Bon, ma citation étant à la base de ce fil, je me sens un peu obligé d'y prendre part.
Quand je dis "ce n'est pas à moi de sauver le monde", je n'ai pas abandonné toute idée d'altruisme, je voulais souligner mes priorités.
Dans ma "survie" au quotidien, je protège d'abord mes proches, humains et animaux, puis j'étends le cercle.
Dans un monde idéal, je voudrais que chacun puisse vivre en paix, vieux, en bonne santé, avec de l'amour et des bisous et tout et tout, mais voilà, je le dis sans honte: mes proches d'abord. Si après, je peux en aider d'autre, tant mieux.
Il faut quand même rappeler le contexte: on parlait de frais coûteux pour un animal, ce qui choquaient certaines personnes en comparaisons avec les frais de santé dont ne bénéficient pas certains humains..
Vu que pour moi, ce n'est absolument pas le budget "save the world" qui a souffert de ce sacrifice, mais plutôt mes plaisirs égoïstes et mes vacances, je ne comprenais pas bien le reproche.
Donc sur ce constat, j'ai voulu conclure sur une phrase choc....
Et si vous ne sacrifiez pas 50% de votre salaire (enfin, tout ce qui est frais inutile/égoïste, chacun verra son pourcentage), je ne vois pas en quoi vous avec le droit de juger du bien ou du mal de ma décision... Car là ou certains trouvent futiles de mettre une forte somme dans la sauvegarde d'un animal familier, je trouve pour ma part futile de dépenser x centaines d'€ dans un smartphone chaque année, dans une collection de couteaux de vitrines, dans des voyages à l'autre bout du monde sans connaître sa propre région, etc (on a tous nos futilités, et je ne suis rien pour juger).
Je rappellerai aussi à certains que la notion d'acharnement thérapeutique n'est qu'une notion difficilement mesurable: mon chat, par exemple, a suivi une radio-thérapie et est en rémission totale depuis 2 ans, en pleine forme ! Est-ce que c'est vraiment ça de l'acharnement thérapeutique ????
Alors oui, ce n'est pas à moi de sauver le monde, mais dans le contexte de ce fil, je rajouterai que cela ne m'empêche pas, à mon échelle, de contribuer à son amélioration.
Maintenant, soyons humbles, et évitons de juger de l'engagement des autres à la seule vue de leurs "futilités". Pour citer une grand philosophe du 1er siècle après lui-même, "ôte d'abord la poutre de ton œil ; et alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère".