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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: /!\ IMAGES GORES /!\ Découpe d'un cochon  (Lu 58754 fois)

07 janvier 2011 à 10:44:12
Réponse #25

Criss Kenton


Salut Alex,

Super tuto  :up:

Je ne connaissait pas du tout cette méthode de découpe. Comme le fait remarquer Pierrot c'est surement la plus pratique en mode débrouille ou manque d'équipement.

Mon grand père était éleveur porcin, élevage repris par mon oncle depuis plus de 20 ans donc j'ai pu assister à quelques séances d'abattage depuis ma prime jeunesse.
La viande étant ensuite travaillée par un boucher charcutier j'ai toujours vu la méthode de la carcasse "entière" ou de la "demi carcasse". Je ne me souviens pas avoir assisté à la découpe proprement dite qui avait lieu le lendemain (il ne fallait pas déranger un artiste au travail  ;D).

Pour ce qui est de l'abattage, toujours avec "étourdissement" (quel bel euphémisme) de l'animal avant la saignée. Le boucher charcutier que j'ai vu officier toute mon enfance (un artiste dans son domaine) utilisait systématiquement un pistolet d'abattage aussi appelé pistolet matador:


Pour ceux que ça intéresse, un pdf très complet sur le pistolet d'abattage: http://www.termet.fr/iso_album/matador_ss3000_a_%28verrouillage_radial%29_fr.pdf
NB pour les psychopathes: C'est l'arme utilisée par Anton Chigurh au début de No country for old men


C'est amha avis la méthode la plus propre et nette et la moins stressante pour l'animal. Néanmoins elle a un côut puisque le pistolet coûte environ 200€. L'achat se justifie donc si l'on est sûr de préparer plusieurs porcs par an.

J'ai également assisté à l'étourdissement par coup de maillet, un gros maillet à long manche (min 1 m). Méthode qui peut être efficace, nette et rapide si bien maitrisée, autrement c'est assez glauque. En gros il faut réussir du premier coup.

A chaque fois le sang était récupéré pour faire du boudin  ;)


Par contre tafdak avec paranoramix:

Je n'ai plus les ordres de poids en tête mais 250 kg ça me semble un peu trop "gros", amha grand grand max 200 (et encore). Par contre vu sa taille, sa musculature et l'épaisseur de la couche de graisse, ton porc a à coup sûr plus d'un an, il me semble plus proche des 2 ans. En règle générale les porcs destinés a la consommation "de masse" sont plus jeunes et plus "maigres" (moins de graisse):



Néanmoins pour une consommation privée dans le cadre de la famille j'ai souvent vu des cochons du gabarit du tiens  ;)


Ton tuto et la méthode présentée s'inscrivent vraiment dans l'optique du forum, encore une fois chapeau et merci  :)

07 janvier 2011 à 11:05:22
Réponse #26

alexleroum


Merci ça fait plaisir de voir que ca vous as plu...

07 janvier 2011 à 20:22:58
Réponse #27

Outdoorsman


Du top signal  :doubleup:
Merci pour ce beau tuto, clair simple et précis
"On a beau donner à manger au loup, toujours il regarde du coté de la forêt. " Ivan Tourgueniev
"Là où il y a une volonté, il y a un chemin" Edward Whymper
"Dégaine toi du rêve anxieux des bien-assis" Léo Ferré

07 janvier 2011 à 21:57:13
Réponse #28

pan48


Super intéressant ,merci  :)

Juste une question:"Dans ta façon de procéder,si c'est un mâle,lui enlèves-tu les testicules en premier pour que la viande ne sente pas?
« Modifié: 07 janvier 2011 à 22:35:39 par pan48 »

07 janvier 2011 à 22:01:43
Réponse #29

mad


Super intéressant ,merci  :)

Juste une question:"Dans ta façon de procéder,si c'est un mal,lui enlèves-tu les testicules en premier pour que la viande ne sente pas?

Ca va de mal en pis  :o  ;#

07 janvier 2011 à 22:36:13
Réponse #30

pan48



08 janvier 2011 à 11:25:30
Réponse #31

Jérôme A


Étonnant, au Vietnam on bat les chiens avant de les tuer pour que la viande soit meilleure. Ça doit être spécifique au chiens.

non le boucher aussi fais ça sur les steaks pas trop tendre cela permet d'écraser les fibres musculaires
Si vous vous sentez impuissant...
Aidez quelqu'un .

08 janvier 2011 à 12:00:28
Réponse #32

Aerazur


Encore un super topik! Bravo! ;)

J'ai vu mourrir (et découper) quelques centaines de cochons (parfois en oeuvrant activement), mais je ne connaissais absolument pas cette découpe. Elle a l'interet de pouvoir travailler la bete sans la suspendre.
Cependant, je garde ma méthode traditionnelle, j'y ai mes marques.

Même remarque que les collègues: la perte du sans est bien domage, mais bon...

l'assommer avant est bien meilleur pour la viande car cela évite le stress PENDANT la mort avec tous ces décharges d'hormones que cela provoque ...(et pour l'animal cela doit pas être plus mal non plus).

C'est seulement une contrainte légale et éthique. Un animal qui n'est pas "étourdi" saigne mieux. Et moins il y a de sang résiduel dans la viande, mieux elle se conserve. Suspendu et non "étourdi", en remuant sur a fin de l'agonie les antérieurs à la main, le cochon se videra nickel.

Et souvenez vous qu' un abattage est une course: une fois que la bête est vidée de son sang, sachez travailler vite, avec des gestes précis. Un cochon, c'est une sacré organisation!



11 janvier 2011 à 19:15:46
Réponse #33

Madudu2


En effet, le porc est très sensible au stress, et peut mourir d'une crise cardiaque.
Ce phénomène s'appel le SHM ou syndrome d'hyperthermie maligne du porc.
Le bestiaux va en outre aussi être victime d'une très forte vaso-constriction, ce qui aura pour conséquence de rendre le viande "pisseuse".
Ca ne la rends pas impropre à la consommation, mais elle perdra tout son jus en cuisant et sera sèche et dure genre viande bas de gamme de super-marché à 2,50€ le Kg.
Acceptable dans le cadre d'une action de survie, nul dans le cas d'une optique de conservation et de plaisir gustatif.  ^-^
Pour (théoriquement) palier ça, on assomme (théoriquement) les porcs à l'électricité en les faisant passer dans une cage métallique. Une méthode plus soft , le gazage au CO2 .


Ce que tu décris : viande pisseuse et extrême sensibilité aux stress (de toutes sortes). C'est le résultat d'une tare génétique. Le gène responsable est un gène récessif (noté "s") qui fût pas mal étudié en zootechnie car l'hétérozygote (s/S) a de meilleurs performances bouchères qu'un homozygote sain (S/S). Cependant ceux qui sont homozygote s/s ont une viande de très mauvaise qualité (pisseuse) et ont de grandes chances de mourir en cas de stress.
Avant l'avènement du génotypage, on faisait passer un test aux futurs reproducteurs afin de savoir s'ils étaient ou non s/s : on les mettait dans une pièce surchauffée, les s/s mourraient...probablement dans d'atroces souffrances. D'où, peut-être, l'appellation que tu cites (Syndrome d'Hyperthermie Maligne).

:)

Madudu, qui ne parvient plus à se connecter, et qui a dû se réinscrire   :glare:

24 mars 2011 à 00:03:46
Réponse #34

Haraldsen


C'est ma première intervention sur ce forum et je vous prie d'excuser par avance d'éventuelles maladresses.

Il y a une quarantaine d'années, mon voisin tuait lui même son cochon.
Il avait une technique bien à lui pour pratiquer l'abattage. Je pense qu'elle est intéressante.

Déjà, il faut savoir que le bonhomme était feignant comme un pou et que c'étaient essentiellement sa femme et ses enfants qui s'occupaient du cochon.
Pourtant, dans la dernière semaine avant l'abattage, c'était lui qui s'en occupait et il venait régulièrement mettre de la paille fraiche au cochon et restait dans son environnement afin que celui ci s'habitue à lui.
De même, il entrouvrait progressivement la partie supérieure de la porte de la "Charterie" (c'était le nom de la pièce ou était enfermé le cochon, j'ignore pourquoi). Cette porte était divisée en deux et la partie supérieure pouvait s'ouvrir indépendamment. Le cochon avait passé la totalité de sa vie enfermé dans la pénombre.

Le dernier jour, il faisait un épais chemin de paille qui menait de la porte jusqu'à un arbre situé non loin. Un "merlin" était posé contre l'arbre. Le merlin est une sorte de masse avec un côté pointu au lieu d'être parallélépipédique comme l'autre côté.

Il attachait une ficelle à une patte avant du cochon et, tout en parlant gentiment, il tirait progressivement et sans violence, par petites tirées, le cochon sur le chemin de paille jusqu'à attacher la ficelle au pied de l'arbre. La bête suivait tranquillement. Ensuite, tout en continuant à parler gentiment et sans gestes brusques, il saisissait son merlin et le levait doucement.

Là, son expression changeait totalement pour passer de la bonhomie à la brutalité la plus sommaire et il abattait le merlin sur le front du cochon.
En une fraction de seconde tout changeait, et les ordres frénétiques fusaient. Le cochon était saigné comme il est indiqué dans le post, le sang était recueilli dans une bassine et fouetté avec du vinaigre pour éviter qu'il ne coagule.

A sa manière, je pense qu'il tuait "humainement". Je ne l'ai jamais vu rater son coup. Je n'ai jamais entendu le cochon hurler. Il tuait froidement, efficacement, sans infliger de stress , ni de souffrances inutiles. D'une certaine manière, à mon avis,  il tuait sans cruauté.

24 mars 2011 à 12:27:02
Réponse #35

Tigrou


Vraiement merci, c'est super intéressant comme tuto.

Reste plus qu'a pratiquer pour les barbec cet été?

26 mars 2011 à 16:27:46
Réponse #36

Kro


J'ai eu l'occasion d'assister à un abattage, avant mes 10 ans.
Le cochon avait été attaché vivant par les pattes à un palan, lui même attaché à la fourche d'un tracteur.
Le cochon avait été saigné de façon à pouvoir utiliser le sang pour faire du boudin (que j'avais gouté quelques heures après, tout juste sorti de la chaudière :love: ). Le truc qui m'avait marqué, c'est qu'on avait fait en sorte que l'urine du cochon en train de mourir ne se déverse pas dans la bassine servant à recueillir le sang. C'est juste un détail à ne pas oublier.

Et il me semble bien que le cochon avait été vidé avant qu'on sépare les côtes de la colonne vertébrale, mais le souvenir est trop flou pour que je puisse décrire ça avec précision.
Si je voulais décrire ce lieu, il me semblerait faire un vain effort car j'essayerais de vous décrire un rêve, et que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise et de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable.

26 mars 2011 à 20:30:08
Réponse #37

b@s


je trouve ça gore ... et ça me désole : ça prouve que je suis un couillon de citadin  :lol:

bien qu'ayant toujours vécu plus ou moins à la campagne, je ne viens pas d'une famille où l'on pratiquait l'élévage / tuage de bestiole.

franchement, je trouve ça dommage, ce sont des savoirs faire précieux, et ça donne une autre valeur à la viande. sans faire l'animiste à deux balles,  quand tu connais ton roti, je pense que tu le respectes plus (et donc tu évites le gaspillage)

merci pour le tuto

26 mars 2011 à 20:37:09
Réponse #38

b@s


Je ne sais pas si tu le respectes plus, mais ce qui est sûr c'est que tu sais ce que tu manges.

effectivement ! j'ai un voisin qui fait quasiment tout lui même (pain, viande, légumes) c'est sa principale motivation ...

22 août 2014 à 09:17:13
Réponse #39

max65871


"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

22 août 2014 à 09:29:20
Réponse #40

Arnaud


« When the last tree is cut, the last fish is caught, and the last river is polluted; when to breathe the air is sickening, you will realize, too late, that wealth is not in bank accounts and that you can’t eat money. »

22 août 2014 à 10:23:49
Réponse #41

max65871


Je ne savais pas, autant pour moi :)
Malgré tout, c'est bien utile d'avoir la vidéo relative à l'explication d'un style de découpe sur le même fil.
"Et si la liberté consistait à posséder le temps?Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."
S. Tesson

 


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