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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: La route des barrages (42) - 2 nuits  (Lu 5795 fois)

16 septembre 2011 à 17:05:29
Lu 5795 fois

StormX


Salut,

Cela faisait longtemps que je ne vous avez pas fait sortir avec moi. Ce post sera l'occasion pour moi de vous faire encore et toujours découvrir ma région, le parc Naturel Régional du Pilat, chaussez vos chaussures moussaillons, c'est parti !



Check liste du matos, hmm, tout y est !  :up:

Citer
EDC :

- Mora - Bahco Clipper
- Couteau suisse One hand Forester
- Sifflet (avec mini boussole qui indique le nord et thermomètre intégré)
- Carte de la région au 1/25000
- Portable MTT solaire
- 10 m de paracorde
- Kit Feu (briquet, allume feu (coton + huile olive), chambre à air, firesteel, briquet + bougie chauffe plat dans un morceau de chambre à air étanche)
- Duc Tape
- Bandana
- doypack
- couverture de survie
- papiers d'identité


Sac à dos : Berghaus Munro

Coucher / s'abriter :
- Poncho BW
- SdC S15 Ultralight D4
- Hamac toile de parachute
- 2 batons de marche Forclaz 300 (D4)

Se vêtir :
- 1 Woolpower 200 gr
- 1 T shirt manche longue en laine merinos
- 1 Chemise polyester manche longue
- 1 Polaire D4
- 1 Pantalon Fjallraven Vidda
- 1 raincut D4 rouge
- 2 paires de chaussettes en laine (1 en merinos fine)
- 1 Bonny hat
- 1 bonnet en laine
- 1 cagoule en laine merinos
- 1 tour de coup Zargun
- 1 paire de gants en cuire doublée polaire

Couper :
- scie pliante Fiskar

Bouffer :
- Mine RABUS
- Mug titane 750 Ml
- cuillère

Nourriture :
- 400 gr de pattes
- 2 soupes lyophilisées
- 12 barres de céréales
- 4 tablettes de chocolat (noisettes et riz soufflé)

S'éclairer :
- 1 frontale
- 3 piles AAA (dans un zip ductapé)

S'hydrater :
- Outre ORTILEB 10 L

S'organiser :
- Papier + crayons de papier

S'orienter :
- Cartes IGN 1/25000 du parcourt
- Boussole

Se laver :
- 1 savon d'alep
- serviette micro fibre
- Une brosse à dent
- Dentifrice

Trousse de secourt :

Matériels :
- 1 pince à épiler
- 1 briquet

Bandages :
- 1 pansement compressif
- 3 pansements compeed
- 1 bande pansement à découper
- 1 rouleau de Tensoplast
- 2 Compresses
- 1 rouleau de sparadrap

Désinfectant :
- 4 unidoses de chlorhexidine
- 2 flacons de sérum physiologique
- huile essentielle tea tree
- huile essentielle immortelle

Médicaments :
- Paracétamol
- Arnica Granule
- Micro pur

Autre :
- sac poubelle 100 L épais (pour isolation au sol , poubelle éventuelle ect...)
- paire de lunettes de soleil
- appareil photo

Un petit lien pour suivre le parcourt à la carte : calculitineraires


Pleins d'objectis pour cette rando. Le premier, et le plus important, me faire plaisir. S'il y a bien une chose que j'apprécie lorsque je me balade en solitaire, c'est de ne penser à rien d'autre qu'à ce que je fais ici et maintenant. Souvent on me demande ce qu'il se passe dans ma tète quand je suis seul dans la nature ; rien d’exceptionnel justement et c'est ça qui fait du bien !  :)
L'itinéraire, il est simple, je l'ai appelé la route des barrages. Au programme, 5 des 8 retenues d'eau que compte notre territoire.

Je voulais également tester ces petites acquisitions :

- la cagoule en laine merinos. A comparer avec le bonnet en laine classique et le tour de coup Zargun.
- le tour de coup Zargun. Que vaux ce tissu ?
- le raincut D4


Un coup d'oeil sur la météo prévue. Des températures prévues entre 15 et 30°C dans la journée. Et je prévois du 5 à 10°C dans la nuit + l'humidité. Pour gagner de la place, je ne sors pas mon SdC S0 bien trop chaud et volumineux et préfère prendre mon S15 en prenant des compléments de chaleur tels que la cagoule, ou le tour de coup. Ce choix s'avérera payant puisque ne n'u jamais froid alors que mes 2 nuits se passèrent au fond d'un vallon à proximité immédiate d'une rivière.

Mais avant de parler des conclusions, place à la rando !  ;)



On attaque sec, coupant droit à travers le bois pour gagner les hauteurs.



Et hop nous y voila ! Et avec une belle vue en prime du Mont Blanc.  :)



On continue, on passe la croix de Montvieux, et redescend en direction de la croix du Mazet.



On voit ici la majorité de l'itinéraire de cette journée. Je vais descendre dans le coin droit, puis rejoindre les montagnes boisées aux derniers plans en remontant par la gauche. C'est parti !



En plein soleil, l'odeur de bruyère, du sous bois...imaginez !  :love:
« Modifié: 16 septembre 2011 à 17:32:56 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:05:54
Réponse #1

StormX






J'ai atteint le point le plus bas de cette journée. Pause gouté au bord du Dorlay.

Pour l'anecdote historique (dont je raffole  ;D), ce ruisseau et le Furan, sont les deux principaux ayant alimentés en eau la ville de St Etienne. Cette eau était bue, mais surtout utilisée pour faire tourner les innombrables usines (la manufacture d'arme par exemple). De nombreuses petites usines et ateliers s'étaient développés également le long de ces ruisseaux dans toute la montagne : moulins, scieries, usines textile, fonderies, forges ect. Pour maîtriser les eaux, chaque usine construisait un bief (un mini barrage permettant d'alimenter une conduite forcée pour accélérer et réguler l'arriver d'eau sur les roues).
Quelques exemples le long du Dorlay en direction de la Terasse sur Dorlay et son barrage.





Un Bief avec son ancien moulin réhabilité en habitation au fond.



On continu l’ascension, traverse la Terasse sur Dorlay et atteint son barrage.



Mais on ne peux le longer, le chemin le surplombe et vous plonge dans une forêt de pin.
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:06:07
Réponse #2

StormX




Une fenêtre s'ouvre sur les crêts du Pilat



Puis toute la chaine se dévoile avec ses contreforts.

Il est 18h passée, il va être temps d'aller trouver une zone de campement. Je n'ai pas repéré de zone à l'avance et vais là où me portent mes pieds. La première nécessité est de me réapprovisionner en eau. Je repère plusieurs ruisseaux. Ils se révéleront être tous à sec m'obligeant à passer de l'autre coter du versant.
En chemin je croise un chien en vadrouille, (une ferme n'était pas très loin  :closedeyes:). Il commence à me japper aprés. Il s'avance rapidement en aboyant et s’arrête à 10 M. "Bonjour toi, comment vas tu". Je ne bouge plus et l'évalue. Au premier coup d'œil, il défendait son territoire, position d'attaque, la queue droite. Calme et marchant lentement, je passe mon chemin, à reculons, le fixant. Il me regarde et me laisse partir. Je me retourne tout de même au bout de 20 m, "tient salut toi !". Le bigre ne s'attendait pas à ce que je me retourne et aboi à nouveau, mais cette fois si, sa queue s'agite à l'horizontale et lorsqu'il aboi, il place l'avant de son corps prés du sol et bouge de droite à gauche, tout excité, "le sourire aux lèvres"...comme mon chien dans sa jeunesse.  ::) Ok, j'ai compris, tu veux des papouilles, ça tombe bien j'ai besoin de me poser.  :D Bingo, à peine assis l'animal se jette sur mois pour réclamer gratouilles et autre caresses. Y'a pas à dire, un animal, ça vous donne le smile en 2 secondes.  :love:

Après 10 min de jeu avec mon compagnon, je dois hausser le ton "file !" pour qu'il arrête de me suivre, son regard mêlé de tristesse et d’incompréhension me fend le cœur.  :(

Cette petite pause m'aura au moins permit de me donner le jus pour finir cette journée tranquillement. J'arrive sur l'autre versant, vue sur la plaine du Forez et Saint Chamond. Lyon, coin droit, Saint Etienne, coin gauche (non visible).



Je repère une source au centre d'un champ. Pas d'autre plus que lui (donc pas de contamination à travers les déjections d'animaux) Je rempli 5 Litres, 15 goûtes de tea tree pour la purification, et zou !



Direction le fond de la vallée, au bord de la rivière de la Valla en Gier, entre les deux barrages.

20h, je suis arrivé.  Au fond du vallon, au bord de la rivière. Quelques étirements et on fait le camp. Pas de nuit en hamac cette nuit, j'installe simplement mon poncho au sol, et le tapis de mousse par dessus. Pas de pluie prévue pour cette nuit ni de vent. Je redoute simplement l'humidité. Mais je veux tester l'apport de chaleur de la cagoule et du tour de coup.

Je rassemble du bois pour le repas du soir, au menu vermicelle au pot au feu. Avec un réchaud à bois, pas besoin de grand chose, 2 branches longue de 40 cm, 5 cm de diamètre et c'est parti pour du batonnage à la frontale (je le répète, mais une frontale, c'est quand même vachement mieux qu'une lampe torche !). Ça tombe bien, il n'y a pas grand chose au bord du court d'eau et ce n'est que du bois flotté un peu humide que je trouve à proximité. Un peu de chocolat à la noisette en dessert, accompagne de la pleine lune, et bonsoir m'sieurs dames !

Le lendemain, 8h30. Bilan de la nuit, je n'ai jamais eu froid, mais je sentais qu'avec 2 ou 3 degrés de moins ça commencerait à être limite.
J'ai dormi avec toutes mes couches de vêtements :

Citer
Cagoule Merinos
Bonnet en laine
Tour de coup Zargun (autour du coup, nan parce qu'on pourrait en fair un bonnet aussi  ;#)

T shirt manche longue merinos
Woolpower 200 gr
Polaire D4

Pantalon Vidda
Chaussettes épaisse en laine

A 3h, il faisait 9°C plus une bonne dose d'humidité, le poncho était déjà trempé.

Ptit kawa du matin avec le restant de bois bâtonné d'hier et son chocolat au riz soufflé et zou ! Aujourd'hui, on fait la tourner des barrages du Pilat.

Je viens de dormir aux pieds de l'un d'eux, nous irons dormir vers les deux plus sublimes et anciens de la région : direction le gouffre d'enfer !
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:06:47
Réponse #3

StormX


Je sors du vallon et approche de l'imposant barrage de la Valla



On attaque le chemin qui en fait le tour.



Et puis, parce que ça me fait avant tout marrer, et que le suivre m'aurait rallongé le parcourt, je décide de quitter le chemin pour suivre le court d'un petit ruisseau. Coupant droit à travers la montagne, enjambant les barrières et barbelé, j'arrive sur le chemin qui me mènera à la roche de Rivoire. Au final, ce genre de délire, ne vous fait n'y gagner du temps, n'y économiser de l'énergie, bien au contraire. M'enfin, moi, ça m'éclate, et c'est le principal.  ;# (attention à ne pas détériorer les clôtures cependant  :closedeyes:)



Hier, je suis descendu d'en face, je suis passé à coté du bâtiment agricole au centre de l'image avant de rejoindre le fond du vallon.



L'objectif est déclaré, pause une fois atteint la roche Rivoire et son point de vue panoramique !



En face, la région la plus vallonné du Pilat.



Un joli papillon dont j'ai bouffé le nom.
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:07:13
Réponse #4

StormX




Un mur, emprisonné au milieu de la forêt. Ces ruines ne sont pas si veilles que ça. Début du siècle dernier au plus tard. C'était du temps des fermes isolées et des terrasses cultivées qui avait mis à nue toute la montagne du Pilat. Puis viens l'industrie et son besoin de main d'œuvre. Nombre d'agriculteur iront s'encrasser les poumons dans les mines stéphanoises.   ::)





Nous y voila arrivé ! Le panorama est sublime. :love:



Un cairn, monté par les randonneurs de passage. Rajoutez-y votre pierre, mais une seule ! Ou gare à la malédiction !  ::)

C'est ici que j'ai trouvé une petite boite faisant parti du jeu de chasse aux trésors grandeur nature dont je parle ici

On se repose, un ptit canon, et on est reparti, dans pas longtemps il sera temps de manger et de la petite sieste de digestion dans le hamac ( :love:)



Des magnifiques Aubracs



12h30, il est temps de manger !  :]]
Voila ce qu'il faut pour chauffer un repas avec réchaud à bois (mini RABUS). Herbes sèches, genets sec, les branches de pin que vous voyez bâtonné, et rien de plus (il me restera même des bous de bois) .Ne tenez pas compte des pommes de pins, je voulais tester ça comme carburant, aucune flamme, cela étouffe le feu plus qu'autre chose.  :down:

15 min à bâtonner, 15 à faire chauffer et j'ai mon plat de pâtes toutes chaudes.  :)



C'est l'heure de la bouffe pour tout le monde !  ;D

Ptite sieste dans le hamac, et à 14h, on est reparti ! Je me rends compte que je me suis complet planté dans mon orientation, cela ne me fait pas vraiment faire de détour (cela était même peut être plus court que ce que j'avais prévu au départ), disons juste que je ne suis pas passé exactement là où je voulais.  ::)
« Modifié: 16 septembre 2011 à 17:15:32 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:07:33
Réponse #5

StormX




Je traverse ce genre de forêts...c'est tellement moche...horrible...et je vous raconte pas la biodiversité qu'il y a la dedans...  :(



Au fond, St Etienne. La ville est à 30 Km, si proche, et tellement éloigné du calme qui règne dans cette montagne.  :love:



Je vais m'enclaver encore plus dans la verte en rejoignant le Gouffre d'Enfer, étroit vallon qui renferme les plus anciens barrages de la région (1862 et 1873). Le barrage du gouffre d'enfer étant l'un des premiers barrages en poids arqué d’Europe. Pour m'y rendre, je coupe à travers la pente en empruntant des petits sentiers dans une magnifique forêt de hêtres.



Et le voici qui se dévoile.  :)





J'atteint enfin le fond du vallon, le Furan et sa cascade m'accueillent.



Pour rejoindre le barrage, dès sa construction, les ingénieurs avaient pris en compte le tourisme. Ils ont ainsi créé et creuser dans la roche un sentier sinueux au fond du vallon. Juste avant d'arriver au barrage, l'on emprunte "l'allée des marronniers", planté lors de sa construction et qui donne un charme vraiment particulier à ces quelques mètres. Charme si attrayant que le barrage deviendra rapidement une destination très prisée des stéphanois en week end, encore de nos jours.



C'est ce qu'il s'appelle être au pied du mur (oui je sais, elle était facile  ;#)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:07:42
Réponse #6

StormX




Et c'est parti pour les 235 marches (j'ai compté !  ;D)



Arrivé !!



Le niveau de l'eau est très bas, rien d'anormal, le barrage du Pas du Riot en amont à vider celui ci. Cela nous permet d'observer la zone d'extraction de pierre, à droite, en dessous des éboulis et jusqu'au fond au centre.



Le chemin aménagé le long de la conduite alimentant en eau St Etienne. L'on la suit jusqu'au Barrage du Pas du Riot en amont.



La même, il y a un siècle.  :)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:08:05
Réponse #7

StormX












On arrive ensuite à un ouvrage très important. Les Vanneries, combinés aux barrages, cela permettait de réguler le Furan, parfois capricieux ou dangereux. Une révolution pour St Etienne qui n'avait plus à craindre celui à qui elle devait sa richesse mais également énormément d'inondations.



Le Pas du Riot ! Quelques marches à gravir (une grosse centaine quoi  ;D) et pan !



Je marche encore 3 km le long du Furan, remontant en direction du Grand Bois et du Bessat.

La rivière est longé par un chemin très prisés des joggeurs qui font le tour du plan d'eau. Je croise les regards surpris des derniers courageux, et oui, je campe là ce soir !  :)

Vu ma position, en pleine forêt, sur un tapis de mousse, au bord de la rivière, là, j'installe le hamac. L'humidité sera bien trop importante demain.

Je prépare le bois pour le repas de ce soir et le kawa de demain matin. Au menu de mon RABUS, épicéa bien sec, ça va dépoter !!!  :]]
Heu...c'est quoi ce bordel...pourquoi ça s'éteint là !?  :blink: L'épicéa craque et pète tellement qu'il en éteint mon foyer ! Je galère plus longtemps que d'habitude à faire chauffer ma soupe. Je m'énerve un peu. Hooo put*** !!! Et vlan, la moitié d'la soupe viandé par terre...faut vraiment que j'améliore la stabilité de ce truc moi...  :glare:
Heureusement, cette soupe est vraiment nutritive et même avec la moitié au sol, on n'a plus faim ensuite. Encore un peu de chocolat, un ptit kawa et des noisettes récoltées juste avant m'accompagne au fond de mon hamac.

L'humidité se fait ressentir très vite, a minuit, un brouillard épais (visibilité 50 m) m'entour. Pour éviter l'accumulation d'humidité à l'intérieur de mon hamac je l'avais recouvert de mon poncho, posé comme "couverture". Cela a bien fonctionné. Mais sur les coups de 2h du matin, je suis réveillé par un coup de brumisateur dans le visage. Une pluie fine commence à tomber et le brouillard c'est encore épaissi. Ni une ni deux, je saute de mon sac de couchage, enfile mon raincut, et installe mon poncho en papillote autour du hamac. L'avantage de cette technique c'est que vous êtes particulièrement bien abrité, le poncho est tellement proche du hamac qu'il le ferme presque entièrement, créant un cocon de chaleur. Le problème, c'est qu'au niveau du visage, c'est pas terrible d'avoir la tète dans le plastique. La solution est de rajouter 1 ou 2 bâtons (moi, ceux de marche) pour soulever la bâche.


Une fois installé, la tète dans la capuche de mon SdC, sans ma cagoule (juste le tour de coup et le bonnet), je dors jusqu'à 9h30 !





C'est ma dernière mâtiné de marche, le RdV est donné aux alentours de midi au Bessat. Un ptit Kawa, heureusement que j'avais bâtonné hier soir. Même humide, après avoir bien fumé, le feu démarre avec un allume feu coton + huile d'olive.

Le poncho étant totalement trempé des deux coté (condensation intérieur), je préfère mettre le raincut pour rejoindre mon lieu de RDV. Ca me permettra de le tester. 3 h de marche dans le brouillard et la pluie, le raincut me protège bien. Je suis vraiment content de ce ptit truc. En plus, c'est un super oreiller !  :D


Et me voila arriver ! Si je devais conclure, je dirais…que du bonheur !!!  :D
« Modifié: 16 septembre 2011 à 17:19:30 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

16 septembre 2011 à 17:18:55
Réponse #8

Pit



16 septembre 2011 à 17:36:11
Réponse #9

botchchikii


 :love:Superbes photos et une balade qui donne envie :) je connais peu la région mais je risque de m'y aventurer cette année, ton récit me motive bien pour y crapahuter :)

16 septembre 2011 à 17:38:51
Réponse #10

Pit


Ça serait un honneur pour notre région de recevoir ta visite ^^

Pit

16 septembre 2011 à 17:40:01
Réponse #11

guillaume



17 septembre 2011 à 00:07:17
Réponse #12

StormX


Ça serait un honneur pour notre région de recevoir ta visite ^^

Pit

:love:Superbes photos et une balade qui donne envie :) je connais peu la région mais je risque de m'y aventurer cette année, ton récit me motive bien pour y crapahuter :)

Moi j'dis, à quand une sortie du forum dans le Pilat ?  :]]

@ Coltaine : Pas de trépied, cependant je calais parfois l'appareil au sol et ajustais avec des caillasses. J'utilise un bridge Sony DSC HX1. Aucune retouche des cliché à part pour les cadres.  ;)

Par rapport à ton histoire de chien, deux choses. Peut être aurais tu du être encore plus "méchant" verbalement et corporellement. Sinon, pourquoi ne pas le ramener à sa maison présumé et l'enfermer dans le jardin. Et/ou, regarder son tatouage et appeler un vétérinaire.  :closedeyes:
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

17 septembre 2011 à 20:13:51
Réponse #13

StormX


Et ben chapeau pour tes photos "liquides" avec un long temps de pose sans trépied, surtout vu les cadrages !  :up:

Là, l'appareil était posé et calé avec des caillasses  :closedeyes:
« Modifié: 17 septembre 2011 à 20:51:48 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

17 septembre 2011 à 20:25:22
Réponse #14

Gros Calou


Salut Stormy  :)

Tes photos sont magnifiques, tu as du te régaler mon salaud  ;#

J'adore et t'en remercis d'avoir posté tes photos vs les vieilles cartes postales, ce que je retiens d'entrée est que la végétation est plus abondante, comme quoi la nature est forte.

Le gouffre d'enfer je connais, excellent souvenir, les chemins à travers les pins ;)

17 septembre 2011 à 20:32:29
Réponse #15

Van



Merci StormX pour ce beau voyage  ;)

17 septembre 2011 à 22:47:59
Réponse #16

StormX


J'adore et t'en remercis d'avoir posté tes photos vs les vieilles cartes postales, ce que je retiens d'entrée est que la végétation est plus abondante, comme quoi la nature est forte.

Le gouffre d'enfer je connais, excellent souvenir, les chemins à travers les pins ;)

La nature est forte oui, mais elle à ses limites. Il existe réellement un point de non retour. Lorsqu'elle est totalement détruite pas notre main, il lui faut quant même un coup de main. La végétation du Pilat entre les années 1850 et 1950 c'était ça :









La montagne avait été purement et simplement entièrement mise à nue, les forêts remplacées par des pâturages et des cultures. Même les étroits ravins avait été aménagé en terrasses pour recevoir de la vigne (c'est pourquoi des terrasses, ou des murs de séparation de champ se retrouvent en plein milieu de nos forêts actuelles).
C'est la révolution industrielle, avec son boom démographique et économique, qui entraîna cette catastrophe écologique. Pour l'anecdote, la majorité des pièces de bois soutenant les tunnels des mines sur lesquels est bati la ville de St Etienne proviennent du Pilat.
Si l'éradication d'espèces de part la déforestation ne posa pas trop de problème conscience à nos ancêtres, vient un problème qui les toucha plus directement : l'érosion des sols. Evidemment, sans racines pour retenir la terre, à la moindre pluie, les champs étaient ravagés, les cultures perdues. C'est d'ailleurs ce constat, commun à l'ensemble de la France, qui poussa les pouvoirs publics dans les années 1870 (Restauration des terrains en montagne) et 1950 (Fond Forestier National) à reboiser massivement  (et de façon autoritaire) nos montagnes.

Comme quoi...si on veut, on peut !  ::)
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

19 septembre 2011 à 23:47:10
Réponse #17

guillaume



Je repère une source au centre d'un champ. Pas d'autre plus que lui (donc pas de contamination à travers les déjections d'animaux) Je rempli 5 Litres, 15 goûtes de tea tree pour la purification, et zou !

Au fait : il s'agit d'une pratique empirique ou il y a une étude là-dessus ?

Merci d'avance !

a+

20 septembre 2011 à 09:34:42
Réponse #18

StormX


Salut,  :)

Ouep, c'est plus empirique qu'autre chose, limite, ça me donne juste bonne conscience.  ::)

Je déteste le gout des micro pur. J'essaye toujours de récupérer de l'eau qui sort de la source et qui a traversée le moins de polluants possibles. Les champs d'animaux étant les pire dans mon environnement. Bref, du coup, je rajoute du Tea tree (on pourrait mettre de la lavande j'pense aussi, un poil moins puissant,  :closedeyes:) pour ses propriétés antibactérien majeur à large spectre, antiviral, antiparasitaire  puissant et antifongique très efficace.

Aucune étude à ma connaissance mais je n'ai pas la science infuse. Je n'ai pas le matériel pour analyser la potabilité de l'eau avant et après un dosage de tea tree, mais c'est une idée à creuser.  :)

[EDIT] Je viens de tomber sur ce fil, on n'y parle pas d'HE Tea Tree mais de Niaouli...complètement inefficace : Tests de l'efficacité du Niaouli et de l'AO pour purifier l'eau
« Modifié: 20 septembre 2011 à 09:53:49 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

20 septembre 2011 à 11:40:37
Réponse #19

guillaume


Je me rappelle bien de ces tests. Comme quoi, même une des plus grande école de survie peut se planter...

Pourquoi ne prends-tu pas une paille aquarima frontier pro ?

a+

20 septembre 2011 à 12:23:51
Réponse #20

Kilbith


Salut,

La "normalité" depuis quelques centaines de milliers d'années c'est de ne pas tomber malade quand on boit de l'eau dans la nature.

Certain me diront "nous ne sommes pas aussi résistants que nos ancêtres"...bof. Peut être que nous sommes moins exposés à plein de trucs présents dans notre milieu dès notre naissance, en conséquence on a peut être une flore intestinale et des défenses plus "efficaces" contre les saloperies. En revanche, on est en bien meilleur santé que nos ancêtres des derniers milliers d'années (mieux nourris, pas parasités....). AMHA on est globalement aussi résistants.

D'autres diront "avant c'était moins pollué" :  :lol:

Bref, il est normal de boire de l'eau raisonnablement propre (de toute façon peu d'entre nous pourraient ingérer de l'eau sale et nauséabonde) et de ne pas tomber malade. Donc si on y ajoute de l'extrait de perlimpimpim on n'est pas certain d'un effet positif quelconque. Le fait de ne pas être malade n'étant pas une preuve d'efficacité puisque c'est normal de ne pas être malade.

MAIS, il ne faudrait pas croire que traiter l'eau est inutile. On peut boire 999 fois de l'eau sans problèmes, et la millième fois chopper des amibes, la douve, Giardia, la dysentrie et autre joyeuseté. a l'étranger les risques sont beaucoup plus importants, choléra, etc...Ce serait bête, par exemple, de passer plusieurs semaines à enrouler sur l’allumette sa filère perso.

Perso, je traite TOUJOURS l'eau que je consomme dans la nature avec des moyens scientifiquement établis. Pour cette raison je préfère les gourdes transparentes afin de pouvoir facilement juger la turbidité et choisir le tratement adhoc.


A lire et relire document de l'OMS (WHO) sur les diarrhées : http://whqlibdoc.who.int/publications/2005/9241593180.pdf

[EDIT] : j'ai essayé d'être plus clair.
« Modifié: 20 septembre 2011 à 13:42:31 par kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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