il y a tout dans les forets françaises pour nous permettre de survire sans souci -meme en hiver sous la neige
Je pense (mais je peux me tromper) qu'il y a une bonne part de romantisme dans ton affirmation. Je le dis sans animosité aucune, mais as-tu essayé de vivre tout un hiver avec pour seule ressource les végétaux d'une forêt? Survivre en forêt, en hiver, en ne consommant que des végétaux. Oui, peut-être (et bravo), mais combien de temps? Si c'est 3 semaines, je peux aussi le faire sans bouffer du tout. Si c'est 3 mois, ouch... C'est quand qu'on mange? J'habite en pleine forêt. J'essaierai même pas.
D'autre part les conclusions de la plus vaste étude internationale à ce jour sur la nutrition: "Le Rapport Campbell" (basé sur plus de 750 références scientifiques), par le Docteur Colin Campbell (et en collaboration avec de nombreux autres scientifiques), démontre clairement les dangers des protéines animales et du lait, et les bénéfices pour la santé d'une alimentation végétarienne ou végétalienne.
Mué. Bon. Forcément, quand c'est marqué "scientifiques", "études", tout ça, on peut plus trop rien dire. Je rappellerai juste que les vilaines protéines animales et le lait maudit nous ont suivi depuis quelques milliers d'années d'évolution humaine. Je pense que Cromagnon, quand il avait la chance de planter ses dents dans le cul d'un lapin, ne se faisait pas prier, plutôt que se battre avec ce même lapin pour 3 brins de luzerne. Faut dire qu'à l'époque, on ne devait pas trop se tirlipoter le nombril avec de la philo.
Bon, je fais du mauvais esprit, mais je reste persuadé qu'il faut réellement distinguer le romantisme d'une conception vécue au chaud et la réalité du terrain. Survivre, c'est survivre. On prend tout ce qui peut servir. S'il est intéressant de comprendre comment survivre avec juste des végétaux, le débat ne doit pas tourner au conflit bipolaire entre pro/cons du végétal ou de l'animal.
Etre végétalien dans notre société n'apporte aucune carence clairement, on pourrai même imaginer vivre en autarcie quelques temps,à condition que ce soit dans de bonnes conditions climatiques) et s'en sortir assez bien...
Mais pour de la longue durée clairement ca ira pas... Même si certain végétaux sont très complet, comme les orties par exemple (certains yogi ont vécu avec ca toute leur vie)...
En fait pour survivre ainsi il faudrait les meilleurs conditions climatique et de vie sociale (c'est à dire rien à faire que méditer, se reposer,manger un peu et boire de l'eau...)
Lorsque j'étais à l'armée en Guyane on avait un végétarien avec nous, et pourtant en ayant toutes les meilleures conditions pour y arriver puisque la cuisine est faites et les ration sont complètes (échange de viande contre légumes et riz) et bien il m'a avoué avoir arrêté à cause des conditions climatique trop dures...
Cette remarque concernant les *conditions* de l'expérience est plus que judicieuse, amha. Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche: quand on en abuse, ça fait mal au coeur, c'est pas moi qui l'ai dit.
Je suis végétarien et moine bouddhiste (laic) mais si demain je devais "survivre" je n'hésiterai pas un instant à chasser...
Chapeau. Ça montre une sacrée ouverture d'esprit!
