Bon quitte à raconter un peu, autant faire une belle flambée que tout le monde en profite

J'ai commencé la plongée en 92 (en fait septembre 91 mais officiellement en 92)
Ce qui veut dire que j'ai commencé avec encore l'ancienne génération de matériel :
un seul détendeur, fenzy planche de wc autour du cou et levier à abaisser pour la réserve en air...
en 94, arrivé en fin de rénové, j'avais essayé de me renseigner pour suivre une formation de plongeur pro via le centre PMS dont dépendait mon école.
Ce qui m'a valu une paire d'entrevue avec un psy qui ne comprenait pas comment je pouvais vouloir bosser dans l'eau...
Accessoirement, j'étais fan du "Grand Bleu" et ça m'a valu quelques séances supplémentaires.
En désespoir de cause, je suis monté à Bxl, sans rdv ni rien à l'Ambassade de France.
Super accueil, on m'a fourni un repas et un fax d'explication pour la formation en France (
www.inpp.org)
Gros hic : le coût de la formation : +/- 35.000€ hors frais de logement vu que je n'étais pas intérimaire ou chômeur.
J'ai donc gardé l'idée de coté et suis rentré à la Gendarmerie.
Vu l'excellente ambiance qui régnait après la réforme et que mon Chef de Zone m'a gratifié d'un an de "congé", j'ai trouvé une école de plongée professionnelle en Belgique, avec un tarif des plus abordables et me suis "jeté à l'eau"
Un an de cours donc (we + stage) et au final sur 28 candidats en début de formation, 10 certifiés donc 5 qui ne voulaient plus entendre parler de travail

A la différence de la France, il n'y a pas moyen d' être scaphandrier intérimaire en Belgique et je me suis installé comme indépendant.
Dans un premier temps comme sous-traitant, et maintenant j'essaie de travailler surtout en direct.
Quelques gros soucis :
Mon diplôme est équivalent en France mais les procédures sont interminables et j'ai dû faire intervenir la commission européenne pour avoir mon petit bout de papier
Obtenir un prêt est quasi impossible, en 2 ans et 17 demandes, j'ai pe enfin rencontré un banquier qui est d'accord de me suivre, nous négocions depuis le mois de juin.
Il n'y a pas de boulot tous les jours et il faut pouvoir bosser un peu dans tout.
Le matos est hors de prix et le client ne le comprend pas : hors camionnette, j'ai pour 50.000€ de matos pour mettre un gars à l'eau et respecter les normes, faut bien récupérer son investissement
Principaux travaux :
inspection et nettoyage en écluses et voies navigeables
nettoyage en industrie
démolition
etc
Je peux bosser jusque 50m de profondeur mais en général, en inshore on ne dépasse pas les 4 m en canaux et 10m en industrie
Les travaux portuaires sont un poil plus profond (15 à 30m)
J'ai fait un peu de nucléaire, pas mal du tout.
je bosse en France, Belgique et Angleterre (par ordre d'importance)
L'offshore ne me tente pas plus que cela, vu les prix de formation
Vali valou un premier jet, s'il y a des questions...