D'une manière générale, attention au vecteur filtré de l'image et du média.
On y traite souvent le risque à minima, il n'est pas très vendeur d'une manière générale.
Pire,chaque individu a tendance à ne conserver que les images ou les éléments positifs simplement parce qu'il s'agit d'un processus naturel de construction.
Aussi a t on tendance à ne retenir dans ce film que la fuite, la liberté, les rencontres, la nature
Alors qu'on devrait peut être tout autant retenir le conflit familial, la solitude, les dangers objectifs, la fragilité de l'homme.
L'image qui devrait peut être marquer, que je retiendrais disons, c'est le face a face avec l'ours.
" oh cousin, t'as vu ce que la vie moderne t'as fait? tu t'es perdu en route dans ton évolution toi non?"
Bref, c'est le rôle des gens de terrain que d'expliquer la fragilité de l'homme (qui plus est urbain non entrainé non averti etc) face à la nature ... entre autre. Mais aujourd'hui insister sur la prévention n'est pas très "IN".
Reste que certains demeurent dans leur rêve quoi qu'il leur arrive...parce qu'il sert à leur fuite en avant, à leur équilibre. C'est parfois un système d'urgence de notre psychologie que d'injecter du rêve, des idées de bonheur, de rêver à un refuge, à un état second de béatitude, fut il illusoire, irréel ou dangereux.
Fuir la réalité pour chercher un avenir meilleur, ailleurs...
Notre rôle c'est d'inciter à s'informer, à se former sans pour autant perdre ses rêves...
Après tout cette folie douce de quelques uns est surement socialement utile au plus grand nombre.... peut être parce que l'homme a toujours eu besoin de partir et d'affronter des dangers.... un reste des grandes migrations ou de la chasse au mammouth allez savoir....état inconscient de savoir qu'on a peut être pas tout à fait renoncé à notre nature profonde?