Salut,
Juste un lien qui peut être intéressant quand aux réactions à avoir face à un chien:
http://morsures-de-chiens.monsite.wanadoo.fr/page6.html"De nombreux codes de communication existent chez les chiens. Bien les connaître peut nous éviter d’émettre des signaux qui risquent d’être mal interprétés et qui conduisent parfois à l’agression.
Voici donc les différentes raisons qui peuvent motiver l’agression d’un chien et quelques conseils pour y faire face.
L’agression de dominance
Ne pas caresser un chien inconnu sur la tête ou sur le cou, ne pas se pencher au dessus de lui, ne pas l’enjamber. Ceci est interprété comme une tentative de domination de votre part. Un chien ayant un peu de caractère ne le supportera pas forcément. Tout geste au dessus de son dos ou de son cou peut être considéré comme une agression. Seule est neutre la caresse sur le poitrail et les flancs.
Ne pas se laisser aller à caresser un chien en posture de soumission (décubitus latéral ou dorsal) à moins de vraiment bien le connaître. Cela peut en fait être devenu par déformation du rituel (à cause des caresses que l’on prodigue généralement au chien qui adopte cette position) un comportement dominant et le chien peut vous mordre si vous arrêtez de le caresser avant que lui ne l’ait décidé.
Un chien qui vous donne la patte de manière insistante, qui veut monter sur vos genoux, qui veut mettre ses pattes de devant sur vos épaules ou qui passe systématiquement devant vous aux passages de portes est souvent un chien dominant chez lui et par là même, potentiellement dangereux. Si vous ne respectez pas la hiérarchie au sommet de laquelle il considère se trouver, il risque fort de vous menacer d’abord et de vous agresser ensuite si vous n’obtempérez pas à son injonction.
Ne pas caresser un chien couché sur une place en hauteur, type fauteuil, canapé.
L’agression provoquée par la punition
Ne pas attraper un chien par la peau du cou : La punition physique la plus efficace pour un chien est de l’attraper par le cou et de le secouer. Cette méthode leur est inculquée de très bonne heure par la mère et ils en connaissent parfaitement la signification. Cet acte risque donc fort de déclencher une réaction défensive.
L’agression territoriale
Vous êtes surpris par un chien agressif dans une enceinte ; la barrière est restée ouverte. Le propriétaire est absent. Le chien mime une charge mais garde sa distance et est menaçant. Ne pas le quitter des yeux, (Mais ne surtout pas fixer dans les yeux, c’est pour le chien un défi) ne pas faire de geste brusque, lui parler d’une voix douce, le flatter de la voix (Cela permet de capter son attention). Reculer doucement tout en continuant à le surveiller. Le chien va sûrement esquisser des simulacres d’attaques mais n’agressera pas s’il est seul et que vous ne fuyez pas.
Si le maître arrive à ce moment là : enjoindre celui-ci à ne pas crier et à appeler gentiment son chien sans continuer à avancer vers vous (S’il l’appelle en hurlant, le chien peut interpréter cela comme un ordre à aller vous attaquer). Si le chien n’obtempère pas, c’est que le maître n’a aucun contrôle sur lui. Demander au propriétaire de s’en aller à l’opposé du chien. Qu’il ne vienne surtout pas chercher le chien, cela lui donnerait le courage d’attaquer. Il s’agit là du même phénomène observé que lorsque les chiens sont plusieurs. Le courage d’attaquer est alors plus grand.
Vous avez droit à une attaque en règle. Vous voyez le chien arriver vers vous au grand galop. Avant qu’il n’arrive dans les 5 mètres, portez une jambe en avant dans sa direction et criez de manière forte et sèche le mot que le chien apprend en premier dans sa vie : « NON ». Si le chien devait tout de même mordre, il attraperait la partie du corps qui présente le plus de mouvement et il est préférable qu’il attrape le pied protégé par la chaussure que le bras.
Mais dans la grande majorité des cas, cette façon de faire est efficace et pose un interdit très puissant. Un chien normalement équilibré et n’ayant pas subi un dressage spécifique, s’il n’a pas le renfort d’un autre chien ou de son maître, n’ira pas jusqu’à l’agression. Repliez-vous sans quitter le chien des yeux, en marche arrière en gardant le chien devant vous et sans geste brusque.
L’agression de protection
Méfiez vous aussi d’un chien dont vous avez fait la connaissance en présence du maître. Celui-ci peut très bien ne plus se comporter aussi gentiment en son absence. Il se peut qu’il réagisse en protecteur vis à vis de sa maîtresse ou des enfants. Le rôle de protecteur de la meute incombe au chef de meute et en l’absence du maître, il se peut que le chien se considère comme tel.
Le mercredi, quand les enfants sont seuls, que vous vous trouvez devant une porte et que vous entendez aboyer furieusement le chien, retenez la porte par la clenche et exigez des enfants que le chien soit enfermé si vous avez le moindre doute.
Si le chien est enfermé et qu’il s’échappe : dans un appartement, le chien a tendance à considérer sa distance limite de fuite comme étant nulle. S’il a peur, il pourra donner un coup de dent par réflexe de défense. Il est impératif de rester totalement immobile dans ce cas là. La plupart du temps, le chien ne mordra pas s’il est suffisamment stable et s’il n’observe pas de comportement agressif. Le fait de bouger rapidement en est un pour lui. S’il donne un coup de dent, sa tension émotionnelle sera libérée et l’absence de mouvement de votre part l’incitera à ne pas recommencer. Par contre des mouvements désordonnés, une tentative de fuite, un recul brusque et des cris vont inciter le chien à recommencer pour tenter de faire fuir l’individu qui pour lui est de ce fait potentiellement dangereux. De même que les cris des propriétaires et les tentatives de l’attraper en des mouvements rapides.
L’agression de prédation
A chaque fois que vous quittez une maison ou un appartement dans lequel se trouve un chien en liberté, même si vous êtes entrés sans aucun problème, même si le maître est avec vous, méfiez vous tout de même. De nombreux chiens trouvent normal que l’on rentre chez eux et ne manifestent alors aucune agressivité. Pourtant, certains chiens à tendance dominante ne supporteront pas que vous passiez la porte avant eux. D’autres verront dans votre départ un début de fuite et pourraient être tentés d’en accélérer le rythme afin de pouvoir vous chasser. Certains maîtres savent par expérience que leur chien a ce type de comportement et prendront les précautions nécessaires. D’autres l’ignorent avant que ne survienne un premier accident. Il est possible de faire un test lorsque le maître vous assure qu’il n’y a aucun danger : Faites un ou deux pas rapides en vous dirigeant vers la sortie et immobilisez-vous totalement. Observez la réaction du chien. Si le chien a la moindre réaction de début de poursuite, il s’arrêtera immédiatement grâce à votre immobilisation. Exigez alors que le chien soit tenu.
A bicyclette ou à vélomoteur, quand un chien vous poursuit, n’essayez pas d’accélérer. C’est l’instinct de chasse qui est à l’origine de ce comportement. Faites-lui voir qu’il se trompe et ne vous comportez pas en gibier affolé. Stoppez net votre vélo et criez d’une voix ferme un « NON ! » réprobateur. Si nécessaire intercaler le vélo entre vous et le chien par mesure de protection.
Le gibier, face à une charge en règle, prend la fuite et s’entame alors une course poursuite qui attise l’instinct de proie du chien et qui lève toute inhibition de la morsure. Si tout à coup le gibier se transforme en humain dominant qui fait face, le chien ne peut plus se permettre l’agression.
Vous êtes mordu par surprise : Essayez de ne pas trop paniquer. La grosse majorité des chiens n’a pas assez de courage pour tenir une proie inerte et encore moins une proie qui se comporte en être humain dominant et qui crie « NON » d’un ton ferme. Par contre, tous les chiens ont l’instinct de serrer plus fort une proie qui cherche à s’échapper. Cela renforce chez eux l’impression qu’ils sont bien en présence d’une proie et peut déclencher le « secouement à mort » et les dégâts que cela occasionne.
L’agression provoquée par la peur
Le chien domestique n’est pas un animal courageux. Nombreuses sont donc les occasions de lui faire peur. Les chiens craintifs ou peureux constituent une large part de la population canine. Leur agressivité peut se manifester derrière leur barrière en présence du facteur qu’ils ont l’impression d’effrayer, lorsqu’ils ne perçoivent pas la possibilité de fuir (acculé dans un coin ou à la laisse) face à un agresseur, ou lorsqu’ils sont surpris. Il suffit de faire face à ce type de chien pour qu’il ne puisse trouver le courage d’attaquer.
L’agression provoquée par la douleur
Quand vous créez une douleur chez un chien, par exemple en lui marchant accidentellement sur la queue ou sur une patte ou en tombant sur lui, sa réaction est souvent très violente. Le type de morsure engendré par la douleur, comme la morsure par peur est grave car il n’y a pas de régulation de l’intensité de la morsure. La seule attitude à avoir est de ne pas se débattre et de bouger le moins possible. Ainsi, la morsure réflexe provoquée ne risque pas de se transformer en combat désespéré et en morsure acharnée. En effet, cette morsure, si elle est souvent grave, est généralement de courte durée.
L’agression de possession
La présence d’un objet chargé d’une signification affective (type chausson du maître) ou de nourriture (gamelle, os...) sur le territoire d’un chien peut également conduire à l’agression. Si un chien semble marquer un intérêt particulier pour un objet de ce type, ne jamais s’approcher. Si vous le surprenez dans un tel contexte, il risque d’attaquer sans grognement préalable. Dans ce cas, la technique du « NON » pied en avant reste la meilleure. Si le chien vous voit arriver, il va se bloquer sur son objet et gronder de plus en plus fort. Un repli stratégique (avec des gestes lents, décomposés, en gardant le chien face à soi) est fortement conseillé.
Dans tous les cas, il est essentiel de garder à l’esprit que tout mouvement rapide, tout cri est un important facteur d’excitation ou d’angoisse pour le chien. Se rappeler aussi que la fuite quotidienne observée par le facteur est la principale cause de l’agression envers lui. Quand un chien pour une raison ou une autre se trouve libéré, ne plus se comporter en gibier, mais en être humain dominant reste la meilleure garantie d’éviter une morsure. "
Dominique CHORIN
Janvier 2006
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