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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Enfants et Arts martiaux  (Lu 8725 fois)

20 mai 2011 à 09:06:43
Réponse #25

Paintedhorse


Avant tout, Grand Merci pour toutes ces réponses.

Je comprends l'avis de tous (et même le partage)
Moi aussi je trouve anormal de voir un gosse de 10 ans arborer un ceinture marron en salle.
Personnellement, je trouve que 12 ans est l'idéal pour débuter.
Mon optique des arts martiaux est celle de donner une certaine confiance en soi, un certain esprit et accessoirement un petit plus dans certaines situations. Ce n'est pas le pousser dans l'extreme et les fight club.
Pour ce qui est de la prévention, beaucoup de discussions, d'entretiens sur tous les sujets et dans lesquels se distille les conseils.
(Appels, refuge, éviter certaines situations, considerer la fuite comme normale,....)
Nombre de leur amis en pratiquent (et certain depuis très longtemps) eux ne veulent point.
Je ne les obligerai point, c'est certain.
Je préfère qu'ils prennent leur temps. Mais, je m'efforcerai de les emmener dans les journée portes ouvertes.
Je ne veux qu'ils en fassent parce que j'aime ça, pour transférer ce que moi j'aurais voulu, je veux qu'ils en fassent parce que je sais que c'est un + dans la vie.

A+
PS: Pour le rugby, j'ai essayé, mais en Belgique  n'a pas l'aura qu'il a en France  :D

20 mai 2011 à 09:15:34
Réponse #26

ulysse


sinon pour rébondir une fois de plus sur les question pedagogique de Wally-Leif, j'ai vu il y a pas longtemps des films avec Jackie Chan dans le role d'un maitre de Kung-Fu avec une troupe d'enfants faisant toutes les conneries imaginable et poussant aux extremes ces questions de ritualité, de territoire, de violence. J'ai pas compris pourquoi ces film passaient en 2° partie de soirée j'ai l'impression qu'ils offrent une bonne base de discution.

20 mai 2011 à 10:06:08
Réponse #27

sharky




Je vais essayer de faire un post plus complet et synthétique sur "prévention et enfance".
Vous pouvez déjà vous référer à REPERES 2
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 mai 2011 à 12:12:42
Réponse #28

Bison


Sujet superintéressant!

J'aurais beaucoup de choses à raconter, mais je vais aller à l'essentiel.

Depuis quand les parents devraient-ils demander leur avis aux enfants en matière d'éducation?
On ne le leur demande pas s'ils veulent aller à l'école ou non.
On ne leur demande pas (j'espère) s'ils veulent apprendre à nager ou non.

Je n'ai pas demandé aux trois miens s'ils voulaient aller en stage linguistique quand je l'ai jugé utile. Est-ce un hasard si deux d'entre eux ont mené à bien des études supérieures dans le domaine des langues ?

Je ne leur ai pas demandé non plus s'ils voulaient faire du judo (les trois ensemble à 8 -10 -12 ans).
Ils y sont allés bon gré mal gré la première année.
Ils se sont fait des copains, c'est devenu un plaisir.
Ils ont progressé, c'est devenu une fierté.
Le petit était champion de Belgique à 12 ans. À quatorze ans, il a quitté pour faire autre chose qui le faisait vraiment rêver :  de la compétition de karting.
L'ainée ne se débrouillait pas mal et s'est arrêtée à un doigt de la ceinture noire, trop prise par ses études et puis "par la vie".
L'aîné de mes fils n'était pas doué. Il a "plafonné" à un moment donné et on l'a laissé aller s'épanouir ailleurs (natation, plongée, vélo)

Le mot clé est dit :  il faut qu'un enfant puisse s'épanouir.
Mais personne, et surtout pas eux, ne peut savoir à l'avance si la sauce va prendre.
Il faut essayer ... Cela dépendra beaucoup du prof, et de l'ambiance générale ...
 
Je sais, je peux paraître autoritaire .
Disons assez concerné par l'efficacité.
Quand on a le pouvoir - et l'autorité parentale en est un - on a le devoir de l'utiliser au mieux ...

Aujourd'hui, mes enfants ont à leur tour envoyé leurs enfants ... toujours dans le même club !

La sauce prend plus facilement pour certains que pour d'autres.
Pas d'obstination néfaste, il y a d'autres sports épanouissants.

Et là je pense notemment à la gymnastique (niveau sport individuel) - à mon sens le sport qui construit le mieux un corps et qui développe le mieux notre "intelligence corporelle".

Je crois d'ailleurs que la gym est une super préparation aux sports de combat.

Il y a d'autres activités aussi qui sont de véritables écoles de vie, et qui apportent également un petit plus en matière de survie.
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

20 mai 2011 à 12:50:32
Réponse #29

cubitus



Pour clore ma participation :

1° art martial et enfant c'est antinomique (au moins en France en 2011)

2° Comment une crevette de 30kg peut elle se défendre??

3° Pour un adulte il y a un monde entre le dojo et la rue pour les enfants c'est des galaxies....


Personnellement j'ai 3 loupiots, 11, 9 et 3 ans. Les 2 premiers font du kung fu avec papa depuis 3-4 ans. Je ne leur demande pas s'ils veulent continuer, par contre je fais souvent des sondages pour tester leurs motivations, leurs envies...
Alors pour moi, art martial et enfant je ne vois pas en quoi c'est antinomique... Ils savent que l'on peut mourir de la main de quelqu'un d'autre, que personne n'a le droit de les forcer à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas. Ils apprennent des techniques qui peuvent faire mal, blesser, tuer, et ils le savent.
Je leur dis souvent que la seule situation où ils doivent utiliser leur kung-fu est s'ils ont peur, pour eux ou peur un autre. Pas sous le coup de la colère.
Je teste régulièrement  leur capacité à faire face à un adulte, et même si effectivement une "crevette" de 30 kgs aura du mal à tenir tête à un golgoth, je n'aimerais pas être celui qui les emmerdera. Il lui faudra pas mal de persévérance...  ;#

Je trouve ça dommage d'entendre ça d'un prof de karaté... soit c'est de la provoc, soit il faut se poser des questions, non ?











La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

20 mai 2011 à 13:26:30
Réponse #30

Kilbith


que personne n'a le droit de les forcer à faire quelque chose qu'ils ne veulent pas.

Ça ne va pas leur faciliter d'éventuels futurs rapports avec les forces de l'ordre!  ;#

(Je rebondissais juste pour montrer que ce n'est pas simple la transposition de principes généraux dans la pratique).
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

20 mai 2011 à 13:28:12
Réponse #31

captainEB


Citer
1° art martial et enfant c'est antinomique (au moins en France en 2011)

2° Comment une crevette de 30kg peut elle se défendre??

un art martial contrairement à la SD n'est pas forcément pratiqué pour se défendre. Ma fille de 11 ans (ceinture verte de judo) ne peux pas se défendre contre un adulte par contre la pratique à développé la confiance en elle même, le respect de l'autre, le courage, le contrôle de soi, la politesse… enfin beaucoup de valeurs fondamentales dont elle est très fière.

20 mai 2011 à 14:32:35
Réponse #32

Campeur


j'ai pratiqué le judo à partir de 13-14 ans, l'iaiki budo quand j'ai été étudiant et aujourd'hui le karaté kyokushinkai... chaque fois mes motivations étaient différentes

gamin, c'est mon père qui m'y a mis pour apprendre à avoir un peu de mordant et sans doute pour "m'armer" un peu contre les petites agressions que je subissais, comme tous les gosses à cet âge la ; étudiant c'était une passion pour les sports de combat et toutes les japonaiseries qui vont avec, à 42 ans, c'est une volonté de bouger, allié à "l'efficacité" du style (vous avez vu j'ai mis des guillemets hein !!! ;)),la proximité du club et votre faute (ben oui c'est de la protection personnelle).

mais j'y ai mis mon fils aussi (8 ans)... ou c'est plutôt en l'y mettant que je m'y suis remis et j'ai bien l'intention d'y mettre ma fille des qu'elle sera en âge de le faire (elle a 4 ans).... et je vais vous dire une chose horrible... je ne leur laisse pas le choix  ;# !

ce que je veux qu'il acquièrent à travers une pratique qui reste ludique à cet âge la, ce sont des "formes de corps" et peut être un ou deux réflexes conditionnés, qui pourront leur sauver la mise, le jour fatidique (fantasmé ou pas par le père que je suis) ou ils seront confrontés à une agression un tant soit peu dangereuse.

pour moi, cette précaution est aussi basique que celle qui nous pousse à mettre dans nos poches, bagnoles, sac à dos, maison... les élements de base d'un petit kit destiné à nous sortir de la crotte.

Un art martial est un outil de protection personnelle que je veux mettre dans le sac à dos de leur vie, tant mieux s'il ne l'utilise jamais, mais au moins il sera la au cas ou (à charge pour eux de l'entretenir quand ils seront plus grands)...

par contre, comme je l'ai dit plus haut, c'est ludique (oui le kyokushin peut être ludique  ;#)... mes motivations de père deviendront assez tôt les leurs pour que je ne  leur obscurcisse pas  l'esprit avec des notions de mort, ou d'art de guerre et autres termes d'adulte.... il va jouer à la bagarre avec ses pôtes encadré par des adultes, il apprend la confiance, le respect, il apprend la mesure ... il ne va pas s'initier au combat !

Salut
« Modifié: 20 mai 2011 à 14:44:09 par Campeur »
"Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage...posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse" Wang Yang Ming (1472 - 1529)

20 mai 2011 à 15:31:01
Réponse #33

Bois San


Au cas ou cela n'aurait pas été compris :je ne dis pas qu'il est mauvais de mettre les enfants dans des clubs de sports , c'est même a mon avis indispensable, je dis simplement qu'il ne faut pas les y mettre pour de mauvaises raisons.

C'est malheureusement bien souvent le cas y compris dans certaines choses que j'ai lu sur ce post  ^-^

Petite anecdote:

On m'amène une gamine de 6 ans, elle pratique pendant 3 ans. Un jour son père arrive et me dit: je te remercie grace aux techniques de karaté que tu as enseigné à ma fille 'elle a mis en échec un prédateur sexuel qui voulait l'enlever (sic)'

Immédiatement je pense: p..ain je suis vraiment bon, le king.

Je prends la fillette à part et je lui demande quels sont les okuden (techniques secrètes) qu'elle a employé pour mettre en échec ce prédateur.

10secondes pour confirmer que c'est bidon
10 minutes pour appeler la directrice d'école pour lui expliquer
1 an pour que le village se calme et ne recherche plus la voiture rouge...

Elle était venu au karaté pour savoir se défendre ...elle a fait plaisir à tout le monde  8)

Ps: je vous invite aux inscriptions en septembre ...un pur moment de bonheur
carpe diem

20 mai 2011 à 15:47:16
Réponse #34

Paintedhorse


Là, c'est comme dans beaucoup de sport.
Trops nombreux sont les parents qui fantasment.
D'abord, les entrainements devraient se faire par petites tranches d'âge.
Et le "vrai" art ne devrait commencer que vers 12 ans.
Du trops peu que j'en connais, on devrait plutôt conseiller de l' ACDS ou de la prévention adapté à leur âge que d'imaginer des combats.
Mon optique, le but de l'art rejoint celle de beaucoup sur le forum.
De la confiance en soi, une certaine philosphie et un petit plus qu'on oublie jamais.

20 mai 2011 à 16:23:45
Réponse #35

Patrick


Du trops peu que j'en connais, on devrait plutôt conseiller de l' ACDS ou de la prévention adapté à leur âge que d'imaginer des combats.
Mon optique, le but de l'art rejoint celle de beaucoup sur le forum.
De la confiance en soi, une certaine philosphie et un petit plus qu'on oublie jamais.
Absolument pas d'accord. Déjà que la plupart des adultes n'ont pas l'équilibre émotionnel pour traiter de la spécificité d'un combat brutal pour sauver sa peau et de faire ce qu'il faut pour ce, il est hors de question d'y amener les enfants.

La philosophie, le développement personnel c'est très bon pour un enfant, mais il y a aussi des effets pervers à l'apprentissage martial dont nous avons déjà longuement débattu comme le respect des règles et de croire que celles-ci sont applicables à un combat de survie.

C'est toute la difficulté d'apprendre aux enfants la dichotomie entre le dojo et la rue, le droit d'employer la violence légitime et les nombreux devoirs qui vont avec.

20 mai 2011 à 16:44:40
Réponse #36

sharky


je réédite ma question.

comment faites vous, moi je n'y arrive pas du tout avec mes gosses.

Souvent ce sont les contes pour enfants qui servent du support. Si on regarde bien, Grimm, Perrault et les autres, sur le fond, c'est super violent et assez trash comme situations.

Après, c'est du dialogue, qu'est ce que tu as compris de l'histoire? Qu'aurais tu fait à sa place? Etc...
Bien sûr, il faut que celà reste ludique et que celà fasse son chemin petit à petit.

On a regardé Peau d'Ane sur Gulli, on en a discuté un peu et ma fille est venue me voir 2 jours plus tard en me disant un truc du style mon papa, tu sais je t'aime très fort mais je me marierai jamais avec toi mais avec mon amoureux. Elle était presque triste pour moi en me disant çà mais çà a parmi de parler d'oeudipe et de l'inceste sans en avoir l'air
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 mai 2011 à 17:05:25
Réponse #37

Leif


Citer
La question pédagogique de Wally-Leif est très interessante. Comment as tu appris ces notion quand tu etais gamin?

franchement pas de la meilleure façon et résultat je ne possède pas une très grande empathie.

maintenant c'est mes convictions et dans un sens je me dis pourquoi est ce que je ne les transmettrais pas a mes enfants, je ne crois pas en ce que je suis?

apres je pouvais ne serais que un petit peu a briser le cercle de la violence , je dis avec le plus grand plaisir.

Citer
Souvent ce sont les contes pour enfants qui servent du support. Si on regarde bien, Grimm, Perrault et les autres, sur le fond, c'est super violent et assez trash comme situations.

exact , ces histoires nous montrent que les monstres existent mais que on peut surtout les tuer :)

20 mai 2011 à 17:13:25
Réponse #38

ulysse


j'ai l'impression que tout ce qu'on a pas appris de la meilleure façon, on a l'occasion de le reapprendre avec des gamins.

20 mai 2011 à 18:59:07
Réponse #39

sharky


j'ai l'impression que tout ce qu'on a pas appris de la meilleure façon, on a l'occasion de le reapprendre avec des gamins.

Oui, non et peut être. ;#
Il y a tellement de variable dans une vie que ta phrase est aussi juste que fausse.


« Modifié: 20 mai 2011 à 20:12:18 par sharky »
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

20 mai 2011 à 20:07:20
Réponse #40

ulysse


Oui, non et peut être. ;#
Il y a tellement de variable dans une vie que ta phrase est assez juste que fausse.
c'est vrai j'y ai repensé aprèe l'avoir ecrit.
source d'inspiration serait peut etre plus juste.

20 mai 2011 à 23:49:26
Réponse #41

Rod


Souvent ce sont les contes pour enfants qui servent du support. Si on regarde bien, Grimm, Perrault et les autres, sur le fond, c'est super violent et assez trash comme situations.

Après, c'est du dialogue, qu'est ce que tu as compris de l'histoire? Qu'aurais tu fait à sa place? Etc...
Bien sûr, il faut que celà reste ludique et que celà fasse son chemin petit à petit.
C'est exactement ce que j'allais ajouter... Trop fort ce Sharky! :up:

Mais c'est clair qu'il y a des parents qui tentent de régler des comptes (et pas des contes ;D) avec la société au travers de leurs enfants... Quand tu vois un père sur le bord d'un terrain de foot qui crie à son gosse de 8 ans "Vas y pète lui la jambe pour le passer", tu te dis qu'il aurait du boire quelques bières de moins (d'accord je grossis le trait sauf que cet exemple, je l'ai vu ::) :down:).

Donc une fois de plus la question n'est pas tant ce que l'enfant va faire que comment et la motivation que le parent va lui donner...
Je veux que mon fils fasse de son mieux, je l'encouragerais à se dépasser... Je ne lui donnerais jamais comme motivation d'écraser les autres!
Mais une fois de plus ce sont des choix hautement individuels...

21 mai 2011 à 00:54:37
Réponse #42

dholuh


Bonsoir à tous, je suis l'heureux papa de 3 enfants (1an, 7 et 11). en rentrant en france mon fils a émis le souhait de faire de l'athlé, et ùa grande du judo) très fiere le papa  !!! elle en fait un an, gagne 3 compet sur 4,et m'annonce en septembre dernier qu 'elle veut faire de l'athlé... :o
Le grand finit 5ème du département, recommence cette année, marche aussi bien que l'an dernier mais l'entraineur quitte le club ....
maintenant il veut faire du kwan qi do (comme papa qui a commencé cette année, il me demande de lui montrer les techniques vues pendant le cours dès que je rentre....)
Ou du base ball comme son pote ...
En gros il sait pas trop ...
Cela dépend de peu de choses chez les enfants, mais en tant que parents on doit les aider et non les guider dans leur choix.Leur expliquer quelques effets dus aux choix qu'ils ont fait
Mon fils a je pense un grand potentiel en athlé il est très grand, assez rapide pour son âge, et endurant ...
cependant je ne le forcerai pas à continuer
Pour répondre à wally leif, si ils doivent en faire ils en feront ou pas....
tu peux tout de même les aider à prendre cette décision en les emmenant voir des démos et même des cours .... Les profs acceptent généralement un éventuel "futur client" ;)
tu pratiques ? tu les emmène avec toi de temps en temps ?
Cela n'est que l'opinion d'un papa parmi tant d'autres (papas ou opinions à vous de choisir ... :D)
Ne remets pas à deux mains ce que tu peux faire d'une seule ....

21 mai 2011 à 07:00:40
Réponse #43

Patrick


Je ne crois pas que les enfants soient en capacité de faire les meilleurs choix pour eux et que c'est même tout l'enjeu éducatif que de les accompagner vers cette autonomie. Gamin, je voulais faire du foot, du foot ou du foot et j'ai eu droit à natation et cours particuliers paternels de boxe. Avec le recul, j'ai détesté ça, mais j'ai eu l'occasion d'en remercier mon Père.

21 mai 2011 à 08:01:14
Réponse #44

Humain


Pour ma part j'avais mis mes enfants au judo jusqu'à ce que j'admette que ce n'est pas dans un cours de judo comprenant un prof pour 25 à 30 élèves qu'ils apprendrons quelque chose d'utile. Du coup ils ont choisi la natation et semblent beaucoup plus s'y plaire  ::) .
Pourtant j'aimerais qu'ils apprennent un jour à se défendre efficacement, mais il faudra que se rencontre leur envie savamment provoquée par leur entourage, et un professeur plus intéressé par ses élèves que par sa réputation et la "pureté" de son judo.
Maintenant si j'avais vraiment le choix je préfèrerai des cours de SP/SD adaptés à leurs âges et aux réalités des différentes situations où ils pourraient se retrouver un jour.

  l'Humain
« Modifié: 21 mai 2011 à 08:07:19 par Humain »

21 mai 2011 à 08:10:51
Réponse #45

Bomby


Je ne crois pas que les enfants soient en capacité de faire les meilleurs choix pour eux et que c'est même tout l'enjeu éducatif que de les accompagner vers cette autonomie. Gamin, je voulais faire du foot, du foot ou du foot et j'ai eu droit à natation et cours particuliers paternels de boxe. Avec le recul, j'ai détesté ça, mais j'ai eu l'occasion d'en remercier mon Père.

Bien d'accord avec ce que tu énonces, Patrick, mais ne faut-il pas ici distinguer les apprentissages de base des activités ludo-sportives de développement personnel ?

Apprendre à nager est un apprentissage de base, de même en un sens que courir vite sans s'emmêler les pieds, voire savoir donner une vraie baffe...

Dans certains environnements, savoir un minimum jouer au foot peut d'ailleurs aussi, dans une dimension sociale, être un apprentissage de base (je n'irais cependant peut-être pas jusqu'à inclure ici dans les apprentissages de base "sociaux" les "golf, voile" typiques des CV de certains milieux professionnels et socio-culturels...).

Évidemment, sur les apprentissages de base que l'on juge nécessaires, la contrainte exercée par les parents doit être plus forte, jusqu'à ce que le nécessaire soit acquis...

Après, pour les activités ludo-sportives, il faut naturellement guider et éclairer les choix des enfants, les encourager particulièrement quand les choix sont bons mais que l'enfant peut hésiter dans sa détermination à persévérer, les contraindre de façon relative à assumer les conséquences de leurs choix (par exemple en terminant l'année de l'activité choisie, même si celle-ci a déçu...

Mais quant à mettre une intense pression sur les enfants pour qu'ils pratiquent, durablement et au long cours, telle activité ludo-sportive, c'est quand même souvent vain et contre-productif, voire parfois destructeur...

Petit éclairage supplémentaire, peut-être pas assez explicitement formulé jusqu'à présent dans ce fil : pour ce choix d'activité pour les enfants, on retrouve en outre immanquablement avec beaucoup d'acuité la même question que celle qui est pour nous incontournable si on se met par exemple à la recherche d'une formation de self-défense ou de survie : le choix d'une activité, ou du corpus enseigné (courant, école, système) sont certes importants mais au final la personnalité de l'instructeur et les affinités que l'on aura ou non avec lui ou elle seront nettement plus décisifs...


Cordialement,

Bomby

21 mai 2011 à 08:25:38
Réponse #46

Bomby


(...)
Maintenant si j'avais vraiment le choix je préfèrerai des cours de SP/SD adaptés à leurs âges et aux réalités des différentes situations où ils pourraient se retrouver un jour.

  l'Humain

Je crois que nous sommes certainement très nombreux à souhaiter pouvoir trouver ça, mais qu'il est certainement difficile d'aller au-delà de ce que Sharky évoque en donnant le lien vers l'association Patouch (au passage, super lien, merci Sharly !).

Comme Bois-San et Patrick l'ont écrit en substance, prévoir un cursus réaliste de SP-SD pour enfants, c'est quand même extrêmement compliqué... Il me semble en outre que, pour un tel public, la question de la personnalisation de l'apprentissage dans ce domaine est sans doute encore plus importante que pour les adultes...

Concernant mes enfants, mon ambition se limite, si j'ose dire, à les "éclairer" sur des réflexes de SP dans une démarche de type Repères 2 (bons repères éducatifs, précisément) ou Patouch, et à profiter des occasions qui se présentent pour leur permettre éventuellement de s'approprier quelques techniques "spéciales" de SD (baffes, coudes, genoux, dégagements, selon ce qu'ils "sentent" ou non). Ils aiment bien le bruit des frappes sur les pattes d'ours, raquettes paos, boucliers, alors j'en profite de temps en temps...

Mais je ne me fais pas trop d'illusions, l'essentiel n'est pas pour moi dans ces "techniques" mais vraiment dans l'éveil de leur jugement des situations et de leur détermination à ne pas subir, ce qui se fait à mon sens quotidiennement, à travers plein de petites choses auxquelles on ne prête pas forcément attention...

Cordialement,

Bomby

21 mai 2011 à 08:44:44
Réponse #47

Patrick


Mais je ne me fais pas trop d'illusions, l'essentiel n'est pas pour moi dans ces "techniques" mais vraiment dans l'éveil de leur jugement des situations et de leur détermination à ne pas subir, ce qui se fait à mon sens quotidiennement, à travers plein de petites choses auxquelles on ne prête pas forcément attention...
Toi, on t’enrôle pour REPERES 3  :akhbar:

21 mai 2011 à 12:31:05
Réponse #48

cubitus


Bien d'accord. Et là, ce n'est pas un cours de SD/SP qui pourra faire le boulot, mais bien le parent qui vit au quotidien ces situations avec son enfant.
On a déjà eu ces discussions par rapport au conjoint/parent/ami à qui on aimerait donner quelques notions de SP, et qui refuse en bloc. Appuyer cette démarche sur des exemples concrets, dans le moment présent, est à mon sens le plus productif.
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

22 mai 2011 à 12:37:38
Réponse #49

Rod


Il est toujours plus facile de faire de l'éducation par le jeu...
"Que ferais-tu si tu perdais Papa ou Maman dans une foule?" "Trouve moi"
"Que ferais-tu si tu voyais du feu?"
...
Et tenter de guider leur réflexion...

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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