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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Révelation : Le livre "Plus jamais victimes", de Martial Vout  (Lu 30613 fois)

27 octobre 2007 à 14:51:19
Lu 30613 fois

kurodo


Enfin !

Comment s'en sortir le jour où, en dernier recours, il faut en passer « au mains ». Les réponses, je les cherchais depuis très longtemps, et c’est dans ce livre que j’ai trouvé celles qui me correspondent, celles qui me parlent.

Flashback: le judo
Enfant, j’ai fait un peu de Judo. Je ne me souviens pas pendant combien de temps, mais en tout cas juste assez pour décrocher la ceinture jaune. J’en ai toute de même gardé une bonne faculté à amortir les chutes, expérimentée d’ailleurs plusieurs fois en VTT. Mais trop dépendant du poids, du niveau, et de la force physique.

Flashback: le Tae Kwon Do
Ensuite , il y a plusieurs années de delà, un pote étant président du club de Tae Kwon Do, j’avais assisté à 1 ou 2 entrainements ainsi qu’à une compétition-démonstration. Mais je n’étais pas convaincu: Trop complexe, et nécessitant trop d’investissement personnel pour le but recherché. Et puis, serait ce utilisable en situation dramatique réelle, et contre n’importe quel agresseur ? Non, ce n’était pas ce que je cherchais.

Flashback: le Krav Maga
Et puis il y a environ un mois j’ai lu un post sur ce forum. Il évoquait le Krav Maga. Là, je me suis dit que j’avais peut-être enfin trouvé quelque chose qui répondrait à mes attentes. De plus, il y a club proche de mon boulot (15 min).

Je me suis donc renseigné, mais là encore : déception. Il y a pour moi une contradiction évidente entre la définition et la réalité du Krav Maga.
Définition : parce qu'il constitue une réponse adaptée aux agressions de rue, qu'il est basé sur des mouvements simples et efficaces qui ne nécessitent aucune aptitude physique particulière, le Krav Maga, est de plus en plus apprécié par les hommes et les femmes de tous âges.
Réalité: nécessité d’une pratique régulière et assidue, efficacité des coups (immobilisations, clés, coups de poings) dépendante de la force physique, concept de code d’honneur, passages de grades et de ceintures. En bref, pour moi, chi*nt ! Et je n’ai pas imaginé une seconde ma grand-mère ou ma fine fille de 16 ans se lancer là-dedans pour se préparer à l’éventualité d’une agression dans la rue.

Et enfin:
ce bouquin. Et là, ça me parle. Parce qu’on y parle d’inné, pas d’acquis. On y parle de laisser agir l’animal caché au fond de nous, au lieu de chercher à appliquer des coups appris et répétés inlassablement en salle, contre des adversaires consentants.

Et l’animal qui est en nous, non seulement j’y crois, mais en plus ma conviction personnelle est qu’il est bien plus présent que l'on veut le penser et que, sous couvert de civilisation et d’intelligence, il conditionne nos comportements et nos choix.

Et là, question animal, que ce soit Grand-mère ou ma fille ou moi-même, c’est pareil: laisser la peur et le stress déverser dans le sang tout ce dont le corps a besoin pour l’affrontement, et laisser s’exprimer la bête.  C’est en fait la seule chose à intégrer et accepter !

Parce que lorsque l’agresseur, quel qu’il soit, ressent une brûlure intolérable sur le côté de la tête et voit un bout de chair sanguignolante dans la main de sa censée victime, que son cerveau lui crie que c’est son oreille, la panique doit lui saturer les neurones et il devient à coup sur momentanément incapable de se souvenir des ces belles techniques de combat. (Car la perte réelle d'une partie de son corps est terrorisant même pour un gros dur, et rappelez vous par exemple comme la panique et le stress peuvent faire, au tableau noir, oublier les leçons si bien apprises la veille).

Deux derniers bavardages:

Il y quelques années j’ai eu une embrouille à cause d’un quiproquo rapport à une nana collègue de boulot. Le mari m’attend un matin en bas de chez moi, commence à me parler et d’un coup me file un coup de boule. La seconde d’après il était à 3 mètres de moi, toujours debout, et me regardait avec des grands yeux. Moi j’avais juste une petit bobo à la lèvre. Après, on vraiment parlé.
J’y ai repensé souvent. Je ne suis pas certain de ce qui s’est exactement passé. J’avais peur d’en venir au main, ça c’est évident. J’ai pratiquement évité son coup de boule, et je pense l’avoir poussé des 2 mains dans la poitrine. Quoiqu’il en soit, je pense que l’animal en moi a pris les commandes quelques secondes. Mon agresseur, lui, était resté humain à ce moment. Il était en position d’infériorité. Alors bien sur lorsque j’ai lu le livre de Martial Vout, gros écho !!!

Avez –vous vu le film de de Francis Weber, le Jaguar (avec Jean Reno et Patrick Bruel). J’interprète maintenant très différemment la scène de fin, le combat dans le cercle, ou finalement Perrin (Bruel) se relève, que ses yeux ont changés et qu’il se bat comme un jaguar. Avant je pensais que le shaman donnait à Perrin les pouvoirs du Jaguar. Maintenant je pense que le shaman aidait Perrin à laisser combattre l’animal qui est en lui à sa place (changement symbolisé par le changement des yeux). Hasard ?


Voilà. Ce post est long. Mais j’ai essayé d’exprimer le mieux possible mon ressenti et ce que m’apporte ce livre, parce que je considère que ça concerne les seuls véritables trésors que l’on possède : notre vie et celle de ceux que l’on aime.

Kurodo

27 octobre 2007 à 15:00:37
Réponse #1

DavidManise


Magistrale prise de conscience :)  Bravo :)

Et bienvenue parmi les mecs (trop rares) qui ont pigé que leur bestiole interne est utile...

Maintenant, l'idée, c'est que la "bête" c'est de la puissance brute.  Si on conserve cette même puissance brute et qu'on fait en sorte de la faire s'exprimer de manière efficace (en cosntruisant un système justement qui se base sur des comportements INNES), on obtient un truc vraiment encore plus efficace. 

J'ai bossé plusieurs années comme videur.  Ce genre de "prise de contrôle" de l'animal en moi, je l'ai vécu souvent et à divers degrés.  Ca marche très bien...  mais ça marche encore mieux quand la bestiole sait se battre et connait les techniques.  C'est LA BESTIOLE EN NOUS qu'il faut entraîner en self-protection.  En tout cas, c'est ça que j'essaie d'enseigner à mes élèves en self autant qu'en survie.  En survie, je leur transmets la sagesse de l'ours cool.  Et en self, je leur transmets la sagesse de l'ours énervé ;D

Façon de parler hein ;D  C'est juste une métaphore.  On fait pas des offrandes à l'esprit de l'ours, je vous rassure ;D

Ciao ;)

David
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27 octobre 2007 à 15:33:44
Réponse #2

kurodo


Maintenant, l'idée, c'est que la "bête" c'est de la puissance brute.  Si on conserve cette même puissance brute et qu'on fait en sorte de la faire s'exprimer de manière efficace (en cosntruisant un système justement qui se base sur des comportements INNES), on obtient un truc vraiment encore plus efficace. 

mais ça marche encore mieux quand la bestiole sait se battre et connait les techniques.

C'est ça justement qui est pour moi contradictoire. Techniques=acquis. Or si je risque de mourir je flippe, j'ai le trouillomètre à zéro (absolu), et tout ce que j'ai appris, je ne le retrouve pas.
Il peut alors se passer alors un truc, mon cerveau de base (reptilien) prend les commandes. Mais là on est bien plus profond, là où il n'y a pas de techniques ni rien ? Que du nerveux et du reflexe. En tout cas c'est ce que j'ai capté dans le livre, et c'est ce qui m'a plu.

kurodo

27 octobre 2007 à 15:55:08
Réponse #3

DavidManise


L'erreur dans ton raisonnement, c'est de penser que ce que tu as appris ne peut pas DU TOUT être restitué en mode "reptilien".  Même le cerveau reptilien peut apprendre.  Cependant, on ne peut pas restituer n'importe quoi en mode reptilien... 

En mode reptilien, on restitue :

1) ce qui fonctionnera VRAIMENT...  et je crois que le cerveau reptilien sait faire le tri ;)
2) des trucs qui impliquent uniquement de la grande motricité, et pas de la motricité fine...
3) des techniques proches des gestes innés...  exemple mettre les mains en avant pour attrapper/bloquer une attaque, ou couvrir la tête, c'est inné...  donc on reprend ces gestes et on construit dessus à l'entraînement...  au lieu d'essayer de les remplacer !
4) des choses fluides, non linéaires, et complètement libérées du cadre de pensée et d'action normal...  en cela le systema, magré toutes les critiques qu'on lui envoie, est intéressant.

Ensuite, il reste la "mémoire musculaire", et le fait par exemple qu'un karateka, même en mode reptilien total, va avoir quelques restes grossiers de ses techniques de karaté.  Il lui restera le NOYAU CENTRAL, le plus petit commun dénominateur entre toutes les techniques qu'il aura travaillé sans arrêt, à savoir le mouvement du bassin pour produire de l'énergie, et éventuellement le réflexe de fermer le poing (qui à mon avis est mauvais).  Mais même les karatékas qui ont 10 ou 15 ans de travail derrière eux vont perdre 99% de leurs jolies techniques en situation de survie.

C'est en partant de ce constat là que j'ai commencé à m'intéresser vraiment, justement, au 1% qui reste malgré tout, pour voir de quoi il retournait...  et quelques années après j'ai rencontré Le Baron, Fred et tous les autres affreux de l'ACDS qui ont su apporter des réponses vraiment pas mal à mes interrogations.

Mais même en mode "survie" comme j'appelle ça, il nous reste des choses acquises.  On en perd beaucoup, mais il en reste quand-même.  Il reste, de fait, ce qu'on aura appris au cerveau reptilien...  car lui aussi est capable d'apprendre.  D'ailleurs, on va se mettre en mode pur reptilien pendant seulement quelques secondes d'affilée.  Ensuite on revient...  et on replonge au besoin. 

Sinon les "pertes de mémoire" sont normales lors d'un stress intense.  Quand le système limbique est dans le rouge, il ne laisse pas passer les infos vers le siège de la mémoire.  Donc on peut très bien "perdre un bout de film" sans pour autant avoir été en mode reptilien.  De fait, bien souvent j'ai été en mode reptilien tout en gardant un souvenir précis de la chose.  Ca n'est pas tellement lié aux émotions, mais bien au danger objectif d'une situation.  Alors que la perte de mémoire est surtout liée à des émotions trop intenses.  Mais nous sommes d'accord...  les deux sont intimement liés pour tout le monde sauf des psychopathes dans mon genre qui ont fini par devenir tellement désensibilisés à la violence que ça ne les énerve plus vraiment.  Quand j'ai commencé comme videur, en gros j'étais tellement stressé que parfois je foutais un mec dehors et deux minutes après j'avais déjà oublié lequel c'était...  impossible d'imprimer !  Avec le temps, et surtout avec le calme, c'est revenu, et vers la fin je voyais des mecs s'entredéchirer avec des tessons de bouteilles et ça me saoûlait parce que ça allait encore salir mes fringues de les virer.

Enfin bon...  Vaste débat.

Le message que je veux faire passer, c'est que tu peux enseigner 3-4 trucs simples à ton cerveau reptilien...  et qu'il les utilisera le moment venu.  Mais il y a des conditions, et il y a des façons de faire.

Ciao ;)

David

P.S.: tout ça pour dire que je suis pas entièrement d'accord avec ton bouquin ;)
P.P.S.: ce qui, par contre, ne nie EN RIEN le fait que je sois persuadé que nous avons tous, au plus profond de nous, des circuits de survie extrêmement performants :up:
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27 octobre 2007 à 15:55:50
Réponse #4

Patrick


J'ai lu et je possède encore le bouquin de Martial VOUT et si je devais conseiller un seul bouquin à quelqu'un qui ne pratiquera jamais, ce serait celui-là et de loin.

Par contre, quelques reflexions à son sujet : totu d'abord il s'adresse principalement aux femmes qui sont victimes d'actes de prédations et qui sont légitimées à "laisser sortir la bête". Attention donc dans la transposition vers nos combats rituels masculins.

Ensuite, je suis particulièrement dubitatif quant à la capacité pour une femme de vaincre instantanément ses blocages, inhibitions, voire phobies, en cas de. Il me semble qu'un apprentissage dans lequel elle apprendra à connaître et supporter la force brute masculine (même si contrôlée en DOJO) est absolument nécessaire.

Ensuite et pour finir, moi je veux bien que le cerveau reptilien soit censé prendre les commandes en cas de blème vital, mais j'ai vu de mes yeux plusieurs personnes renoncer et littéralement accepter de mourir totalement subjugués par la situation aussi je suis convcaincu que chez certains, il y a de sacré problèmes de communication entre les zones du cerveau reptiliene, mammifère et humaine si chères à Henry PLEE et reprises par Martial VOUT.

Et enfin, il me semble que l'objectif soit de parvenir à ce qu'explique David, que j'ai ressenti souvent et que j'appelle "chevaucher la bête".

27 octobre 2007 à 16:07:01
Réponse #5

DavidManise


Chevaucher la bête...  c'est une excellente métaphore :doubleup:

Tu parles bien de cet état bizarre où tu agis et réagis avec une précision et une puissance parfaitement maîtrisés, mais que t'as l'impression que c'est quelque chose/quelqu'un d'autre que toi qui agis ?  Et toi tu vois ça en spectateur avec une conscience aigüe de tous les détails du truc...  comme avec un recul un peu bizarre qui te permet de réfléchir froidement au cynisme de la chose ? :)

Ciao ;)

David
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27 octobre 2007 à 16:26:53
Réponse #6

kurodo


Le message que je veux faire passer, c'est que tu peux enseigner 3-4 trucs simples à ton cerveau reptilien...  et qu'il les utilisera le moment venu.  Mais il y a des conditions, et il y a des façons de faire.

Roger ! Je suis bien évidemment preneur. J'espère que tu abordes ça à chacun des tes stages. Sinon je demanderais, de toute façon   ;D

totu d'abord il s'adresse principalement aux femmes qui sont victimes d'actes de prédations et qui sont légitimées à "laisser sortir la bête". Attention donc dans la transposition vers nos combats rituels masculins.

Pas d'accord. Ca s'adresse aussi aux hommes. Les combats "rituels" c'est pas un peu bidon, en cas de combat de rue ? Ca laisse la chance au plus lourd, au plus fort. Exactement le shéma dans lequel il ne faut pas rentrer, dixit l'auteur du bouquin. Et ça ça me parle.

Citer
Il me semble qu'un apprentissage dans lequel elle apprendra à connaître et supporter la force brute masculine (même si contrôlée en DOJO) est absolument nécessaire.
Non, tu parles de rapport de FORCE. Tu dois relire le bouquin  ;)

Citer
j'ai vu de mes yeux plusieurs personnes renoncer et littéralement accepter de mourir totalement subjugués par la situation[/b] aussi je suis convcaincu que chez certains, il y a de sacré problèmes de communication entre les zones du cerveau reptiliene, mammifère et humaine si chères à Henry PLEE et reprises par Martial VOUT.
Mais c'est justement la  base du raisonnement du bouquin: travailler sur soi dans la vie de tous les jours pour éviter cet état de résignation. Relis le livre, Patrick, relis le livre  :D ;)

Kurodo

27 octobre 2007 à 16:57:30
Réponse #7

emmuel


Une copine championne de france de Taekwondo très sure d'elle et de sa force (en combat rituel de compétition) eu un jour une altercation avec un voyou qui lui dit après lui avoir mis une magistrale tarte dans la gueule sans autre préavis, maintenant tu va me tuuuuuuuuuuut et je vais te tuuuuuuuuuuut. La cpine était dans un véritable état de sidération et elle avouat elle même que si des témoins ne s'étaient pas interposés elle n'aurait pas résisté. C'est plus clair maintenant ?

Tafdak .
Ca m'est arrivé. J'ai ps pris les tartes et les coups parce que j'ai bloqué. Merci quand même l'entrainement.
En revanche mon cerveau était tout embrouillé et savait pertinemment que c'était "pas comme d'habitude". Les baffes oui. Le processus de défense marchait. Parce que fasse au mec qui tartait, mon cerveau savait juste que c'était : bloquer le machin qui arrive.
Pour en donner, c'était pas la même. Le gap entre "marquer des points" ou "placer un contre" et "faire mal au mec en face" ne s'est pas fait.

Je pense avec le recul que si j'avais encore été imprégné de Judo à ce moment là, j'aurais fait quelque chose. Parce que au judo, ce qui est censé être fait et ce qu'on fait ne font qu'un. Contrairement à al plupart des AM de frappe. Simple spéculation.  ::)

 "entraînement" à l'agression, à "la méchanceté" aux insultes à la volonté d'autrui de vouloir réellement nuire me paraît essentiel, si on a pas intégré ça par son expérience. Et le dojo n'y prépare absolument pas. Un mec au dojo ne veut pas te nuire.
« Modifié: 27 octobre 2007 à 17:02:59 par emmuel »

27 octobre 2007 à 17:05:49
Réponse #8

Rouge


Je ne connais pas ce livre, je vais tacher de mettre la main dessus.
Il y a aussi quelque chose d'important à ne pas oublier, je pense : laisser parler la bête, la plupart des nuisibles font ça très bien, et au jeu de la bestiole la plus teigne et la plus entrainée, ils ont souvent pas mal d'avance. Par contre, dans la mise en place de ce qui la chevauche, c'est une autre histoire, et c'est peut-être là que les efforts portent vraiment leurs fruits à terme.

27 octobre 2007 à 17:23:27
Réponse #9

kodiak


Citer
Un mec au dojo ne veut pas te nuire.
 
Je te jure que si parfois ;D, en général ils ne nuisent pas longtemps


Citer
relis le livre  

En tout les cas moi je vais le lire, pour l'instant ma seule référence au sujet était le bouquin d'Henri Plée et je suis preneur de toutes autres visions, moins ardues à lire,

Si j'ai bonne mémoire il me semble que l'une des victimes du tueur Patrice Alegre ,était championne régional en BF, elle n'a pas su gérer une agressions réelle

Il me semble quand même que dans un cheminement martial, quel qu'il soit; on l'on progresse de prise de conscience, en prise de conscience; la confrontation physique est un passage obligé
Parce qu'il nous aide justement à prendre conscience des réalités du combat et  surtout des possibilités et limites de notre propre corps;
En gros, pour essayer d'êtres clair, si tu tire avec une arme, c'est ta conscience voir ton instinct qui appui sur la détente, mais ton tir sera d'autant plus précis et efficace si tu  as déjà une conscience de ton arme et des sensations du tir ;)

Enfin c'est mes 2 grammes


Mon passe-temps favori est la conversation coupée de silences. Les autres fournissent la conversation, moi les silences.

27 octobre 2007 à 17:41:26
Réponse #10

Benouille


Bonjour,

au risque de passer pour un gros boulet, je pense avoir bien compris l'histoire de "bête intérieure" et tout ça, mais concrêtement, ce bouquin il parle de quoi ?
- de techniques destinées à "faire sortir la bête" dans les situations qui puent ?
- des 320 différentes manières d'arracher une oreille ("Allez, sans les mains !"  ;D) ?
- de la gestion du stress en situation de conflit ?

Excusez-moi il est tard chez moi, mes 3 cerveaux sont en veille...

Merci, a plus.  :)
"Mieux vaut être un peu parano, que beaucoup emmerdé..."

27 octobre 2007 à 18:48:30
Réponse #11

ipphy



Si j'ai bonne mémoire il me semble que l'une des victimes du tueur Patrice Alegre ,était championne régional en BF, elle n'a pas su gérer une agressions réelle


Champion ne veut pas forcément dire que le mec ou la nana est un crack dans sa discipline.
En BF tu peux être champion en assaut, c'est un combat à la touche, le KO est interdit, les juges te donnent les points. Donc tu n'est pas autant préparé physiquement et mentalement que celui ou celle qui prépare un combat avec KO.
Par ailleurs, je suis totalement d'accord avec vous, les AM et les sports de combats ne sont pas fait pour la rue. Perso je vois la BF comme une activité physique que j'ai plaisir à pratiquer. La savate du XIX était faite pour la rue, pas la BF sportive d'aujourd'hui  ;)

27 octobre 2007 à 19:46:45
Réponse #12

Robert


Je ne connais pas ce livre, je vais tacher de mettre la main dessus.
Il y a aussi quelque chose d'important à ne pas oublier, je pense : laisser parler la bête, la plupart des nuisibles font ça très bien, et au jeu de la bestiole la plus teigne et la plus entrainée, ils ont souvent pas mal d'avance. Par contre, dans la mise en place de ce qui la chevauche, c'est une autre histoire, et c'est peut-être là que les efforts portent vraiment leurs fruits à terme.

Juste une petite précision sur cet excellent résumé pour bien établir ce qui chevauche la bête. En général, le nuisible ou l'agresseur n'agit pas réellement sous l'égide de la bête en nous, mais plutôt sous l'accumulation de la colère. La colère mène l'agresseur à la fureur ce qui est une fausse bête, la vraie bête provient de la rage en soi. La rage survient lorsque l'on se sent vraiment à la merci de quelqu'un et là c'est le côté animal ou simplement l'instinct de survie qui prend le dessus. Demeure qu'à l'extrême, l'instinct de survie peut mener à abdiquer et même aller jusqu'au suicide! Du côté de l'entraînement aux arts martiaux une personne qui travail au niveau de la rage au lieu de la colère et de la fureur fera toute la différence en situation réelle.



Le message que je veux faire passer, c'est que tu peux enseigner 3-4 trucs simples à ton cerveau reptilien...  et qu'il les utilisera le moment venu.  Mais il y a des conditions, et il y a des façons de faire.
Roger ! Je suis bien évidemment preneur. J'espère que tu abordes ça à chacun des tes stages. Sinon je demanderais, de toute façon   ;D

Alpha, bravo, charlie, delta, écho.

Salut kurodo,

La prise de conscience de l'animal en soi (Instinct de survie) est déjà un bon point de départ. Apprendre a gérer le tout est une toute autre histoire. Mais, si je pars de l'enseignement que j'ai reçu et de tes propos suivants :

Citer
J’avais peur d’en venir au main, ça c’est évident. J’ai pratiquement évité son coup de boule, et je pense l’avoir poussé des 2 mains dans la poitrine.

et si j'avais à développer une séance d'entraînement à partir de cette réaction très naturel chez l'animal humain. Je parlerais en japonais de "shotei", littéralement la paume de la main.

Cela m'amènerais à parler de "shotei uchi", coup de paume par l'intérieur et pour le cas présent j'ajouterai "chudan". Donc nous avons "chudan shotei uchi" que je peux traduire par coup de paume par l'intérieur au niveau moyen (plexus).

Une video du kihon (entraînement de base) est diponible là
http://www.all-karate.com/143/palm-heel-strike-shotei-uchi

Reste qu'intégrer un mouvement de manière automatique au niveau animal peut exiger des années de pratiques. En bref, selon l'entraînement du kyokushin les étapes suivantes seraient les kumite (combat) sous surveillance dans un premier temps, combat libre par la suite et combat réel au K.O. pour permettre l'intégration de la notion au mieux. C'est loin d'être évident!

De plus, je peux ajouter que le chudan shotei uchi implique des complications en situation réelle. En fait, ce n'est pas une défense mais une attaque qui peut mener l'adversaire à contre-attaquer. Reste que cela peut quand même permettre de récupérer du temps soit pour préparer sa garde ou bien prendre la fuite. Dans la situation présente, il semble que le coup de paume a suffit pour refroidir le mari qui agissait sur le coup de la colère (jalousie), mais reste que c'est un jeu dangereux si on n'est pas capable de faire réellement face ou de fuir sérieusement. Autrement dit, avec un autre genre d'individu cela aurait pu engendrer un combat au niveau de la fureur.

Bref, j'espère avoir  été suffisamment clair pour permettre de faire la différence entre le fait de pratiquer un art martial ou self-défense et la réalité de la conscience en situation réelle. 

OSU!


27 octobre 2007 à 20:52:42
Réponse #13

DavidManise


Roger ! Je suis bien évidemment preneur. J'espère que tu abordes ça à chacun des tes stages. Sinon je demanderais, de toute façon   ;D

Moi je ne donne pas de stages de self.  Je donne des stages de survie.  Je donne des cours de self...  mais il y a des personnes autrement plus compétentes que moi dans ce domaine, à commencer par Pat, ici présent, mais aussi Le Baron, et bien évidemment PP, et Fred Perrin qui a un niveau à mains nues que peu de personnes sur terre pourront jamais rêver d'approcher.  Eux, ce sont des vrais pros du truc, et moi à côté je suis juste un jeune padavoine :)

Si t'as l'occasion de faire un stage avec eux, ne te prive surtout pas.

Sinon j'applique un peu les mêmes principes en survie nature...  mais j'effleure le sujet.  Même en deux jours, on a peu de temps pour transmettre ce genre de choses.  Au mieux, je peux vous faire prendre conscience de l'importance du truc et vous laisser chercher par vous-mêmes ensuite.  Toi tu as déjà pris conscience, donc inutile que je te prenne le chou davantage.  Les réponses, tu les trouveras désormais en toi-même... et ne fais confiance à personne d'autre pour ce genre de trucs ;)

C'est entre toi et ta bestiole, maintenant :)

David
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27 octobre 2007 à 21:10:34
Réponse #14

kurodo


Merci pour vos interventions, les gars.

Moi en tout cas, ce bouquin il me botte. Les entrainements et la pratique assidue d'arts martiaux ou de sport de combats ça ne m'attire pas.

Dans la vie, et ça n'engage que moi bien entendu, j'ai le sentiment que les choses importantes, des évenements clefs, arrivent lorsqu'elles doivent arriver. J'en ai eu souvent la sensation. Les trucs qui comptent, quoi. Pour ce livre, ou plutôt pour ce qui y est dit, c'est pareil. J'explique: Petit a) Ca fait longtemps que j'ai laissé tomber l'idée d'être un gros tas de muscles. Ma douce s'en fout, on trouve toujours plus baraqué que soit et en combat réel ça ne sert pas forcément. Petit b) Ca fait longtemps que je cherchais quelque chose de simple et d'efficace pour se sortir d'une embrouille extreme pour pouvoir fuir. Mais depuis quelques mois ma fille a un petit copain et commence à sortir régulièrement le soir et je crains maintenant pour elle. Donc ça devient urgent. Je lui ai déjà fait lire l'excellent Reperes de Patrick. Enfin petit c) depuis de nombreuses années j'ai appris à me faire poliment respecter. Il est arrivé un moment où je me suis dit que je saurais dire non (par exemple c'est incroyable le nombre de personnes incapables de dire non, même avec les formes et de manière justifiée, à leur supérieur). De même lorsque dans une grande surface quelqu'un tente de passer avant moi à un rayon, je ne marmonne pas dans ma barbe en lui lançant un regard furibond: je me manifeste poliment.

Maintenant, je lis le livre de Martial Vout et que dit-il (je résume)? La force ne rentre pas en compte = le petit a) Les coups doivent être naturels, pas appris. Simplicité et efficacité = le petit b). Le pilier de tout ça est le respect de soi qui amène au refus de l'atteinte à son intégrité, car sans ça rien ne se déclenche = le petit c). Si j'avais lu ce livre il y a par exemple 1 ou 2 ans, il serait arrivé trop tôt. Mais il est arrivé aujourd'hui parce que j'étais prêt à l'intégrer. Je répète que ça n'engage que moi, cette théorie. Mais voilà pourquoi ce bouquin me parle. Il s'intègre parfaitement et au bon moment dans ma vision actuelle des choses.

Bon j'ai babillé pour 1 semaine, là. Je me tais jusqu'à Lundi (j'essaie).

Cordialement
Kurodo

27 octobre 2007 à 21:13:49
Réponse #15

douyazen


Magistrale prise de conscience :)  Bravo :)

Et bienvenue parmi les mecs (trop rares) qui ont pigé que leur bestiole interne est utile...



Ciao ;)

David

Il y pas longtemps  , j'ai eu une petite altercation avec un gars que je vois pratiquement tout les jours . Il pensait que je lui voulait du mal et plein de truc qui sur le coup m'ont parrut vraiment débile tellement il hurlait et gesticulait dans tout les sens .
Il se trouvait à quelques métres ,pas plus de 3 ,et s'avancait petit à petit avec de grand gestes  ,les jambes écartées  dans une démarche  qui se voulait menaçante ,les bras bien écarté aussi ,le cou et le reste du corps bien offert  .Tout en poussant des Koua ! Koua ! Kestata !
Moi j'étais trés calme , et j'écoutais ça de trés ,trés loin ,je ne réagissait pas à ces menaces ,j'aurais pu lui répondre ,hurlais plus fort que lui ,ou me montrer plus menaçant aussi .Non je n'ai rien fait , je me suis contenté de le regarder et lui il avancer .
Et j'ai eu peur ,tout d'un coup ,comme à chaque fois  qu'un gars s'approche de moi menaçant .
Je ne eu pas peur de lui ,ou des coups que je pourrais prendre ,non j'ai eu peur des mauvais coups que je pourrais lui porter  ,quand je repense à toute les fois que des gars m'ont branché ,sur de leurs force et tout, j'ai toujours su que je pouvais leurs faire bien plus de mal que eux ne pourraient jamais m'en faire ,je dit cela sans aucune prétention .
J'ai pas vraiment le gabarit du manitou ,je serai plutot du type crevette ;D
J'ai toujours eu peur de la béte qui sommeille  ,j'ai vraiment peur de la réveiller .
C'est vraiment un sentiment bizarre ,de la crainte mélée  à de la confiance en soi ,j'ai du mal à l'exprimer  .

Ma derniére baston date d'il ya quelques années ,ensuite j'ai toujours évité les conflits ,toujours .
J'ai grandit dans une ambiance d'extréme violence , pas à la maison mais à l'extérieur , il fallait toujours se monter menaçant , violent ,trés agressif ,partout et tout le temps .Et honnétement c'est  pas dans ma nature , mais il fallait le faire sinon on courrait le risque d'étre vraiment la victime ...

Quelqu'un aurrait t il une explication ?
Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
Un jour tôt ou tard on est que des os ...

27 octobre 2007 à 21:57:47
Réponse #16

DavidManise


Douyazen,

Bah on est un peu hors sujet, mais oui.  C'est assez normal de ne pas vouloir laisser la bête exploser quand ça n'est pas justifié.  C'est même plutôt sain d'avoir peur de la laisser péter, parce que les conséquences pour l'autre et pour soi-même (au niveau moral, psychologique et légal) ne sont pas anodines du tout.  Défoncer la gueule de quelqu'un, c'est un truc sérieux...  ça laisse des traces profondes, et pas que dans le casier judiciaire. 

Bon voilà. 

Mais j'aime beaucoup la phrase attribuée à Sun Tzu qui dit que seuls les guerriers peuvent être pacifistes...  et que les autres n'ont pas le choix.  D'avoir peur de faire mal à autrui alors qu'on sait qu'on en est capable, c'est du pacifisme à l'état pur.  Total respect.  Donc l'explication c'est que t'es un bon mec.  Va pas chercher plus loin.

Je ne doute pas que tu saurais laisser la bestiole s'exprimer dans des circonstances où ta vie serait réellement menacée (là c'était visiblement pas le cas). 

Sinon Kurodo : Je suis entièrement d'accord avec tes trois points.

Inutile d'être très très fort.  Inutile d'être super entraîné et tout.  Par contre, fais attention à ce que la lecture de ce genre de bouquin ne te donne pas un faux sentiment de sécurité.  Tu as découvert que tu avais en toi ce qu'il fallait pour faire preuve d'une extrême violence en cas de besoin.  Et c'est vrai.  Et c'est absolument nécessaire pour survivre à une agression réelle.  OK.  Le problème, c'est que les mecs en face, ça, ils le savent déjà depuis tout petit.  La vraie violence pure et gratuite, ils baignent dedans au QUOTIDIEN.  Toi, non. 

Tu vas pas aimer ce que je vais te dire...  et j'en suis désolé à l'avance.  Mais je le dis du fond du coeur et en cherchant réellement à t'éviter un piège dans lequel plein de gens tombent.  C'est pas en lisant un bouquin qu'on devient réellement capable de FAIRE ce genre de trucs.  Ca ne s'apprend pas le cul posé sur une chaise.  Ni devant un ordi.  Si tu veux apprendre à sauver tes miches et à frapper sur quelqu'un pour sauver ta peau, faut réellement t'y coller et aller te confronter à des gens dans une salle.  Il faut apprendre avec des gens expérimentés qui pourront t'apprendre tout ça...  ils t'apprendront à positionner ton corps, à frapper, et plein de trucs réellement importants.  Et ils apprendront surtout à la bestiole en toi à s'exprimer CORRECTEMENT.

Faut que tu trouves un mec qui sait parler à la bestiole en toi comme ce bouquin.  Que ça soit moi ou un autre, c'est pas la question...  mais pour apprendre à se battre, il faut se battre.  Dans des circonstances contrôlées et sécurisées, bien sûr, mais dans un contexte qui ressemble le plus possible au vrai truc, pour entraîner ta bestiole à réagir dans ce type de contexte.  En clair, il faut créer un contexte qui permette à la bestiole de s'entraîner.

Pas besoin d'être une montagne de muscles du tout (même si ça facilite les choses, soyons honnêtes).  Pas besoin de passer deux plombes par jour à faire du sparring full contact.  Mais je pense que 45 minutes trois fois par semaine c'est un minimum pour conserver les bons gestes et les intégrer pleinement.

Voilou. 

Mais nous sommes d'accord sur un point...  le truc qui fera LA PLUS GRANDE DIFFERENCE dans un combat de survie, c'est la capacité PSYCHOLOGIQUE qu'on aura (ou pas) à péter les plombs complètement et à faire réellement mal à quelqu'un pour survivre. 

Pour moi, et je ne sais plus à qui j'ai piqué ça mais c'est pas de moi, il y a trois types de personnes :

1) herbivores (beêêêêeee)
2) carnivores (grrrrrrr)
3) prédateurs (maintenant tu vas me biiiiiip et après je vais te biiiiiiip)

Ce qui fait que je classe les gens dans une catégorie ou une autre, c'est UNIQUEMENT des traits psychologiques.  Je connais deux gamins de 5 et 3 ans que je classe d'ores et déjà dans le groupe des carnivores.  J'ai rencontré, au dernier stage survie en rando, une jeune femme pas très baraque et plutôt mignonne mais qui est une pure et magnifique carnivore.  Et je connais des mecs de 120kg de muscles qui sont de gros moutons pleins d'amour.  Rien à voir avec le physique.

Par contre, une fois qu'on réalise qu'on n'est pas un mouton, en général on prend ses dispositions pour affûter un peu ses crocs.  Simple question de démarche...  de posture mentale qui influence tout.

Mes deux balles ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

27 octobre 2007 à 22:19:09
Réponse #17

douyazen


Le terrain donne le ton .
Un monde meilleur
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27 octobre 2007 à 22:39:48
Réponse #18

Woodrunner


Flashback: le Krav Maga
Et puis il y a environ un mois j’ai lu un post sur ce forum. Il évoquait le Krav Maga. Là, je me suis dit que j’avais peut-être enfin trouvé quelque chose qui répondrait à mes attentes. De plus, il y a club proche de mon boulot (15 min).

Je me suis donc renseigné, mais là encore : déception. Il y a pour moi une contradiction évidente entre la définition et la réalité du Krav Maga.
Définition : parce qu'il constitue une réponse adaptée aux agressions de rue, qu'il est basé sur des mouvements simples et efficaces qui ne nécessitent aucune aptitude physique particulière, le Krav Maga, est de plus en plus apprécié par les hommes et les femmes de tous âges.
Réalité: nécessité d’une pratique régulière et assidue, efficacité des coups (immobilisations, clés, coups de poings) dépendante de la force physique, concept de code d’honneur, passages de grades et de ceintures. En bref, pour moi, chi*nt ! Et je n’ai pas imaginé une seconde ma grand-mère ou ma fine fille de 16 ans se lancer là-dedans pour se préparer à l’éventualité d’une agression dans la rue.


Hello kurodo,
Je suis désolé pour toi  que tu n'ai pas trouvé ton compte dans le krav maga! J'ai pratiqué pendant un an et jamais je n'ai entendu parlé de ceinture, ni de dogme et autre "Katadelamortquitue",.....Il y a divers école de krav maga sauf erreur!
Les leçons se déroulaient ainsi: échauffement, travail d'une ou deux techniques de frappe, travail en binome puis travail en groupe,... J'y ai surtout développé une certaine agressivité (pas violence) et appris des techniques simple et fonctionnel! Notre instructeur nous invitait à rester critique, on a testait pas mal de truc personne ne détenait la vérité lors des cours,... on pouvait s'exprimer et essayé de contredire l'instructeur (même si ça faisait mal ;D) Il nous répétait que le krav devait être évolutif et qu'on devait être créatif ::) ::) ::)!!!
Un de ses enseignement principale était que lorsque on se bat il faut pas chercher la beauté du geste, et surtout continué une attaque (même et surtout a l'entraînement) malgré qu'elle ne soit pas aussi parfaite qu'on le voulait,...
Lors du premier cours on m'a dit qu'en 6 mois j'aurais un niveau suffisant pour me défendre et je dois dire que je n'ai pas été déçu! Cela fait 3 ans que j'ai pas remis les pieds dans un cours et je dois dire que les réflexe sont encore bon les techniques que j'ai appris sont bien resté, c'est pour moi la preuve du bien fondé de ces techniques,....

Donc petit conseil essayes de trouver un cours krav maga orienté self et pas sport,...

PS: l'instructeur disais toujours que la fuite (si possible après une frappe au b**le ou dans le tibias pour la forme,... ;D)était la meilleurs des solution,...
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

WOLWERINES!!!!!!!


"Une pomme par jour éloigne le médecin… pourvu que l'on vise bien."    

Winston Churchill

28 octobre 2007 à 08:58:42
Réponse #19

remy b


Encore un fil qui remet pas mal de choses en places.

Juste un truc sur le palm-strike:
l'un des intérêts du shotei uchi (patate avec la paume de la main) est que la zone de frappe est pile dans le prolongement du bras (shotei est la zone basse de la paume). Pas de risque de se casser un doigt, le poignet ou la main en donnant un coup de poing mal serré (ce qui est arrivé à un camarade d'entrainement qui ne pratiquait jamais le contact  :blink:) - garder le poing solide et dans l'axe n'est pas si simple quand le choc est total.

Autre intérêt, les frappes en remontant (menton) sont puissantes, la zone de percussion est solide.
Je ne sais plus comment s'appelle cette américaine qui fait de la SD pragmatique - elle envoie des shotei plus que convaincants. Et l'idée de tout lacher (cf. l'animalité) est au centre de son travail également.

Dernier truc sur le shotei: ce n'est pas un coup de poing (un peu comme la grosse claque): l'imaginaire collectif et le senseur tendent à être beaucoup plus critiques quand on ferme le poing.

Ami Modo, si c'est HS ou du bruit, édite le message.  ;)

Rémy
rémy b
b-sharp

28 octobre 2007 à 09:37:34
Réponse #20

Sielwolf


Pour moi, et je ne sais plus à qui j'ai piqué ça mais c'est pas de moi, il y a trois types de personnes :

1) herbivores (beêêêêeee)
2) carnivores (grrrrrrr)
3) prédateurs (maintenant tu vas me biiiiiip et après je vais te biiiiiiip)

Ce qui fait que je classe les gens dans une catégorie ou une autre, c'est UNIQUEMENT des traits psychologiques. 
David


David,

Je ne sais pas si tu connais les travaux (remarquables) du Lt Col. Grossman, mais dans On Combat (malheureusement pas traduit, et ce n'est sûrement pas prêt d'être le cas, vu le retard de mentalité qu'on a en France), il utilise exactement la même analogie.

Grossman parle:

1) des chiens de garde (les guerriers "dans l'âme")
2) des moutons (99% de la population humaine)
3) des loups (les "prédateurs humains").
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

28 octobre 2007 à 09:40:46
Réponse #21

DavidManise


Je trouve pas cette catégorie conforme à l'image du loup que je souhaite véhiculer...  mais oui, c'est un bon exemple.

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

28 octobre 2007 à 09:45:55
Réponse #22

Sielwolf


Oui, je vois ce que tu veux dire... Idem pour moi.

On se comprend en ce qui concerne la métaphore...   ;)
"Though Lycans were fewer in number, the war itself had become more perilous, for the moon no longer held her sway. Older, more powerful Lycans were now able to change at will."

http://www.neurocombat.com/
http://www.fourrure-torture.com/fourrure-lapin.html

28 octobre 2007 à 10:10:09
Réponse #23

Woodrunner


Chez nous on dit:
-des papivores
-des herbivores
-des carnivores

ça résumes tout,.....
Every citizen should be a soldier. This was the case with the Greeks and Romans, and must be that of every free state.
Thomas Jefferson
3rd president of US (1743 - 1826)

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Winston Churchill

28 octobre 2007 à 10:36:02
Réponse #24

Sgt.Kelly



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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