Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: défense suite à une agression  (Lu 21178 fois)

30 décembre 2010 à 14:41:17
Réponse #50

Bomby



effectivement je viens chercher de bon conseil j'ai épluché plusieurs forum et à par des conseils du genre " achete un couteau de combat" j'ai pas eu grand chose mais ici j'ai eu plusieurs bon conseil qui eviterais des situation embarrassante notamment pour le pistolet à plomb ( après l'agression j'ai pensée qu'a une chose me protéger et sans réfléchir je me suis armée comme un soldat ) avec un peu de recul et vos conseils je me rend compte que j'en ai fait un peu trop et que c'est loin d'être la bonne solution.
je me suis un peu renseigner dans mon entourage pour savoir si il y avais d'autre cas d'agression similaire au miens et c'est effectivement le cas d'ailleurs le policier qui à pris mon dépot de plainte ma dit que ce n'était pas la premiere fois que cette situation arrivais.
quand il ma demandé le lieu de l'agression il a été étonné, d'après lui c'est un endroit ou il n'y a pas de problème.


Salut Prozium, je crois qu'effectivement tu as choisi le bon forum pour poser tes questions et que tu y trouveras des conseils très pertinents...

Maintenant, ce n'est pas toujours si simple de s'y retrouver dans un forum (surtout celui-ci, qui est quand même assez riche, même dans cette seule section "survie urbaine") et cela peut prendre du temps...

Alors pour t'en faire gagner un petit peu grâce à ma modeste expérience, tu peux déjà retenir que quand tu trouves des conseils, à fortiori concordants, de la part de gens comme par exemple Patrick, David, Rod, Eric Lem ou Dje (sélection personnelle à la volée parfaitement arbitraire et forcément réductrice, pardon d'avance à tous les contributeurs que j'oublie), tu peux sans risques t'efforcer de mettre ces conseils en pratique et ça en vaudra vraiment la peine...

Et ne serait-ce que sur ce fil, ça vaut certainement le coup que tu relises attentivement les posts de Patrick par exemple...

Pour y ajouter quelques petits éclairages complémentaires, voici maintenant mon grain de sel...

Il t'a été conseillé en substance de trouver un cours de sport de combat ou de self-défense (sur la distinction entre l'un et l'autre, tu trouveras d'autres posts). Je ne vais naturellement pas aller contre cette recommandation, mais ne te fais pas trop d'illusions : à mon avis, on ne dure et on n'acquiert d'efficacité dans ce domaine que si on a un réel goût pour la discipline... A défaut, on n'accepte pas très longtemps le niveau de stress nécessaire à un entraînement réaliste ni le caractère nécessairement répétitif des entraînements... Tu verras donc bien le moment venu, si tu te diriges par là, si tu adhères suffisamment ou pas.

Mais je crois qu'en général la seule "nécessité" d'apprendre à se défendre, notamment post-traumatique, n'est pas en soi une motivation suffisante pour atteindre une efficacité a priori raisonnablement suffisante...

A défaut de goût suffisamment prononcé pour la vraie SD, ou dans le doute, mieux vaut peut-être commencer par tenter de tester une formation courte et minimaliste à travers si c'est possible tel ou tel stage acceptant les débutants (ou un ou des cours particuliers, après tout...). On est alors un peu dans le "nécessaire mais pas suffisant" mais l'investissement en temps est probablement mieux rentabilisé que dans des séances régulières dans le club d'art martial ou de sport de combat, voire de self-défense, du quartier (sauf exception, car il y en a toujours).

N'espère en tout cas aucune technique magique, il n'y en a pas, ça se passe avant tout dans la tête et pour bien se préparer, il faut inévitablement passer par de l'entrainement sous stress (ce qui est a priori difficile à vivre quand précisément on sort d'une agression).

Je ne veux malgré tout pas te décourager et ta génération par rapport à la mienne aura au moins un avantage en la matière, c'est qu'on peut trouver aujourd'hui, même si ça ne court certes pas les rues, de vrais bons entraînements de SD là où, quand d'autres et moi avions ton âge, on était en général partout très très loin de la réalité...

En tout cas ne te précipite pas et prends le temps de faire les bons choix.

Dans l'immédiat, tu as fait marcher le commerce de l'armurerie, tant mieux pour lui, mais effectivement, tu dois pouvoir sagement ranger à peu près tout ton matériel.

Si tu préfères cependant porter "quelque chose", ce que je peux comprendre, ma recommandation personnelle serait de ne conserver qu'une lacrymo à gaz, et de ne t'en servir que pour couvrir une retraite. En gros, si tu vois venir l'embrouille, tu pars ; si on te suit, tu cours ; si on te poursuit, tu gazes derrière toi pour ralentir tes poursuivants (attention au vent, cependant)... Donc usage à distance et pour maintenir la distance une fois la menace confirmée...Et rien d'autre à mon avis...

Mais d'autres que moi, plus experts dans ce domaine, auront peut-être un point de vue différent.

Bon courage et bonne lecture...

Cordialement,

Bomby


30 décembre 2010 à 14:53:44
Réponse #51

Patrick



Le truc, c'est que si les stats ont un rôle a jouer dans la défense perso, c'est bien avant l'agression proprement dite, prendre en compte le risque "type" pour un territoire donné et pour un contexte type et faire en fonction. Ex : on ne va pas te prémunir contre les chutes d'arbres en ville (si ?).
désolé mais les statistiques relatives à la France entière s'accomodent bien mal d'un contexte particulier et ne servent strictement à rien dans une analyse des risques qui tient comptes, elle justement, de l'ensemble des paramètres d'un contexte.

Exemple, j'habite en France j'ai donc x% de morfler une bastos.  Ça c'est ce que tu présentes en matière de proba de risque

Mais, j'habite une cité du 93 % x par ?

Mes potes font parfois du business % encore multiplié par ?

Et l'autre fois ils se sont fritté avec des mecs de la cité voisine connus comme violents et armés, alors X par combien le % initial ?

On pourrait étendre l'exemple aux risques rencontrés par un employé de banque ou un transporteur de fonds, d'ailleurs.

Pour la deuxième fois : en France le risque de décès lié aux armes a feu n'est pas élevé.
Un exemple, en France une des sources de conflit et de violences faites aux personnes est le conflit de voisinnage. Puis-je être sur qu'au cours d'une de ces altercations le voisin irrascible ne sortira pas son fusil de chasse s'il en a un ou pas et alors, à ce moment là tirera il ou pas ?

Dois-je apréhender le conflit avec mon voisin comme s'il pouvait à tout moment sortir et se servir d'un fusil de chasse ou attendre d'infirmer les statistiques ?

30 décembre 2010 à 15:01:59
Réponse #52

Le Barbu'


Pour être franc, pas c*nne ta dernière question, je laisse aux autres le soin de répondre  ;D.
On peut toujours se consoler en se disant qu'on ne saura même pas nous mêmes qu'on est mort.


La vie est une comédie italienne : tu pleure tu ris, tu ris tu pleurs...

30 décembre 2010 à 15:02:44
Réponse #53

Condorman


Mais parlons plutôt de l'agression en elle-même, si l'on souhaite réduire au maximum les risques (le risque zéro n'existant pas) on doit modifier l'un des 3 paramètres suivant :

-  Soi (attitude vigilante sans être paranoïaque)
-  Le prédateur (éviter les situations a risques dans la mesure du possible, comme de marcher dans un quartier mal réputé etc)
-  Le facteur déclencheur de l'agression (ex : un appareil photo qui pend en bandoulière, ne pas inciter le prédateur a agir en arborant des signes de richesses, avoir un look low profil.)


=> On se base uniquement sur des faits, personne n'est agressé par lui même, il y a forcément un facteur déclencheur (même minime).


Il y a bien entendu un fond de vérité. Mais cela me met mal à l'aise, surtout la conclusion sur le facteur déclencheur.  Un peu comme si l'agression était en fait la faute de la victime.  Or, je pense que toute victime d'agression se sent, bien souvent, déjà responsable de ce qui est arrivé. "Qu'ai je pu faire pour mériter cela, pourquoi moi,....".  Ma jupe était-elle trop courte, mon regard déplacé, n'aurais-je pas du décrocher au téléphone, je n'aurais pas du acheter une voiture aussi attractive,....

Le premier facteur déclencheur est le comportement déviant des agresseurs.
De par notre comportement, on peut minimiser les risques ,c'est sûr.  Mais pas plus. Parfois, on est au mauvais endroit au mauvais moment. Et, on ne choisit pas toujours de peser 60kgs ou 130kgs. Prozium a bien agi. Il a subi et survécu. Et cela vaut la peine de le lui mentionner, il n'a rien fait de mal.

Et si c'était à refaire, cela devrait se passer de la même manière sans outils, sans plombs,...




30 décembre 2010 à 15:14:12
Réponse #54

Chris-C


Citation de: Condorman
Et si c'était à refaire, cela devrait se passer de la même manière sans outils, sans plombs,...

tu devrais apporter des précisions là je pense, car il serait facile de comprendre que le passage à l'hosto est une obligation...!

30 décembre 2010 à 15:16:53
Réponse #55

** Serge **


Le premier facteur déclencheur est le comportement déviant des agresseurs.

Les premiers facteurs d'induction sont : la prédation et le parasitisme.
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

30 décembre 2010 à 15:24:00
Réponse #56

Condorman


tu devrais apporter des précisions là je pense, car il serait facile de comprendre que le passage à l'hosto est une obligation...!

Dans certaines circonstances oui. Mieux vaut un passage par l'hosto que par la morgue. Tout le monde ne peut pas éviter/vaincre n'importe qui, n'importe quand.
La self, en amont, pendant et en aval, c'est très bien. Mais cela ne protège pas de tout. Et comme souligné avant, il y a un côté gri-gri et réassurance. Parfois, il faut juste penser à limiter les dégats.

Dans le cas précis:
1) je pense qu'il lui était difficile de ne pas être là (chemin de l'école),
2) pas évident de s'enfuir à priori (des groupes de jeunes, on en rencontre tous les jours et ils ne nous agressent pas forcément, donc on ne va pas sprinter systématiquement en plein jour)
3) les outils susmentionnés (lacrymo, pistolet, lampes, matraque....) auraient vraisemblablement envenimé la situation. A un contre quatre, je veux voir comment le gars lambda va gérer la situation avec ces outils. Sans compter que les gentils délesteurs sont rarement tout nus.



30 décembre 2010 à 16:00:51
Réponse #57

Paintedhorse


Dois-je apréhender le conflit avec mon voisin comme s'il pouvait à tout moment sortir et se servir d'un fusil de chasse ou attendre d'infirmer les statistiques ?

Je ne sais trops où tu habites mais je serai tenté de te répondre par l'affirmative.

Perso, j'habite une région rurale où +/- 90% de la population a une arme de chasse et où 1 m² de terre est 1 m² de terre.
Il y a déjà eu quelque sérieux accrochage sur le sujet.

Donc, dans le doute, (à savoir, tu ne sais rien de ton voisin) je dirai oui.
Maintenant, en le sachant, je ne dis pas que tu dois y aller armé de la même manière, je dirai plutôt que tu dois aborder le problème en sachant qu'à tout moment il peut revenir avec une arme.
Par là, j'entends prévoir une évacuation une mise à l'abris.
Question sécurité, dans le doute je pense qu'il faut imaginer le pire.

D'un autre côté, si tu y allais avec une arme à feu, je ne suis pas certain que le juge serais d'accord avec toi.
Dès l'instant où il y a arme à feu il y a, si pas volonté, sérieux risques de nuire.

Mais ce n'est que mon avis

30 décembre 2010 à 16:28:43
Réponse #58

Bomby


(...) Prozium a bien agi. Il a subi et survécu. Et cela vaut la peine de le lui mentionner, il n'a rien fait de mal.

Et si c'était à refaire, cela devrait se passer de la même manière sans outils, sans plombs,...(...)

Au vu des précisions données à ce stade, qu'en sais-tu?

Pardon pour cette question volontairement provocatrice, mais je la pose ainsi notamment pour illustrer le fait qu'il me semble qu'il faut distinguer les plans sur lesquels on se situe, et notamment distinguer le plan de la causalité logique (l'enchaînement des faits) de celui de la responsabilité morale (ce qui revient pour l'essentiel à mettre en relation, en termes de bien ou de mal pour soi ou pour autrui, les conséquences bonnes ou mauvaises des choix consciemment posés et la façon dont on les a posés).

L'exemple de la "jupe trop courte" souvent cité est à cet égard et à mon avis source de confusion : non seulement il est souvent perçu, au delà-même du strict plan de la responsabilité morale, comme un reproche moralisateur, mais il induit fréquemment par lui-même une confusion entre le plan de la causalité logique et celui de la responsabilité morale.

Si au plan de la causalité logique le point commun de l'agression d'une jeune fille peut-être par hypothèse dans chacun des cas suivants le facteur déclenchant d'une jupe trop courte, il y aura en revanche de grosses différences au plan de la responsabilité morale entre une jeune fille agressée par un malade sexuel l'été en France en allant à la plage, une jeune fille agressée par un ivrogne à une heure tardive dans un quartier mal famé, ou encore une jeune fille caillassée à proximité d'une mosquée en Afghanistan (j'espère que c'est assez caricatural comme ça...). Dans chacun des cas, l'exposition consciente ou inexcusable (par imprudence, aveuglement, ignorance grave) de la victime au risque n'est pas du tout au même degré, elle est même a priori nulle dans le premier cas (donc pas de responsabilité morale).

Et, dans tous les cas, même les plus caricaturaux, il ne faut jamais oublier que la responsabilité essentielle incombe toujours à l'agresseur...

Alors quand une victime n'a été choisie que parce qu'aux yeux de ses agresseurs elle paraissait une proie facile, sans aucune exposition particulière au risque, il n'y a certes aucune responsabilité morale pour elle, et il lui faut d'ailleurs généralement s'en convaincre, mais au plan de la causalité logique, cela peut valoir la peine de s'interroger sur ce qui a fait que, parmi le flot de victimes potentielles, c'est à celle-ci qu'à ce moment-là les agresseurs ont choisi de s'attaquer.

Au-delà, il y a aussi en outre les réactions de la victime durant le déroulement de l'agression qui peuvent influer sur l'enchaînement des faits et le dommage final.

D'après le récit fait ici par Prozium, il n'avait apparemment rien fait de particulier qui l'ait exposé ("rien fait de mal" selon l'expression de Condorman) mais force est de constater qu'il a été le malheureux élu et que les choses se sont particulièrement mal passées pour lui...

Alors oui, sans rien reprocher à Prozium, relire les choses précisément pour voir quelles leçons préventives en tirer pour l'avenir peut être intéressant...

Et si c'était à refaire, non, très probablement les choses se passeraient très différemment. Et elles pourraient notamment la prochaine fois beaucoup mieux se passer pour Prozium à partir du même postulat de départ...

A mon humble avis, on apprend beaucoup de ses erreurs (sens technique) quand on sait les reconnaître, et quand bien même on les reconnaît, elles ne sont pas forcément des fautes (sens moral)...

Cordialement,

Bomby

30 décembre 2010 à 22:15:24
Réponse #59

Lorka-85


merci bomby pour cette fine analyse.  :up:

donc que faire ?

Fuir (la tête haute) et si on entend qu'il nous suivent, les sprayer au OC et continuer a FUIR comme un homme intelligent et digne  :doubleup:
n'oubliez jamais que vos actes seront tjs plus courageux que la lâcheté sans nom de se mettre a plusieurs contre 1  >:(


30 décembre 2010 à 22:50:01
Réponse #60

Cleric


merci bomby pour cette fine analyse.  :up:

donc que faire ?

Fuir (la tête haute) et si on entend qu'il nous suivent, les sprayer au OC et continuer a FUIR comme un homme intelligent et digne  :doubleup:
n'oubliez jamais que vos actes seront tjs plus courageux que la lâcheté sans nom de se mettre a plusieurs contre 1  >:(



Dans la logique de ceux qui commettent l'agression ce n'est pas de la lâcheté; juste le réalisme de mettre les moyens adéquats pour arriver à ses fins  ;)
"...And we shall know no fear"

31 décembre 2010 à 01:34:35
Réponse #61

Rod


à mon avis, on ne dure et on n'acquiert d'efficacité dans ce domaine que si on a un réel goût pour la discipline... A défaut, on n'accepte pas très longtemps le niveau de stress nécessaire à un entraînement réaliste ni le caractère nécessairement répétitif des entraînements... Tu verras donc bien le moment venu, si tu te diriges par là, si tu adhères suffisamment ou pas.

+1 Avec Bomby... Et pourtant je "vends" des cours de protection perso... ::) ;# La vérité c'est que si on n'a pas envie de s'entraîner à se confronter à la violence, même dans un cadre sécurisé comme un cours de self, on ne le fait pas... Même avec le meilleur prof à 2 rues de chez soi, même gratuitement...

A titre d'exemple, on a un ancien élève qui a préféré nous quitter pour aller s'entraîner dans un autre "style" (peu importe lequel). Je suis toujours en très bon terme avec lui... Il a dit que ce qu'on faisait était pour lui beaucoup plus efficace et réaliste que ce qu'il fait maintenant mais qu'il se sent plus à l'aise dans son nouveau cours car il a plus facile de gérer les exercices (beaucoup de physique, peu d'émotionnel...).

Sur la préparation matérielle, elle est le bout de la route... Que tu te trimballes un pistolet à plomb, un AK47 ou un sabre laser, le fond du problème c'est ton angoisse de ne pas vouloir revivre cette situation d'agression que tu ne peux pas comprendre... Pourquoi toi? Pourquoi là? Pourquoi à ce moment-là?

Le truc c'est que tu as 19 ans, combien de fois as-tu vécu ce genre de situation? Une fois c'est une fois de trop mais tu as passé des années en "sécurité"... Il ne faudrait pas qu'un événement exceptionnel (même si au combien traumatique) transforme ton langage corporel en "je suis une victime, j'ai peur". Donc oui tu es dans une phase de transition, tu as au moins fait le bon choix en consultant des spécialistes qui t'aideront à faire le point sur tout ça.
Il n'y a pas de fatalité, une victime n'est pas toujours une victime... Donc pour l'instant tu dois faire un travail sur toi avant de penser à t'équipper.

Après si ça a déclenché une prise de conscience en toi, il est toujours possible de faire des stages de protection perso. Pourquoi pas ici:
http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,41664.0.html
;)
On sera de la partie normalement... :up:

Bien à toi,

Rod

31 décembre 2010 à 10:51:03
Réponse #62

Condorman


Au vu des précisions données à ce stade, qu'en sais-tu?
Rien, je me base sur son récit et je n'y vois, à priori pas d'erreurs particulières dans le chef d'un gars de 19 ans qui se rend à l'école. Mais je peux me tromper.


Citer
Alors oui, sans rien reprocher à Prozium, relire les choses précisément pour voir quelles leçons préventives en tirer pour l'avenir peut être intéressant... /quote] Entièrement d'accord.


Citer
Et si c'était à refaire, non, très probablement les choses se passeraient très différemment. Et elles pourraient notamment la prochaine fois beaucoup mieux se passer pour Prozium à partir du même postulat de départ.../quote]
Je peux aussi te renvoyer la balle. Qu'est ce qui te permet d'affirmer cela?

Citer
A mon humble avis, on apprend beaucoup de ses erreurs (sens technique) quand on sait les reconnaître, et quand bien même on les reconnaît, elles ne sont pas forcément des fautes (sens moral)...
:love:
Entièrement d'accord et très bonne mise en perspective et distinction. Cela me semblait important d'expliquer que Prozium ne l'a pas mérité ("je suis puni pour une faute/erreur) et que cette agression est injuste. Il n'est pas coupable.  Et, à priori, je ne vois pas d'erreurs flagrantes compte tenu du récit et de son contexte.

31 décembre 2010 à 11:20:48
Réponse #63

Bomby


Salut Condorman,

à mon humble avis, le récit de Prozium est à ce stade bien trop peu détaillé pour que l'on puisse se faire un avis pertinent sur l'absence ou non d'erreurs techniques...

Je pense que c'est ce qu'avait en tête Patrick quand il écrivait dans son premier post sur  ce fil : "Je pense que pour être constructif ce post devrait décrire finement les circonstances de cette agression."

Tu as par ailleurs raison de me renvoyer la balle sur le point suivant: qu'est-ce qui me permet d'affirmer que si c'était à refaire, les choses ne se reproduiraient pas à l'identique?

En fait je ne sais pas si nous parlons tout à fait de la même chose. Peut-être voulais-tu dire simplement qu'il n'y avait pas moyen pour Prozium de faire autrement...

Ce que je voulais dire c'est d'abord, et de façon générale, que les évènements ne se répètent jamais à l'identique (la même eau ne coule pas deux fois de suite au même endroit dans le même fleuve, pour reprendre une métaphore classique).

Et surtout, mais là je présume que tu seras d'accord avec moi, je voulais dire que lorsqu'on parvient à tirer les leçons d'une expérience passée, la fois suivante où on se retrouve dans une situation au départ similaire, la probabilité est forte qu'on réagisse différemment, et a priori mieux.

D'ailleurs à l'inverse, même dans le schéma hypothétique du pire, si on ne pouvait tirer aucune leçon d'une expérience malheureuse mais simplement n'en conserver qu'un traumatisme, les choses pourraient se reproduire encore différemment, et probablement encore plus mal...

Dit autrement et de façon plus réductrice, il n'y a pas de fatalité et notre ami Prozium ne doit pas se penser condamner à subir le même sort s'il se retrouve un jour dans une situation au départ similaire.

Cordialement,

Bomby

31 décembre 2010 à 11:33:22
Réponse #64

Patrick


Dit autrement et de façon plus réductrice, il n'y a pas de fatalité et notre ami Prozium ne doit pas se penser condamner à subir le même sort s'il se retrouve un jour dans une situation au départ similaire.
Suivant le caractère, les paramètres de construction psychologique et empirique, une agression peut :

  • forger un sentiment de culpabilité, de honte de s'être laissé faire
  • laisser à penser qu'on a eu que ce qu'on méritait tellement on est nul
  • forger la conviction et se donner les moyens que ça n'arrive plus jamais

Et parfois aussi des étapes où les trois sont ressenties.

Ce qu'il faut que tu saches Prozium c'est que même si tu avais pu faire autrement ou mieux, faire face à 4 individus déshinibés ne t'offre pas beaucoup de chances de résister. Que dans cette affaire les minables sans tripes ce sont eux et pas toi et que si tu as été victime de ces gars ça ne fait pas de toi une victime à vie.

Et crois moi si je te dis ça c'est que j'ai expérimenté ces sentiments.

Ce qui t'es arrivé, tu dois absolument en tirer les ressources pour ne plus jamais subir contre ton gré. Tu ne le sais peut-être pas encore, mais ces ressources, elles sont là, en toi.

Vois ton psy pour cicatriser, puis va fréquenter un cours de protection personnelle digne de ce nom et impacte ta vie quotidienne de ces principes.

Tu as le choix.

31 décembre 2010 à 11:48:35
Réponse #65

Elektro


je vais raconter dans les grande ligne l'agression :

 il ont commencer à me bousculé et il m'ont enmené dans une petite rue qui était juste à coté,

Heu si,pour moi l'erreur elle est la.
Pourquoi les suivre? Si agression il doit y avoir,autant que ca se fasse tout de suite sans,en plus,leur donner l'avantage d'etre "tranquille".


31 décembre 2010 à 11:54:21
Réponse #66

Bomby


Heu si,pour moi l'erreur elle est la.
Pourquoi les suivre? Si agression il doit y avoir,autant que ca se fasse tout de suite sans,en plus,leur donner l'avantage d'etre "tranquille".

Je pense qu'on est nombreux à avoir tenu ce raisonnement et tu as probablement raison Elektro. C'est sans doute à ce stade qu'il y avait un peu de marge de manœuvre.

Mais bon, on manque quand même un peu de détails pour proposer trop définitivement cette analyse à Prozium, non ?

Cordialement,

Bomby

31 décembre 2010 à 12:07:44
Réponse #67

Patrick


N'oublions pas qu'il y a un temps où parce qu'on vit un peu dans une bulle (savamment entretenue à coups de berceuses), la confrontation avec la violence déshinibée entraîne stuppeur et subjugation. En clair, notre cerveau n'est pas préparé à ce qui arrive et comme il est incapable de générer une stratégie d'adaptation il se met en veille et on suit, on subit.

Il y a par exemple beaucoup de viols où on a pu observer que la victime aurait eu la possibilité de fuir ou saisir une arme improvisée. Elles ne l'ont pas fait, non pas bien sur parce qu'elles étaient consentantes, mais parce qu'elle n'arrivaient pas à croire que cela leur arrive vraiment, à elle.

Pourtant, ces personnes lisaient les journeaux mais tout comme un automobilste qui roule à 200 km/h est persuadé qu'il n'aura pas d'accident ou un fumeur un cancer du poumon, elles étaient dans la croyance presque incantatoire que cela n'arrivait qu'aux autres.

D'ailleurs, on le voit bien même ici où malgré que nous soyons sur un forum où les gens aient opéré à priori une prise de conscience, on lit encore régulièrement : "mais on est pas en amérique ici" ou encore "la France/Belgique/Suisse n'est pas un pays dangereux".

En plus, cela est vrai et nous vivons bien dans des pays parmi les moins dangereux de la planète.

Toutefois, même dans ces pays vivent des prédateurs très dangereux qui ne connaissent pas les statistiques.

La solution, est à mon sens dans une éducation adapatée et progressive dès le plus jeune âge.

31 décembre 2010 à 13:00:05
Réponse #68

prozium


Quand je dit qu'il m'ont enmenné j'ai peut être pas utilisé le bon terme, quand j'ai dit que je n'avais pas de cigarette et que j'étais non fumeur j'ai poursuivi ma route il y en a un qui ma fait un croche pied je suis tombé et il m'ont pris par les bras. Je pense que ma seul erreurs c'est de leurs avoirs tourné le dos je ne me suis pas méfier...

31 décembre 2010 à 13:23:41
Réponse #69

Patrick


OK, sinon où en est la procédure ? As-tu pu identifier tes agresseurs ?

31 décembre 2010 à 16:55:36
Réponse #70

prozium


Dans la peur et la precipitation non pas vraiment, j'ai juste pu dire qu'il y avais 1 noir et 3 arabes mais bon sa reste très vague, je doute qu'il puisse les trouvés avec ci peut de renseignement

31 décembre 2010 à 17:26:56
Réponse #71

Lorka-85


t'on t'il fait voir le fichier canonge avec des photos de récidivistes ?
t'es pas trop motivé pour ravoir affaire a eux j'imagine ? que justice sois faite ?

31 décembre 2010 à 17:43:13
Réponse #72

prozium


Non il ne m'ont rien fait voir du tout, il on pris ma plainte et c'est tout. J'ignorais l'existence de ce fichier est il trop tard pour demander de le consulté ?

31 décembre 2010 à 17:56:53
Réponse #73

Leif




ça c'est de la description

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //