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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Couteaux de camp et réactions négatives  (Lu 8913 fois)

18 mai 2011 à 22:52:34
Lu 8913 fois

RATATOSK


Bonjour. J'ai un problème récurent: la réaction "des gens" (randonneurs, gendarmes) à la vue des couteaux de camp.

Pour les randonneurs, c'est clair et net, je suis un type dangereux. Sortir un esee6 = rupture pure et simple de toute tentative de socialisation. Le randonneur trouve un excuse pour s'éloigner...

Pour les gendarmes... C'est normal, c'est la loi. Ceci dit, ce sont loin d'être des ingrats et des imbéciles. Lorsqu'on leur explique pourquoi on porte ce genre d'outil et que votre casier judiciaire est vierge, ils vous laissent partir (avec votre *chose* dans vitre sac).

Sinon, il y a les chasseurs et les autres bushcraftiens... certains ont parfois la même réaction que les randonneurs.

J'observe cette peur chez d'autres propriétaires de couteaux de camp, donc ce n'est pas moi, c'est bien l'outil qui gène.


>>>> avez vous le même problème, comment y remédiez vous ? 

18 mai 2011 à 23:17:41
Réponse #1

Ghjallone


tu t'es déja fait controler par des gendarmes dans la verte toi?  :blink:
ou c'était sur le chemin?
je n'ai jamais eu l'impression de faire plus peur aux gens avec un gros camp qu'avec une hachette, mais je dois avouer que je croise tres peu de monde en général... et encore moins d'inconnus.
j'ai toujours pardonné a ceux qui m'ont offensé.
mais j'ai la liste.

18 mai 2011 à 23:28:09
Réponse #2

mazel


 Salut,
 Un fil qui est sûrement parti pour plus de dix pages, bon courage.
 
 En France les chasseurs, à part braco viandards pour la vente, n’ont pas la culture du dépeçage sur place. Les énormes couteaux sont plutôt une gêne en randonnée si tu veux pas être chargé comme baudet, et sauf besoin spécifique de moins en moins toléré car on ne doit légalement bientôt plus rien couper dans la nature.

 Perso, j’ai assez détesté il y a vingtaine d’années ce nouveau type de randonneurs à grand couteaux de camp et hachette qui se sont mis à fracturer jasses et burons, chalets d’été et abattre poteaux de clôture pour faire du feu. Dans un refuge non gardé de Cévennes près de l’Aigoual, on taillait à la hachette bancs, portes et volets pour y faire intérieurement une flambée amusante sans aucune nécessité de survie.

 En hiver, comportement identique de randonneurs en raquette qui fracturent un chalet ou une résidence secondaire isolée en montagne. Le port de pry bar est pour moi un acte très suspicieux.

 Ceci explique peut-être cela.

 JL mazel

18 mai 2011 à 23:38:29
Réponse #3

mrmagoo


Citer
J'observe cette peur chez d'autres propriétaires de couteaux de camp, donc ce n'est pas moi, c'est bien l'outil qui gène.
Et ben imagine toi juste à la place du type qui t'a jamais vu, et qui te rencontre, au milieu de nulle part, avec un énorme bowie à la main...
Je vois pas ce qui t'étonne dans le fait que le mec préfère s'éloigner.
Citer
comment y remédiez vous ? 
J'évite d'exhiber une arme devant un inconnu.
Dolus an virtus quis in hoste requirat ?

18 mai 2011 à 23:41:44
Réponse #4

Sotret


J'observe cette peur chez d'autres propriétaires de couteaux de camp, donc ce n'est pas moi, c'est bien l'outil qui gène.

Je ne comprends pas bien la logique de cette phrase...
Que sortir un grand couteau (et celui là ne me semble pas être le plus gigantesque qui soit) impressionne des gens peu au fait du bivouac, bushcraft et autre...ça se conçoit aisément...
Que ça fasse peur à des utilisateurs de couteaux de camp... :glare:
C'est que ça ne tient justement pas au couteau, mais à autre chose...

18 mai 2011 à 23:44:05
Réponse #5

Mad Max


Dédramatiser l'objet en lui donnant un aspect banal et éviter de le porter à la Schwarzenegger.
Par exemple, j'ai un parang Gerber dont le manche est en matière synthétique noire et ORANGE. Il fait penser aux outils de jardinage Wolf ou Fiskars.
Du ruban adhésif de couleur vive collé un peu partout participe à la civilianisation.



Mignons, n'est-ce pas(ce sont des vrais) ? Tu vois le principe ?
« Modifié: 18 mai 2011 à 23:53:36 par Mad Max »
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18 mai 2011 à 23:44:56
Réponse #6

RATATOSK


la logique, c'est que les randonneurs lambdas ont peur quand d'autres bushcrafteux exhibent leurs couteaux de camp.

par conséquent ce n'est pas moi le problème, mais le couteau.

@Mad Max

Oui je pense que c'est une excellente solution. J'étudie un manche orange fluo pour mon ESEE6. On maquille l'arme en outil en quelque sorte.

18 mai 2011 à 23:55:01
Réponse #7

VieuxMora


Un esee 6, avec son coating, son étui, ressemble plus à une arme qu'à un outil.
L'appellation couteau tactique serait plus appropriée que couteau de camp.

19 mai 2011 à 00:33:59
Réponse #8

aikikenshi


Perso , pour une utilisation dans un cadre "social" , j'utilise un outil moins impressionnant . La plupart du temps , quand j'ai besoin d'un outil plus imposant , je suis rarement entouré de congénères qui peuvent se méprendre sur ce qui va advenir dans les minutes qui suivent la sortie du couteau .
Et comme j'ai pris le parti de n'avoir qu'une lame raisonnable immédiatement accessible , rien pour faire peur aux éventuels randonneurs ou promeneurs . (l'autre est peu visible)
Ceci étant dit , comme je le porte en neck , il m'est arrivé d'avoir droit a quelques regards inquiets lors de sa sortie . Du coup , je fais attention , je n'aime pas attirer l'attention quand je peux l'éviter .
Après c'est vrai que si un mec sort un civilan de spyderco , ou une lame de 20 , pour couper son pain a coté de moi , je pourrais trouver ça bizarre( pour rester courtois^^) ou un peu flippant , question de contexte , de feeling etc  ;D

19 mai 2011 à 01:12:16
Réponse #9

Rod


C'est une question de "culture", le couteau a trop été diabolisé en Europe c'est dernier temps.

L'été passée j'étais dans les bois avec ma famille (beaux-frères, les femmes, mes enfants, des amis...) dans une zone où se trouve des barbecues publics.

J'avais mon sac à dos classique:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php?topic=36529.0
Donc mon Ubejane et ma pelle... ;)
Je venais également de recevoir mon Neck Bowie avec plaquettes, c'est là que j'avais fait ces photos:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,1574.msg341592.html#msg341592

On était seul quand on a commencé le barbecue. Je tends quand même un tarp au cas où il drache. J'installe le hamac... Remarque amusée de la famille... "Il a vraiment de tout dans son sac le Tonton Roro" avant de tous me piquer le hamac à tour de rôle! >:( ;D Ils me connaissent avec mes goûts "bizarres". :-[ :lol:
Je pars avec les enfants jouer dans les bois (non pas comme un évêque Belge! >:( :closedeyes:)... Couper des bois morts avec la pelle pour faire une "cabane" et des "épées". Leur expliquer les rudiments du couteau et de la pelle en nature, qu'on ne court pas avec un bois pointu en main... Bref vous voyez le topo...

On commence à cuire et un groupe de "djeuns" arrivent peu de temps après musique à fond et s'installe à un autre barbec... Rien de grave juste des jeunes qui s'amusent.
Un des mecs vient me trouver et me demande si on n'a pas un couteau à prêter parce qu'il doit éplucher un oignon. Je sors donc mon Neck Bowie de ma ceinture et je lui tends lentement... Le mec m'a regardé comme si je venais de dégainer une tronçonneuse! :o ::) :blink: Et encore j'avais l'Ubejane dissimulé dans ma poche cargo... 8)

Donc oui, il y a un gros problème de perception du couteau dans la société en générale... Faites un sondage autour de vous auprès des gens qui ne sont pas intéressés par la survie, les travaux manuels, la chasse ou le bushcraft, aucun ne verra l'intérêt de porter un gros couteau voir un couteau tout court... J'ai même des gens qui ne voient pas l'intérêt de porter un couteau Suisse... Par contre (pour rebondir sur un autre post: http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,48048.0.html ), demandez à ces mêmes personnes de se séparer de leur portable et là ils montreront les dents, peut-être même essayeront-ils de vous prendre votre couteau pour vous planter avec... :lol:

Mais il faut accepter la société comme elle est et pas comme on voudrait qu'elle soit...

19 mai 2011 à 07:33:09
Réponse #10

Dad74


Hello,

J'ai souvent eu ce type de réaction, même face à un petit Spyderco.
Par contre, ces mêmes personnes se vanteront de conduire à 230km/h sur petite route ou rentrer en voiture après avoir bu toute la soirée....

La société prend une direction étrange. On empeche le port du couteau alors qu'une personne voulant faire du mal pourrait très bien le faire avec un stylo, alors qu'on laisse tourner de vielles centrales nucléaires pouvant, si gros pb, raser la moitié de l'Europe.   :o





19 mai 2011 à 07:46:58
Réponse #11

sharky



La société prend une direction étrange. On empeche le port du couteau alors qu'une personne voulant faire du mal pourrait très bien le faire avec un stylo, alors qu'on laisse tourner de vielles centrales nucléaires pouvant, si gros pb, raser la moitié de l'Europe.   :o


C'est ce qui s'appelle prendre des raccourcis
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

19 mai 2011 à 08:27:50
Réponse #12

DavidManise


Oui.  Ou l'approximation qui tue...  :(

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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19 mai 2011 à 08:34:40
Réponse #13

DavidManise


Perso, j’ai assez détesté il y a vingtaine d’années ce nouveau type de randonneurs à grand couteaux de camp et hachette qui se sont mis à fracturer jasses et burons, chalets d’été et abattre poteaux de clôture pour faire du feu. Dans un refuge non gardé de Cévennes près de l’Aigoual, on taillait à la hachette bancs, portes et volets pour y faire intérieurement une flambée amusante sans aucune nécessité de survie.

 En hiver, comportement identique de randonneurs en raquette qui fracturent un chalet ou une résidence secondaire isolée en montagne. Le port de pry bar est pour moi un acte très suspicieux.

Je pense que pour le coup ça n'est pas l'outil qui rend con, mais bien que les gens sont cons à la base, et qu'ils utilisent leur potentiel à mauvais escient.  Ce genre de comportement est inacceptable...  et très franchement ça n'aurait même pas traversé l'esprit d'un Québécois ou d'un Suisse, sauf cas d'absolue nécessité...  peut-être parce que dans ces pays les gens n'ont jamais été castrés comme ici, et que du coup ils ont gardé la culture de la juste utilisation de ses outils ?

Pour ma part, les réactions négatives des autres, je m'en tape le cul.  Ca me permet de trier les loups et les moutons.  Ceux qui s'en vont sur la pointe des pieds en criant bêêêêê, ben ils ne me manquent pas.  Et quand ils me demandent pourquoi je trimballe un couteau, ils ont droit à un cours gratuit...

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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19 mai 2011 à 09:05:36
Réponse #14

StormX


[HS ON]
Mais il faut accepter la société comme elle est et pas comme on voudrait qu'elle soit...

Je suis pas tout à fait d'accord avec toi, Rod, sur ce point. La "société" peut être changée par des individus qui la composent, et ce, lorsqu'ils prennent conscience d'un but commun. Un exemple frappant et actuel : la crise écologique et la nécessité de faire quelque chose (j'ai pas dis sauver la planète, juste faire quelque chose, histoire de pouvoir dire "on a essayé"...mais c'est un autre débat). Replacez vous 6 ou 7 ans en arrière, l'écologie, c'était pour les marginaux, les allumés du ciboulot et autres hippies qui fument des joints, maintenant c'est "branché". Alors oui, certes l'évolution et la prise de conscience face aux problèmes écologiques n'ont pas pris le chemin le plus court pour le sauvetage de notre planète...mais on se rapproche de l'arrivé.

Bon aprés...c'est sur qu'avant qu'autant de monde prennent conscience que de porter un gros couteau de camp ne fais pas de nous de gros méchants, ça risque de mettre quelques années de plus.  ;D
Mais si à notre échelle déja, l'on explique à notre entourage ou à ceux que l'on croise, apeuré par notre attirail, le pourquoi du comment on utilise cet outil, le bouche à oreille fera le reste...dans longtemps.  :closedeyes:
[HS OFF]

Une question à nos amis québécois, la culture des armes étant beaucoup plus répandu sur le continent Nord Américain, est ce que de croiser un type déguisé en chasseur ou en randonneur avec un gros couteau de camp passent mieux ?

Pour en revenir au sujet, pour mon cas, le gros couteau de camp, j'en ai pas, et la peur qu'il peut faire naître chez nos compatriotes français a été l'un des points important qui ma décidé à ne pas en prendre. Le seul fixe que j'ai, c'est un mora 2000. C'est déja gros vous me direz, mais c'est assez petit pour l'enfiler dans une poche de mon pantalon et donc le masquer à la vue de ceux que je croise.
Et si je dois prêter un couteau, c'est un couteau suisse. Mais comme le dit Rod, lui aussi surprend. Avoir un couteau sur soi, tous les jours, est également considéré comme anormal au premier abord, même si les parties s'y font et comprennent l'utilité à la longue.

Ceci dit en passant, il n'y a pas que les couteaux qui peuvent donner des apprioris au gens (en tous cas en france), c'est bien tout le matos militaire en général qui peut nous faire passer pour des para-militaire-fachos (je dis pas que les militaire sont des fachos  ;)).
Cela peut se comprendre, puisque ce matériel est à priori, sorti de son contexte d'utilisation premier : les combats, et comme tous réflexes ancrés dans nos gènes, l'on ne réfléchit pas. A la vue d'un barda qui fait penser qu'on part en guerre, et bien l'individu en face devient méfiant et reste sur ses gardes.

Regardé la photo de Rod lorsqu'il présente son sac. Personne sur ce forum n'est choqué, certains seraient peut être même envieux, mais placez vous dans la tète d'un individu citadin lambda qui fait sa balade du dimanche avec son caniche et ses soucis du lundi, entre la pelle, le sac, le bowie, le pantalon et les chaussure, tout ça dans une teinte "camo"...et bin moi aussi je serais pas rassuré.

Pour moi il y a pas vraiment de solution à ce problème sinon de dissimuler ces outils à la vue de ceux que l'on croise tant que nous n'auront pas fait évoluer les mentalités, et pour cela, un plus petit fixe est plus facile à planquer.  :closedeyes:
« Modifié: 19 mai 2011 à 09:13:24 par StormX »
"La beauté de la Vie dépend de ton regard."
Keny Arkana

19 mai 2011 à 09:19:00
Réponse #15

Meow


C'est une question de "culture", le couteau a trop été diabolisé en Europe c'est dernier temps.
C'est un peu aussi mon leitmotiv quand on me pose la question : question de culture.

Mais en plus de l'objet lui même, qui véhicule plein de fantasmes et de peurs, j'ai cru remarquer qu'il y avait un autre phénomène qui s'y greffe.
Lorsque par exemple, un ami saigne du nez et que je lui sors de mon sac une petite éponge hémostatique le résultat est « cool ! » puis « mais qu'est-ce que tu fous avec ça dans ton sac ? ».
De même, lorsque je prête ma voiture et que je dois expliquer à quoi sert ce gros machin noir en plastique attaché à la clef (un resQme), le résultat est à peu près le même.
Certains vont même jusqu'à être étonnés de me voir sortir des mouchoirs en papier de mon sac quand j'éternue à la terrasse d'un café...  :blink:

Et je vous parle pas du reste de mon EDC/SDC...

J'en déduis que ce n'est pas tant l'objet lui même que cette culture du dénie et de la dépendance qui pousse les individus à vous prendre pour un paranoïaque dès que vous leur sortez un objet ou une attitude, qui sort de l'ordinaire.

Maintenant, quand on me demande pourquoi je sors un parapluie de mon sac quand il pleut (!) sous les yeux écarquillés de mes compagnons, je réponds avec une voix de circonstance : "c'est pour mieux me protéger de la pluie mon enfant ! ", etc, ...
DON'T PANIC !

19 mai 2011 à 09:21:28
Réponse #16

Lynx


En principe j'essaie d'adapter la longueur du matos aux circonstances ...  ;#
Grosso modo cela veut dire chercher à être le fameux Monsieur Grey Man même dans ces circonstances... en mode barbec, opinel ou petit pliant, en mode rando petit pliant et petit fix, en mode bivouac le gros sors du fond du sac, les gens qui sont avec moi font nettement moins les yeux de pigeon quand ils commencent à aller bâtonner pour préparer le casse croûte.

Mettre en évidence un materiel, tout comme un style de fringues est une communication visuelle, et comme dans toute communication, cela appelle une réponse. Et il est clair qu'un bowie long comme la cuisse accroché sur le coté d'un treillis cam va être un stimulus plus percutant qu'un opinel dans la poche arriére d'un short Quec*_*a...

Inutile d'étaler son matos donc, pour moi un bon personnel en marche est un personnel "lisse": sac propre et fermé, rien qui ne pendouille, sonne, brelingue.... Tout comme en alpi, les gens qui débarquent au ptit dej avec tout l'étalage du rayon "alpinisme face nord extrême" autour de la ceinture au petit dej du refuge, cela ne sert qu'a faire les beaux, à se rassurer, ou à se faire un deuxième tro* du c* avec ses broches

Donc, l'outil est au service de l'action et l'action au service de l'homme, inutile de faire de l'objet un totem, bien que sa présence puisse avoir un rôle psychologique dans l'engagement.






Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses. Proverbe Peul

19 mai 2011 à 09:43:05
Réponse #17

** Serge **


Une question à nos amis québécois, la culture des armes étant beaucoup plus répandu sur le continent Nord Américain, est ce que de croiser un type déguisé en chasseur ou en randonneur avec un gros couteau de camp passent mieux ?

C'est comme pour tout le reste. Les contextes de la géographie et du moment jouent un rôle prépondérant.
Disons que dans certaines régions rurales et/ou assez sauvages, il est courant de croiser des gens équipés pour la chasse, la pêche, le campement et/ou la trappe.
Ou, pour la protection contre la prédation animale.

_____________________________________________________________________

En ce qui me concerne, je suis toujours plus sensible, éveillé, curieux et sur mes gardes lorsque je détecte la présence ( souvent discrète ) d'un matériel à l'apparence usée par l'emploi, soigneusement entretenu, ergonomique, contextuellement justifié et disposé intelligemment sur l'individu.

L'avalanche d'un matériel encombrant, neuf, craquant et rutilant, disposé en strates peu pratiques, encombrant, et incongru dans le contexte est plutôt fait pour me rassurer quant à ma sécurité tandis que cela m'inquiète pour celle du porteur.

En général, j'aime autant voir les objets et suis plus soucieux de ce que je ne verrais pas.
« Modifié: 19 mai 2011 à 10:45:50 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

19 mai 2011 à 09:43:43
Réponse #18

Patrick


Deux notions différentes :

Le couteau en tant qu'outil
A tout simplement disparu pour être remplacé par une connotation offensive et défensive. Pas étonnant vu la battage médiatique qui fait apparaître le couteau comme l'outil favori des bandes et agresseurs de tous poils. Pas étonnant non plus quand on voit la fascination et la mythomanie autours de l'objet.

Le port d'un EDC complet
Pas étonnant non plus qu'il soit connoté "Mc Gyver" dans une société qui attend toujours plus d'un état qui peut lui en offrir de moins en moins. Alors on assiste au déni incantatoire comme ceux qui n'osent parler du cancer de peur de le choper, comme si porter un EDC, une trousse de secours pouvait "attirer le mauvais sort"

Que n'entend on pas ET MEME ICI quand on ose dire qu'on risque de crever en attendant les premiers secours, même dans une grande ville, et que la première chaîne d'intervention, c'est à dire Monsieur et Madame Michu est de loin la plus déterminante pour le pronostic vital de la victime.

Sans oublier les tout aussi incantatoires "on est pas à Bogotta, à Mexico ou à Rio" en parlant du risque d'agression avec pourtant de sagressions violentes absolument tous les jousr et même dans les coins le splus reculés et supposés paisibles de notre vieille Europe.

Moralité, il me semble qu'un citoyen qui assume (tiens ça me rappele quelque chose) le niveau de risque qu'il a préalablement analysé, s'y prépare et s'équipe en fonction en pissant à la riae de ceux à qui ça ne conviendrait pas. Regretter leur attitude ne servant pas à grand chose.

Pour autant, être bien sûr, néenmoins, que notre attitude correspond vraiment à un niveau de risque plausible.

19 mai 2011 à 09:57:22
Réponse #19

RATATOSK


Déjà, pour ma femme, l'Izula PINK décontracte pas mal l'ambiance lors du dépeçage du camembert que l'on vient de tuer



Il me reste plus qu'à mettre un manche orange et casser le coating noir (mais j'ai besoin de ce coating pour la rouille quand même)



Voilà une solution. Pour le reste, le bushcraft étant étranger aux terres Françaises, il faudra du temps pour que cet élément fasse partie de l'univers psychique du Français moyen... Le temps d'un reportage sur "kessé le bouchecrafte" chez Pernaud/Roselmack.

19 mai 2011 à 10:07:48
Réponse #20

Patrick


Voilà une solution. Pour le reste, le bushcraft étant étranger aux terres Françaises, il faudra du temps pour que cet élément fasse partie de l'univers psychique du Français moyen... Le temps d'un reportage sur "kessé le bouchecrafte" chez Pernaud/Roselmack.
En même temps, je ne suis pas totalement rassuré par tous ceux qui jouent au trappeur à 500 mêtres du parking d'IKEA, qui n'ont aucune notion de leur impact réel au pretexte que eux ce sont des vrais qui vivent en accord avec la nature.

19 mai 2011 à 10:12:12
Réponse #21

ulysse


Normal que les gens soient choqué quand il y a un décalage manifeste entre les accessoires porté et l'exigence du terrain. C'est exactement le meme probleme que l'utilisation des 4x4 en ville.

19 mai 2011 à 10:14:26
Réponse #22

sebastienb


En même temps quelle est la motivation réelle au port d'un couteau de camp ? Purement utilitaire, ou un mix variable d'utilité et de plaisir ? Ca fait très longtemps que j'ai pas vécu dans la verte mais dans mes années de scoutisme, jamais eu besoin d'un couteau de camp même pour construire un camp... La scie et la hachette étaient bien plus utiles. Il ne me semble pas non plus que Les Stroud ou Ray Mears utilisent des couteaux de camp, plus des mora et cie ?

Même si elle n'est pas fondée je comprends un peu la réaction des gens. Moi même quand je pense gros couteaux, les deux images qui me viennent à l'esprit sont Rambo et Crocodile Dundee quand il sort son schlass à New-York ;)

19 mai 2011 à 10:41:25
Réponse #23

Leif


voir la citation de sharky ;#

bon occasionnellement je rends des services :lol:
« Modifié: 19 mai 2011 à 11:11:22 par wally-leif »

19 mai 2011 à 11:09:17
Réponse #24

Dad74


Oui.  Ou l'approximation qui tue...  :(

David
Ou éviter trop de blabla pour dire que la société est très souvent subjective et rarement objective, posée et réfléchie.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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