Salut

Bon, j'ai quelques expériences et compétences légères sur le sujet, en tant que civil lambda résident, européen dans un pays non européen, zone de conflit et tiers-monde.
Cependant, sans contextualisation, il m'est impossible de partir dans des conjectures

Seuls quelques conseils de courte portée et de grande portée sont envisageables, rien de révolutionnaire puisque ce sont des conseils de bons sens et/ou déjà présents sur le forum.
*courte portée : adapter les concepts Edc, Sdc, Bob, trousse de secours et pharmacie à ta situation et celle du pays.
*longue portée : connaitre le pays, son histoire, ses conflits, sa langue (en plus de l'anglais) : je parle ici de ta posture, d'une dynamique positive, plus que d'une maitrise parfaite ; par ailleurs connaitre les expatriés du quartier, les réseaux consulaires, bref, tout un réseau de sociabilités et un ensemble de connaissances de base.
Après, le domaine des conseils de moyenne portée, c'est du ''sur-mesure'' en fonction de tes activités, ton temps de séjour, ta famille éventuelle, le pays en question et son climat météo et politique, etc...
à titre d'exemple, tu trouveras dans ce forum ce que j'ai pu écrire sur l'Égypte ; d'autres posts parlent d'autres pays et situations de crise...
Je pense que pour un civil lambda, l'investissement en temps, matériel, argent, préparation, compétences à la fuite ''réussie'' et en famille d'un lointain pays en guerre subtropical, est disproportionné pour le gain à attendre comparativement au fait de demeurer dans les circuits diplomatiques et médiatiques officiels, si l'on est européen, c'est à dire si l'on a la chance de pouvoir compter sur la puissance de son État pour être protégé et évacué. Je dis certainement pas ''jamais'', mais ''pas l'issue prioritaire''. Attention, ça veut pas dire ''compter aveuglément sur l'ambassade'' non plus ; si j'avais un jour suivi leurs instructions, je serais mort
Si tu parles de Khartoum, l'accent que je mettrais concerne la santé : identifier circuits médicaux sur place, avoir une bonne assurance internationale soins et rapatriement, une excellente pharmacie, de quoi faire face au climat infernal, des proches en Europe capables de se mobiliser pour te rapatrier, t'envoyer de l'argent, etc... Sinon, la ville n'est pas un no-mans-land hors-la- loi, la communauté expatriée est bien présente et suffisamment réduite pour se faire une petite famille sympathique. Elle est quadrillée d'internationnaux, journalistes, UN, diplomates, on est pas dans un trou noir, sans jeu de mot. Donc, plutôt faire attention où tu prends ton logement.
Attention à l'illusion lointaine complaisamment convoyée par les médias de la ''guerre'', du ''chaos'' chez les niakoués, comme si toutes les structures sociales, les institutions, les infrastructures, se diluaient dans un magma en fusion pendant des mois sur l'ensemble d'un pays, alors que le plus souvent, tout se joue par quartier, et se compte en heures : encore une fois, le lieu de résidence et les moyens d'information-communication sont ici essentiels.
bon voyage

à plus
vince