Alors…

Je ravive le fil.
On va parler matos un peu, vu que les abris neiges ne passionnent pas les foules. Là vous allez pouvoir consommer.

Pour recadrer, je suis parti me faire une petite promenade de santé en Laponie, là où les frontières suédoises, finlandaises et norvégiennes se rencontrent. Durée : 8 jours en autonomie. Températures : entre - 26 et -2. Déplacements à ski. Hébergements en tente, belle étoile et snowcave. Je vais donc vous faire un petit listing de ce que j'avais avec moi avec de petits commentaires pour enrichir le fil. Je ne donnerais ici que les choses qui m'ont été utiles. Pas les merdiers que je me suis trimballé inutilement.
Je vais enrichir le fil progressivement. Avec des photos, et tout. N'hésitez pas à repasser.

Niveau Portage : Un sac à dos : 55>70 litres en cordura bien balaise avec un excellent portage et une poche latérale décousue. Le sac était garni d'un sac poubelle blanc (visibilité) à l'intérieur.
Une pulka. La pulka, c'est le truc que je me traîne sur la photo. C'est assez lourd. Je dirais 8 kilos à vide. Avec une ceinture peu adaptée au portage d'un sac à dos. De fait, mon sac était souvent en appui sur les barres qui permettent de tirer la pulka. Les barres sont croisées pour plus de facilité dans les virages. (attache gauche à hanche droite, attache droite à hanche gauche.)
Les skis. Des skis de fonds. J'ai pas grand commentaires à faire la dessus. J'y connais rien. Ce sont des attaches avec des ressorts qui passent derrière la chaussure, particulièrement pénibles à mettre et à enlever. Le seul vrai truc désagréable du séjour. Ce qui est assez peu finalement. On enfile 1 : les skis 2 : la pulka 3 : le sac à dos, si on veut se simplifier la vie, mais chacun fait comme il veut.
Sous-vêtements : J'ai porté pendant ces 8 jours un caleçon en laine norvégienne et des sous vêtements (tee shirt manche longue et long johns) en laine merrino à micro-bouclettes. Les mêmes. C'était tout simplement parfait. Jamais froid, humidité non-inconfortable, sans trop puer. Aucune irritation non plus sauf après le sauna du dernier jour, quand je les ai réenfilé. Grosses plaques rouges sur le ventre qui ont disparues dès que j'ai été sec. Le tees shirt est muni d'un zip au coup qui permet de ventiler encore plus si trop chaud. J'ai apprécié.
Vêtements de ski ou autre activité : Je suis donc parti avec une gorka complète et deux ou trois autres petites choses. Après essais préalables, j'ai complètement arrêté de skier avec le haut de la gorka. Pas assez pratique à enlever et remettre, pas assez de modularités de ventilation. Je la portais avec une micropolaire dessous et je sentais le vent passer. Avec le soft shell dessous, qui est doublé d'un fin revêtement polaire, j'avais 4 fois trop chaud. Ca devenait galère de l'enfiler et la remettre pour enlever la micropolaire.
Bref. 90 % du temps j'étais en soft shell. Tout simplement. Pour tout vous dire, ces 8 jours m'ont franchement réconcilié avec les vêtements techniques. J'avais payé ce soft shell assez cher il y a deux ans. Vachement bien. Aucune utilité, c'était jamais le truc qui convenait parfaitement. Je l'avais presue emmené par hasard. Là il était tout simplement parfait. Coupe courte. Poches au niveau des pecs pour les snacks du midi, bien coupe vent, super ventilations énormes sous les brans et les flancs, qui étaient grands ouvertes sauf aux petits breaks. Sèche vite. Chaude mais modulable. Vraiment top. Super évacuation de la sueur aussi. Sa coupe un peu serrée me permettais de me mettre les chaussettes humides de la veille sur les épaules et sur les flancs en dessous. Tout restait bien en place et séchait tranquillement la journée, en évaporant à travers le soft shell. Sa microcapuche bien pratique me couvrait les joues contre le vent froid, conservait ma chaleur et me tenait les cheveux en place. De couleur noire, elle séchait très vite au soleil. Bref, je viens de comprendre à quoi sert ce produit.
Et j'étais bien content de retrouver le haut de gorka au pauses ou si vrai gros vent froid, en plus.
En bas, pantalon de gorka la moitié du temps. J'ai comparé avec un pantalon de gore tex. La gorka bas à platte couture. Super ventilaton et aérationjuste comme j'aime. Bonne circulation de l'air sur les cotés avec l'ouverture. Seule bémol, les guêtres incorporées. Impossible de les passer par dessus mes botes de ski (cf photo). J'ai donc embarqué de la neige petit à petit. Et me suis retrouvé avec les pieds super humides. Pas bon. J'ai donc du passer un futal en goretx que j'avais embarqué en plus pour creuser des trous. Vachement moins confortable.
Voilà pour la journée. Oui c'est tout. Et parfois, juste en haut de sous vêtements.
Chaussettes : j'avais 4 paires en soie fine. Une paire en laine et soie et une en laine et chaipaquoi que j'ai acheté dans un magasin de chasse la bas. Très content des deux paires. La soie : nase. Ca s'use, ça se trempe. La prochaine fois : polyprpylène. J'avais aussi une énoooorme paire de chaussettes en laine, qui monte jusqu'au genoux et granie de poils à l'intérieur.

Un monstre. J'adore. Si vous croisez ça un jour, sautez dessus , au camp c'est un régal.
Chaussures : L'armée finlandaise à eu la gentillsesse de nous prêter des bottes en caoutchouc assez amples. J'ai rajouté dans la mienne des semelles en tapis de sol. Et dans les bottes des espèces de chaussons en laine feutrée. Le tout ample, et confortable. Le soir, on embarque les chaussons dans le sac de couchage pour les faire sécher entre les jambes avec les chaussettes et le lendemain, si on a pas une gorka tout est sec et nickel.
La tête Certains ont pu me voir en stage ou rando avec deux bonnets. Ce coup ci c'était trois. Une balaclava en laine merrino, un bonnet en windstopper et un bonnet en laine. Pourquoi trois ? la tête étant l'endroit d'ou s'échappe le plus de chaleur, c'est aussi là que l'on peut avoir le plus d'influence sur la régulation, et tellement facilement. Un peu trop chaud ? j'enlève un bonnet. Beaucoup trois froid ? je met tout. Trop chaud par légère brise ? balaclava, chaude et aérée. Effort continu sous vent ? bonnet windstopper. Avec en plus un petit tour de cou en windstopper et j'étais nickel.
Les gants J'avais un paire de gant en polaire tout con, fins. Pour tout faire en un peu de précision et faire des efforts, sur lesquels je rajoutais de smoufles en gore tex, dont j'avais enlevé la doublure en thinsulate. Comme ça, sans avoir trop chaud, je peux tomber et me relever avec les mains bien à l'abri de l'humidité. Et rajouter la doublure si grosse caillante. Au camp, je portais des gants genre gants de jardin doublé de fourrure de mouon ou je ne sais quoi, un machin finlandais à 6 euros. Bien amples, donc faciles à enlever et à remettre (en s'aidant de l'aisselle) et jaunes fluos

. Je ne les utilisais que lors des activités dénuées de tout risque. Verser de l'eau de la casserole dans une nalgène est une activité à risque
Une doudoune de montagne en duvet que snow crystal (merci encore) m'a pretté. indispensable. L'assurance vie. au camp, à l'arrêt, le matin, bref, dès que le corps ne fournit plus d'effort, doudoune. Snow crystal avait ma doudoune en synthetique légère de chez décath (visible sur le forum dans la rubrique aventure) et il en était très content. La mienne avait un capuche amovible et un grooos col et était un peu trop grande. Ni-ckel.
Seul bémol : dans les snowcaves, quand je rentrais et sortais par l'ouverture basse mon dos frottait. Humidité, et il parait que la doudoune perdait un peu de son gonflant. Moi j'ai rien remarqué, mais les températures montaient sur la fin et snow crystal étant le patron du style , je le crois sur parole.
M'ont un peu servi une bonne polaire bien poilue et un autre jeu de sous vêtements. Ils m'ont vraiment servi parce que j'ai fait la chochotte et de fait j'avais trop chaud avec. La prochaine fois, je ne prend qu'un haut en plus et la polaire, parce que c'est agréable de virer le soft shell pour mettre une polaire bien sèche et toute douce de temps en temps.
Rien de sorcier comme vous voyez. Juste, au bout de 8 jours, j'avoue, le coton me manquait.
Sinon j'avais :
3 nalgènes dont deux recouvertes de mousse de sol et une nalgène pipi (j'ai failli en prendre deux en me voyant pisser 80 centilitres d'un coup la première nuit d'essai

). Donc nalgène, bien, hein. Le goulot large pour la neige, pour récupérer la flotte dans le trou de glace, pour mettre de la pression si les bords sont gelés, pour foutre de l'eau chaude. Je me voyais vraiment avec rien d'autre.
Un mug titane et une spork. RAS. Sinon mon système pour tenir le tout au chaud.
Gros réchaud benzene MSR et ses casserolles et ses dessous de réchaud double épaisseur pour pas faire fondre la neige dessous. La source de vie. Avec plein de casseroles et un litre de bezene par jour pour faire fondre la neige et faire de l'eau. Oui c'est beaucoup. Mais de l'eau, il en faut et ça prend du temps et quand y'en a pas, faut la faire. Et il n'y en a pas vraiment. Sauf à péter plusiers dizaines de centimètres de glace.

Une pelle à Neige. L'autre assurance vie. La pelle à neige, c'est large, c'est plat et ça à le devant en ligne pas en pointe. Ca sert à tout. A creuser la cuisine, à creuser les abris, à faire des blocs de neige, à chercher les gens dans les avalanches, à fixer les piquets de tente, à aller faire caca, à faire des tests de neige pour les risques d'avalanche, à faire des bancs des usines à bloc, à sortir de l'abri quand il a neigé, faire des murs de neige pour protéger le camp du vent, creuser une fosse à froid dans la tente. C'est LE truc indispensable.
Un snow probe : un longue perche de 2 m 80 qui se déplie en morceaux. Ca sert essentiellement à mesurer la profondeur de neige. Ca évite de creuser des heures un abri avant de s'apercevoir qu'il y avait un gros rocher au milieu. Ca sert aussi à retrouver des gens sous la neige.
Boussole et carte. Non le liquide n'a pas gelé.
Une scie à neige. Utile pour tailler des blocs vite fait bien fait. Blam blam blam.
Trois briquets norvego-finlandais comme ceux que je vend. Pratique le large bouton pour l'allumer avec des moufles. Toujours dans les poches. Bien au chaud.
Une couverture de survie épaisse et une moyenne.
Deux tapis de sols. Un pourrave à même la neige > la couverture de survie > l'autre tapis de sol, bien chaud celui là. (La couverture de survie glisse beaucoup sur la neige). Toujours utile et prêt à être déballé à la vitesse de l'éclair pour les pauses, s'asseoir dessus etc.
Un bon sac de couchage synthetique (tu nous manques monsieur !). Le bougre s'est pas mal comporté malgré son âge. Indispensable en synthétique, parce que votre corps est le seul moyen de faire sécher les affaires. Soit sur vous en journée, soit la nuit dans le sac de couchage. Pour peu qu'en plus du bonhomme on y trouve : un nalgène bouillotte, une nalgène pipi, deux paires deux chaussttes, une paire de chaussons et une paire de gants, ça commence à faire du monde. Le truc à donc intérêt à être bien spacieux (mais pas trop) et prêt à évacuer pas mal d'humidité, ce que ne peut pas faire (ou moins bien) le duvet. Je ne connais pas la température extrême de ce sac, mais j'ai souvent eu trop chaud dedans. Dans les abris ou en tas sous la tente, la température monte vite. J'ai apprécié la taille de sa capuche. Très ample. Ce qui permettait de la rabattre sur le coté lorsque je dormais sur le coté. L'inconvénient de l'ouverture ventrale était ainsi minimisé. Voir le post sur le jerven bag, pour mes préférences si prochaines fois : jerven bag + sac de couchage trois saisons. Et en tous cas un sursac très respirant. Utile quand on se frotte au paroi pleines de sueur gelée et condensée, ou d'une cave de neige.
En hygiène : des lingettes une brosse à dent et du PQ. Le dentifirce ne gèle pas trop, mais pas utilisé. Toilette parties intimes uniquement avec le cac du matin et des pieds le soir en séchant les chaussettes.
Un bandana pour nettoyer sécher des machins.
Un taberneck et sa photon : Le taberneck m'a variment bien servi, et pas que pour couper

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Allez. La suite plus tard. Je vous laisse digérer ça.