Sylvain,
En France, les conflits sont très ritualisés. Au Québec, on ne ritualise pas. On cogne.
Exemple typique de choc culturel, quand je suis arrivé en France : je grille la priorité à un gars, presque accident. On s'arrête tous les deux. Je lève la main pour m'excuser. Il sort de sa bagnole comme une balle. Super énervé. Je sors aussi. Je ne veux pas être coincé, je veux m'expliquer... Le gars hurle qu'il va me tuer et tout...
Bah dès qu'il est à portée de bras, il se prend trois coups de poing, un coup de coude, etc. Il tombe...
Réaction de ma copine, outrée... : il avait juste eu peur, mais t'es fou ou quoi ??!!
Là, j'ai eu un gros choc culturel... Pour un québécois, un gars qui sort de sa voiture comme ça en hurlant, c'est vraiment un fou qui veut VRAIMENT te tuer. De mon point de vue le gars venait pour me buter, j'ai eu vraiment peur et je me suis VRAIMENT défendu...
Pour le coup, le gars a eu un gros choc culturel aussi

Bref un pote qui s'énerve dans un bar, au Québec, il ne fait pas semblant, et les gars en face non plus, et quand on veut le calmer, il faut faire autrement que semblant aussi. Le truc, c'est que ça arrive plus rarement.
Sinon, t'avais, dans mon temps, la violence du genre amicale, style on se tapoche dans le parking et on se paye une bière après (

), mais malheureusement c'est une tradition qui se perd

David