Salut!
Voilà une discussion qui tombe bien !
Je pensais lancer un retex "bâtons", le voici ...
Je reviens de 14 jours de rando sur les sentiers Pyrénéens : tronçons de GR10, bouts d'HRP, "passages" divers ...
Plus de 10.000 m de dénivelé caillouteu ... rien à voir avec les chemins de campagne .
Configuration : comme Patrick : 105 + 15
Bâtons : D4 , à serrer en tournant.
- cinq premiers jours : les plus lourds et les plus grands, ceux avec un amorti
Forclaz 500 antishock - les 9 derniers jours : les "carbonne" - en réalité une gaine de carbonne sur un corps en alu
Forclaz 700 carbon Problèmes : zéro.
Et je m'en suis servi de tout mon poids dans des pierriers particulièrement casse-g.
En avril, j'avais cassé (plié) un baton "Carbonne". Mais, de la manière dont cela c'est passé, même une barre à mines aurait plié ... Remplacé gratuitement par D4.
Lors de ce périple, j'ai eu le plaisir de randonner trois jours avec Sagh, qui est un randonneur de montagne, bien plus expérimenté que moi.
Ses bâtons étaient plus sophistiqués que les miens : des Black Diamond (ou des Leki?), je crois, avec un verrouillage imple et rapide et avec une poignée qui se prolonge sur le corps du bâton. C'est pratique, cela évite de devoir raccourcir les bâtons en montée ...
Bon, j'ai aussi randonné deux jours dans les même conditions avec une cinquantaine de MULs, tous équipés de bâtons plus ou moins légers, plus ou moins sophistiqués. Pas de problème avec les bâtons ... mais évidemment, le gabari du MUL moyen, c'est 70% de celui de Patrick ...
Ceci pour dire que les bâtons, même ceux de D4, même, les baguettes des MULs ... c'est du matos fiable, pour ce que j'en sais.
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De l'usage des bâtons ...
(Considérations personnelles et donc subjectives)Je hais les bâtons ...
Parce que je suis un bipède, parce que j'utilise mes mains à autre choses que marcher ...
- prendre des photos
- consulter la carte
- sortir le GPS, jeter un coup d'oeil, éventuellement reporter une position UTM, le remplacer dans son étui.
- sortir, consulter, remettre la boussole.
- sortir un biscuit, le déballer, remettre l'emballage dans une pochette ...
- m'accrocher à une branche, m'appuyer sur un rocher, donner un coup demain au sens propre ...
En plaine ou en forêt, j'ai tout à portée de main, je ne m'arrête pratiquement pas.
Bon, il faut bien le dire, dans les passages difficile, un bâton, c'est utile.
Sonder le terrain, prendre un appui supplémentaire.
Et réserver l'autre main à un autre appui, à une bonne "prise" ...
J'ai accepté l'idée du bâton unique quand j'ai eu un nouveau sac Osprey avec le système de fixation rapide du ou des bâtons. Un gadget génial pour moi ... Moi qui ne suis pas bricoleur, je ne voudrais plus d'un sac qui ne dispose pas d'un dispositif aussi pratique.
Et puis, vers le mois de mai de cette année, je me suis mis à m'entraîner s'érieusement pour ce projet de randos pyrénéennes.
J'ai un terril "facile", près de chez moi. Quatre voies de montée (65 m) plus ou moins raides (pour varier les plaisirs) un voie facile de descente. C'est un bon exercice ... et une bonne expérience!
Pas trop de problème musculaire ni d'essoufflement lors des montées à 300 m / heure.
Tout de suite des douleurs au genoux perceptibles lors de la quatrième descente d'une "série".
Début de tendinite ...
Là, j'ai emprunté le bâton de ma femme et j'ai commencé à grimper et surtout à descendre avec les bâtons.
Poussée dans la montée, appui-frein pendant la descente ...
Le jour et la nuit, pour la descente ... presque en courant!
Mes jambes portent mon poids, je suis toujours en appui sur un des bâtons (successivement) pour me freiner dans la descente.
Plus aucune douleur dans les genoux ...
Idem lors des randos pyrénéennes : une "saine" fatigue musculaire, pas de douleurs ...
Question chutes et sécurité ...
Lors de ces 14 jours de rando, je me suis étalé deux fois ... alors que la progression étais facile et que je n'étais pas "sur mes gardes".
Chutes sans conséquences ...
Mais il y a eu bien des moments "chauds" où les bâtons ont sauvé la situation.
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Mes conclusions?
Les bâtons D4 cités plus haut sont suffisemment costauds, mais il existe du "plus mieux".
Randonner sans bâton, c'est le pied!
Randonner avec un bâton en terrain difficile, c'est un bon compromis!
Deux bâtons dans des pierriers de m*rde, lors de dénivelé de mille mètres en descente ... cela soulage réellement les genoux.
Et pour ceux qui ne connaissent pas encore de problèmes de ce côté là, parce qu'il sont jeunes, légers, musclés, solides sur leurs pattes ... je pense que ceux là ont un capital "articulations" qu'il est vraisemblablement prudent de ménager.
Faut essayer ... et voir à quel point cela aide!
Pourvu que l'on utilise pas les bâtons comme des simples "repose-mains".
Je n'aurais pas pu arriver au bout des mes randos sans mes deux bâtons ...
En fait je n'aurais surtout pas pu repartir le lendemain!