Comme il a été dit précédement, calquer ses réactions selon une échelle, une procédure est un luxe finalement assez utopique dans une situation d'agression ou on ne controle rien, où on peut s'attendre à tout, et où les paramètres changent constaments. Assurer son intégrité physique, pire celle de ses proches, et en plus avoir à composer avec celle de son agresseur est un idéal valable mais que bien peu peuvent se permettre je pense.
Pour ma part dans ce genre de situation où le stress et l'adrénaline m'envahit je ne pense qu'à assurer MON integrité physique, déjà ca c'est un travail assez difficile, alors je ne peux pas me permettre de penser à l'après, à adapter parfaitement mon attitude à celle du BG et à penser au fait que mes actes violents pourront se retourner contre moi. Si je dois arracher la machoir du mec ou lui péter un genoux en deux pour men sortir je m'y astreindrais parce que je n'ai pas les capacité de me sauvegarder moi et de le sauvegarder lui.
C'est peut être aussi du au fait que dans une optique "délit de sale gueule" j'imagine ( peut être à tords ) que je serais moins amené à être mis en cause pour avoir amoché trop violement un loubard que le mec de 1m90 pratiquant de kick boxing et habillé en treillis bomber.
Le soucis se situe plus pour moi dans le basculement entre l'altercation, et le cassage de bouche. Déployer une réponse physique violente pour justement ne pas avoir à la subir signifie qu'on
sent ( et pas que l'on
sait ) qu'un truc pas cool peut nous arriver sur le coin de la gueule incessement sous peu. Comme l'a dit Leif, réagir après s'être fait cogner dessus n'est pas forcément possible, selon que l'on se soit pris un gifle provocatrice ou une bouteille de whisky. Mais arriver à ressentir ce moment où il faut passer à l'acte et agir
avant que les évènements décident pour vous est finalement assez compliqué surtout pour ceux qui ne possèdent pas une grosse experience de la violence physique.
On hésite à passer de OFF à ON, même si on est prêt à tout donner parce que l'on ne sait pas. On est pas sur, et on pense pouvoir s'en tirer s'en encombre, que l'altercation peut s'apaiser mais que si on se décide à exploser le nez du mec d'en face, alors le retour ne sera pas possible et peut être que les choses vont s'envenimer, qu'une lame va sortir, et si, et si, et si...Et finalement le fait de recevoir la première trempe nous permet de ne pas avoir à faire ce choix, de nous désinhiber en quelque sorte, sauf que la première trempe dans certains cas peut aussi être la dernière, et on a pas forcément le loisir de passer le bouton sur ON une fois qu'on git par terre à moitié dans les vappes.
Pour moi la vrai échelle elle est là, arriver à, quand une situation d'altercation prend le chemin de l'agression, switcher rapidement et sans hésitation vers une action violente permettant potentiellement d'inverser la tendance, même si ca peut potentiellement aussi amener l'inverse, mais finalement agir est surement mieux que subir passivement en se disant qu'on a le contrôle de la situation.
Alors évidement je me doute bien que chez les pontes de la rixe que certains de vous sont ( sisi ne le niez pas

), ce passage à l'action est encré en eux et sort de facon naturel. Néanmoins je me rends compte que c'est ce passage à l'action, ce basculement, qui provoque un blocage et donc une attente ( voulue ou non ) du premier coup avant de passer à l'action chez beaucoup de non initiés.
Ma modeste pensée qui évolue sans cesse par rapport à la question.
Ciao !
