Attention toutefois, le flow du kali ou du Silat d'ailleurs ne saurait se transposer, à mon avis, tels que en combat réel de survie.
Parce qu'il me semble que dans ces cas même le plus grands des experts donne dans le franchement saccadé, peu gracieux et très violent.
Par contre le flow a des vertus pédagogiques évidentes.
On rejoint là un débat déjà eu aussi avec le SYSTEMA.
Outre la pédagogie, le flow est applicable en "réalité", mais ça dépend surtout de ce qu'on veut dire par flow. Le flow, ça rend rapide et permet de réagir rapidement aux réactions de l'adversaire.
Par contre, tu as déja constaté lors d'un combat réel de survie, pour toi même ou un tiers que la personne conservait son flow ? Moi non.
Oui, mais ça dépend dans quel contexte ... Rester fluide dans l'usage du couteau (à mes yeux du moins), c'est : Attaquer une cible, si la cible est "protégée" (on utilise le terme "obstruction" en Sayoc Kali-Silak), on dégage l'obstacle d'une manière fluide ; ou on passe à la cible suivante, et ainsi de suite ... Tout l'intéret des 36 Vital Templates étudiés en Sayoc Kali-Silak.
A noter que, d'après ce que je sais, le Sayoc Kali est à la base un système multi-lames, dans lequel le pratiquant peut et va utiliser plusieurs couteaux, notamment en n'hésitant pas à faire des lancers, puisqu'il peut se permettre de "perdre" une lame, en ayant d'autres sur lui.
Ceci ne cadre absolument pas dans le cadre légal de la plupart des pays, le port d'arme, a fortiri multiple, étant interdit.
Ce n'est pas grave dans le cadre du dojo, l'enseignement multi lames est de plus semble-t-il reservé aux élèves les plus avancés, mais il est intéressant de le savoir, car cette "essence" doit se ressentir dans la pratique quand même, j'imagine.
Ca ne fait pas du Sayoc un Kali "mieux" ou "moins bien", hein, ca en fait juste un système différent. A voir si cela convient à celui qui veut pratiquer, à ses objectifs persos et à son mode de vie.
Premièrement, on ne lance pas pour "distraire" mais pour tuer. Et ça demande beaucoup d'entraînement, deuxièmement, le lancer permet à une personne faible physiquement d'engager le combat contre une personne bien plus puissante et massive.
Pour ce qui est du cadre légal, n'oublie pas qu'une arme improvisée fait très bien l'affaire également (un tournevis, un bout de verre ramassé en rue si tu te sens menacé, ...). Sans compter que en contexte de survie, je classe les conséquences légales après ma survie "je préfère être jugé par douze que porté par six".
L'usages de lames multiples permet de nombreuses chose ; tel que : travailler les désarmements de manière fluide, et ne jamais considérer que l'adversaire n'est plus armé par exemple.
Le principes "All Blades, All The Time" est souvent mal compris, il attire surtout l'attention sur le fait que si tu ne vois pas de lames, cela peut signifier qu'elle est juste bien dissimulée ; tout le système considère que chaque membres de l'adversaire est équipé d'une lame.
Celà-dit, le Sayoc, comme les autres formes de Kali, "existe" aussi à mains nues...
Cette famille s'est plus orienté vers l'art du combat au couteau, comme d'autres se sont plus dirigées vers le combat à main nues ou vers d'autres armes.
La partie mains nues du Sayoc est une extension des principes combat avec objets tranchants. C'est globalement divisé en trois parties ; on utilise également des techniques de grappling et de percussion, mais toujours adaptée au fait que tout le monde présent pourrait être armé :
1. Les stop-blocks : qui sont des gains de temps dans le principe d'action-réaction permettant une frappe, un dégainé de sa propre arme, ...
2. Le Silak : l'art du Blade-Locking, on verrouille le couteau et tout en le laissant dans les mains de son agresseur, on l'utilise contre celui-ci.
3. Les "Strips & Disarms" : les désarmements et vols de l'arme, principalement utilisé contre un ami ou un membre de la famille étant donné que c'est la solution la plus risquée pour celui effectuant l'action contre la personne armée.
Ce que j'entends par là c'est que la fuidité telle pratiquer en situation normée (entrainement, compétition) me parait difficile voire impossible à atteindre en situation de combat réel.
Je ne suis pas un professionnel, tout juste un modeste enseignant pratiquant, mais je ne pense pas qu'une discipline traditionnelle quelle qu'elle soit soit adaptée au combat réel de survie et ce n'est d'ailleurs pas sa vocation.
Par contre, il est certain que l'arnis (kali étant assez impropre pour désigner cet art philippin) est contemporain et du moins plus proche des théâtres de combat réels que les autres disciplines.
Par contre, il faut se méfier de l'usage des sticks qui sont dans la plupart des styles considérés comme des couteaux d'entrainement et non des armes contondantes. On le voit d'ailleurs dans les techniques de frappes qui ont parfois moins d'amplitudes qu'en usage contondant.
Si, un art martial (art de la guerre) a pour vocation la survie, il faut cependant que cet art ait évolué avec son temps. Il est commun de travailler avec armes à feu en Sayoc Kali-Silak d'ailleurs.
En revanche, non, le stick reste un stick (à notre époque) ; bien qu'il fut à l'époque une sorte de machette d'entraînement. La majorité des styles modernes utilise d'ailleurs le stick-grappling ; chose impensable avec une machette.
Par contre, le style sayok utilise plutôt directement des couteaux d'entraînement en alu portés dans une ceinture avec plusieurs holsters. C'est assez spectaculaire.

Le kit complet coute 290 $ 
Oui, ça coute cher (mais c'est de la haute qualité ...).
Mais pour une pratique occasionnelle (je m'entraîne personnellement tout les jours et j'enseigne occasionnellement en privé), une ou deux lames peuvent suffire.
Le harnais à pour but de familiariser l'élève avec les endroits d'où il pourrait dégainer son arme, et également de familiariser son adversaire avec tout les endroits d'où l'arme pourrait être dégainée.