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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La solitude enrichissante  (Lu 13908 fois)

07 novembre 2011 à 18:58:49
Lu 13908 fois

Mani


Salut,

Je ne sais pas si je poste dans la bonne section, donc au cas ou je m'excuse.

J'ai fais une recherche sur le forum avec le mot solitude, je suis tomber sur beaucoup de post traitant de la solitude a long terme et de ses impacts psychologiques ( règle des 3 - Trois mois sans contact social). Mais ce n'est pas de cette solitude la dont il est question ici. J'aimerai parler de cette solitude que l'on recherche tous quand nous partons seul en forêt ou en montagne. Vous savez le moment ou vous ètes assis au coin du feu au coucher de soleil ou sous votre tarp pendant une forte pluie. A quoi pensez vous, comment votre corps et votre esprit réagissent? Petites angoisses, abandons total devant le spectacle que nous offre la nature? La solitude en bushcraft est elle pour vous un des but de vos voyages?

Je trouverai ca intéressant de connaitre le coté spirituel que chacun aime dans le bushcraft. Bien sur chaque personne ne ressent pas les choses de la même manière et je pense aussi qu'on ne recherche peut être pas les même choses non plus.

Personnellement j'aime me retrouver seul dans la nature ( sans mauvais jeu de mot  ;# ), pour moi la solitude ( je ne parle pas de solitude permanante ) est essentiel a ma vie. J'eprouve le besoin de me retrouver seul pour mon bien être. Et si cela se passe dans la nature alors la!!!! Royal!!!

Bien que je ne le sois pas dans la vie de tout les jour dans la nature je suis assez " contemplatif " quand je suis dans la nature, je pourrai rester des heure la, a regarder un arbre en laissant mon esprit partir souvent autour de la même idée : " la nature est grande, belle et nous nous sommes tout petit, si petit... " . Dans ces moment je suis appaisé je pense que c'est le mot. Mon corps et mon esprit sont detendus et je pense ( pour ma part ) que c'est dans des moment comme ca que mon esprit s'adapte de plus en plus a la nature et a ce qui m'entoure.

Pour ma part il n'y a que dans la nature que j'arrive a ressentir ca que se soit en bushcraft ou quand je fais de la plongée.

J'espère que le sujet va vous inspirez!!

Mani

« Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel. »  Camille Belguise, Echos du silence

« Modifié: 20 novembre 2011 à 16:41:48 par Mani »

07 novembre 2011 à 19:08:42
Réponse #1

soldmac


C'est marrant que tu parles de ça, parce que hier sur TF1 dans l'émission "sept à huit" il y avait justement une interview d'un homme qui à disparue volontairement dans la forêt durant plus de 5mois.

ici : http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/l-emission-du-6-novembre-2011-6808762.html chapitre 6

J'ai beaucoup aimé son interview, sur le plaisir d'être seul dans la nature! Lorsqu'il c'est retrouvé seul dans la nature il a su pourquoi il aimait ça, ça répond entre autre à ta question.

07 novembre 2011 à 19:21:12
Réponse #2

Mani


Bien vu soldmac !!! Impressionnant le gars. Les seul trucs qui lui manquer c'est ses enfants ( normal ) et les match de l'OM ( ca, ca l'est moin  ;D )

07 novembre 2011 à 19:23:53
Réponse #3

soldmac


Bien vu soldmac !!! Impressionnant le gars. Les seul trucs qui lui manquer c'est ses enfants ( normal ) et les match de l'OM ( ca, ca l'est moin  ;D )

En tout cas sa femme  ;D elle lui manque pas! On pourrait généraliser en disant que le poids de la société ne lui manque pas (les contraintes, les obligations conjugales, dire oui à tout, etc)

07 novembre 2011 à 19:35:36
Réponse #4

Mani


C'est vrais!! Pétage de plombs bénéfique pour le monsieur!  :)

Il a l'air d'aller beaucoup mieux maintenant!!

08 novembre 2011 à 00:25:31
Réponse #5

Rosetta


Rester seule dans la nature c'est juste le moment où je peux rassembler tous mes morceaux épars. Entre mes patients, mon fils, un mec parfois (première, deuxième et troisième journée), les mille trucs à gérer en dehors (quatrième journée : celle qui occupe mes insomnies et me permet d'être un peu utile à d'autres), la maison... enfin bref osef... il arrive un moment où je me dis que peut-être je suis en train de me fuir ou de me perdre.
Je me regroupe le cul posé dans l'herbe (les cailloux ça fait mal). C'est le seul moment où je peut enfin sentir, dans le silence, que j'appartiens au Tout, que j'ai ma juste place ici et que le monde peut aussi être beau, que ça vaut la peine. C'est LE moment où l'écheveau des pensées en boucle se démêle un peu et que des chemins se tracent vers la suite.
Seule dans la nature pour moi c'est prendre le temps de se souvenir du but... et éventuellement en changer lorsqu'il ne convient plus ou qu'on a trop dévié pour revenir en arrière... je peux pas vivre sans être seule souvent (et sans parasitage, donc... la nature est le seul lieu valable).
Il y a des soirs où je prendrais bien une tente et un duvet pour aller me caler dans la forêt (dit-elle en bonne geek sur son ordi à minuit passé), quand le bruit du monde est trop fort en fait... et que j'entends plus le bruit de ma petite voix dedans.
Le hic c'est que c'est dangereux, y'a des tarés partout... (j'aimerais parfois ou même souvent être un mec et ne rien craindre du tout, savoir me défendre, pouvoir faire mes petits trucs perso, mes petites virées, sans risquer gros...).

edit pour ajouter une chose : être seule dans la nature c'est aussi cette liberté-là, cette sorte de libération de soi, son soi profond, son soi planqué, son soi intime, habillé chaque jour d'habitude comme une fille en hiver... seul on peut être soi sans entrave, la nature ne juge pas, la nature n'a pas besoin qu'on lui oppose un masque, ou qu'on enrobe ses paroles, d'ailleurs pas besoin de parler, la nature n'a pas d'attente... rhaaaaaaaaaa j'ai vraiment besoin d'un break  ;#
« Modifié: 08 novembre 2011 à 01:50:23 par Rosetta »
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

08 novembre 2011 à 09:17:05
Réponse #6

kovaks


Si tu aimes la solitude, Mani, et la plongée, je te conseille le kayak. Pratiquant assidument l'apnée et la csm également (et la solitude est ici des plus complètes), je fais mes sorties chasse en kayak, et là, ça réuni tout : la solitude, le silence, la contemplation, l'autonomie.
Et le top du top, j'ai nommé la rando en kayak, partir plusieurs jours en bivouac en kayak, et manger ce qu'on pêche. 5 jours de ce régime 2 à 3 fois par an vous offre une place à la table du Bon Dieu. :love:

08 novembre 2011 à 09:50:26
Réponse #7

Mani


@ Rosetta

Salut Rosetta. C'est une véritable introspection que tu nous fais la!!! C'est bien de se servir de ces moment la pour analyser sa vie et son futur.
Moi par contre j'essaie de laisser tout ca avant de partir, j'essaie de ne pas m'encombrer de mes problèmes de la vie de tout les jour quand je pars dans la nature!!!
J'espère pour toi que tu te fera un break bientôt!!  :)J'en aurai bien besoin moi aussi...
En tous cas merci de ta réponse!!! :)

@ kovaks

Salut Kovaks. J'imagine bien ce que tu doit ressentir, cela doit être très agréable, mais j'ai un probleme avec les kayak ( les canoé aussi enfin tout ces trucs la....). J'en ai une peur bleue!!! :o
J'adore faire du bateau mais les kayak c'est trop petit pour moi, je sais pas j'ai voulu essayer une fois mais je ne me suis vraiment pas senti a l'aise. Pourtant j'ai eu plusieurs opportunités ( quand je suis en vacance sur la cote) , mon oncle insiste a chaque fois pour me prêter son kayak pour mes sorties csm mais je peux pas c'est vraiment un truc qui me fais peur.
Par contre c'est vrais que la sensation de plénitude, de sérénité et de solitude se fais fortement ressentir pendant une descente en apnée surtout lorsque elle se passe super bien, tu dois connaitre ca, la descente plaisir uniquement, quand tu te sens bien et que tu n'as pas envie de respirer ( en contradiction avec la règle des 3 lol). De grands moments dans la vie d'un homme ( ou d' une femme ) et celle d'un apnéiste.
Merci pour ta réponse.

08 novembre 2011 à 09:57:58
Réponse #8

Bison


Bonjour Rosetta,

Citer
Le hic c'est que c'est dangereux, y'a des tarés partout...

Meuh non ... tu dois trop regarder la télé !

En fait, plus tu "vises" un endroit bien isolé, plus tes risques de rencontrer un taré deviennent absolument négligeables.

Tu en imagines, un ou des tarés, en train de parcourir la forêt en pleine nuit pour se payer une bivouaqueuse isolée?
Même les gardes forestiers dorment dans leur lit, sauf "patrouille" en 4*4 à la recherche d'autres 4*4 suspects ...

@ Kovaks
Citer
Et le top du top, j'ai nommé la rando en kayak, partir plusieurs jours en bivouac en kayak, et manger ce qu'on pêche. 5 jours de ce régime 2 à 3 fois par an vous offre une place à la table du Bon Dieu.

"Une place à la table du Bon Dieu"! Merci pour cette belle image!
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 novembre 2011 à 12:44:47
Réponse #9

sharky



Tu en imagines, un ou des tarés, en train de parcourir la forêt en pleine nuit pour se payer une bivouaqueuse isolée?


D'un autre côté, j'ai cru entendre qu'il ne faisait pas bon tenter le bivouac dans certains coins comme la forêt de Sénart par exemple ;#
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

08 novembre 2011 à 12:55:47
Réponse #10

choco


D'un autre côté, j'ai cru entendre qu'il ne faisait pas bon tenter le bivouac dans certains coins comme la forêt de Sénart par exemple ;#

Menteurs que vous êtes !!!  ;# vilégiatures pour vous autres, avec services extras ...  :lol: :lol: :lol:

08 novembre 2011 à 13:09:08
Réponse #11

batopirat


+1 avec kovaks pour le kayak.



Rester seul dans la nature volontairement c’est n’être plus. N’être ni moi, ni un élément de la nature, ni même une partie d’un quelconque ensemble.

Rester seul dans la nature c’est perdre conscience de ses membres, de leur mobilité.
Rester seul dans la nature c’est perdre conscience de ses sens.
Rester seul dans la nature c’est perdre conscience tout court, ne pas penser, ne pas réfléchir et laisser place à l’instinct.
Je ne pense pas à marcher, je bouge.
Je ne pense pas à regarder, je vois.
Je ne pense pas à écouter, j’entends.


Mais surtout je ne pense plus.

 C’est proche de ce que l’on peut ressentir quand on court, le regard se porte au loin, on entend son souffle et l’environnement se trouble un peu comme une peinture impressionniste qui de prés ne ressemble pas à grand-chose mais qui, lorsque l’on prend du recul, représente un décor grandiose.
 Le vide se fait  et au retour les réponses sont évidentes.


Bon je précise, que je ne fume pas de substances illicites (ni même licites d’ailleurs), que le whisky peut, sous certaines conditions, vous faire atteindre cet état. Mais pour cela vous devez disposer d’un brut de fût, écossais (et de nulle part ailleurs) avec une maturité suffisante. Pour ma part je préfère les Speyside iodés mais un tourbé (pas trop) speyside ou Islay fera très bien l’affaire ;)

Enfin le whisky n’est pas une obligation, si vous êtes entraîné(e)s préférez les endorphines.

A+










08 novembre 2011 à 14:05:51
Réponse #12

kovaks


C’est proche de ce que l’on peut ressentir quand on court, le regard se porte au loin, on entend son souffle et l’environnement se trouble un peu comme une peinture impressionniste qui de prés ne ressemble pas à grand-chose mais qui, lorsque l’on prend du recul, représente un décor grandiose.
 Le vide se fait  et au retour les réponses sont évidentes.

Canto, sors de ce corps! Perso quand je cours, ce que je fais régulièrement, j'ai jamais aucune réponse, je vois pas de toile de Turner, rien de grandiose, et la seule réponse que j'ai, c'est que, décidément, je ne suis pas éthiopien <Iiiiiiiirhhhh-uhhhhhh-iiiiiihr-uhhhhhh> (respiration sifflante)  ;#

08 novembre 2011 à 14:28:55
Réponse #13

Gros Calou


Personnellement j'aime me retrouver seul dans la nature

Regarde encore bien autour de toi, ouvre ton esprit, dans la nature, c'est peut-être l'endroit où tu es le moins seul  ;)

08 novembre 2011 à 14:31:48
Réponse #14

Mani


Regarde encore bien autour de toi, ouvre ton esprit, dans la nature, c'est peut-être l'endroit où tu es le moins seul  ;)

Mais ca j'en suis sur Gros Calou, mais je ressent une certaine solitude, c'est peut etre plus exact dis comme ca  :)

Comme quand je plonge je suis loin d'etre seul, mais l'envirronement fais que...

08 novembre 2011 à 14:42:07
Réponse #15

batopirat


Canto, sors de ce corps! Perso quand je cours, ce que je fais régulièrement, j'ai jamais aucune réponse, je vois pas de toile de Turner, rien de grandiose, et la seule réponse que j'ai, c'est que, décidément, je ne suis pas éthiopien <Iiiiiiiirhhhh-uhhhhhh-iiiiiihr-uhhhhhh> (respiration sifflante)  ;#


Ben moi, si ça ne m'arrivait pas ça ferait longtemps que j'aurais arrêté de courir...parce que naturellement, sans coup de pied au C*l , je resterais dans mon canapé! Normal :popcorn:

08 novembre 2011 à 15:02:33
Réponse #16

kovaks


Moi c'est justement le fait de me faire mal (enfin on se comprend...) qui m'attire  ;#. Et chez moi, y'a pas de canapé, et y'a pas de télé... ça facilite.

08 novembre 2011 à 15:15:54
Réponse #17

batopirat


Moi c'est justement le fait de me faire mal (enfin on se comprend...) qui m'attire 

ah non ! Moi avoir mal , c'est déjà 8heures par jour alors pour le reste je fais que par plaisir!


mais bon on s'comprend! ;)



08 novembre 2011 à 15:38:01
Réponse #18

Patrick


Meuh non ... tu dois trop regarder la télé !
Ce genre de propos est à la limite du criminel. Pour un modérateur de forum de survie, je ne te félicite pas.

Pourtant, au moins deux cas dont un jugé aujourd'hui nous rappelle que s'il n'y as pas de tarés partout il y en a suffisemment pour générer des drames atroces et qu'ils ont la tronche de nos voisins.

08 novembre 2011 à 17:50:19
Réponse #19

Bison


Citer
je ne te félicite pas

Et moi, j'assume pleinement ce que je dis.

Le télé nous montre - te montre - les atrocités du jour.
Sans perspective, sans réelle analyse - juste pour faire de l'audience.
Et on aurait bien une tendance à croire que ce que l'on voit à la télé, c'est la réalité qui nous pend au nez ...
Résultat, certains ont peur de leur ombre.

Alors que l'immense majorité de la population ne verra jamais ces atrocités de près.
Et certainement pas au fond des bois en cours de bivouac.

Libre à chacun de se focaliser sur certains dangers, soit suite à une expérience personnelle traumatisante, soit plus raisonnablement, en fonction de l'environnement dans lequel on vit ou on travaille.

Mais celui qui se focaliserait sur tous les dangers, toutes les parades aux catastrophes montrées à la télé, celui là ne vivrait plus.

Le citoyen normal n'est pas obligé de sombrer dans la paranoïa .
Et, franchement, ne ne me sents pas criminel d'énoncer cela.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 novembre 2011 à 18:22:11
Réponse #20

Bomby


(...)

Le télé nous montre - te montre - les atrocités du jour.
Sans perspective, sans réelle analyse - juste pour faire de l'audience.
Et on aurait bien une tendance à croire que ce que l'on voit à la télé, c'est la réalité qui nous pend au nez ...
Résultat, certains ont peur de leur ombre.

Alors que l'immense majorité de la population ne verra jamais ces atrocités de près.
Et certainement pas au fond des bois en cours de bivouac.

Libre à chacun de se focaliser sur certains dangers, soit suite à une expérience personnelle traumatisante, soit plus raisonnablement, en fonction de l'environnement dans lequel on vit ou on travaille.

Mais celui qui se focaliserait sur tous les dangers, toutes les parades aux catastrophes montrées à la télé, celui là ne vivrait plus.

Le citoyen normal n'est pas obligé de sombrer dans la paranoïa .
(...)

D'accord avec toi, Bison, sauf, très précisément, sur le "certainement pas au fond des bois en cours de bivouac"...

Et je crois que c'est tout le propos de Patrick qui, régulièrement ici, nous rappelle à juste titre que ce n'est pas parce qu'un risque est statistiquement hautement improbable qu'il est inexistant et que ce n'est pas parce que certains drames sont particulièrement affreux qu'ils n'arrivent jamais...

On sait tous qu'au vu des probabilités statistiques, on a par exemple bien plus de risques de décéder d'un accident de voiture sur un trajet quotidien que de mourir agressé lors d'un bivouac isolé en pleine nature (sauf, naturellement, dans les films pour ados américains...).

Ce n'est pas pour autant que l'on renonce à nos trajets quotidiens, et a fortiori ce n'est donc pas une raison pour renoncer à des bivouacs isolés...

Il n'empêche que, même pour les trajets quotidiens des précautions élémentaires s'imposent et, de même, pour les sorties en solitaire dans la nature et bien des précautions s'imposent également, naturellement...

Vivre sans tomber dans la paranoïa, oui, bien sûr, c'est plus qu'important... Et un des grands enjeux de ce forum me semble-t-il est justement de parvenir à anticiper même l’imprévisible et l'improbable sans tomber dans la paranoïa...

Mais se persuader qu'on ne risque rien, parce que la télé ne raconte que des c*nneries (ce qui n'est pas totalement faux), qu'on n'est pas à Bogota (ce qui, en tout cas pour moi, est également vrai), et que les psychopathes dangereux ne courent quand même pas les rues (ce qui est encore vrai) est en toute rigueur évidemment erroné.

Et il me semble qu'ici, ce sont des nuances qui comptent, même si, encore une fois, je partage pleinement ton invitation à vivre plutôt qu'à rester cloîtré chez soi paralysé par la paranoïa...

Cordialement,

Bomby


EDIT : Derrière, cette petite discussion légèrement HS, je me demande quand même s'il n'y a pas un vrai sujet... On a tous, chacun, nos petites peurs particulières et nos petites paranoïas... Mais dans ce qu'écrit Rosetta, et qui fait écho à ce que j'ai déjà souvent entendu ailleurs, je retrouve la contradiction dans laquelle sont enfermées pas mal de femmes aujourd'hui (plus que d'hommes), qui aspirent à pouvoir se balader, courir, randonner, le cas échéant seules, dans la nature, ce qui est au moins très "régénérant", mais qui renoncent à le faire par crainte d'agressions... L'intensité et l'impact supposés du risque imaginé l'emportent généralement, malgré sa faible probabilité statistique... Et ça ne me semble pas du tout illégitime, et l'appréhension, dès lors qu'elle est là, ferait de toutes les façons perdre à l'intéressée le bénéfice du caractère régénérant de la "promenade"...
A mon avis, un vrai problème et un vrai sujet...
« Modifié: 08 novembre 2011 à 18:45:24 par Bomby »

08 novembre 2011 à 18:39:31
Réponse #21

VieuxMora


Ma réflexion sur ce sujet:
Ce n'est pas dans le bivouac qu'il y a le plus de risque, mais pendant le trajet pour le rejoindre.
Une personne isolée, avec un sac à dos qui sort d'une ville à pied, parcourt la campagne, un bois, attire forcément l'attention des résidents; et c'est là qu'une ou des personnes opportunistes et ayant des mauvaises intentions peuvent décider de la suivre.

En milieu de journée, le risque est faible.
De nuit, sans lumière également, sauf passer dans le territoire de chiens.

A la tombée de la nuit, l'étranger intrigue...

Faut-il appliquer les techniques EE* pour bivouaquer tranquille, that's the question

*Evade & Escape

08 novembre 2011 à 19:11:37
Réponse #22

Bison


D'accord avec toi, vieux Mora.

Citer
Faut-il appliquer les techniques EE* pour bivouaquer tranquille, that's the question

J'aurais tendance à répondre oui ... toujours sans sombrer dans l'excès :
 - pas de feu (dommage ...)
 - ni de frontales au max de lumens (moins dommage :  on "perçoit" mieux l'environnement sans lumière artificielle)
 - pas de bruit ...
 - lieu de bivouac discret, caché du regard, suffisemment éloigné des sentiers
 - vérifier si on n'est pas suivi, au moment de passer en hors piste ...
 - idem avant de monter l'abri
 - faire sa popote du soir une heure ou deux avant d'arriver au bivouak, si on est en été ...

Car, bien avant d'être menacé par un hypothétique taré, il y a quand même le risque (risque acceptable pour moi) d'être remarqué par un garde forestier mal luné, susceptible de faire appliquer la lettre de la loi - ceci dans certaines régions plus que dans d'autres. Ce n'est évidemment pas un risque vital, et, de mon vécu perso, cela se passe plutôt bien en général, dès lors que le garde comprend qu'il n'a pas affaire ni à un braconnier, ni à un "raver".
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

08 novembre 2011 à 20:01:11
Réponse #23

zebzeb


D'accord avec toi, vieux Mora.

J'aurais tendance à répondre oui ... toujours sans sombrer dans l'excès :
 - pas de feu (dommage ...)
 - ni de frontales au max de lumens (moins dommage :  on "perçoit" mieux l'environnement sans lumière artificielle)
 - pas de bruit ...
 - lieu de bivouac discret, caché du regard, suffisemment éloigné des sentiers
 - vérifier si on n'est pas suivi, au moment de passer en hors piste ...
 - idem avant de monter l'abri
 - faire sa popote du soir une heure ou deux avant d'arriver au bivouak, si on est en été ...

Tu oublies:
- marcher pieds nus pour pas faire de bruit
- les 3 couteaux (un dans le pantalon, un dans la chaussette et un dans le sac)
- un 9 mm
- la kalachnikov toujours utile en cas d'attaques de zombies  ;#
- le char leclerc en cas d'embuscade de terroristes

Je plaisante mais les plus grands dangers du randonneur ne sont pas dans l'insécurité de probables prédateurs psychopathes mais dans le mauvais matos ou la mauvaise préparation physique ou logistique.
On se met beaucoup de barrières psychologiques à force de regarder 90 minutes enquête  ;)

J'ai déjà vu quelques femmes randonner seules même si c'est rare.

08 novembre 2011 à 20:12:15
Réponse #24

Patrick


On se met beaucoup de barrières psychologiques à force de regarder 90 minutes enquête  ;)
Si tu permet qu'on sorte de la caricature, mes opinions me viennent rarement de la télé poubelle. Plutôt de longue années à travailler dans la sécurité et avoir été aussi SP volontaire. Dire à des gens qu'il ou elle ne risquent rien parce que les statistiques leurs sont favorables relève soit de l'inconscience, soit de la malhonnêteté, soit de la stupidité. Car les dites statistiques étaient dans notre pays infiniment plus favorables pour toutes les victimes que ne le fut leur sort funeste.

Ais fe dit pour autant qu'il ne fallait pas faire, je ne crois pas ? J'ai juste rappelé que toute sortie, ici comme ailleurs, nécessite des mesures de prévention et de protection.

J'ai connu quelques personnes qui donnaient facilement du"parano" et du "cool", voire des leçons hautaines et un peu méprisantes et qui ont malheureusement changé de discours suite à un drame.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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