"Celui qui est prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux."
J'aimerais avoir vôtre avis sur cet phrase, en un mot, qu'en pensez-vous ?
Est ce que cet phrase vous choque ? est ce qu'elle vous semble "juste" ? rejetez-vous cet état d'esprit sur la liberté ?
Merci d'avance 
C'est d'actualité plus que jamais, mais c'est pas vraiment populaire, pas dans l'air du temps et peu gouté par ceux qui nous gouvernent.
On peut aussi prendre une phrase d'un auteur allemand Gottfried Keller, dans les sept légendes 1872.
Traduction approximative: Aucun gouvernement et aucun bataillon ne peuvent garantir le droit et la liberté, si le citoyen n'est pas capable de franchir le pas de sa maison et voir ce qu'il y a à faire.
Ou plus court et plus actuel. Un citoyen auquel on a retiré ses armes n'est qu'un contribuable.
etc....
Bref suivant sa religion on adhère ou pas et de plus un magnifique sujet pour partir en c*u!lle.
Et pour choquer les puritains, le discours d'un de nos ministres en 2009.
La Suisse est étrangère aux notions de classes supérieures et inférieures, comme c'est le cas dans d'autres pays: pas de noblesse, pas de caste élitiste de fonctionnaires, pas de corps des officiers de carrière pour marquer notre histoire, incarner l'Etat et le représenter comme une autorité par rapport au citoyen, au soldat et au contribuable. C'est la raison pour laquelle notre gouvernement n'a jamais eu à craindre des citoyens armés car les citoyens et le gouvernement ne font qu'un. Il n'est par contre pas surprenant que les Etats autoritaires interdisent les armes à leurs citoyens; le maître n'autorise que ses fidèles à porter les armes.
Le modèle suisse est différent: il est plus démocratique, il est plus empreint de liberté. Il n'y a pas de contraste entre l'Etat et le citoyen. L'Etat de liberté est notre projet commun. L'Etat, ce sont les citoyens et nous, les citoyens, nous sommes l'Etat. Nous qui constituons le peuple, nous sommes souverains. Il n'y a pas d'autre possibilité que celle où le peuple souverain porte les armes et constitue avec son armée de milice la garantie ultime de cet ordre.
Le citoyen est soldat et le soldat est citoyen. Cette équation fait intégralement partie de la nature de notre Etat de milice. Celles et ceux qui rétorquent que le citoyen armé est dangereux, qu'il représente un risque, nient son auto-responsabilité. Et si l'on va au bout de cette pensée, cette méfiance à l'égard du peuple aboutit à un Etat coercitif et administratif.
Bon moi j'en dirais plus dans 2 semaines.
Moléson