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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Effet du témoin - Bystander effect  (Lu 10589 fois)

28 octobre 2011 à 15:43:29
Lu 10589 fois

** Serge **


L'effet du témoin, appelé aussi syndrome Kitty Genovese est un phénomène psychologique à l'exact opposé de l'effet boule de neige : il est moins probable que des personnes interviennent dans une situation d'urgence quand d'autres sont présentes que quand elles sont seules.



<a href="http://www.youtube.com/v/KIvGIwLcIuw?" target=_blank class=new_win>http://www.youtube.com/v/KIvGIwLcIuw?</a>

http://en.wikipedia.org/wiki/Bystander_effect
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_du_t%C3%A9moin
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

28 octobre 2011 à 19:05:12
Réponse #1

Rosetta


Je me demande s'il n'y a pas surtout un lien avec l'émergence du leadership.
Je m'explique : certaines personnes sont naturellement des leaders, ils "prennent les choses en main" sans se poser plus de question, que ce soit dans les situations d'urgence ou pas d'ailleurs. D'autres non.
Dans un groupe pour qu'il y ait une réelle "action", il me semble qu'il faut que quelqu'un se démarque. Le leader. Sans quoi l'action est potentiellement inefficace vu qu'elle part dans de multiples directions. Ceux qui naturellement sont des "passifs" suivent.
Dans les situations décrites avec cet effet du témoin je crois que ça s'applique aussi. Qui va agir? S'il n'y a pas un type naturellement porté sur l'action dans le secteur ça va prendre du temps. Dans le cas contraire l'action est rapide. Et si on est seul, on n'a surtout pas le choix, sauf à s'arranger plus tard avec sa conscience, chose qui, je crois, n'est pas très reluisante ou souhaitable pour la plupart.
C'est débile mais ça me fait penser aux interminables réunions de travail où chacun rajoute sa pierre à l'enc*lage de mouches collectif, et dans lesquelles, si l'un prend la peine de synthétiser, on peut terminer en 10mn, alors que sinon ça prend 3 heures...
« Modifié: 28 octobre 2011 à 19:11:57 par Rosetta »
a bove ante ab asino retro a stulto undique caveto

28 octobre 2011 à 19:43:15
Réponse #2

Leif


j'ai eu des larmes a 2.27 :)


28 octobre 2011 à 20:11:41
Réponse #3

Gros Calou


j'ai eu des larmes a 2.27 :)

Moi aussi  :love: Rien à ajouter !

Sauf, Merci Sergio  :love:

28 octobre 2011 à 20:41:09
Réponse #4

Eremos


Intervenir ou ne pas intervenir, telle est la question ....  ^-^

Quelques questions:

Est-ce que les deux gars qui interviennent ne seraient pas plus habitués aux "situations de crises", que la madame ou le couple qui viennent de faire leur épicerie ? Ils sont deux gars (rapport de force avantageux) et semblent directement prêt à en découdre avec le faux "BG" (ils en parlent, se mettent d'accord, puis spontanément attaquent en sandwich). Le gars de la voiture sait qu'il ne sera pas tout seul ...

Est-ce que les autres témoins sont des lâches (je m'en fout) ou  "ne se sentent pas à la hauteur" (incompétence: qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là?). Autrement dit: qu'est-ce qui les paralyse ?

Y a-t-il eu des appels lancé à la police durant cet épisode? C'est un geste citoyen invisible, mais qui peut être parfois une solution très acceptable. Dans cette situation, c'est sûr que chaque seconde compte.

J'ai lu il y a quelques semaines qu'un gars est mort pour une citrouille. Il a simplement demandé au voleur de la remettre à sa place, il a été bousculé et lors de sa chute, sa tête à heurté le sol et il en est mort. Il y a avait peut être une part d'imprudence ( il était à vélo, donc vulnérable à la bousculade), mais certainement il a eu le leadership de faire un geste citoyen, de ne pas s'en foutre.

Devant quelqu'un en train de commettre un acte répréhensible, on ne s'attend pas à une réponse genre :" Mais bien sûr, excusez-moi, je vais tout de suite arrêter"

On connaît tous la vidéo de la petite madame qui écrase son sac à main sur des voleurs de bijouterie. Courageuse, certainement, mais elle a aussi eu beaucoup de chance.

Par contre, ce qu'on a vu dernièrement de la fillette doublement écrasée en Chine est révoltant, et en dit long sur l'inertie des témoins. Les raisons derrière cette inertie sont peut être moins claires, selon la culture, l'expérience personnelle, l'évaluation du facteur risque.
« Modifié: 28 octobre 2011 à 21:57:56 par Eremos »

29 octobre 2011 à 07:20:15
Réponse #5

VERDUG0


@Eremos: l'inertie des passants est d'origine culturelle; "on se mele de nos oignons, c'est pas ma fille, je veux pas de problemes". Je prefere ce genre d'attitude plutot que les curieux en France qui se sentent obliges de savoir ce que tu fais, pourquoi etc...
Des videos ou on voit clairement l'inactivite (voire la particiatio du public)
http://www.youtube.com/watch?v=fdrcwYndwlc&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=bYW3_6nq5Po&feature=related

Je me demande ce que vous vous feriez dans une situation d'aggression.
Comme le disait Mad, j'ai vu plusieurs mecs intervenir lors de passage a tabac d'un meuf par son conjoint, se faire menancer de mort, frapper, insulter par la "demoiselle en detresse".

Peu de chances que j'intervienne dans une altercation si je ne connais pas les protagonistes.
De mon point de vue, c'est ce qu'il y a de mieux, une seule vie, je tiens pas a la gacher.

Une fois j'ai eclate deux mecs qui etaient un peu trop pressants pressant avec une nana.
J'ai agi impulsivement sans reflechir ni meme analyser la situation, hormis mon environnement (nous n'etions bien que 4 dans la zone), la meuf aurait tres bien pu ne pas vouloir. Elle a pas eu le choix.
Je me suis barre apres, j'en ai parle a quelqu'un qui m'a dit que mon assurance ne m'aurait rien rembourse si j'aurai ete blesse, et que les mecs en question auraient pu m'attaquer pour coups et blessures...
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 08:03:12
Réponse #6

mrfroggy


J ai eu le cas d une fille en pleine journée a Lannion se faisant mettre copieux sur la face, quand je suis arrivé pour essayer de  calmer le jeu , je me suis fait traiter de con**rd.par la fille.
Sur la video on voit que c est un groupe d homme qui y va.
.
Mais je continuerai a intervenir quand meme ...ceux qui ont une fille comprendront, les autres aussi je pense. ;)
Enfin la vidéo est édifiante, parce que la ça touche a un enfant. et meme une femme ne bouge quasiment pas...
les couples style adulte -enfant,ou la personne seule n y vas pas
Moi  ça me fait flipper.c est pas une généralité j espere :'(
Ma chienne aurait déglingué le type , la c est sur.
Ne devrait on pas essayer d enseigner la solidarité a l école ?
On avait évoqué le cas d un petit garçon qui avait défendu une de ses camarade de classe.

Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

29 octobre 2011 à 08:59:27
Réponse #7

VERDUG0


Froggy,

Je comprends que ca te fasse flipper, mais si, c'est une belle generalite.
Si t'as une petite fille sous la main, fais l'experience dans la rue, tu verras bien.

Et pour moi l'ecole c'est sense enseigner des matieres utiles, pas une ideologie.
Ca c'est aux parents de le faire.
D'autant plus que la ca tournerait au formatage, j'espere que l'etat jamais ce pouvoir
 
Bye
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 10:09:26
Réponse #8

azur


Vidéo intéressante... et instructive:
Pourquoi n'interviennent-il pas? Il peut y avoir plusieurs raisons:
- manque de courage (je ne suis pas de taille...) et ça pourrait se justifier quand on voit le gabarit de "l'agresseur"
- l'individualisme (ce n'est pas mon affaire) qui confine, finalement, à de l'égoïsme... de plus en plus répandu
- l'apathie: qu'on le veuille ou non, c'est une situation induisant du stress, y compris pour ceux qui y assistent, à plus forte raison s'il n'y sont pas habitués. Dans ce cas, il y a de fortes chances pour qu'ils restent hagards sans trop savoir quoi faire.

Et je pense qu'il y aussi un lien avec le leardership: à mettre en parallèle de la hiérarchie "dominant-dominé" chez les mammifères: les dominants sont en général plus volontaristes, les dominés plutôt passif et attentistes. Cependant, chez l'être humain, une instruction adéquat (renforcement de la cohésion, aguerrissement au stress) permet de faire évoluer les plus "dominés" d'entre-nous.

Enfin, détail intéressant: ceux qui interviennent seraient pourtant considérés comme BG par beaucoup de nos concitoyens... une belle leçon!  :up:
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

29 octobre 2011 à 10:17:41
Réponse #9

VERDUG0


détail intéressant: ceux qui interviennent seraient pourtant considérés comme BG par beaucoup de nos concitoyens... une belle leçon!  :up:

 :)

Et ca fait plaisir, je serai pas etonne de voir les memes reactions en France.
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 10:42:17
Réponse #10

azur


:)

Et ca fait plaisir, je serai pas etonne de voir les memes reactions en France.
En quelques années à instruire les jeunes engagés dans l'armée, j'ai eu régulièrement des surprises de ce genre...
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

29 octobre 2011 à 11:08:38
Réponse #11

VERDUG0


Tu pourrais expliquer stp?
Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 11:20:25
Réponse #12

Berhthramm


Je me demande s'il n'y a pas surtout un lien avec l'émergence du leadership.
Je m'explique : certaines personnes sont naturellement des leaders, ils "prennent les choses en main" sans se poser plus de question, que ce soit dans les situations d'urgence ou pas d'ailleurs. D'autres non.
Dans un groupe pour qu'il y ait une réelle "action", il me semble qu'il faut que quelqu'un se démarque. Le leader. Sans quoi l'action est potentiellement inefficace vu qu'elle part dans de multiples directions. Ceux qui naturellement sont des "passifs" suivent.
Dans les situations décrites avec cet effet du témoin je crois que ça s'applique aussi. Qui va agir? S'il n'y a pas un type naturellement porté sur l'action dans le secteur ça va prendre du temps. Dans le cas contraire l'action est rapide. Et si on est seul, on n'a surtout pas le choix, sauf à s'arranger plus tard avec sa conscience, chose qui, je crois, n'est pas très reluisante ou souhaitable pour la plupart.
C'est débile mais ça me fait penser aux interminables réunions de travail où chacun rajoute sa pierre à l'enc*lage de mouches collectif, et dans lesquelles, si l'un prend la peine de synthétiser, on peut terminer en 10mn, alors que sinon ça prend 3 heures...

il y eu à un moment sur le forum une video avec "leader & followers" ça illustre tout à fait ton propos de  la notion du leader naturelle qui lance une action et qui est suivi.

:)

29 octobre 2011 à 11:22:43
Réponse #13

azur


Tu pourrais expliquer stp?
Des gars qui arrivent, fringués comme des racailles, un peu (voire pas mal) rebelles, au langage peu chatié, cherchant de temps en temps la confrontation avec l'autorité... mais mis dans un groupe et confrontés aux difficultés, leur caractère fort donne d'assez bons résultats. Et quand ils assimilent le fait que l'autorité n'est pas la pour les museler mais pour les faire progresser, ça donne souvent d'excellents gars... plutôt atypique dans notre société, mais efficace et attachants.

Pour revenir à la vidéo, ce n'est pas finalement pas si étonnant de voir ce genre de personne réagir: bien que rétif face à l'autorité, ils ont un instinct de "justice naturelle" et ne s’embarrassent pas du "qu'en dira-t-on"... et n'hésitent pas à intervenir, presque instinctivement. Il y a fort à parier que ce genre de personne ait un caractère de leader.

L'exemple caricatural, c'est celui donné par Vin Diesel dans XXX.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
------------------------------------------
Boviner, c'est contourner par le centre...

29 octobre 2011 à 12:02:55
Réponse #14

Patrick


Édifiant, les "gens biens" se forcent à regarder ailleurs avec une insistance toute particulière, car il savent. Le gamin brun, lui par contre sent bien qu'une réaction est nécessaire et l'attend de son père. Marrant, les seuls citoyens n'auraient certainement pas été catégorisé par la BAC locale dans le camp des "gens biens".

29 octobre 2011 à 14:02:37
Réponse #15

bison solitaire


Édifiant, les "gens biens" se forcent à regarder ailleurs avec une insistance toute particulière, car il savent. Le gamin brun, lui par contre sent bien qu'une réaction est nécessaire et l'attend de son père. Marrant, les seuls citoyens n'auraient certainement pas été catégorisé par la BAC locale dans le camp des "gens biens".

Je me suis dit la même chose.
J'ai regardé la vidéo sans le son, et je suis resté dubitatif quant à mes représentations concernant les "gens biens" et les "autres". Il m'est de plus en plus difficile de tenir des positions tranchées, peu importe le domaine.
Maintenant est ce que les "gens biens" ne se posent pas trop de question, par exemple: qu'est ce qui se passe? C'est un caprice? Il n'y a personne d'autre? Est-ce que c'est sérieux? Est-ce que j'ai le droit d'intervenir? Est-ce que ça ne va pas se retourner contre moi? Qu'est ce que j'ai à perdre?...
Alors que les autres, ce serait (et c'est toujours un exemple): qu'est ce qui se passe? C'est sérieux? Les autres questions ne se posant pas parce que le cas échéant il n'ont pas d'enfant et ne se posent pas la question du caprice, ils n'ont rien à perdre car déjà mal étiquettés par la société, et ils prennent le droit d'intervenir parce qu'au travers de valeurs plutôt universelles (défense d'un enfant), ils ne se posent pas la question de faire ou ne pas faire... ils font.
« Modifié: 29 octobre 2011 à 20:43:32 par bison solitaire »

29 octobre 2011 à 14:21:37
Réponse #16

Eremos


Enfin, détail intéressant: ceux qui interviennent seraient pourtant considérés comme BG par beaucoup de nos concitoyens... une belle leçon!  :up:

Ça été spontanément ma première analyse : ils sont sans doute déjà "initiés", voire "habitués" à gérer des situation à haut potentiel de dérapage, violence physique, etc.
Pour eux, le ratio bénéfice/coût d'une intervention est excellent. Pour la femme tout seule face au faux gros BG, ce ratio est nettement défavorable.

29 octobre 2011 à 14:56:30
Réponse #17

VERDUG0


Pareil, c'est le premier truc que j'ai note.

Azur: je vois ce que tu veux dire; je travaille/ passe du temps avec des jeunes criminels/ racailles, nommez les come vous voudrez.

Ben il en ressort regulierement une grande volonte de vaincre, un leadership plus prononce, des prises de risques aussi.
"rien a perdre, rien a gagner"

Neanmoins, on y observe un effet de meute, pas de troupeau mais bien de meute, ca ressort notamment dans les emeutes: on ne se rend pas compte de ce que l'on peut effectuer soi-meme comme degats (et par consequent ce dont on est responsable ).

L'exemple typique est le passage a tabac qui prend fin sur un ecrasement de tete, l'auteur ne capte que rarement que penalement, il sera le seul a etre juge pour homicide...

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

29 octobre 2011 à 15:01:15
Réponse #18

azur


Neanmoins, on y observe un effet de meute, pas de troupeau mais bien de meute, ca ressort notamment dans les emeutes: on ne se rend pas compte de ce que l'on peut effectuer soi-meme comme degats (et par consequent ce dont on est responsable ).

L'exemple typique est le passage a tabac qui prend fin sur un ecrasement de tete, l'auteur ne capte que rarement que penalement, il sera le seul a etre juge pour homicide...
Un des moyens de freiner cet effet de meute, c'est de rendre les gens mutuellement responsable les uns des autres.
Exemple typique: la formation des légionnaires
un francophone est binomé avec un non-francophone. Quand l'un fait une connerie, les deux ramassent! Ca peut paraitre injuste, mais ça motive les deux à veiller l'un sur l'autre...

Difficilement applicable dans la société, bien évidement... mais effectivement l'effet de meute (le nom est fort à propos) peut pousser n'importe quel être humain à commettre l'irréparable.
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

29 octobre 2011 à 15:05:24
Réponse #19

guy


Quand l'un fait une connerie, les deux ramassent! Ca peut paraitre injuste, mais ça motive les deux à veiller l'un sur l'autre...

Rien d'injuste... plante toi un clou dans le pied et le corps entier aura du mal à avancer.

C'est comme au foot (berk), tu peux prendres de très bons joueurs individuels, bah si tu as pas une cohérence d'équipe tu peux te faire laminer par une petite équipe où le jeu collectif est rodé.
Toornaarsuk!

29 octobre 2011 à 16:05:42
Réponse #20

ulysse


sais pas trop. Je trouve la situation très ambigue. Ca pourrait très bien etre un père et sa fille pré ado qui tape une crise pour raison x ou y.
(j'ai vu la vidéo sans le son). c'est aussi le genre de considération qui pousse à pas necessairement intervenir. Discriminer les détails qui font
apparaitre la situation comme etant criminelle me parait etre déjà un travail interessant.

29 octobre 2011 à 16:11:16
Réponse #21

azur


Rien d'injuste... plante toi un clou dans le pied et le corps entier aura du mal à avancer.

C'est comme au foot (berk), tu peux prendres de très bons joueurs individuels, bah si tu as pas une cohérence d'équipe tu peux te faire laminer par une petite équipe où le jeu collectif est rodé.

On est bien d'accord. C'est la raison pour laquelle, lors des séquences d'aguerrissement, les épreuves (obstacles de piste collective, missions) sont irréalisables pour un individu seul, difficilement réalisable pour un groupe mal soudé, et très facilement réalisable pour un groupe soudé et bien commandé. Et, à l'inverse, j'ai même remarqué que, dans un groupe avec beaucoup d'individus compétents aux caractères forts... c'est le bordel car tout le monde veut commander et personne ne reste à sa place!
Tout le monde savait que c'était impossible... est venu un idiot qui ne le savait pas, et qui l'a fait!
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Boviner, c'est contourner par le centre...

29 octobre 2011 à 16:12:59
Réponse #22

Bomby


Moi, ce qui me frappe dans la vidéo proposée, en essayant de prendre un peu de recul par rapport au montage et à la production, forcément orientés, du magazine concerné, c'est quand même l'invraisemblance ou le caractère au moins très équivoque, de la situation mise en scène...

Et il me semble que ça peut expliquer beaucoup de flottements dans les réactions des gens, même si dans le doute, mieux vaut certainement alerter la police (certains passants l'ont apparemment fait, selon les commentateurs).

Je m'explique.

Les circonstances, tout d'abord, sont invraisemblables pour correspondre au pire scenario, celui d'un enlèvement d'enfant : un kidnappeur d'enfant tenterait-il le coup en plein jour, en centre-ville, dans un lieu fréquenté, sans véhicule à proximité, et aussi lentement, en laissant crier l'enfant aussi longtemps ?

Un prédateur utilisant la force assommerait plus vraisemblablement l'enfant immédiatement pour l'embarquer aussitôt dans un véhicule, un autre utilisant la ruse le ferait sans s'exposer au risque que l'enfant donne l'alerte en terrain découvert...

Le jeu de la petite fille ne me semble d'ailleurs pas très crédible : elle ne me paraît pas suffisamment pétrifiée ou hurlante pour donner l'impression d'être dans une situation vraiment critique (j'ai des enfants à peu près du même âge et vois ce que ça peut déjà donner dans des hypothèses bien moins dramatiques)...

Ce qu'elle dit peut être parfaitement compatible avec l'hypothèse d'un caprice ou d'un conflit d'autorité par exemple dans une famille recomposée ou pour un enfant placé en famille d'accueil...

Peut-être le scenario était-il calibré ainsi pour que la scène puisse être jouée plusieurs heures de suite sans trop alarmer le voisinage, peut-être l'était-il ainsi exprès pour que l'interprétation de la scène par les passants soit complexe et équivoque...

Toujours est-il qu'il ne faut donc à mon sens pas trop s'étonner de l'hésitation des passants (même d'ailleurs de ceux qui finalement interviennent, on l'aura noté) et qu'en déduire de grandes conclusions quand au "bystander effect" me paraît assez hardi...

Face à une telle situation, difficile à interpréter, et face à laquelle aucun signe d'urgence imminente n'existe (pas de coups sur l'enfant, situation à pied au milieu d'une voie publique largement ouverte,...), il est souvent difficile de décider comment agir et, comme pour toute décision difficile, elle est plus facile à prendre si on peut confronter son avis à celui d'une autre personne.

Ce n'est sans doute pas un hasard si les deux premiers qui interviennent sont deux personnes qui paraissant toutes les deux à même de prendre chacune seule le risque d'intervenir, semblent bien se connaître. Ceci ne les empêche précisément pas d'hésiter ni d'en discuter avant d'intervenir.

Autre point me semble-t-il, ils décident d'intervenir à partir du moment ou le mouvement de Bill Stanton (le kidnappeur-expérimentateur) avec l'enfant s'accentue vers une issue de l'endroit où la scène se déroule.

Je ne veux d'ailleurs pas leur enlever le mérite, réel, qui est le leur : ils hésitent, se concertent, jugent préférable d'intervenir, s'engagent vraiment (ils abandonnent les achats qu'ils trimballaient dans des sacs), se lancent de façon coordonnée et synchronisée tout en contrôlant leur intervention (ils savent s'arrêter) : chapeau !

Mais je voulais souligner ces différents biais qui expliquent le flottement et qui à  mon sens peuvent donner une autre interprétation, à la fois concordante mais cependant un peu à contrario, du "bystander effect". Dans ce cas, je ne crois pas que ce soit tant une dilution de la responsabilité que la difficulté à objectiver sa décision...

Face à une décision difficile à prendre de ce type (agression verbale, bousculade, altercation en cours ou évènement pouvant dégénérer en ce sens) et dans laquelle il n'y a pas encore de signe objectif d'urgence à intervenir (pas de coup, ou pas de coup sérieux, par exemple), le fait d'être plusieurs à constater la même chose et à se poser les mêmes questions est un handicap si on ne connaît pas les autres témoins ou passants car chacun aura naturellement tendance à conforter ses doutes ou ses options par rapport à celles que semblent prendre les autres : pas d'intervention des autres étant le signe qu'une intervention est inutile ou trop risquée, l'intervention d'un autre étant le signe inverse...
D'où le rôle de la tendance personnelle à plus ou moins de leadership, d'où aussi l'importance d'engager la communication avec les autres passants ou témoins, voire, dans certains cas, avec les protagonistes.

En tous les cas, pour en revenir à cette expérience mise en scène par une télé américaine, le plus étonnant me semble surtout être le faible nombre de personnes ayant pris la peine de signaler l'incident au 911, ce qui n'expose pourtant pas à grand-chose face à une situation certes équivoque et même invraisemblable mais dont on ne peut cependant exclure totalement et à première vue qu'elle soit grave...

Cordialement,

Bomby

EDIT : Je viens de voir au moment de poster le message qu'Ulysse fait en substance la même analyse... Très bon exemple : comme les passants hésitants, ça me rassure : on est au moins deux à penser à peu près la même chose face à une situation ambigüe...

29 octobre 2011 à 17:00:56
Réponse #23

Bomby


Pour invraisemblable que cela puisse paraître :

deux enfants entre sept et dix ans, ligotés, duct tape sur la bouche, se débattant, frappant les portières du véhicule dans lequel ils sont tenus enfermés sur la banquette arrière. Milieu d'après-midi, dans votre bonne ville de Paris.
Quartier populaire et commerçant bondé.

Il y a une quinzaine d'années.

Pas d'adultes proches de la voiture.



Je ne suis pas sûr de saisir, Serge : quand tu dis "pas d'adultes proches de la voiture", tu impliques qu'il n'y avait personne comme apparaissant comme possesseur du véhicule à proximité mais quand même qu'il y avait des passants adultes à passer à côté du véhicule ?

Et quand tu évoques le fait que la situation paraît invraisemblable, est-ce parce qu'aucun des passants ne réagissait ?

Sinon, ça ne me paraîtrait pas en soi vraiment invraisemblable. Irrationnel certes, invraisemblable pas forcément... Le peu de discrétion ferait plus penser à l'action d'un déséquilibré, plus particulièrement au coup de folie d'un parent...

C'est sûr que, face à une telle situation, il aurait été ahurissant (peut-être a-ce-été le cas) que personne n'appelle rapidement la police.
 
De quoi s'agissait-il  en réalité et quel fut le dénouement?

Cordialement,

Bomby

29 octobre 2011 à 17:02:27
Réponse #24

Eremos


Sans doute un peu HS, mais :

Avec la manie des émissions humoristique du style "les Gags" et autres caméra cachée, je remarque que c'est systématiquement les "bonnes gens" qui se font avoir. Ça ne marche qu'avec les "bienveillants", ceux qui aiment "rendre service", qui sont près à faire un petit "sacrifice" pour aider.
Toujours il y a une mise en scène dans laquelle il faut "secourir, aider, dépanner, donner un coup de main, avoir une attitude citoyenne, etc"

Question : est-ce qu'à la longue, ce genre d'émission ne stimule pas le réflexe (peut être à tord) : "Ben moi, je me laisserai pas avoir, je vais y voir à deux fois avant d'avoir l'air niaiseux à la prochaine émission BLABLABLA" ?

En fait, je trouve dommage/dommageable que ce soient ces "bonnes gens-là" qui se font toujours avoir. Auront-elles le même réflexe une 2e fois ?

Fin du HS

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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