La mémoire du corps au sens de mémoire du muscle n'est pas une observation de la science actuelle.
La mémoire est une spécificité du cerveau.
Seuls des réflexes trés basiques sont cablés par le cerveau reptilien : fuir, combattre ou à la rigueur faire soummission si on est dans un combat rituel.
Ce qui semble s'améliorer avec la répétition de longue durée c'est :
- la capacité musculaire, voire articulaire de répondre à une demande spécifique
- La création d'un modéle intellectuel maitrisé
- L'accès simplifié à ce modèle par la création d'associations de neurones spécifiques à l'exécution de cette action.
Ceci dit, la réponse sera affectée par le stress induit par une agression. Si la réponse est trop complexe la perte de la motricité fine l'empèchera.
Le niveau de stress est fonction de caractères personnels et de l'expérience des situations à risque réellement vécues.
Au cours des peu nombreuses agressions voire altercations que j'ai vécues, j'ai pu constater comme beaucoup, mon incapacité à sortir des enchainements qui passaient bien en compétition ou en combat libre.
Ces enchainements avaient pourtant été répétés moultes fois selons des entrainements que nous pensions "réalistes".
J'ai pu constater aussi mon inhibition à porter un coup dangereux à mes semblables ce qui s'est traduit en pratique par une empoignade brouillonne au lieu d'une attaque décisive.
En pratique, il me semble que la première chose à travailler dans un but de protection est loin d'être la technique ou la perfection du geste, voire la création de pseudo-réflexes.
L'éducation du stress par l'exposition à des scénarii réalistes de situations à risque, la levée de l'inhibition à porter des coups potentiellement dangereux sont des pistes plus rentables à court terme.
C'est plus vite dit que fait, je n'ai pas beaucoup de pistes pour ce qui concerne la levée de l'inhibition.
Ceci étant dit l'entrainement d'un petit nombre d'outils de combat simples et génériques pouvant servir dans la pluspart des situations est une bonne chose non contradictoire avec les contraintes que je viens de citer.