sont différents.
un lien en passant qui relativise (car toute chose est finalement risquée) : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/09/1211848-cancer-rester-assis-augmente-les-risques.html

Désolé Mani13 d'avoir polluer davantage ton post rafraichissant initial. J'ai la même vision du bushcraft: contemplation de la nature, relaxation et retraite philosophique (la recherche des grandes questions: qui, que, quoi, que fait on là, être ou ne pas être, tout ça tout ça... et surtout la plus grande question philosophique que tout le monde se pose sans doute ici:    comment chier tranquillement dans les bois)

09 novembre 2011 à 23:40:29
Réponse #41

Itop


Bon j'avais posté un message qui parlait des motivations philosophique ou autre d'aller en pleine nature bein je l'ai supprimé.
J'ai quasis traversé la france en vélo et c'est clair que notre pays est plutôt calme, en tout cas pour moi, il est beaucoup plus calme en vrai qu'a la télé. Il suffit pour moi de ne pas bivouaquer au milieu d'une grande ville...
Pour moi c'est dommage d'avoir pollué ce fil...
Qui vole un boeuf a de grandes poches.
ma dernière rando: http://flickriver.com/photos/--yep--/

10 novembre 2011 à 07:28:14
Réponse #42

Patrick


Oui, en poussant à l’extrême, c'est aussi avec ce genre de raisonnement, sous couvert de prévention, qu'on a cautionner:
- les courses à l'armement dans bon nombre de pays depuis des décennies (et on se rappelle des armes de destruction massives en Irak? plus récemment l'affaire Iranienne)
- la paranoïa post-11 septembre et toutes les lois liberticides qui en ont découlé et qui sont sensées nous protéger...
Loin de la position politique militante qui voudrait me faire passer pour un adhérent des tee parties  ::) c'est surtout de cette façon qu'on préserve des vies tous les jours dans le monde du travail.

10 novembre 2011 à 08:06:05
Réponse #43

Karto


J’arrête le digression

Ouais, ça vaut mieux, parce que là c'est déjà n'importe quoi. Les choses que tu évoques ont des raisons politiques, sont motivés par des intérêts particuliers, et n'ont somme toute rien à voir du tout avec la sécurité au sens où nous l'entendons et on le sait.


Au lieu de râler et poster des commentaires du même niveau que ceux sur 20minutes.fr ("et pendant ce temps des gens meurent en Afrique..."), si on pouvait trouver une issue constructive au débat on aurait peut-être l'impression d'avoir réfléchi utile aujourd'hui.

10 novembre 2011 à 09:00:46
Réponse #44

Solstice


Je recentre un peu (étonnant venant de moi!) mais le Monsieur Anke il à dit des choses qui sont amha très intéressantes!
Citer
Hmmm... La solitude enrichissante...
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...
L'introspection ne nécessite pas forcément la "coupure" physique avec le monde des "humains". Certes, le silence, le vent dans les branches des arbres, le bruit de vagues, sont autant de moyens, de vecteurs qui peuvent aider à cette introspection.
La reflexion sur soi-même, sur ce que l'on est profondément, nécessite un Travail, une approche sans condescendance, sans faux-fuyants, sans excuses ou justifications de quelque ordre qu'elles puissent être.
Je crois qu'il est difficile d'être honnète avec soi-même.
Les méandres de notre psyché sont complexes, et il n'est pas rare de se retrouver "prisonnier", englué dans des spirales mentales qui ne peuvent déboucher que sur des sentiments mélancoliques, de la peine, voire du desespoir, ou au moins une espèce "d'anesthésie" de la possiblité de ressentir les choses ou encore pire, de fuir les réalités. C'est ce qu'il me plait d'appeler le "repli sur soi-même". A ce stade, la déshumanisation est proche. C'est un piège terrible, car cela même à la solitude extrème, absolue..; et là, c'est la mort...
La solitude "utile" est pour moi cet espèce d'état d'âme qui me permet d'envisager mon environnement, ma vie en état de conscience.( càd que cet état me permet de "mesurer", d'apprècier, de remarquer, le tout fait au calme).
Ma solitude ne sert en fait qu'à m'aider non seulement à me recentrer sue ce que je suis, bien evidemment, mais aussi et j'allai dire surtout... à reconstruire, à ....envisager l'autre... avec peut-être plus de "paix" en moi.

Je suis juste tafdak avec ce que tu dis, il n'y a pas besoin d'être coupé de tout le monde pour éprouver cette solitude. Je dirais même qu'il n'y a pas besoin d'être solitaire pour éprouver la solitude (un jour on me citeras je vous jure! :lol:).
J'ai vécu exactement ce que tu viens de décrire, c'est quelque chose qui peut se révéler extrêmement positif comme néfaste, être complètement anesthésié, replié j'ai connu, le retour au contact social fait souvent sévèrement mal et conforte dans ces idées.
Néanmoins je connait l'opposé, apprendre à se connaitre, savoir se passer des autres, connaitre ses faiblesses et ses défauts mais aussi ses qualités. Parfois ça peut virer dans l'excès inverse, ego sur dimensionné, complexe de supériorité, la aussi les dérives sont faciles.
A titre personnel, ça m'a appris à me débrouiller seul, ne pas craindre l'avenir, enfin pas pour moi, savoir ce qui est important pour moi. Ça m'a également appris que je peux être la pire crapule, un c***ard égocentrique et manipulateur.
Bref, on change le point de vue en passant d'un état dépressif à un ego hypertrophié, avec ses bon cotés comme ses mauvais, mais finalement on reste toujours centré sur soi dans la solitude. Normal me direz vous, mais en y pensant, je me demande pourquoi? Je veux dire par là, pourquoi dans sa solitude, on envisage pas le retour à l'échange social "normal"? Enfin, c'est mon cas, je ne devrais probablement pas extrapoler trop facilement, mais bon vu l'heure tardive, je divague un peu, et puis après tout, je ne suis probablement qu'un gros c** de plus dans la moyenne ::)
Néanmoins, merci Anke de poser ces réflexions!

10 novembre 2011 à 09:05:15
Réponse #45

VieuxMora


...... si on pouvait trouver une issue constructive au débat on aurait peut-être l'impression d'avoir réfléchi utile aujourd'hui.

Je tente une synthèse:

-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer  
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)

-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)

-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)

-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )

-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi  permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace  )

-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)

-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
 (CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
 

10 novembre 2011 à 09:24:49
Réponse #46

Patrick


Je tente une synthèse:

-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer  
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)

-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)

-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)

-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )

-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi  permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace  )

-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)

-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
 (CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)
 
Remarquable. Vieux Mora Shaman  :doubleup:

10 novembre 2011 à 09:58:08
Réponse #47

Mani


Anke
Citer
A-t-on forcément besoin de se "dégager" physiquement de son "biotope" ( bureau, maison, famille etc...) pour approcher cela ?
Je ne crois pas, même si "aller dans les bois" peut être un chemin "préparatif"...

Solstice
Citer
Je suis juste tafdak avec ce que tu dis, il n'y a pas besoin d'être coupé de tout le monde pour éprouver cette solitude. Je dirais même qu'il n'y a pas besoin d'être solitaire pour éprouver la solitude (un jour on me citeras je vous jure! lol).

Salut, ce n'est pas le besoin de" se dégager physiquement de son biotope" ou d'être "couper du monde" qui a motivé mon post. On ne peut pas tous se sentir bien, serein et apte a une introspection aux mêmes endroits ou aux mêmes moments. Je pense que c'est propre a chacun d'entre nous. Ce n'est pas vital que notre solitude se passe en foret ou montagne, certes, mais j'ai beaucoup plus de mal a me relacher mentalement au travail ou sur le toit d'un immeuble en plein milieu d'une ville poluée de toute part ( pollution visuelle, sonore, etc... ) que dans la nature. De toute façon c'est une solitude relative nous ne sommes jamais vraiment seul dans la nature comme me l'a fait remarquer Gros Calou ni même a la ville, mais je prefere cent fois la présence appaisante des écureuils et d'un sanglier ( oui oui j'ai dis appaisante!!) que celle de mes semblables a la ville et tout ce qui va avec ( stress, mauvaise fois, individualisme extreme, paranoia, etc... ). Libre a chacun de sentir bien dans n'importe quel endroit de la planète, pour moi c'est dans la nature que je vie mes plus beaux moments et que mon esprit est vraiment libre et donc apte a un travail sur moi même et a l'émerveillement. Et je pense ne pas être le seul dans ce cas la d'ou mon post initial.

Pour en venir au HS, je pense ( ce n'est que mon avis ) que celui qui a le mieux dépioter le problème c'est VieuxMora. Donc je remet une citation de lui comme ca au bout de trois fois que les gens la liront ils auront bien intégrer le principe lol


VieuxMora
Citer
Je tente une synthèse:

-Des temps de solitude peuvent apporter un bien-être et constituer un moyen de se ressourcer 
( 1 heure, 1jour, 1semaine...)

-Aller dans la nature est un choix fréquent
(Forêt, Mer, Montagne, Désert etc)

-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)

-La quiétude de l'esprit implique de ne pas être parasité par la crainte d'un risque non maîtrisé ou inconnu
(Sécurité physique et psychologique, )

-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi  permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace  )

-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)

-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
 (CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)


PS: en ce qui concerne la pollution du post, certe ca fout toujours les glandes qu'on détourne un sujet qui nous tient a coeur ( surtout quand on est l'instigateur du post ) mais tant que cela dérive vers une discussion constructive et qui apporte quelque chose c'est pas grave. Dommage que VieuxMora ne soit pas intervenu plus tôt car je trouve que sa synthèse est vraiment bien. :)


Mani

10 novembre 2011 à 10:29:52
Réponse #48

Bison


Citer
Je tente une synthèse:
[..]
-Pour en profiter pleinement, il faut être suffisamment à l'aise dans cet environnement
(connaissance, pratique ex: stages CEETS, équipement adapté, météo et repli compatibles)
[..]
-La connaissance et la pratique du milieu naturel choisi  permet une bonne marge par rapport aux risques objectifs
(Avoir des critères éprouvés pour le choix d'un lieu, d'un espace  )

-L'anticipation et la conscience de l'environnement
humain permet d'adapter son comportement pour se rendre sur site, y demeurer et en revenir
(Itinéraire, horaires, grey man)

-La capacité à réagir vite et avec efficacité sont des éléments de sauvegarde
 (CVMD, entraînements type ACDS, forme physique)

Tout cela est bien vrai.

Je vais ajouter ma petite touche "perso" :

 - Il faut savoir être audacieux - mais pas téméraire!

Même quand toutes ces conditions idéales ne sont pas remplies, on peut "y aller".
J'aurais tendance à dire : "Si on en a réellement envie, il faut y aller!"

Avec avec un minimum de bon sens, bien entendu.
En ayant conscience, le cas échéant d'un statut de "pied tendre".

Presque tous, probablement, nous avons commencé comme cela.
Pas toujours avec prudence ou bon sens, d'ailleurs.

Certes, les débutants (personnes sans expérience et sans formation ad-hoc) auront plus fréquemment des mauvaises surprises que les personnes expérimentées.

Les mauvaises surprises "graves" restant heureusement fort rares.
Bien souvent, les premières expériences sont un succès, et donnent envie de continuer.
Les petites mauvaises surprises quant à elles construisent  l'expérience, "boostent" la réflexion et donnent envie (pour certains) de s'instruire d'avantage.

PS 1.
L'actualité vient de nous rapeler que les professionnels expérimentés peuvent aussi tomber victimes d'erreurs de jugement
À moins, dans le cas des deux alpinistes auxquels je fais allusion, qu'il s'agisse d'un risque connu et "accepté d'avance"
Dans ce cas, on ne peut pas vraiment parler d'erreur.

PS2.
Allez, je pense que je vais bientôt dépolluer le post en transférant tout ce qui a trait à la gestion du risque dans un fil dédié, qui existe déjà d'ailleurs!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

10 novembre 2011 à 11:44:22
Réponse #49

Corin


En tant qu'amateur inconsidéré du poser de hamac en pleine nature, je ne peux qu'aller dans le sens de tout ce qui est dit et je trouve de la pertinence à la plupart des posts:

1. se poser en pleine nature, et en particulier, expérimenter l'immobilisme et le silence pour voir la faune revenir, ainsi que passer la nuit, est une expérience très enrichissante.

2. la solitude est une expérience de connaissance de soi.

3. l'éloignement est nécessaire: à moins d'une demi-heure de marche, on est dans la zone d'interaction avec les autres activités ou prédateurs. Comme l'a dit Vieux Mora, c'est souvent à proximité des habitations, en sortie d'agglomération, en lisière de forêt que les conneries peuvent se produire. Elles sont rares, comme le dit Bison, mais ne doivent pas être totalement exclues, comme le dit Patrick. C'est aussi que les bruits portent loin. C'est plus agréable de ne pas être parasité.

4. il y a des endroits où l'on peut expérimenter la solitude en toute quiétude, ce sont les monastères. Sans s'arrêter à la question religieuse, offrir un temps de solitude et d'isolement pour se ressourcer est une de leurs offres les plus classiques.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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