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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Démission et perspectives d'avenir:  (Lu 17392 fois)

10 mai 2011 à 12:33:45
Lu 17392 fois

dolgan


il arrive un moment où changer de vie peut presque devenir une question de survie mentale.

Trop de bureau, pas assez de verdure, l'impression de tourner en rond et d'être enfermé dans le cycle des réunionites, une ambiance qui se dégrade, les ordres de mission, les CR, les rapports d'activité, ... Marre et re marre!!!  ;)

Je ne suis pas le plus à plaindre (1500euro/mois,13eme mois, statutaire, plein de RTT et CP que je ne prend jamais totalement), loin de là, mais j'en arrive à un point où je n'ai plus envie, plus le courage, plus aucune volonté. il faut que ça change, sinon ça finira par mal tourner.

J'ai donc pris la décision qui s'imposait: partir de moi même avant qu'il ne soit trop tard.

J'ai la chance de ne pas avoir trop de contraintes: pas de crédit, pas d'enfants. j'ai quelques économies. de quoi tenir 1 an sans changer de rythme de vie.

Il ne me reste plus que la lettre de démission à rédiger et envoyer.
ça aurait du être fait ce matin, mais j'ai flairé un imprévu: les congés payés semblent suspendre  le  préavis. Hors, j’ai un préavis de 3mois, et je comptais bien liquider mes CP et RTT pendant ces 3 mois. Je n’ai pas envie de revenir au mois d’aout à cause de celà.  Il faut donc que je vérifie ce point et que je vois comment je peux tourner ma lettre pour demander à ce que les CP ne suspendent pas le préavis. Je crois que ça leur fera moins à me payer, donc ils devraient être d’accord.

Voilà où j’en suis là.

Je ne sais pas si d’autres se sont déjà trouvés dans cette situation ? Comment avez-vous géré la chose ? Vis-à-vis de l’entreprise, vis-à-vis de la famille (qui comprendra pas) ?

Dans un premier temps, je crois que je vais prendre mon sac à dos et partir sans date de retour. Histoire de faire le vide.

Mais après (ou avant), il faudra que je trouve quelque chose à faire pour l’avenir. Je cherche une licence, mais j’ai pas encore trouvé : trop de choix. Ça devient n’importe quoi, on dirait que tous les établissements sortent leur licence perso sur l’environnement.
J’aimerais faire une année de coupure qui ne fasse pas trop un blanc dans le CV, donc voir si je trouve un peu de bénévolat (genre compter dans une mare  les grenouilles avec six doigts sur la patte arrière gauche pour 200ou300 euro/mois) ou autre. Si vous voyez des pistes à explorer dans ce sens.  :)


Ps: si vous estimez que ça n'a pas sa place, n'hésitez pas à supprimmer.

10 mai 2011 à 13:21:18
Réponse #1

Patrick


Je serais toi, je prendrai un congé sans solde qui peut aller, je crois, jusqu'à trois ans dans la FP. Ça te laisse le temps de faire des études et tenter une reconversion sans te retrouver à poil. Yu as aussi droit à un Congé Individuel de Formation payé intégralement.

Réfléchis bien et après, fonce. J'ai démissionné une bonne demi-douzaine de fois de jobs qui ne me convenaient plus.

10 mai 2011 à 13:22:56
Réponse #2

dolgan


pas privé, pas tout à fait public non plus.  :(

congé sabbatique possible théoriquement. mais sera refusé. (donc repoussé en fait). je ne veux pas revenir. je préfère laisser la place à quelqu'un que ça intéressera. ils devront prendre une personne extérieure pour me remplacer.

pas vu de congé sans solde dans les statuts.

10 mai 2011 à 13:30:56
Réponse #3

Anke


Salut Dolgan,

Je crois que nous passons tous par là à un moment donné de notre vie.
Tu as pour toi la mobilité et l'envie de "passer à autre chose", un boulot stable ( me semble-t-il).
Contre toi : la démotivation et une ambiance qui se pourrit de plus en plus à tes yeux, un boulot qui ne te convient plus.
Alors, je me permets quelques questions ( pour apporter un peu d'eau à ton moulin).
Est-ce ta perception du boulot qui a changé ou alors c'est vraiment le boulot qui a changé et tu n'arrives pas à t'y faire ? ( ce n'est pas une critique).
Dans ta boite, n'y a-t-il pas des possibilités de mutation dans une succursalle par ex ( il se peut que l'ambiance que tu as du mal à supporter ne soit que le fait des personnes avec qui tu travailles) avec pourquoi pas une formation ad hoc pour occuper un poste différent ?
Un entretien avec le DRH de la taule te semblerait-il approprié en l'état ?
Du genre : " j'ai envie de bouger, je suis mobile et j'ai envie "d'avancer", vous me proposez quoi ?"( plus facile de se "vendre" dans un endroit où on est connu plutot que dans une boite lambda où on a aucun passé "pro")
Claquer la porte, c'est à la portée de n'importe quel "nerveux".
Examiner tes perspectives d'avenir au sein de ta boite serait peut-être une possibilité d'ouverture, avant de démissionner. Sauf si tu as vraiment pris cette décision. Mais mesure bien tous les impacts sur l'avenir. Soit prudent et tient nous au jus. ;)

10 mai 2011 à 13:33:03
Réponse #4

Samuel


faudrait regarder sur tes fiches de salaire pour trouver ta convention collective et ensuite la lire pour les réponses sur les congés sans solde, le CIF et le congé sabbatique.

De toute façon, lors de ton congé sabbatique, ils vont devoir sûrement te remplacer donc tu laisses bien ta place à un autre  :up: ;)

Tu pourrais poser d'abord tes congés pour organiser tout ça et bien réfléchir, pour éviter de louper une option qui ne te saute pas aux yeux pour l'instant...  :)



10 mai 2011 à 13:43:05
Réponse #5

Sotret


En privé, et pour autant que je sache, il est illégal de prendre des congés pendant la période de préavis, même si les parties sont d'accord. S'il reste des congés à prendre, il doivent être payés par l'employeur.
Maintenant, il est courant que l'employeur accepte la prise de congés pendant le préavis parce que c'est meilleur pour sa trésorerie. Ca reste malgré tout un arrangement occulte.

Pour le reste, je rejoins les autres : n'existe-t-il pas des solutions intermédiaires.
Pense également à l'image renvoyée pendant un futur entretien d'embauche :
"je vois un trou dans votre CV..."
"Pourquoi avez-vous quitter cet emploi ?"
il serait préférable de répondre avec la concrétisation d'un vrai projet que par "J'en avais juste marre..."

Mes deux kopecks

10 mai 2011 à 14:52:56
Réponse #6

dolgan


congé sabbatique: pas possible. j'ai pas 6 ans d'activité pro.

Reste congé sans solde, mais ils ne sont pas obligés et ce n'est pas leur intérêt. Et monsieur le président va me rire au nez.

Citer
Est-ce ta perception du boulot qui a changé ou alors c'est vraiment le boulot qui a changé et tu n'arrives pas à t'y faire ? ( ce n'est pas une critique).
Le boulot n'a pas vraiment changé. j'en ai fait trois fois le tour, et globalement il ne me plait plus. Je ne suis aussi sans doute pas fait pour ce type de boulot/poste.
A celà s'ajoute une dégradation des conditions de travail (mais qui n'est pas le problème principal, juste un élément déclencheur) suite à un changement de direction: flicage, multiplication des chefs sans périmètre de responsabilité défini, procédures pour tout et n'importe quoi, ...  . Ils finiront par se calmer, et nous par nous habituer. l'ambiance n'est pas top en ce moment, mais c'est juste un mauvais moment à passer.

Mutation: en interne, pas possible. En tout cas, pas sur un poste qui m'interesserait, et ils sont très peu ouvert à ce genre de changement de poste. Mobilité possible au niveau nationnal. Mais dans un poste correspondant au mien ou équivalent. Si c'était juste un problème d'ambiance, ça serait une possibilité.

Entretien avec DRH:
Aucun intérêt. Question de personne. il faut que je la percute pour qu'elle daigne me remarquer et me dire bonjour. Et encore, c'est pas certain qu'elle me dise bonjour. En plus, elle n'a aucun pouvoir décisionnel.

Je ne suis pas un "nerveux" qui claque la porte.
      :D

10 mai 2011 à 16:25:36
Réponse #7

b@s


je comprends ton point de vue pour y réfléchir moi-même avec une certaine insistance ... mais à bien y penser, je te conseillerai la tactique du singe :  ne pas lâcher les deux mains en même temps(pas avant d'avoir attrapé une autre branche)...

sauf dans le cas où tu fais un job tellement pointu que les employeurs se bousculeront à ta porte, il me parait dangereux de partir à l'aventure ... mais tu me diras le danger fait aussi le sel de la vie, parfois...

enfin, malgré les conseils de prudence, je ne peux que te conseiller de suivre ton instinct, tout en essayant de minimiser la part de risques en en tardant pas trop à te remettre en selle dans un  autre job !

bon courage !

10 mai 2011 à 18:11:39
Réponse #8

ACORN


Citer
Trop de bureau, pas assez de verdure, l'impression de tourner en rond et d'être enfermé dans le cycle des réunionites, une ambiance qui se dégrade, les ordres de mission, les CR, les rapports d'activité, ... Marre et re marre!!!  {$default_wink_smiley}
Je ne suis pas le plus à plaindre (1500euro/mois,13eme mois, statutaire, plein de RTT et CP que je ne prend jamais totalement), loin de là, mais j'en arrive à un point où je n'ai plus envie, plus le courage, plus aucune volonté. il faut que ça change, sinon ça finira par mal tourner.
J'ai donc pris la décision qui s'imposait: partir de moi même avant qu'il ne soit trop tard

C'est exactement ce que je viens de vivre depuis quelques mois.
J'ai eu 3 semaines déxemption (burn out) qui m'ont permis de faire le point et de recentrer mes priorites.
De retour de mon exemption, j'ai entamme une demande de mutation. Deja le fait d'avoir franchi ce cap "officiellement" m'a deja permis de me sentir beaucoup mieux...
Hier j'ai recu ma demande de retour "ACCORDEE" :doubleup:

Je pense quíl faut savoir dire "STOP"a un certain moment. C'est aussi une question de survie. En tout cas pour moi...

(sorry pour les accents, clavier QWERTY)

10 mai 2011 à 19:37:15
Réponse #9

Bomby


il arrive un moment où changer de vie peut presque devenir une question de survie mentale.

Trop de bureau, pas assez de verdure, l'impression de tourner en rond et d'être enfermé dans le cycle des réunionites, une ambiance qui se dégrade, les ordres de mission, les CR, les rapports d'activité, ... Marre et re marre!!!  ;)

Je ne suis pas le plus à plaindre (1500euro/mois,13eme mois, statutaire, plein de RTT et CP que je ne prend jamais totalement), loin de là, mais j'en arrive à un point où je n'ai plus envie, plus le courage, plus aucune volonté. il faut que ça change, sinon ça finira par mal tourner.

J'ai donc pris la décision qui s'imposait: partir de moi même avant qu'il ne soit trop tard.

J'ai la chance de ne pas avoir trop de contraintes: pas de crédit, pas d'enfants. j'ai quelques économies. de quoi tenir 1 an sans changer de rythme de vie.

Il ne me reste plus que la lettre de démission à rédiger et envoyer.
(...)

Je ne sais pas si d’autres se sont déjà trouvés dans cette situation ? Comment avez-vous géré la chose ? Vis-à-vis de l’entreprise, vis-à-vis de la famille (qui comprendra pas) ?

Dans un premier temps, je crois que je vais prendre mon sac à dos et partir sans date de retour. Histoire de faire le vide.

Mais après (ou avant), il faudra que je trouve quelque chose à faire pour l’avenir. (...)
J’aimerais faire une année de coupure qui ne fasse pas trop un blanc dans le CV (...)


Salut Dolgan,

bravo de ta prise d'initiative, même si elle est pour l'instant légèrement différée... Ne sois d'ailleurs pas trop pressé de donner ta lettre de démission : si tu es vraiment déterminé à bouger, ça n'est pas le fait de prendre un peu de temps pour mettre en forme les choses qui va mettre en danger ton projet...

Plusieurs ici t'ont donné des conseils de prudence, pour ma part, je te proposerais du coup plutôt l'éclairage principal suivant : ta décision ne doit pas être une fuite mais une avancée, as-tu donc une idée suffisamment précise de ce que tu souhaites faire ensuite et, surtout, à terme?

Tu auras certainement besoin de temps libre pour bien mûrir un projet, mais as-tu déjà en tête suffisamment les critères correspondants à ce que tu souhaites faire "ensuite"?

A mon avis, c'est une fois que tu auras les idées suffisamment claires là-dessus que tu pourras commencer à répondre à la question du "trou dans le CV"...

Pour moi, un "trou" dans le CV n'est un problème pour un recrutement que s'il révèle une fuite, un problème dont on ne serait pas sorti... S'il est la marque d'un choix d'initiative et de maîtrise de son destin, c'est au contraire plutôt intéressant...

Par ailleurs, aujourd'hui, la plupart d'entre nous feront très probablement dans leur carrière plusieurs métiers différents, avec forcément des étapes, des trous, des reconversions... Un trou dans le CV, ça peut donc se gérer, même si aujourd'hui encore beaucoup de recruteurs en France restent très conformistes et même si les Français, plus que leurs voisins, restent apparemment accrochés à l'idée que l'on est conditionné à vie par les études que l'on a faites, ou pire par celles que l'on n'a pas faites...

J'ai en tout cas fait personnellement à peu près le même choix que toi voici environ 10 ans, après environ 10 ans d'une première vie professionnelle...

J'étais à l'époque sans aucune charge de famille ni attache, ce qui me permettait de prendre des risques,  et j'y ai sacrifié mon petit début de constitution de patrimoine (le prix - finalement pas très cher- de la liberté)...

Pour moi, c'est un contexte d'opportunité qu'il faut savoir utiliser...

Bien sûr la famille proche (les parents notamment) n'ont sur le moment pas vraiment compris...

N'empêche qu'avec le recul, ça a été de toute évidence une des meilleures décisions de ma vie...

A ta disposition pour échanger avec toi en MP sur tes projets et/ou sur les aspects CV si ça peut t'aider (j'ai un tout petit peu d'expérience dans le domaine)...

Mais, pardon d'insister, pose-toi la question de ce que tu souhaiterais vraiment faire à terme, de la façon dont tu vois idéalement ta vie dans pas mal d'années, si tu arrives à faire le lien entre ces perspectives et la réalité des possibles immédiats, ça t'éclairera probablement sur ce qui est le mieux pour toi à présent...

Cordialement,

Bomby

10 mai 2011 à 20:01:30
Réponse #10

DavidManise


Salut :)

Moi je suis passé par là en 2003.  J'ai claqué la porte en insultant mes boss, et j'ai vraiment galéré 8 ans avant de juste pouvoir survivre avec mon activité...  sans gamins, je pourrais envisager de remettre ça n'importe quand.  Je ne regrette rien. 

Faut pas tortiller du cul 107 ans.  Par contre, ça se planifie...  prépare ta sortie intelligemment.  T'auras l'impression pendant quelques semaines / mois d'être un agent double, tu vas voir ça fait tripper de voir ça de l'intérieur alors qu'on est déjà dehors mentalement ;)

Courage...  et rêve bien.  Les rêves des fois ça se réalise ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

10 mai 2011 à 20:27:05
Réponse #11

olafur


Je suis d'accord qu'il faut être responsable et ne pas faire du saut en parachute sans parachute, mais franchement il peut y avoir des contextes où la saturation mentale ne permet pas de trouver un "après" qui soit pertinent. Réfléchir à une reconversion crédible quand on est blasé et à plat, ça me semble le meilleur moyen de faire traîner une situation qui ne convient plus. Alors qu'après s'être ressourcé quelques temps en mettant de côté la question de la reconversion, on a la tête claire et même d'étonnantes dispositions pour accepter ce qui semblait écoeurant. J'ai eu une modeste expérience de cette situation, et je sais qu'on ne peut pas toujours manager sa vie froidement et sans passion.
Quoi qu'il en soit quand on commence à parler de ça c'est qu'on est presque mûr, et quand on est mûr on part, ça ne peut pas rater.

"La résolution n'est que l'esclave de la mémoire,
Violemment produite, mais peu viable.
Fruit vert, elle tient à l'arbre;
Mais elle tombe sans qu'on la secoue, dès qu'elle est mûre." (III,II)
Hamlet, Shakespeare
ah dites encore tout bas ce seul mot je n'y crois pas,
vous avez bien dit la route
la route va traverser l'épaisseur du monde et l'obstacle vainement accumulé des heures

Jean Tardieu - le voyage

10 mai 2011 à 20:36:18
Réponse #12

camoléon


Salut Dolgan,

Je suis à peu prés dans le même état d'esprit que toi depuis le début de l'année: à ce que je considère être déjà depuis pas mal de temps du harcèlement moral viens j' ajouter du harcèlement physique (changement de lieu de travail à répétition, 3/4 heures de transport par jour, mise au placard, on ne me donne rien à faire ou que de la m..rde). Je deviens une teigne au travail comme à la maison.

Changer devient vraiment une question de survie (je pèse mes mots), mais j'ai pas mal d'obligations.
 
Alors j'ai décidé d'aller voir un organisme comme le Fongécif, rencontrer des conseillers, assister à des réunions. Je viens de commencer un bilan de compétence pour faire le point et valider un projet. C'est déjà un point positif.
Pour l'instant, je fais le gros dos et j'attends en bossant mon projet de mon côté.
Peut être que ce genre de démarche pourrait toi aussi t’intéresser...

Rien que le fait d'en parler à des gens compétents, attentifs et former à l'écoute et au conseil aide beaucoup et permet de prendre du recul émotionnellement et prendre conscience de certaines choses.

S'il ne te reste plus que l'option de la démission, j'ai entendu parler d'une loi récente concernant la démission à l'amiable, ou il serait possible de négocier son départ sans tout perdre. Autrement, fais toi aider par un représentant du personnel ou syndical, un petit coup de fil à l'inspection du travail, pourquoi pas.   

Bon courage ;)
   
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

10 mai 2011 à 21:38:58
Réponse #13

Joe l indien


Si je peux te donner un conseil si tu décides de partir : essaie, dans la mesure du possible, de rester en bons termes avec tes chefs/employeurs.  >:(

Je ne vais pas parler de mon expérience, au cas ou la personne concernée tombe sur ce forum, mais c'est un conseil qui m'a vraiment servi.
Horizon pas net, reste à la buvette

10 mai 2011 à 21:43:36
Réponse #14

camoléon


Citer
Si je peux te donner un conseil si tu décides de partir : essaie, dans la mesure du possible, de rester en bons termes avec tes chefs/employeurs.  {$default_angry_smiley}

Déjà, si sur le principe, ton prochain futur employeur, décide de contacter ton ancienne boite pour faire une enquête sur une possible future embauche! ;)
"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

10 mai 2011 à 22:29:02
Réponse #15

Loriot


Bon allé je donne aussi mon avis... Et mes expériences. Toutes les fois ou j'en avait (vraiment) marre de mon boulot: ambiance, incompétence d'un chef, mauvaise humeur maladive d'un patron, bin... Je suis parti et je ne l'ai jamais regretté, j'ai toujours trouvé mieux ailleurs!
Bon, je suis pas en France et le marché de l'emploi est peut être un peu plus libéral.
Dans tout les cas, courage!
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

10 mai 2011 à 22:54:43
Réponse #16

Sylvain74


Salut,

J'ai vécu une situation pas loin d'être similaire il y a de ça plus d'un an. Saturation, manque d'intérêt pour mon taf, activité qui baissait... Bref, j'étais malheureux au boulot. Tu peux voir ma "petite histoire" là : http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,25505.msg273468.html#msg273468.

Ca faisait plusieurs années que je préparais une sortie partielle ou totale, avec une formation dans le sport me permettant de bosser une partie de l'année. Ca aurait pu être complémentaire de mon ancien boulot.

Mais j'ai craqué, j'ai décidé de franchir le pas en démissionnant bel et bien. Bilan de l'opération : nouvelle vie, je gagne moins mais je suis bien plus libre, profession libérale, avec un boulot que me plait. J'en ai profité pour "refaire" ma vie sentimentale, me voilà même marié avec une fille délicieuse venant "d'un pays qui n'est pas un pays mais l'hiver", bref de l'eau a coulé sous les ponts. Et, surprise, mon ancien taf a encore besoin de moi pour des points bien précis et me demande régulièrement pour des journées de formation ou de "consulting" ! Les rapports ont changé... ;)

Donc dans mon cas le fait de foncer, de prendre une décision pouvant paraître irrationnelle a été super bénéfique. J'ai l'oeil vif et le poil brillant, là...

Ce qui a fait que ça a réussi : un plan finalement longuement préparé à l'avance, avec le BEES dans la poche et une école fonctionnant bien prête à me faire bosser, un peu de sous de côté, plus d'attaches sentimentales au moment de la prise de décision, des compétences transversales et une belle envie d'aller de l'avant quitte à bouffer de la vache enragée.

Fonce mon gars ! Mais prépare toi un peu avant quand même...  8) Tu verras, le fait de te préparer te fera mieux vivre ton taf actuel.

Tiens nous au courant,

Sylvain.



10 mai 2011 à 23:57:23
Réponse #17

Elektro


7 ans chez France Télécom,3 ans super avant de m'apercevoir que je me faisais entuber grave par rapport aux promesses d'embauche,4 ans de conflit en essayant d'arranger les choses,de trouver un compromis,d'essayer de m'adapter...

Prise de médocs,d'alcool,prise de poids jusqu'a 96kg,irrritabilité,envie d'exloser !!!!

Avocat,licenciement à l'amiable,pas mal d'argent pour que je me taise (preuves de harcèlement à ne pas divulguer)

8 ans après,un bac de plus,beaucoup de missions interim,plus de vrai boulot,galère d'argent mais un bien etre immense,à toi de voir ;)

11 mai 2011 à 08:25:12
Réponse #18

Pix


Salut
On travail pour vivre, on ne vit pas pour travailler.
Ton bienêtre est plus important que le travail.

Faut pas tortiller du cul 107 ans.  Par contre, ça se planifie...  prépare ta sortie intelligemment.  T'auras l'impression pendant quelques semaines / mois d'être un agent double, tu vas voir ça fait tripper de voir ça de l'intérieur alors qu'on est déjà dehors mentalement ;)

David


+1
j'ai déja fait ceci c'est terrible le patron tombe sur le cul en apprenant que tu part et que tu commences dès la fin de ton préavis.
Bon courage

11 mai 2011 à 09:02:29
Réponse #19

Patrick


Salut
On travail pour vivre, on ne vit pas pour travailler.
Ton bienêtre est plus important que le travail.

+1
j'ai déja fait ceci c'est terrible le patron tombe sur le cul en apprenant que tu part et que tu commences dès la fin de ton préavis.
Bon courage
Parfois, quand quelqu'un nous insupporte on a envie de lui claquer la gueule et, s'il est vrai que ça fait beaucoup de bien dans un premier temps c'est le début de grosses emmerdes. La démission sous le coup, ça peut aussi être cela.

Par contre, un mal être peut aussi être une fantastique motivation pour une évolution, une formation, la planification d'une reconversion, pourquoi pas dans un autre pays.

11 mai 2011 à 09:31:18
Réponse #20

Pix


C'était un peu mon cas Patrick, chef d'atelier alcoolique, grande G*****, insupportable envers les employés stagiaires ect, le jour avant ma démission on a bien failli ce mettre sur la gueule dans un bateau un collègue nous a séparé. J'avais été embauché pour prendre la suite de ce chef d'atelier mais voyant son comportement, le bordel dans l'atelier, dans les pièces, dans les clefs des clients (souvent perdu) et bien le patron a eu ma lettre le lendemain de l'altercation.
Plusieurs années après j'ai un peu regretté il était parti trois mois après moi... Et aujourd'hui je ne regrette absolument pas, ma situation professionnel à évolué et si je devais le refaire je n'hésiterai pas un instant.
Je pense que le plus important est de se sentir bien, si on va au boulot a reculons autant resté chez soi, cela n'apporte rien de bon. Et du travail quoiqu'on en dise il y en a.

11 mai 2011 à 10:49:20
Réponse #21

le pangolin


J'ai donné ma démission suite a une degradation du boulot, démotivation compléte par rapport a l'entreprise pas par rapport aux employés et aux clients le boss m'a demandé pourquoi je partais je ne lui ais pas dit la vérité mais j'ai essayé d'aider le collégues qui allait resté.

Pas eu le temps de remplir mon dossier Assedic, deux semaines aprés ma démission j'étais au boulot ailleurs, super motivé pour faire comprendre que j'étais un bon élement capable de partir si l'entreprise ne me suivais pas dans ma façon de penser (c'est a double sens je ne vais pas travailler en treillis mais en chemise (beurk)) au bout de quatre ans j'étais chef d'une équipe de quatre personnes.

Donc si tu n'as plus envie de progresser ou de faire plaisir a tes boss/clients, va voir ailleurs vide toi la tête et repart super motivé.
Plus j'en ais dans la tête mieux je m'en sort. Donc merci a ce forum.

11 mai 2011 à 11:42:34
Réponse #22

Leif


idem

tu dois avoir un fil la dessus ou j'avais répertorié avec l'aide des gens du forum toutes les bonnes choses a faire pour partir en bon terme.

pour ma part c'est apprendre , si a un moment je n'apprends plus rien je dépéris

donc idem prépares bien ta sortie et fait toi plaisir, fonces.

11 mai 2011 à 12:03:37
Réponse #23

dolgan


merci pour vos contributions.

Pas de problème particuliers avec mes boss directs qui subissent aussi. J'ai pas envie de partir en mauvais terme.

démission à l'amiable: il reste un reliquat à payer pour l'entreprise. Moins que pour un licenciement, mais significatif tout de même.

11 mai 2011 à 12:08:38
Réponse #24

Patrick


Je pense que le plus important est de se sentir bien, si on va au boulot a reculons autant resté chez soi, cela n'apporte rien de bon. Et du travail quoiqu'on en dise il y en a.
Il ne faudrait quand même pas dissocier le travail et sa vocation première : gagner sa vie. Ils sont quand même rares ceux qui n'ont pas de famille qui dépend d'eux, pas de crédit et des économies.

Le travail doit être un vecteur d'épanouissement, mais il faut intégrer aussi que ce ne soit pas sa vocation première.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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