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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Quelle est l'utilitée de pleurer?  (Lu 8700 fois)

22 novembre 2010 à 20:30:00
Lu 8700 fois

Urdjaby


Bonsoir,

La question va peut être vous paraître étrange voir loufoque, mais elle me trotte dans la tête depuis un petit moment,

A quoi ça sert de pleurer?

Il est prouvé scientifiquement que le rire est bon pour la santé, et pour le moral, or comme je sais qu'on est vachement bien foutus je me suis dis dans ma petite tête que pleurer devait avoir aussi des vertus pour le moral et la santé, ou alors ptet que je me plante complètement?

Dans notre société actuelle, un homme n'a pas le droit de pleurer, parce que ce serait réservé aux femmes (vive les machos) c'est moins d'actualité qu'aux temps des spartiates, ça c'est sur, mais c'est encore dans les mœurs, un homme ça pleure ça, ça fait le fier, et ça se retient, mais ne devrait il pas au contraire se lâcher?

Je ne parle pas de pleurer parce l'on s'est fait un bobo, mais parce que l'on est triste, quelqu'un de proche nous a quitté par exemple.


Je suis pour ma part quelqu'un de très très sentimental, et je pleure très souvent devant les drames, la ligne verte, la liste de Schindler, ou même la scène finale de gladiator par exemple m'ont fait pleurer des hectolitres de larmes (bon, j'en rajoute ptet un peu, un peu beaucoup) et a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant, moins stressé, moins énervé, zen, après est ce que c'est juste psychosomatique, ou bien est-ce vraiment du aux vertus des pleurs ?

Merci d’avance a ceux qui prendront la peine de me répondre, et si cette question n’a vraiment aucun intérêt, je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

Bonne soirée,
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

22 novembre 2010 à 20:33:47
Réponse #1

Baptiste


Bonsoir,

La question va peut être vous paraître étrange voir loufoque, mais elle me trotte dans la tête depuis un petit moment,

A quoi ça sert de pleurer?

Il est prouvé scientifiquement que le rire est bon pour la santé, et pour le moral, or comme je sais qu'on est vachement bien foutus je me suis dis dans ma petite tête que pleurer devait avoir aussi des vertus pour le moral et la santé, ou alors ptet que je me plante complètement?

Dans notre société actuelle, un homme n'a pas le droit de pleurer, parce que ce serait réservé aux femmes (vive les machos) c'est moins d'actualité qu'aux temps des spartiates, ça c'est sur, mais c'est encore dans les mœurs, un homme ça pleure ça, ça fait le fier, et ça se retient, mais ne devrait il pas au contraire se lâcher?

Je ne parle pas de pleurer parce l'on s'est fait un bobo, mais parce que l'on est triste, quelqu'un de proche nous a quitté par exemple.


Je suis pour ma part quelqu'un de très très sentimental, et je pleure très souvent devant les drames, la ligne verte, la liste de Schindler, ou même la scène finale de gladiator par exemple m'ont fait pleurer des hectolitres de larmes (bon, j'en rajoute ptet un peu, un peu beaucoup) et a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant, moins stressé, moins énervé, zen, après est ce que c'est juste psychosomatique, ou bien est-ce vraiment du aux vertus des pleurs ?

Merci d’avance a ceux qui prendront la peine de me répondre, et si cette question n’a vraiment aucun intérêt, je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

Bonne soirée,


Euh, tu as vu ça où ?
La vie est étrange parfois, on ne veut pas partir loin de ceux que l'on aime mais on ne veux pas non plus revenir en laissant ceux que l'on a appris à aimer...   Moi

22 novembre 2010 à 21:16:27
Réponse #2

Berhthramm


ça fait parti des représentation sociales occidentales usuelles, qu'on le veuille ounon ça fait partie de notre culture... (j'ai pas dit que c'est bien, mal, etc...)... un certains nombre d'expression usuelle le prouvent.

Même si ça change (mais une représentation sociale ça ne change pas comme ça en un claquement de doigts)).


22 novembre 2010 à 21:20:28
Réponse #3

zapi


je parle pas au mec qui pleure .... :o
non je déconne moi aussi je pleure quand je vois une oeuvre cinématographique émouvante, les larmes contiendraient des quantités importantes d'adrénaline, ce qui pourrait servir a en éliminer une partie, je n'en sais pas plus je vais chercher

22 novembre 2010 à 21:28:16
Réponse #4

** Serge **


A quoi ça sert de pleurer ?

C'est un vecteur important de communication non-verbale , une catharsis et une protection physiologique de l'oeil.

Deux belles études :

Dr. Carry J. Lane - docteur en philosophie :

dspace.uta.edu/bitstream/handle/10106/535/umi-uta-1460.pdf?sequence=1

Stougie, Vingerhoets & Cornelius :

arno.uvt.nl/show.cgi?fid=14638

Ta ( très bonne ) question fut mienne lorsque je me la suis posée en fonction de l'âge et non du sexe.
Pourquoi pleure-t'on plus ou moins selon que l'on est plus ou moins âgé ?

Ces documents ont, en partie, répondu alors à ma question.
J'espère que cela t'aidera également.

La question touche ( également ) de près le domaine du comportementalisme qui jouxte celui de la protection personnelle.
« Modifié: 22 novembre 2010 à 21:42:09 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

22 novembre 2010 à 21:36:36
Réponse #5

crotale


C'est un vecteur important de communication non-verbale , une catharsis et une protection physiologique de l'oeil.

Il se dit de ci de là que çà permet aussi de purifier son âme...

On peut aussi souligner qu'il n'est pas facile de pleurer et qu'il faut savoir parfois identifier cette petite larme qui se profile au coin de l'oeil et qui vient glisser lentement le long de la joue ;)

http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

22 novembre 2010 à 21:58:17
Réponse #6

Gros Calou


Je pense pour moi que c'est une soupape de sécurité, le sifflet de la bouilloir ou de la cocotte minute, histoire de lacher un peu de vapeur et ne pas exploser et finir par faire des conneries  ;)

22 novembre 2010 à 23:19:29
Réponse #7

Thanos


Puis il y a sangloter et verser une larme !

Certaines musiques, scènes de film ou d'ouvrage réussiront toujours à m'arracher une larme parce qu'elles vibrent à la même fréquences que certains de mes points sensibles on va dire  ;#.

Ensuite pleurer à chaudes larmes, dans une situations critique peut être catastrophique !! Une fois la situation passée ca peut être un moyen de relâcher les vannes et de "marcher-souffler"...

Bref, pleurer peut être bénéfique si c'est contrôlé et raisonné.

Je ne sais pas si ça a grand'choses à voir, mais le paternel me disait que lorsqu'il arrivait sur un accident de la route, il se dirigeait vers les victimes les plus silencieuses en premier et non celles qui pleuraient bruyamment, partant du principe que s'ils étaient en état de pleurer il respiraient encore...

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

TACTICAL GEAR: If I Hear One More Tactical Gear Manufacturer say “Our Gear is Used by Special Forces” I am Going to Kick a Kitten in the Head

23 novembre 2010 à 09:35:06
Réponse #8

Camaro


Pleurer a sans conteste des vertus liberatrices de tensions.

Le jour ou j'ai eu 11 ans, j'ai estime que j'etais trop "vieux" pour pleurer.
C'est c*n car on peut etre un homme et pleurer, mais j'en avais decide ainsi.
Jusqu'a 40 ans, je n'ai donc plus pleure une seule fois.
Puis, j'ai voulu me reautoriser a pleurer, mais je n'y arrivais plus. Il y avait un blocage.
Et je realisais que pour pleurer a nouveau, il faudrait un evenement vraiment triste. Quelque chose d'assez fort pour briser ce tabou.
Mais en fait, c'est venu d'une facon a laquelle je ne m'attendais pas : a 41 ans, a l'arrivee de mon premier marathon, je me suis mis a pleurer.
Depuis lors, j'arrive a ouvrir les vannes quand c'est necessaire (c'est rare, mais ca arrive).
Et ca fait un bien fou.
Avant, j'avais souvent des douleurs musculaires et des migraines dues aux tensions accumuluees et non exprimees.
Mais maintenant, ces problemes ont disparu.
Je suis certain qu'il y a un lien.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ... mais parfois ca fait vachement mal.

23 novembre 2010 à 11:33:46
Réponse #9

DavidManise


Je pense que le fait de pleurer a quelque chose de profondément libérateur, au même titre que de verbaliser.  Ca exprime une douleur, une émotion...  ça la matérialise, et de fait ça lui évite de se somatiser, de prendre racine dans le corps ou dans la psyché. 

J'avoue que je pleure assez difficilement...  et je pleure très rarement quand je suis triste ou face à des émotions négatives.  Dans ces moments là, je survis, je me bats.  Quand je pleure, en général, c'est de soulagement...  quand tout se dénoue et que je peux baisser la garde.

Et LE truc qui me fait chialer, c'est la bienveillance inespérée des humains...  L'autre jour au parc j'ai vu un gamin se viander.  Il s'était écorché le nez et tout.  Tous les autres gamins s'en battaient les c*u!lles, ses parents, même, regardaient ailleurs...  et là une gamine de style 4 ans est venue vers lui, et elle l'a aidé à se relever, et elle lui a fait un bisou...  elle avait l'air vraiment triste qu'il se soit fait mal.  Direct, j'ai eu la boule dans la gorge et les yeux qui piquaient... 

Ciao ;)

David, qui va lire les textes du Sergio ;)
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

23 novembre 2010 à 11:46:50
Réponse #10

Thanos


Et LE truc qui me fait chialer, c'est la bienveillance inespérée des humains...  L'autre jour au parc j'ai vu un gamin se viander.  Il s'était écorché le nez et tout.  Tous les autres gamins s'en battaient les c*u!lles, ses parents, même, regardaient ailleurs...  et là une gamine de style 4 ans est venue vers lui, et elle l'a aidé à se relever, et elle lui a fait un bisou...  elle avait l'air vraiment triste qu'il se soit fait mal.  Direct, j'ai eu la boule dans la gorge et les yeux qui piquaient... 

Idem quand j'ai lu ça par exemple : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Un-heros-en-herbe-tentative-enlevement-echouee-enfants-yvelines-plaisir-86029/

L'inavisé         
Croit qu'il vivra toujours        
S'il se garde de combattre,
Mais vieillesse ne lui
Laisse aucun répit,
Les lances lui en eussent-elles donné.

Hávámál

A vaincre sans péril, on gagne !             http://www.dailymotion.com/video/x61nne_frankland-vs-excalibur_webcam
Le courage, c'est pour les morts.           http://www.frankland.fr

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23 novembre 2010 à 12:48:55
Réponse #11

Anke


Ahhhhhhhhh Pleurer...
S'autoriser à pleurer...
Lâcher enfin prise ( ce mot n'est pas choisi au hasard).
C'est aussi avouer aux autres et à soi-même que l'on est fragile et que l'on a aussi besoin d'attention, que l'on est pas inébranlable, que l'on est perfectible, que l'on est pas "fini".
Je ne parle pas de faiblesse ( qui contient dans son "phonème" une certaine forme de lâcheté, enfin pour moi, mais les mots hein...)
Pleurer c'est avouer, reconnaitre que l'on souffre, et que l'on est capable de souffrir. C'est laisser de coté cette espèce de fierté mal digèrée que l'on appelle l'orgueuil. Il n'y a rien de plus dégueulasse ( pour moi) que l'orgueuil.
Pleurer, c'est effectivement baisser la garde, déposer les armes, se livrer à l'autre. Sangloter dans les bras ( même si on est un Ours) d'un être cher, ce n'est ni plus ni moins que lui montrer la confiance qu'on lui porte. C'est aussi dire : " là, tout seul, je n'y arrive pas, j'ai besoin de toi.... Aide moi.. s'il te plait...."
Pleurer, c'est être humain, tout bêtement humain.... Enfin humain...

Puissions nous ne jamais avoir honte de nos larmes, elles sont peut-être ce qu'il y a de plus précieux en nous.

23 novembre 2010 à 13:04:33
Réponse #12

LAURENT-COQ


C'est marrant de tomber sur ce post, justement ajd... :-\

Ma princesse a décidé il y a un mois et demi qu'elle n'était plus assez amoureuse pour continuer à vivre à mes côtés...
Sur le coup je me suis dit , ok ça fait mal mais je vais lui montrer que je sais me débrouiller seul (lessive, bouffe, solitude, maison etc...)

J'ai fais un max de sport, j'ai vus des copains, j'ai briqué la maison et jamais au grand jamais je n'ai pleuré...

Il faut dire que depuis tout petit, suite à mon éducation, j'ai bien assimilé le fait que pleurer c'est pour les faibles, que je suis un grand gaillard qui gère la situation, et sur qui les autres doivent pouvoir compter...  et pas une "tapette" (sorry pour l'expression)
Et justement je choisissais plutôt la colère aux larmes...

Ce w-e, elle venait reprendre ses meubles, ses objets, déco etc donc un acte fort dans notre rupture... (et je crois, la preuve pour moi qu'elle n'avait pas changé d'avis)
J'ai été occupé tout le w-e (job) des copains sont passés etc et puis hier soir gros gros coup de cafard, je lui ai sonné (mauvaise idée ça...)
Et moi qui n'avait plus pleuré depuis des années, je suis tombé... j'avais l'impression d'entendre un enfant, ça sortait tout seul, ça n'arrêtait pas de couler, je me sentais tout petit, tout fragile, et ça me faisait encore plus pleurer...

Alors je ne sais pas si c'est bénéfique de pleurer, mais moi aprés j'avais honte.... c'est con, je sais, mais c'est ce que je ressentais

23 novembre 2010 à 13:11:08
Réponse #13

Elektro


"C'est le vestige d'un réflexe,qui prouve la sincérité de nos émotions.Ces larmes de tristesse, de joie, de douleur renforcent le message que nous voulons exprimer quand nous sommes soumis à un stress psychique.Les témoins de ces pleurs sont alors témoins de la réalité de la détresse.

L'évolution aurait doté nos ancètres d'une connexion neuronale directe entre glandes lacrymales et régions du cerveau impliquées dans les sentiments, à l'origine de l'empathie.

Les bébés dont le cerveau est en construction pleurent d'ailleurs sans larmes.
Ces larmes d'émotion ont ,de plus, une composition chimique différente de celles qui lubrifient l'oeil"

Ce n'est pas de moi mais d'un copié/collé d'un article de "ca m'intéresse" ;)

Par contre l'article parle d'une "évolution" ,l'homme n'aurait donc pas toujours pleuré?

23 novembre 2010 à 13:20:24
Réponse #14

Anke


Laurent,

Pas de honte à avoir. Oui tu es fragile, oui, tu es tout petit, oui, tu es malheureux, oui, tu pleures... La honte ? Aurais-tu honte d'avoir mal, d'être malheureux, de souffrir de la situation ?
Bien évidemment au cours d'une séparation, c'est douloureux. Mais pleurer, c'est aussi montrer à l'autre, aux autres, qu'on a pas le coeur "sec".
Se détacher du "challenge" : " attends, je vais lui montrer à cette c*nne, ce con, que je suis capable de me démerder tout seul, que je peux vivre sans elle/lui ", c'est rentrer dans un process de sur-enchère en terme d'affect.
Briquer la maison, se faire à bouffer tout seul ou faire un repas de famille, il faut le faire d'abord pour soi. Diriger ces actions pour soi, vers soi. Repasser ses chemises ( si tu voyais comment je repasse ! lol !) c'est d'abord le faire, non pas pour prouver quelque chose à l'autre, mais pour se prouver des trucs à soi-même. ça fait partie de la reconstruction perso tout ça. Je sais je passe par là moi aussi. C'est très très dur et ces périodes là contiennent plein de pièges. Il est nécessaire ( je crois) de trouver ses propres mécanismes et les diriger vers soi-même. Pleurer c'est aussi s'accepter, être "vrai", reconnaitre envers soi-même ses limites, voire ses failles, et être ainsi en "devenir".
Ce peut être surprenant, mais pleurer, c'est aussi s'autoriser soi-même à se découvrir.
S'autoriser... Tout est là. Pas de honte, pas de culpabilité.

23 novembre 2010 à 14:00:58
Réponse #15

Elektro


Toujours mentionner les sources, de façon précise  ;) ( liens, auteurs, dates, etc ... )
Merci d'avance.

Mouais, bah c'est dans le magazine "Ca m'interesse" numéro 357 du mois de novembre 2010 à 3.50 euros signé PM en réponse à la question de "Mathilda" par mail  :)

Bon j'ironise gentiment et j'ai bien compris ton rappel mais je n'ai pas plus d'indications sur l'auteur. ;)

23 novembre 2010 à 14:15:49
Réponse #16

Meow


A quoi ça sert de pleurer?

a chaque fois, je me sentais mieux après avoir lâché mes larmes qu'avant,

Question et réponse. ;)

Pour ce qui est de l'aspect communication non verbale, on peut aussi parfois choisir les personnes devant lesquelles on pleure ou non, que ce soit de joie ou de peine.
DON'T PANIC !

23 novembre 2010 à 18:35:39
Réponse #17

Urdjaby


Bonsoir,

Tout d'abord je suis heureux de voir autant de réponse passionnée sur le sujet, et pour te répondre meow, je me suis en réalité mal exprimé dans le titre de mon post, je voulais surtout savoir POURQUOI pleurer était bon, car j'avais en effet déjà connaissance de l'utilité de pleurer ;-).

Je vois également que je ne m'étais pas fourvoyé en disant que pleurer était signifiait être une tarlouse, tapette, tante, et autre mot du même acabit...

Pour ma part j'ai tendance a penser comme Anke, que les larmes sont une partie refoulée de notre humanité, c'est pourquoi je n'ai jamais eu honte de pleurer, même si je pense qu'il ne faut jamais pleurer pour quelque chose qui nous atteint physiquement.

Une autre personne que j'aime particulièrement parle très bien des larmes

Citer
LE BRET, vivement, lui prenant la main :
Tu pleures ?

CYRANO :
Ah ! non, cela, jamais ! Non, ce serait trop laid,
Si le long de ce nez une larme coulait !
Je ne laisserai pas, tant que j'en serai maître,
La divine beauté des larmes se commettre
Avec tant de laideur grossière !... Vois-tu bien,
Les larmes, il n'est rien de plus sublime, rien,
Et je ne voudrais pas qu'excitant la risée,
Une seule, par moi, fut ridiculisée !...

Je pense que si les gens pleuraient plus souvent, il y aurait moins de rancune, de malveillance après un coup dur, et de haine, malheureusement les pleurs ont une réputation tenace qui risque de demeurer pendant un certain temps.

En terme de survie, pleurer un bon coup quand tout va mal peut surement permettre de tourner une page rapidement, et de se reprendre, et de devenir efficace, que ce soit en survie dans la vie de tout les jours, ou en cas de cataclysme soudain ;-)

Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

23 novembre 2010 à 18:45:16
Réponse #18

DavidManise


Et moi qui n'avait plus pleuré depuis des années, je suis tombé... j'avais l'impression d'entendre un enfant, ça sortait tout seul, ça n'arrêtait pas de couler, je me sentais tout petit, tout fragile, et ça me faisait encore plus pleurer...

Alors je ne sais pas si c'est bénéfique de pleurer, mais moi aprés j'avais honte.... c'est con, je sais, mais c'est ce que je ressentais

Pas de quoi avoir honte... 

Les ruptures, ça compte parmi les moments les plus durs d'une vie.  Comme le décès d'un être cher, de se retrouver au chômage, d'apprendre qu'on a une maladie incurable, etc.  Franchement, de ne pas pleurer dans ces cas là, c'est pas humain ;)

Chialer un bon coup, ça permet de lâcher un peu du lest, de poser les trucs et de repartir plus léger. 

Continue de briquer ta baraque, de faire en sorte de ne pas te laisser couler.  C'est super positif, et ça va t'aider à passer au travers.  Et d'ici quelques semaines ça ira déjà mieux.  Et d'ici quelques mois le deuil sera fait, et tu seras libre et léger...  et tu trouveras quelqu'un d'autre ;)

Bon courage gars... 

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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23 novembre 2010 à 19:29:32
Réponse #19

raphael


Laurent je verrai bien ton témoignage dans le fil "survivre a un divorce"

il y a plein de choses intéressantes ainsi que les réponses des intervenants  :up:
Se connaitre et s'accepter


23 novembre 2010 à 22:13:45
Réponse #20

enso


Pleurer...je me retrouve dans tout ce qui a déjà été dis, une émotion dans un film ou dans un livre, le soulagement de savoir j'ai fini d'en chier, une scène de la vie dont je suis le spectateur...etc...

En temps normal je suis un mec plutôt cynique, solitaire, détaché, et avec une grande capacité à me séparer de toute choses ou personnes sans le moindre regret.

Voilà un peu moins de deux mois, je me suis séparé de ma compagne et retrouvé malgré moi sans toit et sans boulot, j'ai juste tout assumer, trouver un appart trop petit mais pas trop cher dans lequel je vis avec mes 4 molosses, j'ai du abandonner des projets que j'avais passé une année entière à mettre en place, revendre une grosse partie de mon matos de survie et de chasse, j'ai appris à vivre sans aucun électroménager, dans des condition assez précaire, en plus de cela les merdes me tombe dessus, tout les jours il y a un truc nouveau et ça ne s'arrête pas, deux mois à me battre, à voir mon compte en banque se vider, à ne pas savoir comment je vais faire pour m'en sortir et à imaginer le pire, et je n'avais pas pleurer....

...jusqu'à hier soir ou j'ai appris que l'une de mes chiennes avait un kyste aux ovaires...ça à été la goutte d'eau, j'ai lâché les vannes, incroyable ce que ça fait du bien, aujourd'hui je me sens mieux même si je redoute chaque jour qui s'annonce.

Pleurer n'est pas un acte de faiblesse, pleurer est la preuve que vous êtes encore en vie.   

23 novembre 2010 à 22:44:54
Réponse #21

mrfroggy


Plus je vieilli , moins je pleure. Mais jeune j avais une sensibilité de dingue. ça m a pourri la vie.
Maintenant Un des rares trucs qui me mets la larme c est ma fille qui vient tout doucement me dire qu elle m aime.. :love:
Bref, pour en revenir a la question, je pense qu on peut faire un parallèle avec le rire.
Tout comme il y a des rires nerveux, rires moqueurs, rire joyeux.....j en passe. Il y a autant de raisons de pleurer a chaque fois différentes.   
Les Hommes qui sont nés pour jouir véritablement de la vie font ce qui leur plaît, à l’heure où cela leur plaît, et ne perdent pas leur temps à prévoir l’avenir, à se garer de catastrophes imaginaires. (Alfred Capus)

24 novembre 2010 à 06:35:08
Réponse #22

volwest


Salut…

Pleurer, c'est se laver les yeux pour pouvoir voir le monde différemment.

26 novembre 2010 à 15:01:05
Réponse #23

magiccerbere


Vos messages m'ont fait un bien fou. J'ai même failli pleurer (oui, pourquoi faillit... pourquoi se retient-on!)...

C'est un peu de lumière, un peu de sens et cela me permet de mieux me rendre compte de certaines choses. Alors oui, merci. Je n'ai pas participé à la discussion, mais vous êtes une bonne aide, comme bien souvent.

Sur ce forum de survie, on est bien souvent dans la SUR-vie d'un point de vue de la chaleur humaine. Et pourtant, il y a un écran, un monde virtuel, des "inconnus"... Merci!

P.S: Ah si, les larmes sont là. Merci, vraiment!

"J'ai la nostalgie d'une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l'esprit est libre..." H.D Thoreau

26 novembre 2010 à 15:49:10
Réponse #24

Patrick


J'avoue avoir beaucoup de mal à parler d'un sujet aussi intime sur un forum public ou même à des porches. Au delà, je ne vois même pas pourquoi en parler tant ce qui nous émeut relève d'une personnalité dont la construction est unique et dont l'expérience émotive n'est par essence pas transmissible.

Je ne crois pas qu'il soit bien, pas bien, de pleurer ou pas. Ceux qui pleurent sans être pour autant des "pleureurs" permanents vont m'émouvoir et attirer mon respect et l'envie d'assister ou soulager. D'autres........................ infiniment moins.

Mais là aussi, je crois qu'on s'en bat un peu les steacks.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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