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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Animaux sauvages rendus familiers par le danger  (Lu 7598 fois)

25 mars 2011 à 23:49:52
Lu 7598 fois

soyot


Bonjour à tous,

c'est en lisant ce fil :
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,46554.0.html
que je me suis souvenu de l'évènement suivant :

Il y a deux ans, je roulais assez rapidement en vélo en rase campagne (descente) quand, à plusieurs centaines de mètres devant moi, j'ai vu un lièvre sortir d'un champ pour s'immobiliser en plein milieu de la route qui était assez étroite.

"Casse-toi, tu veux quand même pas que je te roule dessus !" ai-je marmonné.

C'est alors que je me suis rendu compte qu'il était poursuivi par une corneille.

Le lièvre a attendu un maximum de temps que je m'approche (je n'ai pas ralenti mon allure) et quand la corneille m'apercevant a fait demi-tour, et que je n'étais plus qu'à une dizaine de mètres de lui, il a pris la fuite dans le champ opposé.

Bien vu !
Tout cela s'est évidemment passé très vite et je me suis fait la réflexion que ce n'était pas par hasard si le lièvre était dans les contes africains l'animal rusé par excellence.

Avez-vous des expériences similaires de prise de risque par un animal pour échapper à un danger estimé plus grand?


26 mars 2011 à 00:15:43
Réponse #1

VieuxMora


Souvenir de lecture.

Une situation un peu différente a été racontée par le navigateur Guy Delage, lorsqu'il avait traversé l'Atlantique à la nage (Cap vert / La Barbade) en 1994
Il nageait toute la journée et se reposait la nuit dans un flotteur-radeau qu'il remorquait derrière lui.
Un banc de dorades coryphènes s'était rapproché de lui (en mer les poissons se regroupent souvent sous les objets flottants, qui abritent des écosystèmes baladeurs) et l'ont suivi pendant plusieurs semaines.
Parmi ces dorades, l'une d'elle nageait systématiquement près de lui, et toujours du même coté. Intrigué par son manège Guy s'était rendu compte qu'en fait elle était borgne. Comme il n'avait pas manifesté d'hostilité vis à vis d'elle, elle se plaçait sous sa protection du coté de son infirmité.

Ce pourrait être une belle histoire...

Mais, arrivant au large des iles de La Barbade, Guy se rapprocha d'une pirogue de pêcheurs.
Ceux-ci, en même temps qu'ils l'accueillaient, découvrant le banc de poissons qui l'accompagnaient, le décimèrent en quelques coups de harpon bien placés.

Une aubaine pour les pêcheurs, un déchirement pour Guy qui avait le sentiment d'avoir trahi involontairement ses compagnons.
« Modifié: 26 mars 2011 à 00:21:47 par VieuxMora »

26 mars 2011 à 14:50:18
Réponse #2

redemsky


C'est vraiment drôle ton affaire ! :up:

Comme quoi avant d'être des hommes on est des mammifère comme les autres ...

Il y a jusqu'à pas encore si longtemps j'avais une femelle labrador

C'était intéressant de voir comment elle était quand les différents membre de la famille la sortais :

- Ma sœur : La chienne était légèrement en avance par rapport a elle, les oreilles alertes, et la truffe en mouvement permanent en mode BODYGUARD quoi elle aboyait dés que quelqu'un essayait de s'approcher

- Moi : Elle était collé contre moi au milieu de son corps, un peu moins alerte mais toujours a aboyer dés que quelqu'un s'approchait

- Mon père : Elle trainait littéralement .... Elle était vraiment, derrière elle flânais a reniflé chaque coin de béton, et quand quelqu'un s'approchait elle attendais de voir la réaction de mon père

J’arrêterais de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire marrer (Coluche)

26 mars 2011 à 15:26:06
Réponse #3

Gros Calou


Je sais pas si c'est une situation similaire, mais bon.

Dans les rues autour de mon job, il y a des châtaigniers, un jour allant à la cantine situé dans un autre bâtiment, je me suis retrouvé nez à nez avec un pigeon au sol ayant une paire de châtaignes dans le bec et me faisant face, jabot gonflé, roucoulant tout ce qu'il savait et claquant d'une aile comme pour frapper. Il déposait les châtaignes, les reprenait et recommençait son manège au moment ou d'un coup de talon j'écrasais les chataîgnes, je me retournais et voyait ce pigeon se délecter des débris laissé sur mon passage.

D'autres jours je voyait plusieurs pigeons décrocher les châtaignes, en s'accrochant en plein vol à l'extrèmité de la "grappe" et faire balancier avec leur poid afin de tout décrocher.

 ;)

26 mars 2011 à 17:44:06
Réponse #4

redemsky


Je suis complétement hors sujet la mais ton histoire de pigeon me fait pensé a notre GAG PHARE du boulot (SAMU centre 15)

Je me doit de vous faire partager cet appelle qu'un collègue a eu écoutable sur le blog de notre ancien chef a la retraite maintenant (Il nous manque tient  :love:)

http://jlhuss.blog.lemonde.fr/2006/12/08/2005_12_la_dsorganisati/

Pour la petite histoire le pigeon a été sauvé  :doubleup:

Ps: on pourrais croire que le mec se fout de la tête de mon collègue mais pas du tout il était vraiment paniqué de voir le pigeon comme sa ...
J’arrêterais de faire de la politique quand les hommes politiques arrêteront de nous faire marrer (Coluche)

26 mars 2011 à 19:20:56
Réponse #5

mazel


 Chez moi la cuisine plein pied sur une petite venelle sans voiture et sans bitume est le poste de secours des petits lapins sauvages (garennes).

 La porte est rustique, faite de ce châtaignier ancien coupé à bonne lune. Son loquet très usé est un simple barreau de bois s’enfonçant dans le mur. Je ne changerais cette porte pour rien au monde. Elle ne touche pas terre au niveau du seuil, laissant trois à quatre doigts d’espace propice aux balayures.
 Les matous du hameau, bons chasseurs pour leur propre compte, traquent ces léporidés dans les jardins et champs alentours. Il n’est donc pas rare de voir débouler un lapin, qui a plongé à plat ventre sous ma porte, finissant en glissade sur le pavé et d’entendre le gros boum du chat qui s’éclate la gueule dans le bois du vantail.

 Le pourchassé file s’abriter sous le buffet pour récupérer de son stress. Il en ressort au bout de vingt minutes, mi chemin entre buffet et porte, en gros souci du chat, pendant que je vaque à ma fin du repas et la vaisselle, il me voit et je le vois. Il peut alors attendre deux à trois heures avant de disparaître.
 Cette scène a pu se répéter lors de repas où mes petits fils bruyants et citadins en vacances sont présents. Je leurs interdit de se lever et ils peuvent voir seulement apparaître la tête du fugitif qui n’ose tenter une sortie complète sur le carrelage.    
« Modifié: 30 mars 2011 à 18:44:07 par mazel »

26 mars 2011 à 20:11:33
Réponse #6

Loriot


N'est-ce pas du a une hiérarchisation de la peur? Due a l'accumulation de stress heterospecifique? Ça m'en a tout l'air!
Bon ok je raconte des conneries, mais en y réfléchissant bien, imaginez vous: poursuivis par un un loup ( si seulement un loup poursuivait), vous rencontrez dans votre course un ours (bin oui ça rime...) au milieu du chemin, de qui avez vous le plus peur? Le loup qui vous cours après ou de l'ours sur qui vous courez?
Je pense même que Lafontaine a fait une fable dans le style...
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

26 mars 2011 à 20:52:19
Réponse #7

mazel


N'est-ce pas du a une hiérarchisation de la peur?

 Sûrement que oui, et se trouve ici justement une confiance, limitée je conçois, qu’il me suffirait de briser. Et que je n’ai jamais voulue trahie (trop facile !).

 Je gîte à la porte de la nature par choix. Des tas d’autre petits animaux très curieux voire aussi très intéressés s’approchent jusqu’à cinquante centimètres  de mes pieds immobiles, si je suis assis à la première marche de mon escalier extérieur. L’oiseau qui dort sur le dessus de ma porte de l’étage extérieur me fait la vie autour de ma tête si je fume trop tardivement ma clope et q’il veut dormir. Par contre il niche très respectueusement  et prudemment à deux mètres avec ses petiots et sa compagne de l’année.  
Sinon un lacet ou filet derrière cette porte et me voilà une cassolette bien garnie pour améliorée l’ordinaire. Tout ce charme sera brisé et comme dans les blogs et réseaux sociaux : Dans la nature tout se sait et se répète.  

 Mais là n’est pas le fil à m'étendre sur ces complicités, c'est celui des animaux sauvages rendus familiers par le danger.
« Modifié: 26 mars 2011 à 20:58:52 par mazel »

28 mars 2011 à 13:32:47
Réponse #8

soyot


Merci pour l'enrichissement de ce fil.

@ Vieux Mora : La prise de risque n'a finalement pas été payante pour les dorades, qui se sont trouvées pour ainsi dire prises en traître . Ce que je trouve intéressant dans ton récit est que le protecteur se sent implicitement lié par une espèce de contrat moral.

@ Redemski : Oui, je crois qu'"on est des mammifères comme les autres". J'ajouterais que bien des chiens ont en plus une bonne dose d'humanité.
Quand je croise un chien et son propriétaire, j'essaie d'évaluer le niveau de sûreté de soi que dégage le maître afin d'adapter mon degré de vigilance.

@ Gros Calou, c'est vrai que la situation que tu décris est un peu différente : l'animal ne choisit pas, entre deux dangers, celui qu'il considère être le moindre. Cependant pour un gain de confort, il prend le risque d'approcher un ennemi potentiel.
Je suis épaté que tu aies réussi à comprendre le message : tu ne peux pas t'empêcher de faire du bien, même aux animaux !
Deux questions :
   - il s'agissait bien de châtaignes ? ... (en milieu urbain, on trouve souvent des marronniers qui donnent des marrons d'Inde.)
   - Quant au pigeon, te souviens-tu si c'était un pigeon ordinaire, (avec différentes nuances de gris, voire d'autres couleurs : roux, beige, blanc, etc.) ou un pigeon ramier (plus gros avec une tache blanche sur le côté du cou) ?

@ Mazel : Quelle expérience ! Il doit faire bon être un lapin chez toi.

28 mars 2011 à 14:20:46
Réponse #9

Haraldsen


Bonjour

Je ne me suis pas encore présenté et je vous prie de m'excuser d'intervenir sans l'avoir fait.
Je compte le faire très bientôt.

Sur le thème du fil, j'ai eu une expérience similaire.
En effet, quand je promenais mon premier fils dans sa poussette dans la campagne (il y a 20 ans), j'ai eu l'extrème surprise de voir un rat poursuivi par un furet débouler dans mes jambes et faire des slaloms entre les roues de la poussette, ... avant de repartir comme deux éclairs dans les herbes.

Cela a été une expérience un peu décoiffante.

Je pense que, effectivement, le rat tentait de faire "décrocher" son poursuivant en se jetant volontairement (mais de manière calculée) vers un "danger" important, ... l'Homme ...

J'ignore si cela a été une stratégie efficace.
A priori, ils étaient ex-aequo à la rentrée dans les herbes ... mais le rat avait peut-être encore d'autres tours dans son sac.

28 mars 2011 à 15:07:29
Réponse #10

soyot


Bonjour Haraldsen,

Merci pour ton souvenir intéressant.

D'après ce que tu nous racontes, le poursuivi, dans sa stratégie d'approche d'un humain, n'a pas réussi à faire abandonner le poursuivant.

Tu parles d'un furet, (sauf erreur de ma part c'est un animal domestiqué, très pâle) et comme tu étais à la campagne, je pencherais plutôt pour une fouine, voire une martre si tu étais en milieu plus boisé.
Est-ce que c'était plus gros qu'un écureuil ? Si ce n'est pas le cas, il pourrait même s'agir d'une belette qui semble plus diurne que la fouine.

Qu'en penses-tu ?

P.S.
Si tu tapes Martes foina, Martes martes tu devrais trouver des photos.

28 mars 2011 à 15:14:58
Réponse #11

Bobzdar


Je rejoins l'idée de la "hiérarchisation du risque".

Il y a quelques jours, dans le jardin d'un ami, on a surpris un chat qui rôdait autour d'une femelle (celle de mon ami). On a alors un peu observé la scène de séduction (je ne sais plus comment on dit pour les animaux).
Et bien ce chat n'a pas décollé son regard de nous malgré la présence d'un gros bourdon qui lui tournait autour des oreilles à quelques centimètres à peine.

Alors je ne sais pas si les chats ont réellement à se préoccuper des bourdons mais le fait est qu'il savait précisément qui était le plus dangereux (potentiellement), en l'occurrence pour son territoire, entre un bourdon et nous.

Peut être y a-t-il une notion de familiarité (au sens d'habitude) dans tout ça.
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

28 mars 2011 à 15:17:14
Réponse #12

Bobzdar


Intéressantes ces stratégies que peuvent déployer les animaux en danger...
"Nul n'est plus désespérément esclave que ceux faussement convaincus d'être libres" (Goethe)

28 mars 2011 à 20:53:04
Réponse #13

mazel


Sur les gros animaux sauvages de chez nous* ils n'ont pas vraiment peur de l'homme et le gèrent simplement comme un danger élémentaire de plus, voire profitent également de lui.  Mais ne nous chassent plus pour des questions de territoire, sauf question femelle s'ils sont en rut comme cerfs, taureaux qui sont particulièrement bestialement naïfs à croire que vous allez leur piquer leurs femelles (vouai  ils croient réellement ça).
La peur de l'homme, doxologie* des mauvais philosophes naturalistes de bibliothèques, n’est en fait acquise que par l'apprentissage à la chasse/choix de nourriture par la mère, le(s) parent(s), le groupe, horde, meute, de la grégarité, société ... spécifique à la propre espèce.

L'homme n'est donc pas considéré comme danger d’emblée car cela n'est pas inscrit dans les gènes. Pour d'autres espèces animales peut-être. (chez l'homme nous avons quelques gènes récessifs de hantise de petites bestioles qui piquent ou(exclusif) de celles à plein de pattes qui courent vite type araignées et mille patte; chez l'éléphant il devrait avoir un gène ciblant les souris, etc.)
 Pour le loup (Canis lupus) certains personnages s’autorisent à penser que ce gène existe chez ce canidé ce qui est peut-être vraisemblable et que le chien (Canis canis) en serait une espèce issue car ne possédant pas ce gêne. Quand à le prouver et le détecter il n’y aura plus de loups, mais c’est de l’évolutionnisme de comptoir, de salon ou d’Université américaine selon le choix de votre culture préférée qui est sans conteste le bistrot pour ma pomme si vous voulez le savoir.
 Ils ont par contre peur de l'homme (chasseur, agriculteur) qui les chassent et encore plus de leurs chiens ou du fusil qu'il savent reconnaître, d’ailleurs je pourrais converser aussi du chasseur sans fusil et sans chien (corbeau, sanglier, renard= même pas peur).

 cf  pour ne pas infirmer

 -les vieux récits de marins où ils tuaient allègrement de gros animaux à simple coups de bâtons de quoi alimenter l'ordinaire du bord pour le restant du voyage lorsqu'ils débarquaient sur de fameuses îles désertes.
 - le petit marcassin (vécu deux fois..) qui vient te bouffer les souliers ou les lacets mê..me sous l'oeil de la mère, dailleurs pour t'en sortir si cela t'arrives je réagis ainsi: petit coup ou tape sur son groin (la laie évidemment te regarde très intéressée de la suite..) et en général le petit idiot reviens presto, alors là petit coup de pied un peu plus appuyé pour l'envoyer bouler à cinquante ou plus (la laie regarde toujours sans animosité..)  Ensuite je me calte car j'aime pas qu'on bouffe mes lacets, voilà tout.  

Beaucoup d'animaux sont homophiles pas pédés hein! et se servent de l'homme pour se protéger, se nourrir ou le deviennent, et vu la place que nous leur laissons dans la nature cela parait même normal qu'ils  tiennent compte de notre espèce.  - certains oiseaux (rouge-queue, cigogne, moineaux ..)  - ratus ratus (le rat est sûrement le meilleur ex)  - la fouine -et j'oubliais dans les oiseaux l'hirondelle de bergerie méritant d'être citée car elle disparaît bientôt de notre France*


* (aux lecteurs francophones je parle d'animaux de la  France   pour les corses: ...du continent quoi!)
      Vous le saviez déjà :  énoncé se réduisant à reproduire une opinion commune ou lieu commun
« Modifié: 30 mars 2011 à 18:52:16 par mazel »

28 mars 2011 à 23:00:39
Réponse #14

Haraldsen


Citer
Tu parles d'un furet, (sauf erreur de ma part c'est un animal domestiqué, très pâle) et comme tu étais à la campagne, je pencherais plutôt pour une fouine, voire une martre si tu étais en milieu plus boisé.
Est-ce que c'était plus gros qu'un écureuil ? Si ce n'est pas le cas, il pourrait même s'agir d'une belette qui semble plus diurne que la fouine.

@Soyot

Bonjour
C'était un mustélidé. Un peu plus gros que le rat (qui était de bonne taille, pas un lapin, mais un bon 1/2 lapin).
Je pense à un furet car, en france, il existe des furets sauvages et les albinos ne sont que des curiosités (fréquentes) recherchées. La majorité de ceux que je connais est plutôt brune.
Il se pratique d'ailleurs une chasse "au furet" ou ces petits animaux semi-domestiqués traquent les lapins dans les terriers pour les envoyer aux chasseurs.
Cela pourrait aussi être la description d'un putois, mais les putois que j'ai vus étaient nettement plus gros.
Je ne pense pas que c'était une belette (trop petite)

Cela a été l'affaire de quelques secondes ... et cela fait 20 ans.

Mon propos était surtout d'illustrer l'existence avérée d'une stratégie animale visant à se servir de l'homme comme avantage tactique dans un combat.
J'ignore totalement la suite (ou la fin). De même, j'ignore les "motivations" de ces bestioles, ... alimentaire, ... compétition pour un territoire ... ?

Je pense que la même stratégie aurait pu pousser le rat à aller vers un feu ou à se jeter à l'eau. Le seul but étant de "faire monter les enchères" pour le prix de sa peau.

A bientôt.


29 mars 2011 à 09:27:56
Réponse #15

zapi


pas oublier que les animaux n'ont pas toujours peur des prédateurs: ils percoivent quand ceux ci sont repus et quand ils sont en chasse, de meme pour l'homme, un homme armé ou non armé provoquera des réactions différentes de la part des animaux. ( qui passent parfois beaucoup de temps a nous observer )

29 mars 2011 à 13:49:50
Réponse #16

Stephane


Juste pour votre information, le furet est la variété domestique du Putois. C'est une seule et même espèce. A l'origine, le furet était un albino domestique mais il y a maintenant de nombreuses colorations de cet animal domestique.
Stephane Deshaies
Estrie, Quebec

Pour conserver la même opinion en politique, il faut souvent changer de parti!

29 mars 2011 à 19:11:18
Réponse #17

soyot


pas oublier que les animaux n'ont pas toujours peur des prédateurs: ils percoivent quand ceux ci sont repus et quand ils sont en chasse, de meme pour l'homme, un homme armé ou non armé provoquera des réactions différentes de la part des animaux. ( qui passent parfois beaucoup de temps a nous observer )
D'accord avec toi Zapi,

j'aurais tendance à penser que la méfiance est un a priori issu de l'expérience et transmis par les adultes aux jeunes mais qu'elle peut à l'occasion être surmontée quand le danger ne semble pas absolu.

J'ai eu l'occasion de remarquer dans mon jardin où il y a en hiver une mangeoire que, lorsque l'épervier a attrapé un oiseau et qu'il le mange sur place au sol (ce qui peut-être assez long), les autres passereaux continuent à aller à la mangeoire (tout en surveillant leur prédateur potentiel). Stratégie justifiée car dans les faits l'épervier sera rassasié pour quelques jours.

J'ai à de tels moments eu l'occasion de voir des corneilles observer le repas de l'épervier avec intérêt (avec l'envie d'aller le lui prendre mais les regards de l'épervier étaient suffisamment dissuasifs) alors qu'en temps ordinaire dès qu'elles aperçoivent un rapace elles lui donnent systématiquement la chasse du fait de la menace qu'il représente pour leurs couvées présentes ou à venir.

29 mars 2011 à 23:36:42
Réponse #18

mazel


Techniques et savoirs de survie /  Survie en milieu naturel/Discussions sur la survie en milieu non-urbanisé : forêt, montagne, déserts, plaines, mer, etc./Re : Animaux sauvages rendus familiers par le danger /« Répondre #8 le: 28 Mars 2011 à 13:32:47 » / Merci pour l'enrichissement de ce fil. /… @ Mazel : Quelle expérience ! Il doit faire bon être un lapin chez toi. …et la citation de : zapi le 29 mars 2011 à 09:27:56

 @ Soyot,
 Je pense que le forum pourra te remercier car beaucoup de stratégies de fuite et survie face à un/plusieurs agresseurs nous viennent des animaux. Les premiers grands stratèges ont reproduit ce qui existait déjà chez les espèces animales. Le cheval de Troie, le camouflage, guets à pend, brouillages de pistes, leurres, signaux de communication codés, oui nous n’avons pas tout découvert encore, et les militaires ont beaucoup à apprendre et apprennent et apprendront toujours. Il s’agit donc aussi d’animaux rendus spécialement familiers mais qui utilisent l’homme en territoire neutre, voire ennemi pour sa survie.  Et pour la quête à la vitale nourriture ils n’hésitent pas à piller effrontément ce territoire dangereux ou celui de ceux qui se laissent déposséder sans défendre leur bien ou potentiel de richesse. Ne pas se laisser faire!
 Donc je tolère ces lapins, ne les nourris, ni aucun animal sauvage –c’est ma règle-, je ne tolèrerais pas qu'ils nichent pas exemple sous mon buffet, car j’en connais les conséquences, mais ils l’ont fait dans des trous de murs communicants avec des drains : résultat chaque année la portée des petits est bouffée par vipère ou couleuvre (j’ai vu les deux en flagrant délit). La descendance n’a survécu qu’une fois.
 J’ai toléré longtemps un ratidé solitaire granivore dans ma cuisine nichant seul sur la coupelle de dégivrage du frigo, jusqu’à ce qu’il meure de vieillesse. Son lit douillet à balancelle était constitué d’une écorce creuse de pin d’environ huit à neuf centimètres hissée par ses propres moyens dans la coupelle elle même vissée au groupe compresseur. Le premier pin est à quatre cents mètres à l'autre bout du hameau. Chaleur garantie en plein hiver ou le thermo peut certaines années marquer -5 Celsius, et déménagement obligé j'imagine à déclenchement du thermostat, une vie de rat quoi.
 Cela a été un super compagnon, il venait au bord de mon assiette et ne lui ai  jamais rien donné à manger –c’est ma règle- ni laissé de poubelle accessible, tout au plus il a profité de quelques miettes par terre et de croûte de fromage le dimanche seulement et me récurait le dessus de gazinière en hiver spécialement là où il faut faire tremper trois jours à la Javelle pour décoller les débordements malheureux. En n’ayant jamais de bouffe entamée (je mange au resto local à qlques km à midi), je n’ai pas d’opportuns comme mouches, chats des voisins, souris, fourmis etc.
 
 Donc pour venir chez moi copains, animaux, autres visites le savent: c’est patte blanche d’abord. Non mais!

 Esope, Lafontaine je vous vois!
« Modifié: 30 mars 2011 à 18:58:07 par mazel »

30 mars 2011 à 18:20:02
Réponse #19

chryss


Le week end dernier je suis partie dans le pantanal pécher est chasser sur le retour d une lagune j ai fais une petite halte je mets la barque sur digue et pendant que mes potes s activent a ranger et préparer un petit casse croute avec du pain mouille, je pars marche le long de la digue.
150 mètres plus loin je tombe nez a nez avec un Securi, Anaconda de couleur noir.
Je le regarde il me regarde a plusieurs reprise il sort sa langue, s avance je connais cette animal pas il n est pas agressif je ne bouge pas, puis j avance a mon tour sa tête est maintenant a moins d un mètre de moi.il n adopte pas une position d attaque. Je continue a l observer il en fait de même, puits il se met a bouger et me dévoile un peut plus sont corps. Il beau ses mouvements sont sensuels et silencieux un régal. Je fais deux  pas en arrière par sécurité tourne la tête et cris « Alex l appareil photo une fois deux fois pas de réponse le vent est contre moi la voix ne porte pas. Je me retourne il est toujours la mais un peut plus prés il a casse la distance. A nouveau c est muscles s activent le reste de sont corps se découvre un peu plus il doit bien mesurer 5 mètres quant surprise il lui manque plus ou moins un mètre de queue. La vision est surprenante presque irréelle sont corps si gracieux se termine comme un tronc .La blessure maintenant parfaitement cicatriser est nette, propre.
Ils se passent quelque longue minutes ou nos regard se croisent je me délecte du moment, puis je me dis la pêche a était vraiment maigre pour pas dire nul encore deux jours à tenir je connais sa chaire savoureuse, et j imagine déjà un fourreau pour mon Africa jungle je vois les branches de mon arc recouverte de cette peau.
Je me retourne a nouveau « Alex la machette. Je joins les mains a ma bouche pour porter plus loin.  LA MACHETTE. Je m arrache les cordes vocales LA MAAACHEEETTTTEEEEEE….
La seconde suivante au loin, je vois Alex trotter machette a la main 30 a 40 secondes nous sépare je me retourne a nouveau. Plus rien. j avance je cherche, je fouille rien il a disparu.
Sur le moment j ai mi ça sur le compte de scoumoune. La maintenant je me dis contrairement aux humain un Animal ne se trompe pas deux fois. Machette…MACHETTE
TOUTEFOIS NE PAS OUBLIER LES SERPENTS SONT SOURDS
« Modifié: 30 mars 2011 à 22:21:30 par chryss »

22 mai 2011 à 22:57:36
Réponse #20

soyot


Merci Chryss pour ce témoignage de tête à tête bien peu ordinaire.

Tu nous présentes ici une situation où un animal se trouve mis en danger pour avoir fait preuve de trop de curiosité - familiarité.

Ce que je trouve remarquable dans ton récit, c'est que, apparemment, tu as pensé (plus ou moins consciemment) à faire du serpent ta victime lorsque tu t'es rendu compte qu'il était amputé d'une partie de sa queue, et que donc il avait vraisemblablement déjà subi une agression.

Avouer une faiblesse peut être source de danger. Celui que l'on voudrait protecteur a vite fait de devenir prédateur.
Le serpent, lui, a su prendre la fuite à temps.



23 mai 2011 à 04:38:41
Réponse #21

Irazú


TOUTEFOIS NE PAS OUBLIER LES SERPENTS SONT SOURDS

belle rencontre! Moi aussi je le voyais bien le fourreau en peau!!! ;D

les serpents ne percoivent-ils pas les basses, infrasons ou vibrations?
=Le plus vif de tous les feux=

23 mai 2011 à 08:11:46
Réponse #22

remden


belle rencontre! Moi aussi je le voyais bien le fourreau en peau!!! ;D

les serpents ne percoivent-ils pas les basses, infrasons ou vibrations?

oui, les serpents perçoivent les vibrations tout comme toi et moi ! quand un 35 T tressautant passe dans la rue, moi étant sur le trottoir, je perçois très bien les vibrations. peut-être la seule différence avec le serpent, c'est que sans doute j'y fais moins attention.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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