Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.
Savoie, années 80. Son terrain étant envahi par les vipères, mon beau-frère avait eu la riche idée de se lancer dans la production de vipérine. Dans la famille ce genre de boisson étant plutôt courant (pour accompagner une tartine de pétafine, miam !), il s'est contenté d'appliquer la technique familiale, à savoir assommer la vipère d'un coup sur la tête, l'introduire dans la bouteille, ajouter la gnôle et refermer prestement la bouteille.
La toute dernière fois qu'il a procédé ainsi l'expérience a mal tourné. Le premier problème est survenu après avoir assommé la vipère et l'avoir introduite à moitié dans la bouteille : trop grosse, elle ne rentrait pas. Il s'est acharné pendant 2 minutes, laps de temps qui a suffit à la vipère pour reprendre ses esprits et se débattre de toutes ses forces. Grosse frayeur de mon beauf, la bouteille vole à travers la cuisine, se casse, et voilà la vipère lâchée dans la maison. Sa cavale se finira sur le tapis du salon, écrabouillée par une bûche...

Suite à cette expérience, et dans le cas hautement improbable où je me lancerais dans cette aventure, j'aurais tendance à tuer le serpent avant de le mettre en bouteille, et d'en choisir un de petit diamètre. Histoire d'éviter une scène de ménage...
Rammstein