Bon puisque vous m'avez pas oublié (et m***e

), je me lance.
Corin a déjà résumé le déroulement du stage, je vais donc livrer mes impressions, tests, ressentis...
Le plus important, l'enseignement. On est habitué, mais je le répète, c'est
vraiment bien. Au moindre doute, suffit de demander (que ça soit à David, Corin ou Kartofell) pour avoir une réponse précise, souvent agrémentée de quelques petits trucs qui vont bien, astuces, anecdotes, enfin le genre de chose que l'on ne peut apprendre seul qu'avec l'expérience. Pour les "cours", chaque instructeur avait son mot à dire, et ça donne un condensé d'infos expliqué clairement, souvent suivi d'une mise en pratique.
Thèmes abordés, l'orientation, la pluie, l'hypothermie, le feu sous la pluie, l'isolation par temps de pluie, la pluie et l'eau ça mouille. En gros hein

Les conditions climatiques étaient chouettes, de quoi vraiment confronter le bonhomme et ce qu'il porte (aussi bien entre les oreilles qu'ailleurs) aux pires conditions. La moindre erreur se paye, et des erreurs, il y en a eu.
Je passe rapidement sur l'ambiance, toujours aussi bonne. Ca chambre, ça vanne, ça déconne, Corin tape très juste en disant que l'humour n'est pas soluble dans l'eau

. Et c'est mine de rien vraiment appréciable, parce que les mêmes conditions avec une ambiance pourrie, je vous raconte même pas le week-end...
Niveau vêtements, j'avais :
A la montée, ensemble de sous-vêtements en maille brynje, caleçon long ullfrotté, pantalon en G1000 non ciré, chaussettes en laines et godasses salomon basiques. Largement suffisant pour un effort modéré, ça respire bien, c'est pas si désagréable que ça à porter (en particulier les vêtements en maille, je craignais mais j'en ai pas souffert du tout), donc je garde.
Pour les pauses, je rajoutais le haut de l'ensemble ullfrotté (du 200) et la chemise G1000. C'est bien, mais long à enfiler, du coup j'ai parfois trop attendu avant de le faire. Mettre un pull pour les mêmes effets, ça prend 10 secondes.
Cet ensemble m'a tenu une bonne partie de l'après-midi, et le poncho étant utilisé pour l'abris, j'ai mis un anorak déperlant lorsque la pluie a pointé le bout de son nez humide.
Il restait alors dans mon sac une micro-polaire pourrie, un très bon pull en laine, la swandrii, cagoule ullfrotté 400 (dans la poche), tour de cou en grosse laine d'un surplus (dans la poche kangourou du pull en laine), et une écharpe en polychose (pas de la polaire).
Au moment de "l'attaque", j'ai juste au le temps de mettre ma swandrii autours de la taille, manquaient donc le pull et la polaire.
J'avais dans les poches :
-couverture de survie légère
-sac poubelle 100L
-2 petits bics orange
-oeuf de manise, barre de magnésium avec son firesteel
-3 ziplocs
-une dizaine d'aquatabs
-bandana
-paquet de mouchoirs
-frontale petz e-lite
-pierre DC4 pour l'affutage
-ducktape, fil dentaire
-mon PH, dont le manche est généreusement entouré de paracorde.
-le spirit de victorinox
-stylo fred perrin (c'est pas habituel, mais il m'a quand même servi à touiller la bouffe, ayant oublié de prendre une cuillère...).
Absolument tout a été utilisé, sauf les aquatabs pour des raisons évidentes

. Du coup je suis plutôt satisfait de mon kit, d'autant qu'il est suffisamment petit pour être porté tout le temps.
Pour l'abri, j'ai pioché dans mon sac des trucs crédibles (mais surtout obligatoires) pour une rando à la journée, à savoir un poncho et une couverture de survie lourde, les rouge et argent.
La couverture de survie a servi en entourer les feuilles pour l'isolation du sol. Bonne technique à mon avis, ça maintient les feuilles sous le corps, il en faut moins et ça m'a protégé des feuilles mouillées.
Du coup, mon poncho (vraiment imperméable, lui

mais dont un oeillet m'a laché) a bien protégé mon tapis de sol improvisé pendant que je prenais la flotte à 10 mètres de l'abri. Par temps de pluie, ce genre d'erreur ne pardonne pas.
N'étant pas très fatigué, je suis allé me coucher entre 3 et 4 heures. J'ai donc enfilé toute mes fringues (sauf l'anorak trempé), qui allaient de légèrement humide à un peu mouillée, et suis parti me poser sous le poncho. Très rapidement, je sens que l'isolation au sol est limite. Pas de quoi grelotter sérieusement, mais j'avais régulièrement des frissons qui m'ont empêché de m'endormir (j'ai déjà du mal en temps normal). Je rajoute donc le ridge-rest, et me re-pose.
Et là c'était vraiment bizarre, j'alternais entre trop chaud et frissons. Je sais pas à quoi c'est du (sûrement à la sueur et à la manière dont elle s'évacue avec l'ensemble des fringues que je portais). Je me suis donc relevé pour me sécher un peu près du feu.
Je retourne me coucher (aucune notion de temps, j'ai pas de montre) sans cagoule ni tour de cou, et m'endors enfin... Pour être réveillé peu de temps après par une grosse envie de pisser

LE truc énervant.
Mais bon, petit tour près du feu, et j'y retourne. J'avais juste assez froid pour avoir un peu de mal à m'endormir, mais la fatigue a prit le dessus et j'ai du faire un cycle de sommeil complet (environ 1h30 donc) avant de me réveiller.
Après coup, je pense en fait que si j'avais été seul, la nuit se serait mieux passée. J'aurais passé la soirée sous le poncho et pas sous la pluie, mes couches d'isolations auraient été plus sèches, et ce petit plus m'aurait peut-être permis de dormir bien plus (il manquait vraiment pas grand chose pour être confortable).
Niveau matos, je pense ajouter dès que possible un tarp, qui permet d'avoir une surface "sèche", ET de pouvoir mettre le poncho pour sortir. Le hamac filet de Corin montre tout son potentiel dans ce genre de situation. On peut s'asseoir confortablement, garder ses affaires et son séant au sec, et adieu la conduction. Je pense aussi en rajouter un à ma liste.
Je poursuivrais plus tard, mon post est un sacré brouillon, et dans ma tête c'est encore pire...