Et sa maman devant le cercueil n'aurait pas décoléré, put**n crevé pour une foutue casquette et un sac à dos.
Phrase très juste ...
Qui relativise parfaitement les conséquences irrémédiables d'une action initiée dans la plus pure futilité (... a bien y réflèchir

)

Euh .. Ben non, en fait

Phrase très juste, mais en apparence seulement
Phrase difficile à réfuter ...
C'est bien toute la force et l'habileté de la démagogie que de faire vibrer la fibre émotionnelle instinctive en faisant appel au gros bon sens, à la morale émémentaire et à la sensiblerie immédiate.
Mais c'est là éluder la cause profonde au profit du seul déclencheur qu'on monte en épingle.
Nous avons (presque) tous des pulsions de violence et des envies de meurtre
.. D'autant plus vives et irrépressibles qu'elles sont suscitées par un grand ressenti d'absurdité
("Y'a des connards partout..." http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,41713.0.html)
Serions-nous passés à l'acte et en seraient résultées de graves conséquences (une embrouille, on ne sait jamais où ça mène)
...Que nous aurions éprouvé un grand sentiment d'injustice et d'incompréhension à lire sous la plume d'un pisse-copie, notre histoire résumée en forme de jugement lapidaire et de condamnation indéfendable :
"Mort pour une place de cinéma, de file d'attente, pour un mauvais regard .." etc ...
Alors que oui mais non ..

On ne meurt pas pour une casquette et un sac à dos, ce ne sont que la partie émergée de l'iceberg.
On meurt par l'exaspération et les pulsions du plus profond de nous-mêmes.
Et par les enchaînements, actions/réactions qui s'ensuivent
Petite cause, grands effets, broutilles et catastrophes

Ce n'est jamais aussi simple ...

Pas d'offense perso, Patrick ...

Il se trouve que c'est toi le rédacteur, mais Ce genre de phrase, on est infiniment nombreux à être tentés de l'énoncer (Moi le premier ... La fatigue, toussa ...

)
Parce qu'elle fait terriblement "classe" sous sa forme concise...
A part ça, j'aime beaucoup vos évocations genre souvenirs de Verdun ..

Qui illustrent une fois de plus la déresponsabilisation et la perte de prudence lorsqu'on se retrouve en groupe