Petite traduction d'une partie de l'article en lien dans le 1er message de ce fil. :tongue:
Euh...seule la version anglaise fait foi! :sneaky:
J'arrive pas à poser les images!!

Seule solution, aller voir l'original. Bonne lecture!
Titre original : Carbon Monoxide Hazards with Backpacking Stoves Zen Backpacking Stoves
Copyright © 2000-2005Extrait traduit de l’anglais, publié à l’usage des membres du forum du site www.davidmanise.com . Les liens et les références pointant vers des textes en anglais, ils n’ont pas été traduits.
Intoxication au CO et campeursPuisqu’une exposition prolongée à de faibles concentrations de CO peut provoquer un empoisonnement considérable, une randonnée de quelques jours peut facilement conduire à une augmentation dangereuse du CO dans le sang et à un empoisonnement chronique. En fait, une exposition prolongée à de faibles concentrations de CO est considérée comme plus dangereuse qu’une courte exposition à de hautes concentrations en CO.
S’asseoir dans une tente fermée avec un réchaud allumé tout en connaissant les dangers de l’empoisonnement au CO n’est pas une attitude menant à une longue vie, même si c’est habituel pour beaucoup de randonneurs. En fait, la plupart des personnes lisant cet article vont probablement continuer à utiliser un réchaud dans une tente, pour des raisons diverses. Ainsi, ceux qui n’iront pas cuisiner en dehors de leur tente, en pataugeant dans la boue ou sous un blizzard glacial, pourront diminuer (mais pas éliminer) les risques liés à l’exposition au CO en prêtant attention à un certain nombre de points. Il faut retenir que si de simples mesures de bon sens peuvent limiter la probabilité d’accidents graves dans les étendues sauvages, on peut souffrir d’effets à long terme même avec de petites expositions au CO.
Utiliser un réchaud dans une tente est dangeureux – faites le à vos propres risques.Turner WA, Cohen MA, Moore S, et al. Carbon monoxide exposure in mountaineers on Denali. Alaska Med. 1988; 30:85-90.L’une des plus simples façon de diminuer l’exposition au CO est d’aérer. Cela baisse la concentration de CO, tout en permettant à l’oxygène d’entrer dans la tente ou dans l’abri. Les tentes « respirent » bien mieux que les igloos ou les abris à neige, d’autant plus que les parois intérieures de ces derniers tendent à se recouvrir de glace quand on utilise un réchaud. Mais les tentes aussi peuvent perdre leurs respirabilité une fois que les parois sont recouvertes de glace, ou lorsqu’elles sont ensevelies sous la neige. Bien évidemment, les tentes ayant un tissu étanche à l’air piègent plus de CO à l’intérieur et plus longtemps que les autres types de tente. Le vent joue également un rôle dans l’aération, surtout avec les tentes. Ainsi, l’accumulation de CO dans une tente est plus importante en l’absence de vent.
Baisse du niveau de CO après extinction du réchaud. ACH = vitesse de renouvellement d’air. Tente Nylon à double paroi, porte d’entrée semi ouverte. Igloo avec aération ~45cm2. Trou à neige avec aération ~20cm2. Source - Turner WA, Cohen MA, Moore S, et al. Carbon monoxide exposure in mountaineers on Denali. Alaska Med. 1988; 30:85-90. Une étude complète conduite au Denali en Alaska (Turner WA, Cohen MA, Moore S, et al. Carbon monoxide exposure in mountaineers on Denali. Alaska Med. 1988; 30:85-90.) recommande de faire un trou d’aération d’au moins la taille de la rondelle d’un bâton de ski (environ 50cm2), situé le plus haut possible, et le plus proche du réchaud en fonctionnement pour garder un niveau de CO acceptable. Il est important que cette aération soit élevée car, contrairement à la croyance populaire, le CO ne tombe pas dans un abri, mais au contraire monte. C’est un gaz de combustion, et il est moins dense que les autres gaz présents dans l’air (poids moléculaires : CO=28, N=28, O2=32, CO2=44). Une autre étude suggère l’importance d’avoir une entrée d’air (et d’oxygène) basse dans la tente pour prévenir une baisse du taux d’oxygène, ce qui aurait pour effet d’augmenter exponentiellement la production de CO du réchaud.
On peut ne pas s’apercevoir de l’apparition des signes de l’empoisonnement au CO lorsque l’on reste assis dans son abri. Il est donc recommandé de se lever très régulièrement, et de faire quelques pas au-dehors. Cela permet de respirer de l’air frais, oblige à ouvrir la tente et permet de « révéler » d’éventuels premiers signes masqués. Un mal de tête est un signe sérieux, et si en se levant on ne peut pas marcher, c’est que l’empoisonnement mortel n’est pas loin.
(Partie sur la dynamique des réchauds et sur la chimie de la combustion, non traduite) Remarquer le dangeureux niveau de CO atteint avec une flamme jaune (Yellow Flame), avec un réchaud Coleman Peak et carburant Coleman. Source - Leigh-Smith S, Watt I, McFadyen A, et al. Comparison of carbon monoxide levels during heating of ice and water to boiling point with a camping stove. Wilderness Environ Med. 2004;15:164-170.Une flamme jaune est un signe d’une combustion incomplète et est associée à une production de grande quantités de CO. Si vous n’obtenez que des flammes jaunes, il vaut mieux éteindre le réchaud, le nettoyer (avec une attention spéciale pour l’injecteur), remplacer le carburant, et-ou s’assurer d’une pressurisation suffisante plutôt que de vous exposer à des niveaux mortels de CO. Un réchaud avec le réglage le plus fort qui produit encore des flammes bleues produit le plus faible niveau de CO. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un réchaud réglé au plus bas, comme pour mijoter, produit plus de CO qu’avec tout autre réglage.
Comparaison du niveau de CO avec un réchaud multi-carburant : Kérosène, essence sans plomb (unleaded gas), essence rectifiée (white gas). Schwartz RB, Ledrick DJ, Lindman AL. A comparison of carbon monoxide levels during the use of a multi-fuel camp stove. Wilderness Environ Med. 2001;12:236-238.Les réchauds doivent êtres bien entretenus, propres, correctement pressurisés (pour les modèles concernés) et remplis avec un carburant de qualité. Selon l’étude de Schwartz (ci-dessus) sur les carburants de réchaud, le kérosene produit en moyenne plus de deux fois le niveau de CO que l’essence rectifée ou sans plomb, dans un réchaud Sigg Fire Jet en 2 heures. Le kérosène est un carburant « sale », qui contient beaucoup plus d’hydrocarbures insaturés et de composés aromatiques que les carburants « propres ». Ces produits peuvent ne pas être complètement pyrolysés, ce qui conduit à une combustion incomplète et à la production de suies.
En moyenne, le kérosène contient des molécules plus grandes que l’essence rectifiée ou l’essence sans plomb, ce qui peut entraîner une rupture incomplète des hydrocarbures et conduire à une combustion incomplète. Si la taille des molécules du carburant a une influence sur la production de CO, alors des carburants comme les alcools et le pétrole liquéfié devrait théoriquement produire encore moins de CO que l’essence rectifiée.
Il est possible que la taille de l’injecteur (paramètre d’efficacité pour un carburant donné et limitant la production de CO) utilisé au cours de l’étude citée au-dessus soit plus adaptée à l’essence rectifiée qu’au kérosène, ce qui donnerait alors moins de valeur aux résultats et aux conclusions. Dans le cas d’un réchaud multi carburant avec des injecteurs interchangeables, il faut veiller à utiliser l’injecteur approprié pour le carburant utilisé, pour une efficacité maximale et pour une production de CO réduite.
Et en parlant d’injecteurs adaptés, un réchaud équipé d’un injecteur conçu pour le niveau de la mer peut ne pas fonctionner correctement en altitude, à cause de la baisse de la pression atmosphérique et de l’oxygène disponible.
Niveau dangereux de CO avec une flamme jaune, produit par un réchaud Coleman Peak avec carburant Coleman : sans casserole (without pot) et avec casserole (with pot). Leigh-Smith S, Watt I, McFadyen A, et al. Comparison of carbon monoxide levels during heating of ice and water to boiling point with a camping stove. Wilderness Environ Med. 2004;15:164-170.Plus la flamme est perturbée, plus il y a de CO produit. Poser une casserole, ou tout autre récipient, sur un réchaud augmente drastiquement la production de CO. Sur le plan des effets de la production de CO, utiliser un réchaud pour chauffer une tente est bien moins dangereux que de l’utiliser pour faire fondre de la neige ou cuisiner.
De nouvelles recherches prouvent que les réchauds sont plus mortels que ce que l’on pensait. Hauteur du récipient vs conc en CO (Pot Height vs CO), en gris – réchaud utilisé normalement, en blanc – le récipient est posé 2.5cm plus haut que normalement.
Article summarized from "Backpacking Equipment Buyer's Guide", 1978 by William Kemsley & the editors of Backpacker Magazine.Selon un article paru dans le 1978 Backpacking Equipment Buyer's Guide, les récipients placés au-dessus des flammes provoquent moins de dégagement de CO que ceux placés directement dedans (comme sont conçus la plupart des réchauds). Mais un support élevant le récipient au-dessus du réchaud peur avoir pour inconvénient de diminuer la stabilité et l’efficacité du réchaud.
Différences de production de CO avec deux récipients de diamètre différent, avec un réchaud Coleman Dual Fuel 533 et du carburant Coleman. Leigh-Smith S, Stevenson R, Watt M, et al. Comparison of carbon monoxide levels during heating of water to boiling point with a camping stove using different diameter pans. Wilderness Environ Med. 2004;15:164-170.De même, des récipients étroits produiront moins de CO que les plus larges.
En résuméPour maximiser les dangers d’empoisonnement au CO on utilisera du kérosène dans un réchaud multi carburant sale et insuffisamment pressurisé, réglé sur feu doux avec un récipient extra large posé directement contre le haut du réchaud, et le tout dans un abri à neige, mal aéré et à très haute altitude.
Pour réduire les dangers d’empoisonnement au CO on évitera d’utiliser un réchaud ou une lampe dans un endroit confiné, ou à tout le moins on s’efforcera de suivre les recomman-dations suivantes :
Empoisonnement au CO – Facteurs de risque et recommandations
Facteurs de risque
Recommendations Cuisson Régler avec un maximum de flammes bleues et éviter les petites flammes
Utiliser une casserole de faible diamètre
Eloigner le récipient de la flamme
Utiliser des carburants rectifiés
Flamme jaune Éteindre le réchaud, re-pressuriser, re-allumer
Ventilation maximale de la tente pendant quelques minutes
Ventilation insuffisante, avec pour effet:
1. Abaissement du taux de O2 et combustion incomplète
2. Accumulation de CO
3. Accumulation de CO2, augmentant encore plus la combustion incomplète Surface d’aération d’au moins 50 cm2
Aération de sortie CO aussi haute que possible
Aération d’entrée O2 positionée en bas
Eviter une aération minimaliste, augmente para-doxallement la concentration en CO
Risque CO plus grand sous tente en l’absence de vent
Effet insidieux en cas de sédentaritéSurveiller l’apparition de maux de tête et de tachychardie
Sortir régulièrement faire quelques pas pour se rendre compte de l’apparition des premiers signes cachés
Durée de l’exposition au CO Air vicié dans la tente (moins de O2) Aérer régulièrement la tente
L’aération n’a pas besoin d’être continue
Déshydratation Bien s’hydrater
Les trous à neige sont plus dangeureux que les tentes - Altitude - Hyperventilation Suivre les recommandations précédentes
Tente avec de la glace sur les parois et tente recouverte de neigeTenter de conserver la respirabilité du tissu de la tente en le nettoyant régulièrement
Modified version of table in Leigh-Smith S. Carbon monoxide poisoning in tents--a review. Wilderness and Environmental Medicine. 2004 Fall;15(3):157-63.Extrait traduit de l’anglais, publié à l’usage des membres du forum du site www.davidmanise.com . Les liens et les références pointant vers des textes en anglais, ils n’ont pas été traduits.Titre original : Carbon Monoxide Hazards with Backpacking Stoves
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