Bonsoir Moleson,
Le sujet des armes à feu est toujours épineux et entraine de manière quasi inévitable des commentaires enflammés. Alors je vais simplement essayer de ne pas m'étendre sur des justifications inutiles ni pratir dans un débat bourré de testostérone vers le concours de "qui a la plus grosse"

J'ai reçu ma formation aux armes d'instructeurs "vivant" (comme vous le dites si bien) avec leur arme. Suivi des spécialisations avec des personnes ayant réellement combattu et pour certaines étant encore actives. A ce titre je respecte leur enseignement. Mon intervention visait simplement à discuter de points de détails.
De ma compréhension, la précision "laisser" fait appel à un cadre encore plus restrictif que la phrase initialement proposée. Elle induit une responsabilité du propriétaire, ou du porteur, de l'arme encore plus étendue et ne tolère pas l'inadvertance. Pour ma part, cette petite nuance prend toute son importance dans le CQB. Dans une optique moins mili et plus sécu, elle apporte alors une nuance aux scan après engagement et de manière encore plus concrète de nuit avec une lampe. De plus, formulée avec "laisser", cette règle renforce la règle numéro 1 en précisant que l'arme (même déchargée protocolairement) doit toujours être considérée comme chargée et que du même fait, ne doit jamais être laissée stationnée ou être portée de façon à pointer vers un but que l'on ne veut pas détruire. Je ne vois donc pas où se trouve le réel problème de formulation pour toi ?
Toujours garder le doigt hors de la détente avant le tir, n'est pas "Garder le doigts hors de la détente tant que les organes de visée ne sont pas sur le but.
Ok, mais alors reformulé comme ça, je ne vois pas la différence. De ma compréhension, le tir à lieu quand les organes de visée sont alignés avec la cible, tir qui est déclenché par la pression du doigt sur la détente. Exception faite des tir de saturation, de l'ancien speed-rock, du soit disant tir réflexe NTTP et du tir au jugé, la vision du guidon est nécessaire pour commander le tir et généralement induit l’alignement des organes de visées sur la cible. Même en sniping, le doigt ne descend sur la détente que quand la cible est acquise. Pour moi, tir n'équivaut pas à engagement de l'arme d'où cette précision. Maintenant, dis moi si je suis complètement à côté de la plaque.
Étant convenu qu'avec une arme déchargée il n'y a jamais d'accidents.
Pas pour moi: de facto contradiction de la règle numéro 1. Je considère comme déchargée seulement une arme qui l'a été selon le protocole standardisé et signalée par des bandes destructibles dans le cadre limité d'un exercice où un "red gun" ne peut être employé.
C'est une réduction de règles de sécurités universelles, pour que le tireur lambda pointe son flingue toujours en direction des cibles et qu'il ne fasse pas de trou dans le plafond.
Comme je l'ai dit plus haut, je ne vois pas le problème et où tu y vois une réduction. Le doigt n'a pas à se trouver sur la détente à un autre moment.
Une arme n'ayant pas de volonté propre, la première sureté... c'est l'index du tireur!

je dirais même plus, la principale sureté est l'index du tireur... et sa formation.
Si nous avions parlé d'arme portée sans cartouche chambrée (soit disant par précaution) ou de formations de tir de combat où l'arme doit être systématiquement déchargée et conservée chambre ouverte quand le tireur n'est pas à l'arrêt face à la cible, j'aurais mieux compris un tel sursaut

J'ai aussi appris à vivre avec les armes (ma compagne aussi) et je suis un peu surpris d'être pris à parti par ce que je définirais comme un tir ami
