Patrick et Nox voient juste à mon avis.
Je ne crois pas que les art martiaux quels qu'ils soient soient d'un grand secours pour se défendre d'un viol (ou alors exceptionnellement).
La personne agressée (homme ou femme) doit d'abord "intégrer" ce qui lui arrive, sinon elle ne se défendra pas vraiment. Et ça la plupart des gens n'y sont absolument pas prêt tellement s'accroche en nous cette conviction que ça ne peut pas nous arriver, que ce n'est que pour les autres.
Ensuite un homme qui est prêt à violer une autre personne sera emportée par sa pulsion comme par des vagues puissantes. Je pourrais le comparer à un animal, mais ce serait lui faire trop d'honneur. La douleur, il risque de ne pas la ressentir, seul son but, sa pulsion comptera. Ce qui ne l'empêchera pas de faire preuve d'intelligence pour amener sa proie dans le lieu de son choix et pour la mettre dans un état de procrastination. Pas de règle... Alors il faut se défendre comme si la vie en dépendait (d'ailleurs cela est réellement le cas, au minimum psychologiquement), se mettre dans le même état d'esprit que le violeur: n'avoir qu'une obsession, le refus absolu qui transforme en un être de rage, tout en rendant la partie analytique de notre intelligence froide et distanciée de l'action.
C'est un état d'esprit qui se travaille. Tout peut vous arriver. Même le plus fort des hommes, champion-de-la-mort-qui-tue, 150 kilo de muscles, capable de foudroyer quelqu'un d'un seul regard, peut se retrouver un jour à l'état de proie. La première condition pour pour ne pas se faire dévorer est d'en avoir conscience, et de ne pas compter sur ses atouts naturels (physiques) ou non (A.M., armes, etc) pour y échapper. Ce ne sont que des aides, pas des fins en soi.
l'Humain