Salut !
Me voilà rentré dans ma douce capitale. J'ai passé un excellent week-end également. Merci David, merci Did.
Je suis arrivé à 5 heures et demi du matin… Donc j'ai commencé par une petite mise en bouche en me caillant immédiatement en sortant du train. Ne pas être protégé par la pollution, ça change les températures…
J'ai fini ma nuit dans le hall de la gare. Premier constat, en mettant sur moi toutes les fringues que je j'avais, je sentais le froid et l'inconfort du banc trop petit. Mise en ambiance… Je me suis mis dans mon sac de couchage après avoir enlevé lesdites fringues et j'ai dormi comme un bébé.
Ensuite ça a commencé sur les chapeaux de roue par un litre de café chez le Manise et plein de blabla avec le Kilbith.
J'ai refait mon sac et on est partis.
Le but pour moi c'était de pas prendre 4 tonnes de fringues sous prétexte que j'allais dormir sans duvet.
FringuesSur moi :
Chaussettes de rando
Caleçon en laine Janus.
Tee shirt thermique à manches longues odlo.
Tee shirt en synthé décath par dessus.
Futal fjallraven
Baskets de trails nike toutes pourraves vu que mes chaussures de rando étaient stockées à pétaoushnock chez mes parents.
A l'arrêt :
polaire décath
Petite veste imper marmot, je connais pas le modèle.
Dans le sac ou les poches >>> mon fond de sac rando
Un paire de chaussette en laine et soir, je connais pas la marque.
Bonnet de quart marin, et fine cagoule ullfrotte
Bas ullfrotte fin
gillet ullfrotte 600. >>>> Là j'ai triché je l'aurais pas pris pour une première rando à la journée en cette saison vu que j'en avais jamais fait à la base. Mais maintenant oui parce que même sans passer la nuit dehors, le soir il fait frisquet.
Matos : Poncho
2 couvertures de survie épaisse.
un petit carré découpé dans un tapis de sol décath
Mon kit (cf post kit ultimaratio)
frontale.
scie fiskars
nalgene + quart + duct tape
boussole
F1
Victorinox
PQ
gros repas de bouffe de midi (miche de pain, paté végétal, comté et fruits secs)
Sûrement d'autres trucs mais on s'en bat parce que je m'en rappelle pas et ça m'a pas servi.
Ah ouais des gants de ski aussi. Je voulais des gants en cuir pour mon fond de sac, donc j'avais mesuré l'utilité à mon précédent stage et sur rappel de Fred (je crois…) mais c'était fermé quand j'ai fait mon sac.
Donc on a marchés un peu et "on s'est" perdus…

Alors on a mané et on s'est déperdus mais on a fait comme si pas…

C'est pas si difficile de se perdre. Surtout sur de micros distances. S'orienter en gros c'est facile. Quand on essaie d'être précis, c'est une autre paire de manches. Le truc: faut se poser et se concentrer tout simplement.
Jouer le simplet, faire les choses bien, e prenant son temps.
Il a donc fallu s'installer pour la nuit. Didier (ou David ?)a trouvé un super spot, sur un promontoire. Du coup le vent froid coulait sur les cotés, et pas sur nous. L'endroit est resté sans humidité de toute la nuit.

On a établi un bivouac en U avec un foyer au centre.
La nuit à jeun en caillant et en dormant pas, ça pour moi c'était fait, je voulais passer à autre chose.
J'avais envie (c'était même mon idée fixe) de me faire un lit surélevé (lu dans Mors Kochanski)pour vois ce que ça donne. Deux longues buches parallèles avec l'espace de mon corps entre les deux. Trois bûches à la perpendiculaire par dessus, et des branches plus fines encore par dessus pour faire un sommier. Premier constat, ça prend du temps trouver le bois). Deuxième constat, faire un sommier confortable, encore plus de temps : trouver du bois utilisables à savoir des branches épaisses, droites et de la même épaisseur. Perso, je me suis pas trop pris la tête sur ces deux derniers points.
Entre les deux grosses buches parallèles, bien bourrer avec des feuilles >>> isolation qui ne se tasse pas.

(ou des cailloux chauffés au feu de bois, mais moi j'ai choisi l'option 1 vu que j'avais pas envi de chercher des grosses caillasses et que les feuilles me paraissaient plus durables. Quelques feuilles par dessus le sommier emballés dans un couverture de survie, et voici un lit trois étoiles !!!
![Yiiiiiiesssss :]]](https://forum.davidmanise.com/Smileys/default/w00t.gif)
Pour le toit : deux trépiers, une branche en travers. Le poncho en réflecteur, ouvert aux 4/5 coté feu (c'est à dire que le poncho déborde par dessus la perche du toit pour faire une éspèce de hauvent… L'idée était que la chaleur qui monte reste un chouilla emprisonnée l haut… Je suis pas sûr que ç ai franchement marché , voire que ça ne m'ai pas un peu coupé de la chaleur du feu, mais bon.
Ceci terminé, il faisait déjà bien nuit, l'heure de dîner de nos soit disant "restes du midi" (certains se prévoient de "gros midi

" suivez mon regard…)
Ceci fit avec ma couverture de survie restante, je me suis fait un édredon de feuilles, l'autre truc que je voulais tester. Couverture pliée en deux; duct tape pour "fermer" et on gave de feuilles. Un petit coup de gonflant en soufflant dedans avant de fermer le tout hérmétiquement;, et le tour est joué.
Bilan : J'ai pas très bien dormi.
Causes :
Le matelas : pas hyper confortable. Enfin si, un quart d'heures grace aux feuilles, après, bof bof. 9a aurait demandé une heure de boulot en plus, je dirais. Ceci dit, cause mineure pour moi. Je dors sur le dos sans bouger et je suis pas douillet donc suffisant pour moi. Petite cause dans un tout, donc.
Edredon trop petit : normal, une seule couverture de survie pliée en deux. Elle me couvrait des genoux aux aisselles. Suffisant. Ca chauffe vachement bien, on transpire même un peut. Comme les bras dépassent on peu bien caler le tout le long du corps. C'est nickel, l'essentiel de la machine est chauffé. C'est juste un peu inconfortable. Et il faut retaper l'édredon régulièrement parce que les feuilles se tassent là ou elles ne couvrent pas le bonhomme.
Dormir à la belle me demande souvent une nuit d'adaptation.
J'ai pas eu froid du tout ou à peine. L'isolation au sol était parfaite, vraiment parfaite. Il aurait pu pleuvoir, j'aurais été super protégé quand même. Petit feu, assez loin de moi, 150 cm environ mais qui me chauffait un peu, donc je le rechargeais régulièrement dans le nuit. Ca a aidé à atteindre une température confortable tout au long de la nuit, et ce sans danger de se cramer.
Une deuxième nuit comme ça et je dormais comme un loir, pour sûr. Juste améliorer un peu le lit et c'était parfait.
Ce qui m'a servi : paracorde, nalgène, duct tape, scie. Un peu le F1 mais j'aurais pu m'en passer. Couves de survie. Une suffisait pour l'édredon la deuxième c'est du luxe, poncho.
Ah si, le quart pour que david me file un peu de son café.
L'eau qu'on avait à dispo était toute moche et en faible quantité… J'étais à dessein parti avec un seul litre et m'étais blindé le ventre d'un litre avant de partir.
Bonne déshydratation, mais rien de traumatisant sur la période de test. CA aurait pu être un problème sur une plus longue période. Sans source, juste avec l'eau de la boue, faire de l'eau bonne, c'est facile sur le papier, mais bien galère sur le terrain. Et en plus il faut la boire.
J'ai testé
pour vous au petit déjeuner une espèce de porridge canadien hyper pratique et super léger. Un post à ce sujet suivra.
Les photos et d'autres trucs appris aussi. Là j'ai la flemme.
