Salut

Bah moi je me base toujours sur cette bonne vieille morale réaliste de mon tonton préféré Norman, scientifique dans tout et fou dans le bon sens... Le Savant Fou quoi. Y'a sa Logique Tétravalente qui est vraiment pas mal aussi
http://www.cafe.edu/sf/pl4c/Bon bref.
La morale, c'est basé sur des valeurs, et donc des acquis culturels en bonne partie inconscients. C'est très RELATIF et ça pourrit la vie à plein de gens. La morale réaliste est une tentative de trouver une morale qui soit utilisable par les gens, sans leur pourrir la vie, mais en ayant un truc vraiment logique et qui se raccroche à une réalité objective. C'est pas un absolu. C'est juste une méthode... un outil. Et je trouve que ça marche bien

Donc la morale réaliste : tout ce qui favorise la vie est BIEN. Tout ce qui nuit à la vie est MAL.
Bon et il lui faut quoi à la vie pour prospérer, sur notre planète ?
De la diversité (important ça !), des ressources, du soleil, tout ça... oui. Un écosystème en ordre, quoi. Qu'on laisse s'autoréguler... parce qu'objectivement le système est bien trop complexe pour que nous puissions imaginer y intervenir avec des effets strictement positifs. On fout plus la m*rde qu'autre chose.
Sinon il faut quoi pour la vie humaine en particulier (mais pas que)? De la coopération entre les individus. Ensemble, en groupe, on coopère et on est plus forts. C'est pas sorcier. Et donc il faut pouvoir coopérer, et compter sur quelqu'un, pour vivre. Sinon c'est vite la m*rde. Les lois, les règles de vie en société, la culture, les interdits, les valeurs du genre "famille", tout ça, c'est tout du "software" pour que nous puissions coopérer au lieu de nous entretuer. Ca pose les règles de base de la vie en groupe et on fonctionne. Et le mec qui brise la coopération, qui abîme le tissus social, on le fout en taule ou on le rééduque ou on lui pourrit la vie... Et evidemment il y a différents systèmes de coopération qui sont en compétition dans le monde. Et c'est très bien comme ça... parce que c'est une diversité

Le plus important, c'est pas d'avoir la bonne solution. Le plus important c'est que tout le monde ne se trompe pas de la même manière... sinon les effets néfastes de l'erreur sont multipliées trop de fois, et là c'est vraiment nocif pour la vie de l'écosystème et/ou notre vie en tant qu'espèce et donc individu.
En situation de crise, pour moi c'est simple : j'essaie de recréer de la coopération. Mais pour ça, il faut aussi établir des règles... dans un système où c'est le premier qui bande qui encule l'autre, ça va pas. Donc les mecs qui veulent pas coopérer, je m'en éloigne et s'ils essaient de jouer à la prédation avec moi, bah je me défends... dans les limites de la loi actuelle, que je trouve très bien : je fais le moins de mal possible... juste ce qu'il faut pour sauver mes miches. Et bien sûr, dans 99% des cas je peux prévenir les emmerdes en :
- anticipant (voir et entendre loin, éviter les conflits, désamorcer, prévenir quoi !)
- représentant une grosse menace et un petit gain potentiel (rapport risque/benef pas top pour le prédateur)
- étant flexible, adaptable et intelligent...
- étant en groupe soudé et fonctionnel ! Les prédateurs eux-mêmes ne cherchent qu'à survivre... tu leurs fournis un groupe solide, plus fort qu'eux et solide, et qui peut leur fournir une bonne qualité de vie, et beaucoup vont s'y intégrer... et les autres bah... au cas par cas.
Donc voilà.
C'est EXACTEMENT le contrepied des survivalistes à la sauce US du Sud... pas non plus bêtement anti-violence et tout. Juste... croire en la coopération. On est des primates supérieurs. Notre plus grande force c'est notre capacité à exécuter des tâches extrêmement complexes en groupe. C'est là qu'on est vraiment forts. Je trouve ça extrêmement con de partir du principe que dans un contexte de crise notre seule vraie grande force foute le camp. Ca se fragmente, ça se morcelle, les communications et la coopération se font plus étroites, et vont moins loin, mais ça continue.
Ciao

David