Dans l'exemple que tu cites tu peux aussi probablement scier la branche, en prenant soin de ne pas la remuer dans la plaie, et le plus loin possible de la plaie. Je pense tout de même que sur ce type de blessure l'hémorragie ne doit pas être très massive si la branche est plantée bien droite. De plus y'a autant de chance pour qu'elle soit planté dans le tronc que dans un membre (voir plus), du coup les points de compressions ne servent pas à grand chose.
Un petit rappel à tout les citadins. C'est clair qu'en ville on peux s'attendre à une arrivée des secours plus rapides. Mais ce n'est pas toujours le cas.
Voici une situation que j'ai vécu.
Entre 10 et 11 heures du soir, en semaine, plein centre ville de Nîmes, au coin d'une petite rue perpendiculaire à un grand boulevard. Je passe avec un pote dans la petite rue parallèle et on entends des gars qui gueulent, grosses tensions dans l'air, je me méfie. Puis en voyant les trois gars qui beuglent j'en aperçois un quatrième par terre allongé.
Je me rapproche en marche rapide et commence à comprendre que le quatrième c'est pris un coup de surin.
Je me met à courir vers lui et commence à le prendre en charge. Je demande s'ils ont appelé les secours, c'est le cas, je m'occupe de la victime parce que c'est pote savent pas quoi faire. Il est conscient, plaie de 2cm à l'abdomen en dessous du foie. Je compresse la plaie fortement et demande à un de ses potes de lui parler pour le garder conscient.
Dix minutes passes. La victime est de plus en plus pâle et sa conscience commence à faiblir, ça saigne malgré la compression. Son coeur aussi commence à faiblir, je le sens. Je me demande quoi faire. J'ai beau faire compression sur la plaie ça sort quand même en partie et je me dis que dedans ça doit être en train de se remplir mais je peux pas faire mieux. J'appuie déjà très fortement sur la plaie et je vois pas d'autres solutions. Je garde un oeil discret sur la montre, toujours pas de secours.
Les gars commencent à paniquer, je me retrouve à devoir les gérer en plus de la victime. Mon pote reste en retrait sans trop savoir quoi faire. L'état de la victime s'aggrave.
Il fini par perdre conscience. Je dis à son pote de le giffler mais il est paniqué, limite en larmes, je lui cris dessus pour le secouer qu'il se ressaisisse mais rien à faire et moi je peux pas lacher la plaie. Je jète un regard à mon pote qui comprends et viens essayer de réveiller la victime. Elle réouvre les yeux un instant mais son coeur est en train de lâcher.
Ca fait quinze bonnes minutes qu'on est là. Toujours pas de secouristes même pas le bruit d'une sirène salvatrice.
Les battements de coeur commencent à s'emballer puis plus rien.
Une minute plus tard, peut être plus, peut être moins. Plus trop de notion de temps, je percutes plus grand chose, j'attends juste. Le bruit de la sirène. Les gars vont sur le boulevard faire signe au pompiers. Le camion s'arrête, les secouristes sortent, foncent vers moi. Les gars beuglent à tout va contre les pompiers. L'un d'eux les calmes directe en trois mots c'est le seul truc dont je me rappelle clairement. Je suis dans un état second depuis que le coeur de la victime c'est arrêté, je fais la transmission au secouristes et je m'écarte.
Je m'assis contre le mur et demande à mon pote de m'allumer une clope. C'est à peine si je regarde les secouristes, je connais déjà la fin de l'histoire dont vous devez tous vous doutez.
Je reste là en attendant que ça se termine. Sans espoir pour ce pauvre gars. "L'espoir fait vivre" ... Le contraire est vraie aussi. Je crois qu'une partie de moi est morte avec ce type.
Tout ça pour dire que même en ville y'a des fois ou les secours peuvent arriver tardivement. Dans le cas présent je n'en connais pas la raison. Mais du lieu de l'incident à la caserne de pompier y'a quatre kilomètres à tout casser et un kilomètre de l'hôpital le plus proche.
Nico