On va faire progresser la science…
Je rapporte un test intéressant fait hier. J’ai essayé sur une courte marche de ne pas enduire le pied avec quoi que ça soit, mais d’entourer les petits orteils de sparadrap. Le résultat : un échec éclatant.
Conditions du test :
-peau saine, non enflée, non douloureuse, lavée et séchée, couleur rose normale
-pas d’enduction à la NOK ni karité, ni talc
-9 km en 2h, soit un rythme paisible, sur chemin facile (herbe, cailloux, peu de dénivelé)
-température 25°, un peu chaud aux pieds, chaussettes légèrement humides à l’arrivée
-chaussettes X-socks trekking ; chaussures trail bien rôdées, assez large, confortables
-utilisation d’un sparadrap « Urgo Syval » tissé rigide aéré hypoallergénique, largeur 2,5 cm
Le sparadrap a été enroulé avec soin autour de la dernière phalange du petit orteil, protégeant parfaitement le dessous et les côtés, puis attaché à l’orteil à-côté de manière à solidariser les deux orteils, et tirer un peu vers le haut le petit orteil.
Pas de sensations particulières à la marche jusqu’à 1h30, ensuite picotement, un certain inconfort. Tout à la fin, légère sensation de brûlure, assez pour inquiéter.
Au retour, on voit sur les images ce qu’il advient d’un sparadrap uniformément collant après simplement 2h de marche : la partie postérieure s’est décollée, repliée (ça a collé à la chaussette); l’ensemble a été tordu, étiré, un peu déchiré par endroit ; la colle s’est concentrée en petits paquets, laissant de larges zones de tissu sans plus aucune colle, donc le tissu n’adhère pas, cercle vicieux qui aurait sans doute conduit à la formation d’un boule de sparadrap au fond de la chaussette en continuant un peu.
Le sparadrap s’est donc probablement dégradé très rapidement, a formé obstacle et accentué le phénomène naturel d’échauffement.
Le plus saisissant dans cet échec n’est pas que cette technique est inappropriée, mais bien qu’elle a conduit en 2h au lieu de 4 jours à atteindre la phase critique de formation de l’ampoule. Au retour les orteils des deux côtés sont douloureux, sensibles au toucher, rouges, gonflés, la peau a pris une sale allure, et une légère pointe blanc/jaune (lymphe ?) est déjà un peu visible (les photos rendent mal ces détails).
Autre observation intéressante, les coutures de chaussette sont hors de cause. Comme on le voit sur la photo, la seule couture du bout du pied sur les X-socks est située à au moins 1 cm du petit orteil, ce dernier étant très décalé en arrière par rapport à la ligne des autres orteils.
Conclusion temporaire : le choix de ce type de sparadrap est calamiteux pour ce problème, il faut soit essayer un autre type (non tissé, autre colle…) soit un autre produit. Le « hockey tape » qui a l’air d’être ce que les cyclistes appellent « guidoline » me paraît épais et pas très dermo-friendly.
En images:
Chaussette

Pansement au retour


Pansement

Début d'inflammation

pas cool