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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Le sommeil  (Lu 25128 fois)

22 novembre 2007 à 10:30:23
Réponse #25

Benouille


Merci pour ce post très instructif !  :up:

Je vais me coucher moins bête ce soir...  :-[

Le passage sur le réveil m'a particulièrement interressé. J'ai déjà constaté une différence flagrante suivant les individus.
Par exemple, dès que le reveil sonne, je me lève, met mes lunettes et je me retrouve en slip devant le lavabo avec mon rasoir à la main, alors que je commence tout juste à émerger de mon sommeil :ninja:
Mon cerveau semble conditionné à effectuer cette suite de mouvement dès perception du stimulus adéquat (le reveil qui sonne).
Je me suis déjà fait peur plusieurs fois...  ;D
Le truc que je n'arrive pas à comprendre, c'est de quelle manière le cerveau perçoit la sonnerie d'un réveil, les pleurs d'un enfant ou le faible bruit d'une porte qui s'ouvre comme stimulus déclenchant.
Comment arriver à se conditionner de la sorte ?

Par exemple :
- lorsqu'il me prend l'envie de changer de sonnerie de réveil, il me faut plusieurs jours avant de percuter lorsque je l'entend.
- mon épouse, en dépit des sonneries 12 tons de son portable et des cornes de brumes scotchées sur l'oreiller, est incapable de se réveiller d'elle-même. Le seul truc qui marche, c'est que je la réveille...

Sinon, je trouve ce post très complet sans être trop technique.
Merci encore !

A plus.  ;)
"Mieux vaut être un peu parano, que beaucoup emmerdé..."

22 novembre 2007 à 10:40:47
Réponse #26

pimyboc


salut,
ma femme s'est acheté le radio-réveil simulateur d'aube franchement, elle en est très contente. Et moi ça me réveil pas souvent. Il est de son côté à hauteur de sa tête. Elle se réveille mieux. Et moi le premier jour ça m'a réveillé. et de temps en temps quand je suis tourné de son côté. Sinon ça me dérange pas. Mais bon je suis comme la femme de benouille j'ai le réveille difficile.
DEX AIE En Normandie, il n’y a qu’une chose qui peut être haute ou basse : C’est la mer.

23 novembre 2007 à 09:04:21
Réponse #27

olive


salut, moi je bosse en 6*8 c'est a dire que je travaille 2 matin 4h-12h, 2 am 12h-20h, et 2 nuits 20h-4h, et ensuite 4 jours de repos, et bien les  nuits ou je dors le mieux c'est quand je quitte a 4h du matin, je me couche vers 5h et la je dors j'usqu'a 11h30 tranquillements, par contre quand je suis du matin 4h-12h la pas moyen de dormir correctements, au débuts j'ai essayer de me coucher de bonne heure vers 21h00, mais  je me reveille vers 0h00 et la c'est foutu je me rendorts pas jusqu'a ce que le reveille sonne a 3h00, donc je me couche vers 23hoo et je dors tant bien que mal j'usqu'a 3h00.
par contre quand je fait 12h-20h la pas de soucis non plus pour dormir.
aprés pendant les 4 jours de repos la premiere nuits bien sur pas sommeil vut que je me suis reveiller vers 11h30,les autres jours ca va.
au début je me suis dit que j'allait m'y faire et qu'a force j'arriverais a dormir correctements quelques soit mon horaire de travail, et bien non ca fait 10 ans que je bosse en 6*8 et quand je fais 4h-12h c'est toujours la meme galère pour dormir le soir.
avant de travailler en 6*8 je ne faisait que des nuits 22h-6h et bien franchements je préférais, c'était plus facile de gérer le sommeil en allant se coucher tous les jours a la meme heure, a part le week-end bien sur ou la je reprenait un cycle de sommeil normal.

23 novembre 2007 à 22:30:01
Réponse #28

Woodrunner


Je ne dors en général que 4 h par jours la semaine (même si je suis mieux avec mes 6h (mode luxe))et une grasse matiné le dimanche :love:.J'ai pris cette habitude par obligation professionel,.... j'ai aussi petit à petit appris a m'endormir dans n'importe quelle position a tout moment,... Je me pose, ferme les yeux, respire profondément et en 2 min chrono je dors,... Mes potes et collègues en sont presque frustrés,.... ;D
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

24 novembre 2007 à 07:40:30
Réponse #29

M


Bonjour,

Expérience de vieux ...
bonjour, expérience d'un jeune (enfin la trentaine  :-[ )

Expérience particulière :  travail de nuit - L'aéropostale, mais dans le privé.
Experience particuliere : 6 ans de nuit en usine  22h -6h tout les jours/toute l'année

Je plains les pauvres qui font les 3*8! Il ne sont JAMAIS dans un cycle bien établi. Parce que :  il faut trois jours pour changer un rythme de sommeil, et il faut trois semaines au moins pour être "bien dans sa peau" après un changement important de "shift". Souvent, on a peur de passer en pause de nuit longue durée ... car quand on essaye, la troisième semaine est vraiment dure ... et puis, vers la quatrième semaine, ça va, on a tout à coup la pèche à 3 heures du matin.
tafdak avec le délai , le rytme ne se chope pas une une nuit c'est kler.
 tu as bien raison de les plaindre , pour l'avoir fait aussi pendent 6 mois (les 3*8 ) je peut dire que c'est une belle connerie :down:
le seul aventages c'est qu'on ne ce coupe pas totalement du monde et l'on peut garder des liens social contrairement à une vie complete de nuit  :-[:lol:
Il faut trois à quatre semaines pour se trouver bien dans sa peau en travail de nuit ...
en moyenne oui , apres ça depend de l'age et des gens (leurs vécu).tout le monde n'est pas capable de dormir la journée pour récupérer la fatigue de la nuit passé ET anticiper la fatigue de la nuit prochaine.

Quelques trucs :  maximum de lumière pendant le travail, obscurité maximale au moment de se mettre au lit.
c'est pas faux, encore que, l'obscurité maximale pour dormir n'est pas obligatoire,simplement couvrire ces yeux de la lumierre est suffisant ,  le silence par contre est tres important (assez rare la journée quand on habite en appartement ).faire sa nuit de sommeil en deux ou trois fois arrive tres souvent.ça dépend de l'activité autour de soi et ce n'est pas toujours prévisible..

Après trois ou quatre mois de travail de nuit, on devient "assoiffé de lumière". Surtout en hiver. Faudrait bien de la luminothérapie!
Ou alors c'est le contraire,on fuit la lumierre qui devient agressive, brulante,hostil ..
On fini par ce dire que ce n'est pas saint de vivre sous une boule de feu toute la journée,baigné par des radiations,un ciel monotone sans étoiles ...
je me souviens d'effet  stroboscopique vraiment désagréable rien qu'en passant sous un arbre en pleine journée.beaucoup plus sensible à la chaleur du soleil aussi. regarder un  lever  de soleil redonne un coup de fouet phénoménal,difficile de trouver le sommeil dans la demi heure qui suit (lol combien de fois j'ai fit la course contre le soleil , on fini souvent par choper l'attitude du "vampire" pour espérer avoir c'est 8h de sommeil avant le soir venu)

Attention, les mêmes délais de réacclimentation s'appliquent pour un retour à la normale ... il faut un mois pour retrouver la forme à trois heures de l'après-midi et pour dormir son compte pendant la nuit. Quelques semaines de vacances ne servent donc à rien grand chose, au contraire!
Ca depend des gens encore , il ma bien falut  6 mois pour récupérrer un rytme diurne et meme encore maintenant je reste bien plus performant à 2h du mat qu'a 14h.j'ai beau passer une nuit blanche si je dort pas dans la journée, le soir venu la peche reviens jusqu'au matin.fo apprendre à s'écouter , savoir que si je dort pas " maintenant ! " ben je passe une nuit blanche (meme s'il est 17 ou 18h ..on obéis à ces cycles pas le contraire :-[ )

On travaillait par cycles ... 3 ou 4 mois de nuit, deux semaines "réserve", six semaines off, deux semaines "réserve" et hop, de nuit à nouveau. En fait, il n' y avait pas d'opportunité de travail de jour, tout le business se faisait de nuit.
Je bossais non-stop de nuit,petit usine seul les homme pouvais travailler de nuit , on etais que deux dans la boite (14 employés) donc cetais tout le temps comme ça.mes 5 semaines de vacances par an je gardais un rytme nocturne,meme si ça restais incompréhensible pour mon entourage.
il m'arrivait en pleine semaine de dépanner ma boite et faire une journée ou deux de jours , c'étais vraiment l'enfer pour s'y retrouver apres, car on change carrément d'univers .les gens que l'on connait n'ont pas les meme réaction la nuit que la journée, pas de pollution dans les rue,pas de monde qui circule en permanence,beaucoup plus d'odeur dans l'air,la lumiere artificiel et naturel change notre perception d'un lieu ect..
bref ce n'est pas le meme monde  :tongue:

07 décembre 2007 à 23:05:35
Réponse #30

thorgaal


Moi le sommeil ça me connaît  ;D (feignasse!), en particulier je commence à être maître dans l'art de dormir pendant les cours, et ceux qui ont déjà essayer doivent savoir à quel point c'est difficile. L'intérêt : gagner des heures de sommeil pour pouvoir faire des choses plus intéressantes le soir (comme lire ce forum  :up:), et ne pas voir le temps passer pendant certaines heures de cours particulièrement ennuyeuses et inintéressantes (mon record : un somme de 2h non-stop en cours de philo  ;)) Quelques conseils pour ceux qui sont intéressés et concernés :

- Tout d'abord il faut s'assurer que le prof ne vous remarquera pas, il y en a quelques uns qui s'en fichent, mais en principe ils n'apprécient pas... Donc il faut se plaçer à un endroit stratégique, par exemple avec un élève grand et large devant soit, c'est parfait si le prof ne se déplace pas trop, pour les prof qui font cours debout devant leur bureau, l'astuce est de se mettre le plus en avant possible de la salle, contre le tableau, de manière à être hors de leur champs de vision.

-Ensuite, le plus dur, il faut être confortablement installé, le plus gênant étant souvent le rebord de la table qui à la longue appuie douloureusement sur la cage thoracique, donc si possible mettre un pull roulé en boule, ou au pire un cahier, au niveau du contact, pour la tête, j'ai déjà réussi à dormir profondément en restant droit et en appuyant juste le menton sur un bras, mais le plus confortable est AMHA de s'affaler sur la table en enfouissant son visage au creux d'un de ses coudes, on peut faire une pile de cahier sous son bras pour régler la hauteur.

- Enfin il reste à s'endormir malgré la voix du prof qui peut être plus ou moins désagréable et le bruit de fond plus ou moins important des discussions selon la sévérité du prof, mais ça c'est une question d'habitude.
Tant dort le chat qu'à la fin il s'éveille.

07 décembre 2007 à 23:52:30
Réponse #31

pan48


Mes profs me disaient toujours que j'étais un des seuls élèves qui arrivait à dormir les yeux ouverts.

09 décembre 2007 à 02:58:32
Réponse #32

triptop


 :-[ Moi aussi je dormais parfois en cours... aujourd'hui je réalise a quel point j'avais de la chance d'avoir une place dans une salle de classe gratuitement  :'(

Aujourd'hui je payerais pour y retourner de temps en temps... :-\

 quand on y est ça nous soule, trop à assimiler et ensuite on se dit m*rde ça manque, si j'avais su   ::)

 ;D

fin du HS

Merci aux hommes de la nuit pour leur témoignage  ;)
"Honi soit qui mal y pense !"

21 novembre 2005 à 11:39:51
Réponse #33

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut :)

Combien de temps devez-vous dormir par période de 24h ?  Comment dormez-vous ?  Une longue nuit ?  Une courte nuit avec une sieste ?  C'est quoi le minimum pour vous, etc. ?

Ciao ;)

David

21 novembre 2005 à 12:13:30
Réponse #34

Ancien forum



Posté par ken

en semaine c'est en général entre 6 et 9h, le week end c'est au moins 9-10h  ;)

je préfère faire une bonne nuit sans sieste, de toute façon en semaine je n'ai pas le temps de faire la sieste (meme si c'est bon pour la santé)

Le minimum, peut etre très bas (2h), je survis si l'opération n'est pas répété 7 jours d'affilé!

Je sais que les skippers lors des courses dorment par tranche de 30 min (ou un peu plus) plusieures fois dans la journée!

Une bonne condition physique et sportique permet d'avoir moins besoin de sommeil, qu'en pensez vous?

21 novembre 2005 à 12:47:19
Réponse #35

Ancien forum



Posté par nix

salut

en ce moment 6 h par nuit (plus besoin de sac avec le poches sous yeux).

Record (sans excès de dépense physique): 12 h en 5 nuits.(je déconseille j'avais 20 ans et j'ai mis 1 mois à m'en remettre, inefficace sur la longue durée)

Record avec dépense physique et efforts de nuit: 4 h de moyenne sur 6 nuits, l'effort étant collectif a quand même généré qqs accidents.

Fait régulièrement: plusieurs nuits de 2 fois 2 h ou 3h et une sieste de 1/2h (assez efficace si vous parvenez à gérer le reveil de la sieste, ertains n'y parviennent pas et sont au mieux maussade au pire malade).

Ne pas boire d'alcool, limiter les excitants et la cigarette, ne pas le faire seul sont les conseils que je donnerais en situation de sommeil raccourci.

Pour info: Napoléon Bonaparte (et je crois Jacques Chirac) dormait  quatre heures par nuit, ce qui lui suffisait, Louis XIV aussi était un petit dormeur.

J'ai une élève qui a besoin de 10 à 12 h de sommeil; et sa vie est un enfer.

21 novembre 2005 à 13:11:51
Réponse #36

Ancien forum



Posté par Persea

Chose que j'ai constaté après de très courtes nuits de sommeil (3 à 5h), c'est qu'au réveil et durant le reste de la journée, je suis moins fatiguée que ma collègue (qui est une marmotte)  qui sort de ses 10 heures avec une mine endormie au possible.... Je dirais même qu'il m'arrive de péter le feu !!!! (elle me regarde avec un air bizarre comme si je venais d'une planète inconnue, ne comprenant décidément pas comment je fonctionne  ;D)

Et donc moi, je suis un oiseau de nuit, j'adore vivre lorsque tout le monde est en mode veille. Je dois avoir une moyenne de 5 heures par nuit...

21 novembre 2005 à 13:16:28
Réponse #37

Ancien forum



Posté par Corwyn

6h! Mais je ne suis pas perturbé par une nuit blanche ou une nuit de 3h de sommeil si je peux dormir le lendemain! Je suis incapable de faire une sieste. Dès que je me réveille il me faut 5-10 minutes pour avoir l'organisme qui se mets en route et je suis incapable de me recoucher avant le lendemain.
Je crois que l'homme peut se contenter d'un cycle de sommeil par nuit (entre 2 et 3h) et que l'idéal pour le repos physique et psychologique se trouve entre ces 2-3h et 8h de sommeil (chez l'adulte) plus de 8h de sommeil n'est pas forcément un bien. Les personnes qui dorment plus longtemps et/ou qui restent fatiguées ont généralement des problèmes de santé : apnés, ronflements, surpoids,...

Sinon ma plus longue période de veille à été de 111h suivis de 17h de sommeil.

21 novembre 2005 à 13:28:39
Réponse #38

Ancien forum



Posté par Peyo

Généralement c'est 6h de sommeil car j'ai besoin d'avoir une vie en dehors du boulot (12h par jour...). Cette nuit j'en ai fait 4 seulement mais tout est ok!
Un seul cycle je trouve ça léger quand même !

D'aprés un pote psy, les dépressifs peuvent beaucoup dormir pour fuir leur réalité...
J'ai connu une fille qui pouvait aligner 18 heures de sommeil sur 24h  :o

Dormir c'est une perte de temps et encore plus en vacance.

Plus que la sieste, j'apprécie le "sommeil flash" (entre 5 et 10 minutes). Je faisais ça en période d'exams de droit (grosse charges de connaissances à ingurgiter) et ça m'aider à destresser mais aussi "à tasser" les informations au fond de mon cerveaux.

Autrement j'ai déjà dormi 2h dans mon entreprise (toilettes handicapés, bien grands et propres) mais ça c'est parce que j'avais pas encore désaoulé d'une pendaison de crémaillère... ;D

21 novembre 2005 à 20:28:57
Réponse #39

Ancien forum



Posté par guillaume

Citation de: Peyo link=1132569591/0#5 date=1132576119
Plus que la sieste, j'apprécie le "sommeil flash" (entre 5 et 10 minutes).
C'est ce que dit Xavier Magniguet dans son bouquin après quelques expérience sur des skippers.

Perso je dort 9-10H par nuit (et oui ;D) en temps de cours (ha les profs, hein Nix ;D). Mais j'ai déjà tenu plusieur nuits blanches, le tout est qu'il faut bien que je m'occupe, sinon je m'endort.

a+

21 novembre 2005 à 21:54:30
Réponse #40

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut :)

Bon moi, je me rends compte que ça marche par périodes de 90 minutes, grosso merdo.  En fait, ça correspond assez bien à un cycle de sommeil complet : sommeil léger, sommeil super profond, sommeil REM (activité cérébrale intense, rêve), puis retour à un sommeil léger...  et le cycle recommence de là.

Quand j'ai le malheur de devoir me réveiller au milieu d'un cycle (en sommeil profond) je suis pâteux pendant des heures.  Si, au contraire, je me réveille en période de sommeil léger, ça va bien.  Donc, je me démerde pour dormir un multiple de 1h30 : 1h30, 3h, 4h30, 6h, 7h30, ou 9h (oui, ça va, je sais que vous savez oh lala ::) ;D)...

Suivant les données de Maniguet et des skippers, j'ai testé le fractionnement du sommeil.  Si je ne peux dormir que, disons, 4h30 pendant 24h, je vais faire soit trois fois 1h30, soit une "nuit" de 3h et une sieste d'1h30.  Entre ça et juste dormir 4h30 d'affilée, y'a pas photo.  Par contre, pour moi, découper en tranches de moins d'1h30 (sauf pour une micro-sieste), ça ne va pas du tout.  J'ai besoin de mon REM pour fonctionner, et il n'arrive qu'à la fin des cycles de 90 minutes dans mon cas, j'ai l'impression.

La pire période de ma vie, question manque de sommeil, a été quand on avait Mathéo (qui est né prématuré) à la maison, au début, et qu'il se réveillait pour bouffer aux deux heures.  En fait, on faisait comme suit :

Minuit : il pleure.  On se réveille, on le change de couche pour qu'il soit bien réveillé, on le pèse (fallait le peser pour mesurer la quantité de lait qu'il prenait et être sûr qu'il en prenne assez...  FALLAIT qu'il prenne du poids).  Ensuite il tète, et puis on le repèse, il a pas assez bouffé, donc on essaie de le réveiller un peu (stimulations, etc.) pour qu'il retette, on repèse, c'est bon.  On le recouche.  Il a mal au bide, il gueule, on ne dort pas.  Finalement ça se calme, il pète un coup et boom.  On retombe.  Durée totale de l'opération : 45 minutes.  Le temps de se recoucher, de se rendormir, il était 0h50 ou 1h.

2h : il pleure.  Rebelotte.  On se rendort à 3h.

4h : idem...

Vous voyez le pattern ?  Jamais plus d'une heure de sommeil de suite.  C'était comme ça 24h/24.  Ben après deux mois, j'avais carrément des hallucinations.  En fait, je rêvais éveillé.  Mon cerveau, trop privé de périodes de rêve, devait compenser en me faisant rêver même si je ne dormais pas.  Assez surprenant au début...  puis on s'y fait ::)

Quand Mathéo a ENFIN commencé à espacer ses repas et à pouvoir tenir 3h de suite, c'était le paradis.  En deux nuits, mes hallucinations on cessé, j'ai retrouvé un semblant de capacité de concentration et de patience...  C'était bien ::)

La période, pendant mes études (études + boulot dans les bars + entraînement), où je ne pouvais dormir que 4-5 heures par jour, c'était rien à côté.  Parce qu'alors je pouvais RÊVER.  J'avais droit à mes deux ou trois bonnes grosses périodes de sommeil REM et ça le faisait.  et le dimanche je dormais entre 10 et 12h.  Nickel.

Bref, en s'amménageant des cycles de sommeil assez longs (90 minutes) pour pouvoir faire du REM, on s'en sort mieux.  Aussi, en se réveillant juste après (période de sommeil léger) on met moins de temps à se réveiller, et on est fonctionnel plus vite (10-15 minutes).

Bon.

Du coup, je sais d'expérience que je peux tenir plusieurs semaines de suite avec 4h30 de sommeil par 24h, mais en 3x1h30 ou 3h+1h30.  Je suis fatigué et irritable, mais capable de me concentrer et de fonctionner À PEU PRÈS normalement.

À 6h de sommeil par 24h, soit en 4h30 + 1h30 ou 6h d'affilée, je suis un peu fatigué après le repas de midi, mais ça va.  Je peux tenir ce rythme pendant des mois (c'est ce que je fais en ce moment).

L'idéal pour moi, c'est 7h30 de sommeil par 24h.  Là, c'est pile poil.  Pas fatigué, tout va bien.

Je peux, par moments, dormir 9h par nuit, surtout en hiver.  Je dors plus que mes besoins, à ce moment là, mais ça me permet de rattrapper le manque de sommeil accumulé sur plusieurs semaines.  Je fais des cures comme ça, de temps en temps (autour de Noël en général).  Ça me fait un bien immense, mais ça me demande une discipline (me coucher plus tôt, ce qui est difficile avec le forum ::)).  

En période de stress, de changement, ou quand je dois absorber des tonnes d'infos nouvelles, j'essaie de dormir plus (9h ou plus).  Ça aide à "digérer" les infos, et à décanter les choses.  Mais gaffe, l'un des premiers signes de la dépression sont (à part l'apathie et l'envie irrépressible de se laisser aller) l'envie de dormir tout le temps...  souvent couplée à des troubles du sommeil.

Ciao ;)

David

22 novembre 2005 à 05:54:58
Réponse #41

Ancien forum



Posté par humpfrey

Ben dis donc, y en a qui se connaisse vachement bien ! :o
Moi question sommeil, je sais pas vraiment de combien de temps j'ai besoin mais il m'arrive souvent, en me couchant à 22h30 (environ) de me réveiller vers 2h du mat pour ne plus pouvoir me reéendormir : c'est assez rageant parce que le temps passe pas vite (je regarde "très chasse, très pêche  ;) )
Sinon, le pire que j'ai connu niveau sommeil c'était il y a 1 an environ, avant de partir en grandes vacances avec des potes dans le sud...Je sais pas si c'est le stress et tout, mais j'ai pas réussit à fermer l'oeil pendant presque 6 jours, pas même une heure !Je croyais que j'allais devenir fou...Le pire c'était que j'étais même pas trop fatigué mais chaque soir j'avais peur de pas réussir à m'endormir...Par contre c'est vrai qu'après une certaine période, on commence à voir des trucs... ;D

22 novembre 2005 à 11:48:01
Réponse #42

Ancien forum



Posté par James

j'ai un excellent sommeil, dont l'endormissement marche par tranche de 3 heures, et mon meilleur sommeil est celui du petit matin. je vais bien de 7 a 8 h par jour, mais le top pour moi c'est 9 heures (quand jétais plus jeune c'etait encore plus)

Le monde peut s'ecrouler, quand je dors, je dors!

Rater une nuit ne me derange pas trop, quoi que de plus en plus en me faisant plus vieux,  et je suis dans le pate leger a partir de 18 heures le lenemain

Je ne fais en general pas la sieste, car mes reveils sont toujours brumeux, et une fois dans la tete dans le cul dans la journee ca me suffit.  ;D

Le jet lag (decalage horaire) vers l'est me fiche en l'air pour au moins 10 jours et ne me fait rien dans l'autre sens.

Sinon je peux méndormir en pratiquement nímporte quelle situation, des que je le decide.

Pour ceux qui sont insomniaques, la chaleur est un truc mortel, pour pouvoir bien dormir, il faut que la temperature corporelle puisse baisser un poil.

22 novembre 2005 à 12:54:43
Réponse #43

Ancien forum



Posté par kartoffel

C'est vraiment intéressant de voir combien chacun a une relation différente au sommeil.

Nix, tu dis qu'il faut "gérer le réveil" de la sieste pour pas être pâteux... Comment on "gère" ? Ca m'intéresse !

Pour le sommeil flash, là où je bossais cet été y'a une femme qui m'avait montré sa technique (ça va, ça va...) Elle avait des journées assez longues et devait faire 60 bornes de voiture le soir, le genre elle s'était endormie plusieurs fois au volant et tout... Alors pour contrer le phénomène, elle avait appris un truc qui marchait bien sur elle.
Avant de reprendre le volant, elle posait les deux coudes sur son bureau, prenait un stylo dans une main et appuyait son front contre ses mains jointes au dessus du bureau, le stylo pendant en dessous.
Puis elle faisait le vide dans sa tête, et dès lors qu'elle entendait le "poc" du stylo qui tombe contre la table, elle se levait et partait prendre sa voiture.
Par là, elle s'octroyait en fait environ 10 minutes de repos simple, plus quelques secondes d'assoupissement complet. Hé bien ça lui rechargeait vraiment les batteries pour une heure, le temps de rentrer chez elle.

Peyo, le sommeil une perte de temps ? C'est vrai qu'il y a un mec assez célèbre dans la communauté gadz'arts qui dormait 3 heures par nuit ; ça lui a permis de fonder une entreprise d'optique dont les produits ont finalement été utilisés sur les missions Apollo vers la lune (la camera qui filmait Neil Armstrong et tout ça...), d'avoir 12 enfants avec la même femme, et de gravir 42 fois le Mont-Blanc par toutes les voies possibles.
Vu sous cet angle... :D
Par contre je crois qu'Einstein dormait énormément.

Corwyn, qu'est-ce qui t'a amené à veiller 111h ?! Je crois que tu approches les limites connues ; si mes souvenirs sont bons, le record est dans les 170 heures, par un DJ qui faisait du "non-stop". A confirmer toutefois.

Enfin allez, je rajoute ma part aux stats. Une bonne nuit c'est 8 heures. En WE, 10 heures. En ce moment, 4 à 5 heures, dur à tenir, ça fout de mauvaise humeur  ;)

A+


22 novembre 2005 à 13:03:18
Réponse #44

Ancien forum



Posté par ken

On parle ici de périodes de sommeil pour adultes!

Si jamais y a des enfants-ados qui lisent ce topic, faut qu'ils sachent qu'en période de croissance dormir au moins 8-9 par nuit est necessaire!

22 novembre 2005 à 13:07:39
Réponse #45

Ancien forum



Posté par kartoffel

Remarque judicieuse, Ken. Et encore, 8-9 h pour un enfant de moins de 10 ans, sur la durée, c'est encore trop peu.
Il survit, bien sûr, mais son développement mental n'est pas optimal, et avec encore moins de sommeil c'est le développement physique qui est affecté.

Je me souviens que chez nous, sur la période CP-CE2 c'était onze heures par nuit, et c'était d'ailleurs préconisé par les médecins qui venaient parler à l'école.

22 novembre 2005 à 13:11:41
Réponse #46

Ancien forum



Posté par nix

Bonne remarque Ken (on devrait interdire mes messageries instantanées en période de croissance ;D)

Karto, ben pour gérer le réveil, je suppose qu'il faut faire un cycle complet (et donc connaître la durée de son cycle (le mien fait une heure depassée)), ou faire du sommeil flash. Certains disent que le sommeil flash c'est qqs secondes d'autres 20 minutes. Je sais que mon oncle (ATTENTION, il est corse) dort 4h par nuit et de 20 à 40 mn et il est tjrs d'aplomb. Bref Personnellement, si je suis coupé dans mon cycle je suis un demi-zombie (en plus invivable et en plus je p.. de la bouche), je ne sais pas gérer le réveil.
 lignes pour ne pas te répondre tu vas être content Karto.

23 novembre 2005 à 10:29:58
Réponse #47

Ancien forum



Posté par Corwyn

Il est certain que les périodes de sommeil pour les enfants sont et doivent être plus longues. De 20h pour les nourrissons à 12 pour les enfants et une dizaine d'heures pour les ados.
Le sommeil est d'ailleurs un facteur important pour le développement et c'est d'ailleurs en partie pour ça que nous dormons moins lorsque nous sommes adultes.
Il semblerait en outre que la durée nécessaire au repos soit en partie héréditaire.

Karto: les 111h....Première organisation d'une fête. levé le vendredi à 6h du mat. pour aller bosser; soirée et nuit jusqu'à 4h du mat' derrière le bar; de 4h à 7h rangements; de 7h à 10 préparations des activités de la journée; de 10h à 18h organisation des activités, concours,jeux ; re derrière le bar jusqu'a 4h du mat' ; re nettoyage préparation et organisation des activités et jeux; re soirée; lundi 6h au boulot; lundi soir et nuit soirée de clotûre et fête jusqu'à 4h ; un peu de sexe pour meubler; 6h au boulot; mardi 21h je me couche dans mon lit avec délectation.
Je ne pense pas pouvoir rééditer ce genre "d'exploit" mais quand les journées et les nuits sont chargées à ce point de choses à faire, à penser, d'autant d'adrénaline et de plaisir on ne sent pas vraiment la fatigue, on est vite dans un état d'excitation post fatigue qui ne descend quasi jamais. Le plus dur ça a été le train pour partir bosser le lundi matin parce que j'étais seul. mais comme le trajet n'était pas très long je n'ai pas eu le temps de sombrer complètement avant de repartir.

Je crois que l'organisme humain est très souple et s'accomode parfois d'une manière qu'on ne croirait jamais sans en faire personnellement l'expérience. Un peu comme ces exemples de personnes désepérées, aculées qui arrivent à soulever littéralement une montagne pour sauver un être cher ou bien sa propre peau.

Pour en revenir au sommeil, j'avais essayé une méthode il y a quelques années qui prônait un sommeil cycle par cycle entrecoupés de 5 minutes d'activités... j'ai laissez tombé assez rapidement. je suis un trop "gros" dormeur. C-à-d que tu peux venir jouer de la trompette à côté de moi quand je dors tu ne parviendra pas à me réveiller à moins que je sois dans une phase de sommeil léger.

24 novembre 2005 à 19:24:15
Réponse #48

Ancien forum



Posté par Mike

POur ceux que ça intéresse
PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL



1-Définition du sommeil - stades du sommeil


Le sommeil est une perte réversible plus ou moins complète des rapports sensitivo-moteurs de l’individu avec l’extérieur. Il s’accompagne d’une modification de l’électroencéphalogramme (EEG), de l’électromyogramme(EMG) mesurant la tonicité des muscles et de l’électro-oculogramme (EOG) étudiant les mouvements des yeux. Le sommeil correspond à un ralentissement et une amplification des ondes cérébrales.

On distingue:
- l’état de veille
- 4 stades de sommeil lent (qui se caractérise par l’apparition d’ondes lentes à l’EEG)
- le stade du sommeil paradoxal.

-Stade 1: début du sommeil lent léger

C’est l’endormissement, un stade de transition qui ne dure que quelques minutes.

La musculature de la colonne vertébrale reste tonique, il se produit des mouvements lents des yeux.

Ce stade occupe moins de 5% de la durée totale de sommeil. Il dure plus longtemps si le sommeil est de mauvaise qualité, très fragmenté.


-Stade 2: sommeil lent léger
Ce stade occupe en général 50% ou plus de la durée totale du sommeil.
Les mouvements des yeux ont disparu mais il existe un certain tonus de posture.


-Stade 3 début du sommeil lent profond
Comme le stade 1, c’est une étape de transition qui n’occupe que 5% du temps total de sommeil.


-Stade 4: sommeil lent profond
Le sommeil lent profond

(stades 3 et 4) qui occupait jusqu’à 50% du temps de sommeil de l’enfant n’occupe plus que 15 à 25% de celui de l’adulte jeune. Il diminue chez le vieillard, parfois même il disparaît complètement et est remplacé par le sommeil lent léger.

Pendant le sommeil lent profond, il n’y a plus de mouvements oculaires et le tonus de posture est très faible.



-Le stade du sommeil paradoxal.

On l’appelle ainsi en raison de son aparente contradiction entre son aspect EEG proche de la veille et son caractère profond. On l’appelle aussi sommeil rapide (en opposition au sommeil lent).

Les mouvements oculaires sont rapides, l’activité tonique musculaire est aussi réduite que possible. C’est la période des rêves.

Le sommeil paradoxal occupe un pourcentage très faible du sommeil, entre 20 et 25%.


Stades Durée Mouvements oculaires tonicité muscles Particularité
stade 1
début du sommeil

lent léger
 5%  musculature vertébrale
tonique
 stade de transition: endormissement
 
Stade 2:
sommeil lent,léger, 50%, pas de mouvements, un certain tonus subsiste
  
Stade3: début
du sommeil lent, profond, 5%   étape de transition

 
Stade4:
sommeil lent, profond,  15à25% chez l’adulte jeune,  pas de mouvements,  tonus de posture très faible
diminue chez le vieillard

 
Stade du sommeil
paradoxal  20à25%
 mouvements rapides activité musculaire aussi réduite que possible

 PERIODE DES REVES

 

2-Rôles du sommeil

Le sommeil lent:

Il est le lieu privilégié de la récupération métabolique et de la conservation énergétique. Pendant ce stade, il y a une forte production de l’hormone de croissance.


Le sommeil Daradoxal

Il est le lieu privilégié du rêve. Il joue un rôle très important dans la mémonsation.Il s'accompagne d’irrégularités respiratoires(aggravation des apnées de sommeil), irrégularités du rythme cardiaque, érections,...


3-Organisation cyclique du sommeil

Chez l’homme, l’organisation monophasique du rythme veille-sommeil (c’est à dire une seule période de veille et une seule période de sommeil par 24 heures) se met en place vers la 3ème- 5ème année et persiste toute la vie. Chez le vieillard, elle tend à se perdre du fait de l’inactivité et de la perte des repères sociaux.

Il existe 2 rythmes fondamentaux:

- le rythme circadien (du latin: “circa diem” = presque un jour)

Il comporte une période de veille d’environ 16 heures et une période de sommeil d’environ 8 heures.

Il existe une “zone protégée du sommeil” se situant en milieu de nuit, vers 3 heures du matin, correspondant à la probabilité maximum d’endormissement spontané et un pic diurne de somnolence survenant entre 15h et 16h, indépendamment de l’heure du repas de la mi-journée. C’est le rythme de somnolence avec 2 phases. Il correspond au rythme régulant le sommeil lent

A l’inverse, il existe des “zones de vigilance maximale”, se situant en fin de matinée et surtout en fin de soirée, entre 18h et 22h.

Pour cette raison, en cas de privation de sommeil, la vigilance est meilleure en fin de matin ée et de soirée. Par contre, il est très difficile de résister au sommeil en fin de nuit et en milieu d’après-midi.

On peut noter que vers 5 heures du matin la température du corps passe par un minimum pour remonter ensuite et passer par un maximum vers 16 heures de l’après-midi.


- le rythme ultradien

Il a une périodicité d’environ 9Omn-lOOmn et correspond à la survenue des phases de sommeil paradoxal.

Une nuit de sommeil comprend ainsi 4 à 6 cycles de sommeil comprenant sommeil lent et sommeil paradoxal, les périodes de sommeil paradoxal étant plus longues en fin de nuit et le sommeil lent étant plus profond en début de nuit.

Il peut y avoir de courts éveils intermédiaires entre les différents cycles de sommeil.

24 novembre 2005 à 19:25:38
Réponse #49

Ancien forum



Posté par Mike

Un complément ...

LA PRIVATION DE SOMMEIL
1-Privation totale de sommeil

Les troubles observés pendant une privation totale de sommeil peuvent être impressionnants fatigue, instabilité, sentiments de persécution, hallucinations, désorientations dans l’espace et le temps.

Les troubles sont particulièrement importants pour des privations de sommeil de plus de 100 heures et leur intensité croît après ce seuil. Des privations supérieures à 8 jours sont particulièrement mal tolérées.

Lors de privation de sommeil, la diminution des performances est particulièrement nette pour les tâches répétitives et monotones. Les tâches nécessitant des efforts de brève durée et les tâches gratifiantes sont moins perturbées.

En cas de privation totale de sommeil, les sujets resteront cependant plus performants en fin de matinée et de soirée et très peu efficaces vers 3 heures du matin.

Après une privation totale de sommeil, la récupération de l’humeur et des capacités intellectuelles est rapide et sans séquelles. Il suffit en général d’une seule période de sommeil dont la durée est à peine supérieure à celle d’une nuit habituelle.


2-Privation chronique de sommeil

Il s’agit de sujets qui ont pendant de longues périodes des durées de sommeil réduites. Selon les individus, une diminution de la durée du sommeil est plus ou moins bien supportée. Il semble en moyenne qu’une réduction de la durée de sommeil à 5h 1/2 par 24

de la motivation des sujets et de leur âge, les sujets jeunes et motivés étant plus susceptibles de s’adapter.


3-Décalage lié aux déplacements aériens transméridiens

On rassemble sous l’étiquette “jet-lag” (littéralement: fatigue de l’avion à réaction ou fatigue du décalage horaire des voyageurs transcontinentaux) l’ensemble des symptômes qui peuvent apparaître dans les suites d’un vol intercontinental qui entraîne, pour un vol vers l’ouest, un retard de phase (allongement de la journée) et pour un vol de l’est, une avance de phase.

Les principaux symptômes du jet-lag sont bien connus: difficultés de sommeil, asthénie diurne, troubles de l’humeur, baisse des performances intellectuelles et physiques... Ils sont ressentis de façon variable selon les individus et les circonstances, pendant une durée limitée (au maximum, un jour par fuseau horaire traversé), mais peuvent poser de réels problèmes opérationnels (conférence ou négociation importante, épreuve sportive, mission militaire...)

Il n’existe pas encore de traitement bien codifié du jet-lag. Parmi les mesures (de bon sens) que les travaux actuels permettent de recommander, soulignons celles qui consistent à s’adapter le plus tôt possible (heures des repas, périodes de sommeil) aux horaires du lieu de destination, en commençant si possible dès le voyage en avion. Il convient également, une fois arrivé à destination, de s’exposer le plus tôt possible et le plus intensément possible aux stimulations de l’environnement : exposition solaire, contacts sociaux, respect des heures de repas et d’activité du lieu de destination. Il serait plutôt néfaste d’effectuer pendant les premiers jours une sieste “pour récupérer” car une telle sieste retarderait l’adaptation.

On peut également préconiser, lorsqu’une planification à long terme est possible, de commencer à s adapter au décalage prévu avant même le départ, par exemple en décalant ses activités une heure par jour pendant autant de jours qu’il y aura de fuseaux horaires à traverser. Il est parfois prudent d’organiser l’arrivée plusieurs jours avant les rendez-vous importants.

L’adaptation est plus facile chez le sujet jeune et motivé.


4-Cas particuliers de privation de sommeil

-Dans certaines situations (mise en alerte permanente, intervention sur un site de catastrophe, gardes médicales prolongées...), il est possible de dormir de temps à autre mais impossible d’avoir des temps de sommeil prolongés. Dans ce cas, les sujets dorment généralement peu et mal et ils présentent des troubles de la connaissance qui peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques.

Il est difficile d’élaborer, une attitude préventive pour ce type de situations d’urgence. Pour les navigateurs solitaires, il a été possible d’essayer en laboratoire, puis sur le terrain des schémas d’organisation ultradienne du rythme veille-sommeil, avec d’excellents résultats sur le plan de la résistance physique et intellectuelle. Il semble en effet que l’adulte jeune, sain et motivé puisse, pendant un temps assez prolongé, dormir et veiller selon un rythme très rapide, par cycles de 20 à 6Omn (avec 1/3 de temps de sommeil et 2/3 d’activité), les cycles plus longs étant moins bien supportés.


5-Pharmacologie du sommeil

-Produits psycholeptiques (action calmante sur le système nerveux)

-Barbituriques

Ils diminuent l’excitabilité du système nerveux central à tous les niveaux. Leur effet hypnotique s’épuise rapidement en cas d’administration chronique, d’où, la tendance àaugmenter les doses. L’arrêt brutal d’un traitement au long cours entraîne un syndrome de sevrage.

-Benzodiazépines

Ce sont les hypnotiques les plus utilisés à l’heure actuelle. Le risque de dépendance est faible. Les benzodiazépines améliorent subjectivement le sommeil, augmentent la durée du sommeil, diminuent le délai d’endormissement et la durée des éveils intermédiaires. Elles ont uniquement un effet anti-éveil en modifiant la répartition des stades de sommeil

diminution du sommeil paradoxal (à l’arrêt du traitement il y a augmentation du sommeil paradoxal avec augmentation ds rêves désagréables ou terrifiants), diminution importante du sommeil lent profond et augmentation importante du sommeil lent léger.

La plupart des hypnotiques efficaces altèrent le fonctionnement de la veille somnolence diurne et diminution des performances. Certaines benzodiazépines à demi-vie courte semblent entraîner un rebond d’anxiété pendant la journée suivant la prise du produit.

-Produits psychoanaleptiques (action stimulante sur le système nerveux)

•Les stimulants de la vigilance

-Les arnphétamines; elles sont inscrites au tableau des substances interdites du Comité Olympique International ainsi qu’au tableau B; leur diffusion est interrompue en France.

Elles ont les effets suivants:

-stimulation intellectuelle et physique

-retentissement sur le sommeil (allongement de la période d’endormissement, augmentation du nombre de mouvements pendant le sommeil)

-accoutumance en cas d’administration chronique

-phase de dépression suivant la phase d’excitation qui risque d’entraîner une élévation progressive de prises (risque de toxicomanie)

-syndrome physique dû à la dénutrition par manque d’appétit

-tachycardie, palpitations, tremblement, agitation.

-Les anorexigènes sont très proches des amphétamines, mais leurs propriétés stimulantes sont moins marquées

-Une nouvelle classe pharmacologique, les “eugrégorisants” a été inaugurée par le MODAFINIL qui représente le premier médicament spécifiquement actif dans le maintien de la vigilance diurne. Le mécanisme d’action de cette molécule est encore assez mal cerné. Il ne semble pas y avoir d’accoutumance à l’effet de ce médicament. Des essais ont été pratiqués en milieu militaire, dont les résultats n’ont pas encore été largement divulgués. On peut penser que ce médicament pourra être utilisé dans certaines situations, mais il ne saurait dispenser des règles d’hygiène de sommeil évoquées plus haut.


 


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