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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Se déplacer en étant blessé ou diminué (du vécu si possible).  (Lu 8934 fois)

17 septembre 2011 à 10:07:04
Réponse #25

VERDUG0


En cliquant sur ton lien j'ai compris que ca allait etre gore...

Impressionnant comment vous ( toi et kovaks) avez su garder votre sang-froid malgre la situation.
En meme temps c'etait ca ou s'exposer a bien pire...

Bivouacs et cuisine des bois : https://youtu.be/IxatC2v-X2k

17 septembre 2011 à 22:52:48
Réponse #26

gglt


Euh ... pour le sang froid, j'en sais rien du tout. C'était juste comme ça.
J'aurais été dans un autre rôle, je suis pas fichu de dire comment j'aurais réagi. J'ai seulement la très mauvaise et désagréable impression qu'à la place de mon beau-père, j'aurai tenté de retenir ou d'arracher le motoculteur plutôt que de simplement l'éteindre :-[. C'est très con, mais mon beau père :love:, lui, il a eu LE bon réflexe.

Pour le déplacement, les pompiers "m'enguirlandaient" parce que je voulais les aider à me déplacer. A l'hosto, j'ai pu passer d'un brancard à l'autre sans pépin. Je pouvais me traîner sans soucis.
Il n'y a qu'une seule manière de le savoir : il faut essayer.

19 septembre 2011 à 10:39:10
Réponse #27

kovaks


Impressionnant comment vous ( toi et kovaks) avez su garder votre sang-froid malgré la situation.
Je pense que le "sang-froid" est une notion toute relative. Tout est question de conformation d'esprit et de circonstances.

Dans le cas de ma toute petite aventure, j'ai trois chances, et je m'en rends compte à l'instant même de l'accident :

- je suis en zone urbaine, les secours devraient donc arriver vite.
- Même si le spectacle de boucherie est impressionnant, je ne vois pas immédiatement un geyser de résinet, ni une jambe arrachée. J'ai toujours mes deux jambes. Disons une et demie...
- je suis mal, mais mes enfants vont bien. ça, c'est LE moteur. Même si je perds une jambe, je veux vivre. Donc action... ça fait assez branluchon d'écrire ça, franchement, je n'étais pas fier du tout. Mais bon. Dans toutes ces actions, je pense que (bonjour l'enfoncement de porte ouverte...) la motivation est encore plus importante que le moral.

Bref, arriver à relativiser. Très important je pense de garder cette faculté de se dire "ça pourrait être bien pire". Ce que je veux dire, c'est que si j'avais eu la guibolle arrachée, si j'avais été paumé sur une route de campagne, ou si ce n'avait pas été moi le blessé, rien ne me dit que j'aurais su garder mon sang-froid, peut-être que j'aurais couiné comme un con à appeler ma mère, je n'en sais rien. Je ne pense pas, et on déborde sur un autre sujet, mais je pense que bien malin serait celui qui pourrait dire "j'ai bien réagi là, donc je réagi bien en général". Les circonstances dirigent, rien d'autre. On peut être bon un jour, et c'est plutôt bon signe pour la moyenne des réactions à des situations "chaudes", mais on pourra parfaitement être mauvais une autre fois.
D'autre part, la situation a été "rapide". Pas de temps. D'où absence relative de gamberge. Je suis beaucoup plus impressionné par un récit comme la galère en montagne racontée plus haut, où la situation est "longue". Donc les temps de réflexion allongés, et avec eux, la perte du moral possible. Celui qui garde le moral sur une longue durée, et se tient à sa décision de se déplacer, là... Respect.
Je pense que de toute façon, il faut :
1 - prendre le temps (enfin, le max de celui disponible) pour prendre une décision
2 - s'y tenir, sauf nouvel élément de réflexion infirmant la précédente décision. Sinon on finit comme un canard à courir à droite et à gauche sans rien faire.
3 - tenter de procéder selon une méthode presque informatique dite "des raffinements successifs", où on améliore un peu à chaque fois la situation. Ou du moins ou on la stabilise.

Pfouuu, on est dans la littérature, c'est un peu moisi et difficile d'exprimer la "sensation".

19 septembre 2011 à 14:51:21
Réponse #28

merydine


Bonjour,

Accident de ski : nuque bloquée suite à une chute dans des rochers. J'ai vérifié individuellement que chaque membre bougeait. J'avais un peu mal aux cotes mais çà allait. Je me suis mis en position de sécurité. Comme tout allait bien, je me suis redressé en tenant ma tête "au cas où". Comme j'étais toujours opérationnel, je suis redescendu à pied avec les bâtons et en plantant les talons dans la neige, la nuque toujours bien raide, loin des autres skieurs. J'ai laissé les skis près du rocher sous la neige
Arrivé en bas, je suis allé voir parents (j'avais 13 ans) qui m'ont emmené chez  kiné. Il a remis la colonne d' équerre j'ai pu skier à nouveau le lendemain

Accident de surf : j'ai fait un soleil en tombant sur la nuque, même technique que ci-dessus. Le même suivra mais avec un coccyx cassé. Là la technique est simple : serrer des fesses jusqu'en bas pour maintenir les os en place. La mauvaise nouvelle est qu'il y a 30 ans cela ne s'opérait pas. Donc de temps à autre, j'ai une "douleur" dans le bas du dos que je soigne à coup d'anti-douleurs puissant (diantavilck)

Accident d'apnée: j'étais parti avec des amis qui avaient insisté pour faire une plongé sur un site connu pour ses coraux. Je le sentais pas trop car on avait fait la fête depuis trois jours + sport durant la journée avec finalement assez peu de sommeil. Déjà je ne respirais pas normalement, mais bon cela m'était déjà arrivé sans encombre. La descente se passe bien ainsi que le début de la remonté. Mais vers -10m je sens les poumons qui commencent à bruler et plus de force dans les jambes. Je largue la ceinture, je me concentre sur les allers/retours d'air estomac/poumons tout en faisant signe aux potes leur indiquant que je suis sec d'air. Il reste 2m à faire.
Un violent coup de palme en soufflant tout l'air qui me restait m'a amené à la surface. J'ai aspiré un grand coup, j'ai vu tout en blanc et un pote m'a empoigné pour me ramener. J'ai pas réussi à grimper dans le bateau tout de suite. je suis resté accrocher pendant 20 mns. Mes membres étaient raides et les crampes commençaient à venir. Finalement les deux potes m'ont sorti de l'eau.

Accident de voiture : des tonneaux sur la neige dans les bois (au moins 7, après on voit tout gris qui fait que l'on ne fait plus la différence entre le haut et le bas). Manque de bol je suis sur le toit. Donc je m'étouffe sous mon propre poids. J'entends "pschiiicht". On va dire que l'eau du radiateur. Je ne ressens pas de douleur particulière, hormis la tempe qui a tapé contre le montant de la portière. Donc faire vite car la voiture est juste après un  virage, et là je risque d'en prendre plein la g... car la voiture est perpendiculaire à la route coté conducteur. J'arrive à glisser la partie haute du corps hors de la ceinture qui me permet d'atteindre  le bouton de sécurité. Bloqué. Je prend un morceau de verre sécurite l'emballe dans la manche de mon costume et réussi à coupé la lanière. Je tombe sur le toit. Les portes sont bloquées, les fenêtres tellement déformées que je ne passe pas. Reste le coffre. J' explose la lunette avec le cric que j'avais sous la main et je sors.
Je vais vite devant le virage pour signaler le danger et j'ai de la chance je tombe sur la gendarmerie.
Elle me met une amende de 70 euros pour perte de contrôle du véhicule et appelle une dépanneuse.
Curieusement je n'ai pas eu de blessures saignantes, justes deux trois griffures et le bleu sérieux à la tempe.


Accident en trekking marin en Corse : Le temps devenait mauvais et j'étais à plus de 5 kms de mon point de départ et j'étais trop près des côtes. J'ai fini par trouver un endroit où accoster mais je n'ai pas pris le temps de compter les vagues. Résultat : j'ai été drossé sur les rochers, la combi déchirée, nez cassé en 3 endroits beaucoup de bleus et les arcades H.S. Avant que la vague suivante  arrive, j'ai réussi à me trainer derrière un rocher. J'évitais pas le ressac mais au moins la première salve. J'ai grimpé sur le rocher en question.J' ai viré mon masque qui amplifiait la douleur et vu qu'il était déchiré, il servait plus à rien.
J'ai vérifié que le reste du corps était pas trop abimé.
En fait la combi  avait tout pris. Donc plus de peur que de mal.
Mes parents étant habitués à mes frasques, sont venus me récupérer 2H plus tard en bateau quand ils ont vu que j'étais pas au point de rdv. Cela a été sportif car il a fallu retourner à l'eau. Mais à part la douleur de l'eau salée sur les blessures au début tout c'est bien passé. J'ai fini avec un nez en plâtre pendant 1 mois et quelques fils dans les sourcils et une bonne engueulade supplémentaire  ;#

Ce que je retiens de  ces "expériences" : ne pas paniquer tout de suite, avoir un geste réflexe si nécessaire, sinon analyser les options.
Ah oui, aussi un point important : une condition physique entretenue. En effet, l'entrainement améliore les capacités, mais surtout de mon point de vue, indique les limites à pas dépasser alors que l'on est en conditions sécurisées. Ainsi au cas où cela dérape, on sait ce que l'on sait faire et pas faire même avec beaucoup d'adrénaline   

« Modifié: 19 septembre 2011 à 15:03:11 par merydine »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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