C'est curieux (et très intéressant à la fois) cette manie qu'on a de disséquer le cheveu en 24 sur ce forum... 
C'est "forum" comme attitude (au sens propre).

Et puis, pour avoir par le passé commis un petit essai là dessus, il me semble important de comprendre le "contexte" d'émergence d'une pratique, y compris une pratique de combat individuelle. En quelques mots quels sont les contextes ayant donné lieu aux multiples techniques de combat individuelles?
- la formation rapide de conscrits ou de citoyens en temps de guerre ou en période d'instabilité : simplicité, efficacité par de proportionnalité (modulo pour faire des prisonniers que l'on pourra interroger). Un bon exemple "Get Tough".
- le recyclage d'ex militaire : pour vivre en temps de paix ils développent des méthodes, initialement utilitaire, de façon a en vivre. Un bon exemple c'est la savate au XIXème.
- la nécessité d'assurer une défense personnelle sans instrument aidant, que ce soit à la suite d'une trop grande pauvreté, de lois spoliatrice, de contrainte sociale ou de circonstances. Typiquement le ToDe releverait de ce phénomène, mais aussi les méthodes modernes de "self".
- Les méthodes "de Police" qui relèvent d'une spécialisation qui d'ailleurs peuvent impliquer un autre cadre que "l'individuel". Elles nécessitent l'arrestation des individus en évitant de les blesser avant de les mener devant une juridiction. Que ce soit par respect de la personne, des ses droits ou proportionnalité vis à vis de la peine. Remarquez que dans le dernier cas le principe de "proportionnalité" impliquait de ménager le suspect dans le but de le livrer intact aux supplices prévus pour sa faute.
- le formation de mercenaires ou militaires professionnels (lansquenet, garde du corps, garde la porte, contractors) : pour justifier les gages et les "différencier" en terme d'efficacité et d'efficience des conscrits il se crée des "écoles" et les méthodes se complexifient. Ces gens on le temps, l'argent et les habiletés nécessaires à cet apprentissage professionnel. En Europe, c'est l'édition des premiers "manuels" comme ceux de Talhoffer.
- Une formation adaptée au combat individuel homme contre homme. Initialement le duel . L'escrime est un bon exemple historique. D'une part le combat est ritualisé (norme sociales) d'autre part on affronte un adversaire très entrainé et qui exploite au maximum les règles du rituel. Les techniques deviennent très compliquées et spécialisées, sachant que nul n'est obligé de se livrer au combat rituel. Certaine forme "sportive" moderne sont le résultat de cette évolution. Un ouvrage ancien d'escrime est représentatif de cette tendance.
- la volonté de sauver un patrimoine ou pour une élite de garder son statut : le bon exemple est le Kendo, la capoeira ou le judo. Il faut préserver un héritage et donc "adapter" l'art. On voit se développer des pratiques sportives, culturelles et/ou artistiques.
- le formation d'une élite sociale (guerrière chez nous). Généralement ces enseignements disparaissent avec la classe sociale et les conditions historiques de cette émergence. Les Hospitaliers ou l'Ordre Souverain de Malte et sont toujours là mais ne pratiquent plus l'"entrainement militaire. Ceci dit les militaires saluent toujours au nom de la Trinité, invoquent les Archanges ou se souviennent de la colline de Montjoie...
(j'oublie certainement d'autres cas...)
Bref la différence qu'opère Serge entre CQB et SP me semble très intéressante. A défaut on risque de se fourvoyer en jugeant, évaluant, affrontant, pratiquant ou s'engageant dans l'une ou l'autre voie.
[EDIT] complété.