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Auteur Sujet: Illustration du "je m'arrête pas" - ex de désecalade  (Lu 7368 fois)

28 octobre 2011 à 23:45:27
Lu 7368 fois

flocondavoine


Extrait d'un épisode de "J'irai dormir chez vous"* au Ghana.
http://www.youtube.com/watch?v=13BMszMIcKA

Il a déjà été évoqué sur le forum le risque de s'ancrer sur place, le fameux "non désolé je fume pas bonne journée", le tout poli mais surtout sans s'arrêter.
Chose au combien différente du "non désolé je fume pas, ha non j'ai pas non plus 5 euro à te donner, ha oui bonjour amis embrouilleurs, comment ca elles vous bottent mes santiags ?" statique.
Illustration du principe à 1'09

Autre passage intéressant, une désescalade à 1'38.
Encore une fois, ancrage sur place minimum.





* J'irais dormir chez vous : reportages réalisés de A à Z par Antoine de Maximy qui voyage à travers le monde avec une organisation réduite à son plus strict minimum et dont le but est de rencontrer les gens. Le côté original de la chose est qu'il se filme lui-même ainsi que les alentours grâce à un système de caméras fixées sur lui. Il part donc totalement seul.
Le site de l'émission : http://www.jiraidormirchezvous.com/index-fr.php?page=accueil

29 octobre 2011 à 00:58:47
Réponse #1

Gros Calou



29 octobre 2011 à 01:17:26
Réponse #2

Eremos


Belles illustrations, spontanées, devant la caméra il a droit qu'à une prise et il s'en sort bien.
Ce que je remarque : visage décontracté (non-tendu devant les signes négatifs) et souriant. Sans doute ça aide pour la désescalade.

29 octobre 2011 à 01:35:39
Réponse #3

Lorka-85


merci du lien. donc c'est important de continuer sa direction alors ?  :up:

29 octobre 2011 à 01:56:38
Réponse #4

Kro


La situation est tout de même différente de "la clope" habituelle, puisque ici, c'est visiblement lui qui dérange les autres par son non respect des codes du coin.
Il n'empêche que ses réactions sont très instructives, merci pour le lien.
:up:

Il dialogue lorsqu'il est abordé en statique et c'est surement l'alternative la moins bête.
Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

29 octobre 2011 à 08:55:18
Réponse #5

Bikeman


C'est très intéressant en effet.
On y voit différent types de désescalade. J'apprécie surtout la deuxième (autour de 1'40) où il arrive à complètement retourner le comportement agressif au départ d'une personne vers une attitude polie et limite "amicale" (avec plein de guillemets quand même).
EDIT: seul défaut à mon avis, il n'utilise pas de "passive stance" et prend donc plus de risque d'une éventuelle attaque physique.
« Modifié: 29 octobre 2011 à 11:36:15 par Bikeman »

29 octobre 2011 à 10:01:21
Réponse #6

flocondavoine


merci du lien. donc c'est important de continuer sa direction alors ?  :up:

Oui et non.
Serge te dirais "contexte".

Un gars tente de te harponner (exemple type de la demande de clope, mais ca peux être n'importe quoi) : si tu continue sur ta lancée sûr de toi, tu peux toujours t'arrêter un peu plus loin ou continuer ton petit bonhomme de chemin en mettant de la distance. Mais tu ne t'es pas arrêté là où on voulait te faire arrêter (soleil dans les yeux ? sol pourrit ? complice dans le dos ? véhicule à proximité ? non visible par des témoins etc). Tu as envoyé plusieurs signaux : tu gères la distance, tu te laisse pas faire à la première demande, tu es poli, si tu décides de t'arrêter tu as choisit ta place (peut-être possibilité d'être dos à un truc dur qui bouge pas type mur, voiture), tu as peut-être des objets à proximité etc.
La dynamique n'est plus la même (pas celle attendue), le rapport coût/bénéfice évolue pour l'agresseur potentiel.

A contrario, dans le deuxième exemple de la vidéo partir aurait-été sans doute été un mauvais choix. Ca aurait été une marque d'irrespect, l'agresseur potentiel s'implique clairement "pourquoi tu ME filme". Tu ne peux pas l'ignorer, tu peux difficilement partir en marchant et dire "non je filmais à côté bonne journée".

D'ailleurs le deuxième exemple est fascinant.
Il commence par nier le filmer (le traiter de menteur donc, mauvaise stratégie ?), l'autre insiste. Du coup changement de tactique : changement de sujet de conversation. On passe de la caméra, source du conflit à des remarques questionnements.
Il humanise l'agresseur potentiel en lui montrant que non il n'est pas juste un bout de carte postale - reportage et s'humanise par la même occasion.
Le "pourquoi tu cris ?" "non je ne cris pas" -> affrontement de nouveau, évité en partant sur autre chose "tu dis même pas bonjour". Retournement de la situation.
On papote, on rigole.
Et là il le braque à la caméra. Si il l'avait fait dès le début de l'interview il y aurait certainement eu plus d'action, là l'agresseur potentiel sort de l'axe et en sourit ! Deux humains, zéro conflit, une dynamique de mouvement installée. C'est le moment de partir !

Je ne vous cache pas mon admiration pour le réalisateur. Et je suis persuadé que tout cela est venu à force de relations, sans jamais aucun stage ou quoi. Juste un type qui aime les gens et a appris à gérer à force de rencontres.
C'est probablement pas le genre de bonhomme à en venir aux mains, pas le visage "dur" ("si tu joues au con je te défonce") et le message qui va avec. Du coup il utilise ses armes à lui.

29 octobre 2011 à 11:37:03
Réponse #7

Lily


Ben moi, Flocon, je cache pas mon malaise par rapport à la démarche du gars.
En fait, il y a deux choses qui m'interrogent.

Primo, je connais bien l'endroit où il est et je me demande à quel point sa désescalade n'est pas efficace parce que les Ghanéens sont particulièrement cools et avenants. On notera que le réalisateur se balade tout de même en plein milieu du marché central et que, mis à part quelques gars qui grognent contre la caméra (à raison à mon sens), personne ne vient au contact physique, personne ne le touche (ce qui est très commun dans les pays voisins) ou ne semble vraiment se préoccuper de lui comme individu. C'est sa caméra seule qui fait réagir. Le "tu ne dis même pas bonjour" fonctionne très bien là, dans un contexte social où ces codes sont d'une importance extrême. Mais je me demande comment aurait réagi un Kenyan ou un Nigérian, qui sont dans des pays où l'agressivité est plus admise à mon avis.

L'autre truc qui me tarabuste (et me met un poil en colère, faut être honnête), c'est que le gars qui ne veut pas être filmé EST filmé. Est-ce que le réalisateur demande l'autorisation systématiquement hors caméra ? Ou (ce que je crois mais je n'ai pas de preuve) est-ce qu'il considère juste que, le gars n'ayant aucune chance de voir le reportage, son avis compte peu ? On ferait pas ça en Europe. Pourtant le droit à l'image ne peut pas avoir deux poids deux mesures. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que les gens sont agacés par la caméra : parce que, quoi qu'ils veuillent, ils n'auront pas la décision sur leur image. Ca me gêne.
If you think you are too small to make a difference, try sleeping with a mosquito

29 octobre 2011 à 11:56:00
Réponse #8

Patrick


Grand chasseur blanc avoir juste changé mode de safari, troqué carabine express contre caméra mais toujours chasser et évangéliser bon nègre. Juste un peu plus hypocrite et drapé de vertus et de bons sentiments. :bheurk:

29 octobre 2011 à 12:31:07
Réponse #9

Gros Calou


Je connais cette émission pour l'avoir vu plusieurs fois. Je l'ai vu à Tokyo, New york, Séoul etc... Il ne sillonne pas que l'Afrique et les pays "pauvres". La base est de se faire invité chez les gens au culot, bon prétexte pour connaitre la population de l'endroit où il se trouve.
Il y a une autre émission où la base est la cuisine, c'est "Globecooker" où le gars, cuisinier, découvre les populations au travers de la cuisine dans le monde.

 ;)




29 octobre 2011 à 12:31:44
Réponse #10

Sieg


 Un bon exemple de désescalade quand un homme de bonne volonté, et pacifique s'échauffe un peu parce que selon lui vous avez heurté sa dignité.

 Mais est ce pertinent dans un contexte de prédation, agression se déroulant en france ? J'en doutes  :-\

 
Grand chasseur blanc avoir juste changé mode de safari, troqué carabine express contre caméra mais toujours chasser et évangéliser bon nègre. Juste un peu plus hypocrite et drapé de vertus et de bons sentiments. :bheurk:

 Selon De Maximy himself, il demande l'autorisation de la personne, après l'avoir filmé...quand il peut. Oui parce que demander cette autorisation à un paysan chinois qui ne nous comprends absolument pas c'est un peu difficile...

 Sinon pour le reste c'est lui faire un procès d'intention. Maximy met un point d'honneur à justement traiter toutes les personnes qu'il rencontre d'égal à égal, quitte à les froisser, ou à heurter leur croyance et leur mode de vie.
 Je trouve ça drôle ce que tu dis parce que c'est justement les regarder avec un air paternaliste que de penser qu'on ne peut pas les filmer. Pourquoi on ne pourrait pas ? Parce que comme des enfants il faudrait les protéger ? C'est bizarre quand même, quand on fait un reportage à New York, Tokyo, Buenos Aires, ou Lisbonne c'est super sympa à regarder, ça fait voyager etc...Mais quand on film des black, des jaunes, ou des arabes, là on tomberait dans le néocolonialisme.

 Ces gens sont comme nous, ils n'ont besoin ni d'être inferiorisés ( ce que tu ne fais pas  hein  :) ) ni d'être traité avec des pincettes.

  

29 octobre 2011 à 13:15:17
Réponse #11

Leif


ce n'est pas de la désescalade , il l'a embrouillé mais d'une puissance , un maitre dans l'art.

il pose des questions mais ne le laisse pas répondre,une question , debut de réponse et boum avant la réponse une critique.

resulat celui qui venait pour une action doit maintenant gerer 4 probleme:

la camera, qu'il utilise comme une arme.
un bon gros debit
les coutumes bien ancrées
et en plus repondre.

c'est logique si on pose une question tout le monde est habitué a repondre ;)

29 octobre 2011 à 14:28:33
Réponse #12

Patrick


Sinon pour le reste c'est lui faire un procès d'intention. Maximy met un point d'honneur à justement traiter toutes les personnes qu'il rencontre d'égal à égal, quitte à les froisser, ou à heurter leur croyance et leur mode de vie.
 Je trouve ça drôle ce que tu dis parce que c'est justement les regarder avec un air paternaliste que de penser qu'on ne peut pas les filmer. Pourquoi on ne pourrait pas ? Parce que comme des enfants il faudrait les protéger ? C'est bizarre quand même, quand on fait un reportage à New York, Tokyo, Buenos Aires, ou Lisbonne c'est super sympa à regarder, ça fait voyager etc...Mais quand on film des black, des jaunes, ou des arabes, là on tomberait dans le néocolonialisme.
Mon cul oui, j'ai vu plusieurs de ces reportages et à chaque fois la même condescendance que je trouve malsaine. Tu appelles ça du respect, moi j'appelle ça un safari.

29 octobre 2011 à 15:12:47
Réponse #13

VERDUG0


Niveau relations humaines, je suis pas cale du tout.

Mon avis est que ce gars se comporte de maniere irrespectueuse, et que le fait de ne pas demander authorisation aux gens parcequ'IL ne parle pas leur langue, c'est du foutage de gueule...
Si y a des lois a ce niveau c'est peut etre que ca en gene certains d'etre filmes/ diffuses...
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 17:23:06
Réponse #14

Sieg


 
Mon cul oui, j'ai vu plusieurs de ces reportages et à chaque fois la même condescendance que je trouve malsaine. Tu appelles ça du respect, moi j'appelle ça un safari.

 Bon après un peu de recherches pour voir si il se défendait sur la question, autant qu'il vous réponde à ma place !  ;# ;)
 Toute l'interview est intéressante mais pour les plus pressés aller à 6.20

http://www.dailymotion.com/video/x2ud55_be-noot-antoine-de-maximy_people


 Sinon pour rejoindre Leif, c'est vrai que vu d'un certain oeil, ça peut être rapproché d'une façon d'embrouiller. C'est pourquoi je pense que face à un lascar français qui vous aurait target, ça pourrait avoir l'effet inverse. Le "faire copain" peut bien fonctionner mais aussi ( et plus souvent amha ) faire monter la pression. J'entends déjà d'ici le "Quoi jcris ? Et alors Je cris, TU vas faire quoi HEIN ???!! Joue pas le chaud comme ça !"

 On en revient donc au "je m'arrête pas" farpaitement décris par Flocon dans son deuxième post. Je trouve que c'est une excellente façon de procéder, qui, si elle n'est évidement pas magique, se révèle au moins extrêmement facile à mettre en oeuvre ( car finalement on est dans la passivité plus que dans l'action ) et donc facilement recommandable à ses proches. Et ça ça compte beaucoup !   :up:

29 octobre 2011 à 19:06:55
Réponse #15

Rosetta


Au delà de l'illustration, que ce soit du retournage de cerveau ou de la désescalade (ça a marché, tant mieux pour lui) , il n'empêche que ça me met mal à l'aise aussi cette émission. J'entends bien ce qu'il explique dans cette interview et ce n'est pas une question d'intentions, c'est une question de ce qui est perçu par l'autre. Pour avoir été déjà "l'animal de foire" quelquefois je pense que je vois à peu près ce que les gens peuvent ressentir de se voir ainsi dépossédés (avec finalement peu de tact je trouve) de leur intimité (leur vie "quotidienne" avec toutes leurs "bouseries" potentielles, leurs petites hontes, leurs petits travers etc...). Qu'il dise "je les traite d'égal à égal" c'est bien, mais il oublie que c'est SA mentalité d'occidental de voir les choses ainsi et que dans d'autres cultures ça peut ne pas passer.
Illustration c*nne : je bêche mon jardin tranquillement (car c'est pour moi source de relaxation), je me vide donc tranquillement l'esprit les mains dans la terre quand soudain une petite troupe de parisiennes en promenade fait halte devant moi et commence à sortir les appareils photos ("c'est si pittoresque" !!!). Je les regarde interloquée (Famas dans les yeux) et leur demande si je peux les aider (en pensant "un petit coup de bêche dans les miches peut-être?"). Elles engagent la conversation en me demandant ce que je fais, si je vis là à l'année, si il n'y a pas un mec qui pourrait faire ça à ma place ou une "machine" (?), si je ne m'ennuie pas de vivre ici, si ce n'est pas trop dur pour avoir accès à la "culture" (?)... etc... Ben voilà, moi ce jour-là j'avais pas forcément envie d'engager la converse, ni de répondre à ce genre de question débile, je voulais juste avoir la paix et je me suis sentie blessée voire violée dans mon espace de vie perso, principalement par ces appareils photos dégainés sans mon avis. Je crois que sans ça ça aurait été différent, je me serais sans doute gentiment moquée de leur figure en en rajoutant des tonnes pour les dégoûter à vie de venir vivre à la campagne (non mais sans déconner  :glare:).
Tout ça pour dire que, quoi qu'il en dise, la caméra peut être vue comme une agression, que des personnes peuvent se sentir mal à l'aise et pour autant "accepter" ou "ne pas oser refuser" d'être filmés ou d'accueillir le sieur chez eux. Il n'est pas certain, avec l'écart culturel, que toutes les réactions et tous les ressentis puissent être interprétés à leur juste mesure par l'"acteur" principal.

C'est pareil dans toute situation potentiellement conflictuelle, il faut essayer de se mettre à la place de celui qu'on a en face, non pas à travers son propre prisme de valeurs mais à travers celui de l'autre, ce qui est largement plus complexe....
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

29 octobre 2011 à 19:33:21
Réponse #16

flocondavoine


Serait-il possible de parler choix du matériel vidéo et coupe de cheveux ?

L'idée du sujet c'était d'illustrer le "je m'arrête pas". Par la même occasion profiter de la seconde "désescalade" et voir quelques principes illustrés (nier ne marche pas, changer de sujet si affrontement, retournement de situation, se barrer).

Je vous laisse analyser le reste.
Et réitère mon admiration pour ces gestions d'embrouilles.

Merci leif.
Merci pour la vidéo.

29 octobre 2011 à 22:18:11
Réponse #17

ulysse


aujourd'hui se faire prendre en photo en ville c'est assez fréquent.
De temps en temps je surprend des touristes en train de nous filmer quand je joue au foot avec les momes. Avec le numerique tout le monde se prend pour Quartier-Bresson.

29 octobre 2011 à 23:51:20
Réponse #18

** Serge **


"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

29 octobre 2011 à 23:53:59
Réponse #19

sebastienb


A voir également sur ce sujet le film d'Antoine de Maximy avec un bel exemple d'embrouille qui risque de mal finir dans les quartiers noirs de la Nouvelle Orléans. Antoine s'arrête pour papoter avec un groupe de locaux, ils s'interessent fort à sa caméra, un baraqué lui sors des "you got to show me love"... Antoine s'en sors en disant "bon je vais chercher des bières et je reviens". Il a eu très chaud. D'ailleurs son film est très triste au final alors que ses emissions TV étaient plutôt cool en général.

30 octobre 2011 à 06:04:49
Réponse #20

VERDUG0


embrouille qui risque de mal finir dans les quartiers noirs de la Nouvelle Orléans. Il a eu très chaud.

En meme temps...


Flocondav', ce que dit Rosetta (put**n ca fait pas serieu avec nos pseudos  :lol:) n'est pas completement HS:
Elle exprime son malaise ressenti lorsque des gens ont eu un comportement semblable a celui d'Antoine de Maximy.

Je le trouve pas doue en protection perso. C'est bien beau de faire des desescalades boiteuses, mais c'est mieux de pas aggresser tout le monde ( a fortiori quand on est le seul blanc du coin... ) comme il le fait.

Dans le cas de Rosetta, ou de l'emission, selon ou et avec qui je suis photo/filme si je ne peux m'assurrer que c'est efface: je detruit l'appareil. Si je demande a ce qu'on arrete de me filmer et que ca marche pas,j'en viens aux poings je pense (ben oui, personne n'a insiste  ;D)

Donc non, niveau gestion du risque, je le trouve carrement pas bon, en revanche il a une bonne experience des gens.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

30 octobre 2011 à 06:31:43
Réponse #21

flocondavoine


Comme je l'ai écris par mp, je distingue la partie gestion des embrouilles du reste.

On est bien d'accord que se balader en zone inconnue avec tout un attirail comme il le fait niveau protection personnelle (entre autres) y a mieux, qu'au bout de deux fois quand on te dis de pas filmer tu vas filmer ailleurs etc.

Ceci étant dit, à chaque moment d'embrouille il s'en tire très bien et met en place des principes connus ici, qui permettent (je me répète déjà à mon âge !) d'illustrer très clairement certains principes. C'est une situation réelle. Ca a marché dans ce contexte. C'est tout.
Je n'en demande pas plus.

Je vous laisse analyser le reste (bis).

30 octobre 2011 à 08:07:27
Réponse #22

VERDUG0


D'accord avec toi, mais seulement sur la partie "je m'arrête pas".
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

30 octobre 2011 à 11:12:25
Réponse #23

sebastienb


J'ai retrouvé la scène de la Nouvelle-Orléans, qui commence par un avertissement d'un habitant du quartier http://www.youtube.com/watch?v=ZvaH1xq9b_A&feature=player_detailpage#t=2182s ici plein d'exemples de choses à ne pas faire :)

30 octobre 2011 à 12:49:23
Réponse #24

zebzeb


J'ai retrouvé la scène de la Nouvelle-Orléans, qui commence par un avertissement d'un habitant du quartier http://www.youtube.com/watch?v=ZvaH1xq9b_A&feature=player_detailpage#t=2182s ici plein d'exemples de choses à ne pas faire :)

Il y a pas à dire mais il à de grosses coucougnettes quand même le Maximy
J'ai vu pas mal de ses émissions et il est toujours très culotté mais sait toujours gérer admirablement bien les situations conflictuelles dans toutes sortes de contextes, on ne peut donc pas dire que c'est une simple affaire de chance mais qu'il trouve le comportement le plus adapté à la situation.
La scène mise en évidence dans l'extrait est édifiante, rentrer dans un guetto alors qu'on lui a préalablement fortement déconseillé, n'est sans doute pas l'idée la plus "safe" au monde mais quand il est pris à partie avec "you got to show me love", il s’esquive en prétextant un truc bidon, c'est bien joué, pas de fierté mal placée, la fuite est jamais une décision facile à admettre (honneur et association à la lâcheté de la fuite) mais là c'était la bonne réaction à avoir. Et le fait qu'il montre sa réaction dans ce film est plutôt courageux de sa part.

Ceci dit, j’avais aussi du mal avec le sentiment que me laissait ces émissions.
Je trouvais ça un peu voyeuriste et néo colonialiste mais le respect que le réalisateur témoigne aux autochtones m'a fait changer d'avis, je n'ai pas senti de condescendance ou de prosélytisme de la culture occidentale dans sa démarche  (du style, "c'est comme ça que vous devriez vivre") mais de la curiosité. Une mise en valeur de la diversité culturelle.

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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