Revenat sur le HS des peurs de Rosetta ...
Finalement tout ceci relève de la saine gestion des risques de la vie.
Si je me prive d'un plaisir, d'une joie, d'un bonheur, parce que il y a un risque insignifiant inhérent à cela, je me priverai de tout : il y a toujours un risque. Les risques insignifiants, ce n'est pas les risques nuls, ok. Ce sont les risques que l'on peut, que l'on doit (?) considérer comme nuls. Histoire de se simplifier la vie. Parce qu'il y a d'autres priorités!
Prendre le train? Il y a un risque réel, mais insignifiant. Rien ne sert d'angoisser quand on prend un train.
Une saine gestion de ce risque, c'est de ne pas y penser, de faire comme s'il n'existait pas, de le considérer, dans la vie journalière, comme "nul". Certainement pas de prendre la voiture, hein ...
Le bon sens veut que l'on établisse une priorité au niveau de la prévention de ces risques, et que l'on établisse un bilan risque<> bénéfice.
Encore faut-il "gérer" en connaissance de cause.
Pas sur les craintes induites par les histoires "à faire peur", ni par celles distillées chaque jour par les média - et qui nous influencent bien plus que l'on ne voudrait l'admettre.
N'en déplaise, les outils statistiques sont les premiers outils utiles, parce que les stat, c'est vraiment une bonne approximation des probabilités. Surtout quand on se donne la peine de "raisonner juste".
Mais raisonner sur les stat, ce n'est pas raisonner sur les cas particuliers ...
C'est même s'interdire de raisonner sur les cas particuliers.
(Sauf bien entendu qu'il y a tout lieu d'analyser les cas particuliers, pour en apprendre quelque chose.)
Et cela peut effectivement s'avérer difficile, quand on est touché de près ...
Il y a eu une catastrophe ferroviaire, il y a un an en Belgique.
Quelques personnes de ma commune y ont laissé la vie.
C'était un train que mon fils aurait pu prendre.
Evidemment que cela donne froid dans le dos!
Mais cela n'invalide pas les statistiques : le train reste un moyen de transport sûr, même en Belgique.
Il faut savoir taire ses angoisses, même quand le sang s'étale en première page des journaux, écrits et télévisés, pendant une semaine, du matin au soir.
Bref, que l'on fournisse les stats nationales des bivouacs en solo au fond des bois, qui ont mal tourné. Cela sera un bon point de départ.
Bon, évidemment, je ne crois pas que l'on puisse en trouver.
Reste les stats "d'échantillon".
Aucune embrouille parmi mes connaissances.
Aucune embrouille relatée sur RL, où il y a quand même un bon nombre de randonneurs et même de randonneuses en solo.
Aucune embrouille relatée sur C2C, ni, si je ne m'abuse par ici - et pourtant, on a, et on a eu au moins un sacré numéro, question chercheuse d'embrouilles ...
Me rappelle une discussion entre mecs un tant soit peu machos et d'autres plus cool (ouais, j'étais parmi les cool), à propos d'une randonneuse qui allait entreprendre la HRP en solo. Elle l'a faite sa HRP, d'une traite, en solo, et en autonomie partielle (caches ravitos). Quelque temps après elle finalisait son brevet d'A.M. et aujourd'hui elle fait aussi du parapente.
Ce petit bout de femme, j'ai eu l'occasion de la rencontrer par la suite.
Ce n'est pas une "trompe-la-mort", pas le genre à prendre des risques inconsidérés.
Elle est devenue une vraie pro de la montagne.
Mais elle ne se prend pas la tête, tout simplement.
_________________________
Fin du HS pour moi, ou alors on lance un fil dédié à la saine appréhension des risques
