Techniques et savoirs de survie / Survie en milieu naturel/Discussions sur la survie en milieu non-urbanisé : forêt, montagne, déserts, plaines, mer, etc./Re : Animaux sauvages rendus familiers par le danger /« Répondre #8 le: 28 Mars 2011 à 13:32:47 » / Merci pour l'enrichissement de ce fil. /… @ Mazel : Quelle expérience ! Il doit faire bon être un lapin chez toi. …et la citation de : zapi le 29 mars 2011 à 09:27:56
@ Soyot,
Je pense que le forum pourra te remercier car beaucoup de stratégies de fuite et survie face à un/plusieurs agresseurs nous viennent des animaux. Les premiers grands stratèges ont reproduit ce qui existait déjà chez les espèces animales. Le cheval de Troie, le camouflage, guets à pend, brouillages de pistes, leurres, signaux de communication codés, oui nous n’avons pas tout découvert encore, et les militaires ont beaucoup à apprendre et apprennent et apprendront toujours. Il s’agit donc aussi d’animaux rendus spécialement familiers mais qui utilisent l’homme en territoire neutre, voire ennemi pour sa survie. Et pour la quête à la vitale nourriture ils n’hésitent pas à piller effrontément ce territoire dangereux ou celui de ceux qui se laissent déposséder sans défendre leur bien ou potentiel de richesse. Ne pas se laisser faire!
Donc je tolère ces lapins, ne les nourris, ni aucun animal sauvage –c’est ma règle-, je ne tolèrerais pas qu'ils nichent pas exemple sous mon buffet, car j’en connais les conséquences, mais ils l’ont fait dans des trous de murs communicants avec des drains : résultat chaque année la portée des petits est bouffée par vipère ou couleuvre (j’ai vu les deux en flagrant délit). La descendance n’a survécu qu’une fois.
J’ai toléré longtemps un ratidé solitaire granivore dans ma cuisine nichant seul sur la coupelle de dégivrage du frigo, jusqu’à ce qu’il meure de vieillesse. Son lit douillet à balancelle était constitué d’une écorce creuse de pin d’environ huit à neuf centimètres hissée par ses propres moyens dans la coupelle elle même vissée au groupe compresseur. Le premier pin est à quatre cents mètres à l'autre bout du hameau. Chaleur garantie en plein hiver ou le thermo peut certaines années marquer -5 Celsius, et déménagement obligé j'imagine à déclenchement du thermostat, une vie de rat quoi.
Cela a été un super compagnon, il venait au bord de mon assiette et ne lui ai jamais rien donné à manger –c’est ma règle- ni laissé de poubelle accessible, tout au plus il a profité de quelques miettes par terre et de croûte de fromage le dimanche seulement et me récurait le dessus de gazinière en hiver spécialement là où il faut faire tremper trois jours à la Javelle pour décoller les débordements malheureux. En n’ayant jamais de bouffe entamée (je mange au resto local à qlques km à midi), je n’ai pas d’opportuns comme mouches, chats des voisins, souris, fourmis etc.
Donc pour venir chez moi copains, animaux, autres visites le savent: c’est patte blanche d’abord. Non mais!
Esope, Lafontaine je vous vois!