Salut Cléric 
Ton jugement me laisse un peu perplexe. En quoi l'unique fait de garder une griffe sur soi en permanence relèverait-il de la paranoïa désocialisante.
l'Humain
Salut l'Humain,
Avant tout, je ne suis pas psychologue clinicien, qu'on se le dise!

Ce qui suit n'est que mon avis
Autant je comprend les gens qui dorment avec leurs griffe (ou autre arme) et leurs bottes en bivouac au milieu de la forêt amazonienne ou dans la chambre qui ferme mal de leur petit hotel de brousse; autant j'ai du mal à comprendre ce comportement quotidient dans nos villes et nos campagnes d'occident.
Dans la vie on ne peut pas fonctionner à 100% 24h/24. Beaucoup sur ce forum affectionnent les références aux codes des couleurs comme échelle de vigilance personnelle. Celui qui n'arrive pas passer dans le blanc de 6 à 10h par jour, c'est à dire au moins pendant ses heures de sommeil, n'arrivera jamais à se déconnecter réellement du stress que lui occasionne son environnement. Ce passage "au blanc", s'accompagne de rituels personnels qui permettent de matérialiser ce "débranchement" nécéssaire: mettre son pyjama, bouquiner et se débarrasser des objets servant à répondre à une agression quelle qu'en soit la nature (griffe, chaussures de sécurité, casque de chantier ou autre objet EDC). A ce moment précis on remet la première ligne de sa sécurité aux verrous de la porte, au système d'alarme, au chien, au concierge, etc. C'est alors que l'on peut réellement récupérer tant physiquement que psychologiquement. Sans ces heures de break réel, on se soumet inutilement à un stress qui n'a aucun intérêt dans la vie quotidienne. A la longue, on fini par s'enmurer dans une vision du monde ultra-sécuritaire qui nous déconnecte de la société.
Pour rester concret, je me vois mal border mes enfants le soir ou m'assoir dans le divan près de mon épouse avec une lame autour du cou. Cela leur enverrai, le message suivant: "papa ne se sent pas en sécurité au sein de notre foyer familial" AMHA, dommageable à terme.
Idem même chose si on est invité chez des amis, on laisse ses armes au vestiaire, c'est une coutume millénaire empreinte de bon sens, qui vise à préserver de précieux instants de paix au sein d'un monde hostile.
Tu disais, à juste titre, dans un autre fil de ce forum: "être et durer". C'est aussi durer psychologiquement et socialement!
Cordialement,
Cléric
PS: post complètement HS on parlait chiffons et sacs à main

Que pensent les modos de scinder là ce fil pour en ouvrir un nouveau?